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Un esprit dans le corps et un corps dans l’esprit – Finie la conception dichotomique, cartésienne ou religieuse, le dualisme corps-esprit !

dimanche 7 juillet 2019, par Robert Paris

Le dualisme de Descartes Le système nerveux est dans le corps entier et pas seulement dans le cerveau

Un esprit dans le corps et un corps dans l’esprit – Finie la conception dichotomique, cartésienne ou religieuse, le dualisme corps-esprit !

Contrairement à une idée reçue, il faut dire que "nous sommes un corps" et pas "nous avons un corps" et l’esprit n’est pas seulement situé dans le cerveau mais dans tout le corps. L’esprit est inséparable du corps. Enfin, il est faux de dire que notre cerveau dirige car il est tout autant dirigé. Ce qui est fondamentalement faux, c’est de séparer les deux, corps et esprit, comme si c’étaient deux entités indépendantes.

Pour le voir, commençons par quelques observations très simples.

La première, c’est que séparer le corps et l’esprit, non par la pensée mais réellement, c’est tuer les deux ! Et c’est un fait physique qu’ont constaté toutes les victimes de décollation, c’est-à-dire de décapitation.

De manière parallèle à la remarque précédente, séparer les deux par la pensée, c’est tuer la pensée concernant les deux ! On ne peut pas concevoir l’action du corps humain en se contentant de découper une part de ce corps et de voir comment elle réagit quand elle n’est plus connectée au cerveau, donc plus non plus au reste du corps ! Cela n’a plus rien à voir avec son fonctionnement réel.

Si on commence de la meilleure manière possible, c’est-à-dire au début, au début d’un être humain, on constate que cerveau et corps se construisent en même temps et en connexion étroite. Cela signifie que les premiers instants de la vie ne sont pas la construction d’un cerveau puis d’un corps, ni la construction d’un corps puis d’en cerveau et pas davantage la construction d’un corps, d’un côté, d’un cerveau de l’autre.

Cela ne veut nullement dire que corps et cerveau se construisent de manière semblable, mais au contraire contradictoire. Le système nerveux central est construit d’une manière très particulière. Comme chacun sait, il y a deux méthodes pour bâtir : addditionner progressivement des éléments ou, au contraire, prendre une quantité d’éléments et sélectionner ensuite parmi eux en détruisant tout ce qui est considéré comme « en trop ». La construction du corps est de la première sorte et celle du cerveau de la deuxième. Plus précisément encore, les parties du cerveau qui sont éliminées sont celles qui ne sont pas en connexion avec des parties du corps. Une zone de pilotage d’une partie du corps ne se développera pas si elle ne reçoit pas des messages neruonaux de cette partie. Ainsi, une oreille bouchée va bloquer tout message de l’oreille au cerveau et, si cela perdure, la zone de pilotage du cerveau sera inhibée puis détruite par apoptose, autodestruction spontanée et programmée (quand cette élimination n’a pas lieu, c’est qu’elle est inhibée par des messages moléculaires de cellules voisines).

S’il a été souvent fait allusion à l’existence de zones cérébrales représentant le corps et même au fait que le cerveau possède une cartographie en 3D du corps, on a aussi fréquemment omis que l’inverse est tout aussi vrai, un peu comme une loi de l’action et de la réaction. Le corps ne peut transmettre des informations au cerveau que parce qu’il existe dans chaque partie du corps des représentants du cerveau comme existent au sein du cerveau des représentants des parties du corps.

On croit ridiculiser quelqu’un en disant qu’ « il pense avec ses pieds. »

Celui qui est bête, en fait, c’est celui qui ne pense pas aussi avec ses pieds ! Plus exactement, il est bête de ne pas savoir qu’il le fait, qu’il le sache ou pas…

On a souvent ridiculisé ceux qui pensaient que le pancréas, que le cœur, que les pieds… pensent !

Pourtant, la thèse de Friedrich Engels, selon laquelle c’est la main libérée par la station debout et activée par les ouvrages « manuels » qui ont été le premier ouvrage « intellectuel » de l’homme, a eu un grand succès…

L’homme n’a pas fait que transformer la nature « avec ses mains », il a transformé sa pensée… avec ses mains !

Son premier cerveau a été dans ses mains, ou plutôt dans la liaison mains-cerveau.

La taille des outils, la production d’une pirogue ou d’un arc, d’un instrument de musique, tous ces actes physiques sont des actes intellectuels qui ont activé le cerveau de l’homme et modelé son intelligence.

