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Accueil du site > 03 - Livre Trois : HISTOIRE > 2eme chapitre : Révolutions de l’Antiquité > Vie et mort de la ville de Jericho

Vie et mort de la ville de Jericho

samedi 9 mars 2019, par Robert Paris

La Bible fait mention de l’ancienne ville de Jéricho mais les Hébreux ne l’ont connue que détruite et ont essayé d’expliquer ses ruines, sachant que la ville était protégée par des murailles infranchissables et pourtant détruite de l’intérieur. Ces ruines étant dans la région de Canaan, ils ont attribué sa création à cette société alors qu’elle fut fondée par la civilisation Hatti. D’où les mythes des Hébreux combattant les Cananéens de Jéricho tournant autour de la ville en faisant sonner le chofar, pour que dieu les aide à faire s’effondrer les murailles et battant ainsi les Cananéens !!! Ignorant complètement comment le pouvoir cananéen avait pu tomber, ils se sont attribué cette victoire et l’ont donné comme preuve que dieu était de leur côté... En fait, la ville avait vu son pouvoir s’effondrer de l’intérieur bien avant la venue des hébreux dans la région...

Ancien Testament - Josué 6:6-20 :

Josué, fils de Noun, appelle les prêtres et il leur dit : « Prenez avec vous le coffre de l’alliance du SEIGNEUR. Sept d’entre vous marcheront devant le coffre avec des cornes de bélier. » Puis il donne cet ordre au peuple : « Allez ! Faites le tour de la ville. Les soldats en armes, marchez devant le coffre du SEIGNEUR ! » Tout se passe comme Josué l’a commandé. Les sept prêtres qui portent les cornes de bélier avancent devant le coffre du SEIGNEUR en soufflant dans leur corne. Des soldats en armes marchent devant les prêtres au son des cornes, et derrière, d’autres soldats suivent le coffre. Pendant que les soldats marchent, les prêtres soufflent sans arrêt dans les cornes de bélier. Mais Josué a donné cet ordre au peuple : « Ne faites pas de bruit ! Ne dites pas un mot ! Restez silencieux jusqu’au moment où je vous dirai de pousser le cri de guerre. » Alors les prêtres tournent une fois autour de la ville avec le coffre sacré. Ensuite, ils reviennent au camp pour y passer la nuit. Le jour suivant, Josué se lève tôt le matin, et les prêtres prennent le coffre sacré sur leurs épaules. Les sept prêtres qui portent les sept cornes de bélier marchent de nouveau devant le coffre en soufflant dans leur corne. Des soldats en armes marchent devant les prêtres, et derrière, d’autres soldats suivent le coffre. Pendant que les soldats marchent, les prêtres soufflent sans arrêt dans les cornes de bélier. Le deuxième jour, ils font une fois le tour de la ville, puis ils reviennent au camp. Ils agissent ainsi pendant six jours. Le septième jour, ils se lèvent avant le soleil et ils font sept fois le tour de la ville de la même façon. C’est le seul jour où ils font sept fois le tour de la ville. La septième fois, quand les prêtres ont soufflé dans leur corne, Josué dit au peuple : « Poussez le cri de guerre ! Le SEIGNEUR vous a livré la ville ! La ville et tout ce qu’elle contient est réservée au SEIGNEUR, elle doit donc être détruite. Nous laisserons en vie uniquement Rahab, la prostituée, et tous ceux qui sont dans sa maison, parce qu’elle a caché nos espions. Vous, faites attention ! Ne prenez rien de ce qui est interdit et doit être détruit. Sinon, vous ferez tomber le malheur sur le camp d’Israël, et il sera détruit. Tout l’argent, l’or et les objets en bronze et en fer, vous les consacrerez au SEIGNEUR et vous les mettrez dans son trésor. » Alors les prêtres soufflent dans leur corne. Le peuple pousse un grand cri de guerre, et les murs de la ville tombent. Les Israélites montent tout de suite vers la ville, chacun droit devant soi, et ils la prennent.