Ce n’est pas seulement le cerveau qui a produit l’intelligence de la taille de la pierre, du bois, ou d’autres matériaux, ce sont ces actions qui ont produit l’intelligence du cerveau. Cela se démontre aisément : toute action matérielle tant soit peu complexe ne peut s’apprendre purement intellectuellement : « il faut le faire » dit le proverbe !

C’est l’exercice matériel qui exerce le corps et le cerveau, conjointement et en connexion.

Tous les interprètes musicaux le savent parfaitement.

Un violoniste sait parfaitement qu’il ne peut étudier une partition sans la jouer. Ce n’est pas son cerveau qui doit apprendre la partition mais, le plus conjointement possible, son corps et son cerveau. Du coup, il ne s’agit pas d’apprendre par cœur une partition avant de commencer à la jouer. La mémoire de la partition est en meme temps une mémoire du corps et de l’esprit. Le fait de jouer n’est pas un acte dirigé par le cerveau mais par le couple corps-cerveau et cela se voit très nettement car, le plus souvent, c’est de manière tellement rapide qu’elle est un peu inconsciente que l’interprète doit jouer, faute de quoi il ne peut avoir la rapidité et la précision d’exécution indispensable.

L’une des principales erreurs sur cette question consiste à penser que « l’homme est dirigé par sa pensée ». D’autres versions tout aussi fausses disent « par sa conscience », « par son cerveau » ou « par son intelligence ». Ce sont des versions différentes mais l’erreur est la même. Elle omet que le corps n’est pas seulement dirigé : il dirige !

Encore heureux que notre pensée ne soit pas contrainte de diriger entièrement notre corps, car nous serions incapables de transmettre des ordres corrects à notre cœur, à nos organes, à nos membres, ne serait-ce que parce que nous dormons, mais surtout parce que notre conscience « ne sait pas » comment ça fonctionne, ce qu’il faut faire, comment réagir et, parfois, n’a pas le temps de réagir ou n’est pas disponible pour le faire.

Dans ces différents cas, c’est le corps qui sait dire au cerveau qu’il doit réagir et comment le faire.

Les messages à sens unique, du type maître-esclave, ne règlent nullement les interactions corps-cerveau.

Le cerveau « sait » et le corps « obéit » est une image à rejeter dans le rebut des idées reçues complètement dépassées, et cela même si on rajoute au cerveau conscient le cerveau inconscient. Il faut en fait rajouter… le cerveau-corps !

Il n’est d’ailleurs pas plus étonnant, si on y réfléchit, de doter une pensée aux organes que d’en doter l’organe du système nerveux central.

Il y a déjà, dans le corps, plusieurs centres nerveux d’une grande importance qui sont des pôles de cerveau-corps.

Ce sont des zones avec une grande concentration de neurones, de zones très sensibles en somme.

Une autre des idées fausses est, en effet, « le corps sent, le cerveau pense ». Elle pourrait même être renversée avec profit, le contraire restant vrai : « le corps pense, le cerveau sent » !

Tout comme on peut dire : « le corps dirige, le cerveau suit. »

Nous sommes un peu polarisés par l’affirmation suivante : « l’homme est un animal pensant ». Cette hypertrophie d’autosatisfaction qui nous possède nous amène même à être absolument persuadés que l’homo sapiens serait le seul animal pensant, ce qui est une démonstration que l’homme est un animal qui ne suit pas une pensée si intelligente que cela ! Il faut, en effet, une bonne dose d’aveuglement pour dénier une pensée raisonnante à l’homo neandertalensis, à l’homo heidelbergensis, à l’homo florensis, à l’homo habilis, à l’australopithèque, etc., et même à l’animal !

L’homme pense beaucoup mieux quand il cesse de croire que c’est sa pensée qui dirige tout, car cette idée l’empêche de comprendre sa propre action et même… sa propre pensée. Il y a même un « effet Zénon » qui bloque la pensée : si un homme est polarisé par le besoin absolu de penser quelque chose, eh bien… il ne peut plus y penser. Inversement, si un homme est polarisé par l’obsession de… ne pas penser à une chose, eh bien… il ne pense plus qu’à ça ! Dites nous ensuite que notre cerveau nous dirige !!!

Bien sûr, rétorqueront les malins et les comiques, ce ne sont pas mes doigts qui ont choisi de taper tout ce long discours et de lui donner son contenu. Ce n’est votre corps, peut m’écrire demain un lecteur, qui a produit ainsi sa propre défense.

Eh bien, ils font complète erreur sur ce point. C’est justement mon corps qui m’a amené à comprendre qu’il devait être pris en compte et pas placé en place seconde. C’est d’abord pour satisfaire les besoins de « leur corps » (de se nourrir, de se protéger du froid, du chaud, des agressions extérieures, de satisfaire leurs besoins sexuels, sensibles, etc.) que les hommes ont été amenés aux activités individuelles comme sociales qui ont nourri… leur cerveau !!! C’est mon cas, bien entendu, comme celui de tous les hommes, qu’ils en aient ou pas conscience. Et, comme eux, c’est mon corps qui, par moments, m’a rappelé que ses besoins devaient être satisfaits autant que possible et le mieux possible et que le contraire n’était pas sans dommages pour… l’esprit !

Des expériences spécifiques ont montré cependant le caractère contradictoire du corps et de l’esprit et ce caractère n’est pas à remettre en cause. Par exemple, des ermites ou d’autres religieux se sont donné comme règle de diminuer autant que possible toute satisfaction matérielle des besoins du corps (sommeil, nourriture, secualité, échanges avec d’autres hommes, etc.) et se sont livrés ainsi à des modes de pensée qu’ils ont considéré comme supérieurs. En fait, ils ont provoqué dans leur cerveau des états spéciaux, issus de la privation qui sont des états de type hypnotique, de type hallucinogène, d’une manière générale des états provoqués par des émissions provoquées d’une grande masse de neurotransmetteurs, producteurs d’émotions particulières et de pensées extraordinaires.

Il y a d’autres expériences moins extrêmes qui vont dans le même sens : depuis des écrivains qui se privent partiellement de sommeil pour provoquer leur imagination et jusqu’à des jeunes qui se privent de relations avec leurs proches pour favoriser leurs capacités intellectuelles et mieux réussir dans les études.

D’une manière générale, il a été prouvé que, dans les phases de croissance du corps, le travail intellectuel est plutôt défavorisé, comme par exemple un apprentissage de langues ou de mathématiques. Ce caractère contradictoire corps-esprit se manifeste donc de bien des manières qui ne sont pas contestables.

Cela est dû au fait que le caractère conjoint corps-cerveau est une relation dialectique et non diamétrale.

Nous l’avons déjà constaté dans le fait que le développement du corps et celui de cerveau se déroulent a contrario l’un de l’autre, l’un construisant et l’autre sculptant sa structure par destruction. Mais on a pondéré cette remarque par le fait que c’est ces destructions ne sont pas indépendantes du corps mais, au contraire, liées à la présence ou l’absence de liaison avec le corps.

Nous venons de le cosntater dans le fait que l’abstinence liée aux besoins corporels peut sembler susciter des capacités nouvelles du cerveau.

Cependant, cette dernière remarque doit être pondérée par le fait que ce sont de nouvelles capacités corps-cerveau qui apparaissent ainsi et pas seulement des capacités extraordinaires du cerveau !

Une autre remarque importante, consiste à rappeler que le cerveau est… « un corps », un organe au même titre que le cœur, l’intestin ou le foie.

Le deuxième cerveau, la colonne vertébrale, fait-elle partie du corps ou du cerveau, poser la question, c’est déjà en reconnaître toute… l’absurdité. De même qu’on a renoncé à caser le cerveau plus dans l’esprit que dans le corps…

Non seulement nous sommes incapables de placer une frontière entre le corps et le cerveau mais celle-ci n’aurait aucun sens. Ce n’est pas un manque de connaissance de notre part mais une fausse question.

Le simple fait de se demander « d’où m’est venue telle pensée » est une fausse question. Essayez de répondre que c’est de l’hémisphère droit ou de l’hémisphère gauche, de telle zone ou de telle autre… Nous savons que ce sont des balivernes et que le cerveau est un ensemble global. Eh bien, ce qu’il faudrait dire, c’est que corps-cerveau est un ensemble global !

Eh oui, nous sommes obligés de dire que cette pensée nous est venue aussi… de nos pieds qui sont bien plus… pensifs que nous ne croyons d’ordinaire.

Remarquons notamment que bien des dormeurs ont des vies des pieds beaucoup plus agitées que celles de leur cerveau !

Et je ne parle même pas des vies nocturnes de nos organes sexuels, ces derniers s’autorisant bien des « pensées » lorsqu’ils ne sont pas commandés, ou inhibés, par notre conscience !!!

Nous avons cent milliards de neurones dans le cerveau mais aussi 40.000 neurones dans le cœur, et 200 millions de neurones dans l’intestin… Cela nous amène déjà à trois importants centres nerveux dont deux dans le corps… Et c’est loin d’être les seuls !

« Le corps pensant », voilà ce qui décrit bien mieux l’homme que « l’être qui pense ».

Il est courant de nos jours de voir des psychologies, des philosphies, des thérapies, des soins du corps et de l’esprit reconnaître dorénavant que la philosophie occidentale du type cartésien et religieux ont fait faillite et de se tourner du coup vers les philosophies, thérapies et religions d’Asie qui n’ont jamais cru à la dichotomie corps-cerveau.

Cependant, rappelons qu’un chat mouillé n’en sèche pas un autre. S’il est important de ne pas céder aux idéologies de la domination du cerveau, cela ne signifie pas qu’il suffise de nier le rôle maître du cerveau pour disposer d’une philosophie valable du fonctionnement de l’Univers.

C’est certes un point important mais ce n’est pas le seul.

Il reste bien d’autres questions à poser aux philosophies que celle de la dichotomie corps-cerveau. Et certains peuvent rejeter la dichotomie pour construire une opposition corps/cerveau qui ne soit pas dialectique.

Rappelons quelques unes des philosophies de la relation corps-esprit.

« Je ne suis point cet assemblage de membres que l’on appelle le corps humain. » disait Descartes. Ce dernier concevait deux éléments séparés communiquant seulement par « la glande pinéale » ! Spinoza critiquaint ainsi l’étrange glande pinéale cartésienne dans laquelle corps et âme communiquaient causalement. C’est selon lui « une hypothèse plus occulte que toute qualité occulte. »

C’est la philosophie de Platon qui présente les relations entre le corps et l’esprit comme « un vivant accroché à un cadavre ». Le corps est donc le passif et l’esprit l’actif. ». Il dit encore : « L’âme raisonne le plus parfaitement quand ne vient la perturber ni audition, ni vision, ni douleur, ni plaisir aucun. ». Dans le « Phédon », la description des relations de l’âme et du corps par Platon est la suivante : « Une âme tout bonnement enchaînée à un corps, collée à lui, forcée d’autre part de regarder les réalités à travers lui comme à travers la grille d’une prison vautrée dans une totale ignorance au lieu de les regarder toute seule, à travers elle-même. « Chaque peine, chaque plaisir, c’est comme s’ils possédaient un clou avec lequel ils clouent l’âme au corps. » affirme Platon dans le « Phédon ». Dans le « Timée », Platon décrit le corps comme « une bête brute qu’il faut bien nourrir tout en l’attachant. »

D’autres penseurs ont raisonné très différemment de cette dualité entre deux éléments séparés.

Pour Spinoza, « L’objet de l’idée constituant l’âme humaine est le corps, c’est-à-dire un certain mode de l’étendue existant en acte et n’est rien d’autre. » (livre II P. 13.)

« Un corps n’est pas limité par une pensée ni une pensée par un corps. » (livre I Déf. 2)

« L’âme humaine ne connaît le corps humain lui-même et ne sait qu’il existe que par les idées des affections dont le corps est affecté. » (livre II P. 19). « L’âme humaine perçoit non seulement les affections du corps mais aussi les idées de ces affections. » (livre IIP. 22).

« L’esprit ou la pensée, comme on l’appelle souvent dans lequel réside le conseil et le gouvernement de la vie, est partie de l’homme non moins que la main, le pied et les yeux sont parties de l’ensemble de l’être vivant. » écrit Lucrèce dans son « De la Nature ».

« L’âme est, dans sa corporéité de part en part formée, en tant que sujet singulier, et cette corporéité est l’extériorité en tant que prédicat, de ce sujet qui, en elle, ne se rapport qu’à lui-même. Cette extériorité, ainsi ne se représente pas elle-même, mais l’âme et elle est le signe de celle-ci. » écrit Hegel dans le §327 de sa Philosophie de l’Esprit. « La main, cet instrument des instruments, est apte à servir à une multitude infinie d’extériorisations de la volonté. » (add. § 411)

La Mettrie, dans L’Homme-Machine, écrit : « Les divers états de l’âme sont toujours corrélatifs à ceux du corps. ». Et il rajoute : « l’âme et le corps s’endorment ensemble. ».

Des philosophies peuvent remplacer la dichotomie occidentale par des idéalismes ou des mysticismes.

Le monisme a raison contre le dualisme mais cela ne répond pas à la question : quel monisme choisir. Pour notre part, nous ne faisons pas le choix des monismes idéalistes d’Asie, mais celle du marxisme révolutionnaire qui est un matérialisme dynamique et dialectique.

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