Vie et mort de la ville de Jéricho (civilisation hatti puis cananéenne)

Née 9000 ans avant J.-C., à l’époque du néolithique, la ville de Jéricho, provenant de la civilisation hatti (avec aussi les villes de Göbekli Tepe et Çatal Höyük), est la première ville connue du monde ; son existence s’interrompt brutalement de manière révolutionnaire par deux fois : en 8000 avant J.-C. et elle redémarre subitement à la fin du Vlle millénaire, mais Jéricho est à nouveau abandonnée brutalement de manière violente (sans les manifestations habituelles d’une guerre) pour 1 500 ans.

Entre 10 200 et 8 800 av. J.-C. : néolithique précéramique A ou PPNA (période II) dans le Levant, qui succède au Natoufien. Sites de Jéricho, de Mureybet et de Nahal Oren (en). Les Amants de Ain Sakhri, sculpture natoufiennne provenant probablement de l’une des grottes de Ain Sakhri près de Bethléem en Palestine-Israël. Il s’agirait de la plus ancienne sculpture connue de rapport sexuel humain

Découverte progressive de l’agriculture entre 10 000 et 9500 environ, attesté notamment à Jéricho (pollens de blé amidonnier domestique) et Tell Aswad (amidonnier, lentille et pois). Disparition des sites secondaires ou temporaires et renforcement de l’importance des agglomérations villageoises, qui atteignent 2 ou 3 ha. Utilisation du plâtre (cuisson entre 100 °C et 200 °C) et de la vaisselle blanche. Technique de la chaux (cuisson entre 750 °C et 850 °C) à Beidha, dans le Néguev. Essai de cuisson de la terre à Mureybet, sans lendemain.

8800-7600 av. J.-C. : néolithique précéramique B ancien ou PPNB, Prepottery Neolithic B (période III)0. Site de Jéricho) et moyen (site de Beidha) dans le Levant. Précéramique en Anatolie (Hacilar (en), Çayönü. Une protoagriculture est vraisemblable à Mureybet, attestée par l’augmentation considérable de la part des céréales dans les analyses polliniques. Du blé amidonnier domestique est présent à Jéricho, dans la vallée du Jourdain. Début de l’économie agricole dans les régions de Damas et du Moyen-Euphrate dans le nord de la Syrie. Les villageois plantent des céréales sauvages (engrain des collines du Taurus) sur des terrains préparés en dehors de leur biotope naturel. Présence de blé amidonnier, de lentilles et de pois dans les plus anciens niveaux de Tell Assouad, dans la région de Damas. Entre 8500 et 8000 av. J.-C., les nouvelles sociétés villageoises d’agriculteurs immigrent hors de la zone nucléaire avec leurs techniques, s’installent sur la côte méditerranéenne (Ras Shamra), le long de l’Euphrate (Bouqras) et en milieu aride à El-Kowm ou Palmyre. Dans les deux cas, l’environnement n’était pas favorable à une naissance spontanée de l’agriculture, mais le milieu méditerranéen plus humide pouvait facilement accueillir des plantes domestiquées, alors que le milieu aride n’offrait pas les mêmes possibilités. L’agriculture y perd de l’importance au profit de la chasse.

Vers 8300-7800 av. J.-C. : premières traces d’habitation retrouvées près de la source de Tell es-Sultan sur le site ancien de Jéricho. Elles se composent de murs défensifs et d’une tour de 8,2 m datée de 8300 à 7800 av. J.-C. Le site est occupé depuis le mésolithique (15 000-8 300 av. J.-C.) par des chasseurs-cueilleurs qui ont laissé un petit sanctuaire de 3,5 m sur 6,5 m probablement natoufien. L’agglomération, considérée comme une des plus anciennes villes du monde, devait alors compter de 375 à 1000 habitants.

7600-6900 av. J.-C. : néolithique précéramique B (période IV) récent. Sites d’Abu Hureyra, Ras Shamra, Bouqras (en), Ramaq, Abou Gosh) dans le Levant. Augmentation du nombre des villages dans la zone nucléaire et apparition de rues. Début d’une nouvelle période de sécheresse à partir de 8000 av. J.-C.. Agriculture (blé, orge, légumes) et céramique en Palestine (Jéricho), Syrie (Mureybet) et Irak (Jarmo)7. Production de faucilles en pierre polie et d’objets de parure, en Palestine-Israël puis dans le moyen Euphrate. Dans la région de Jéricho, le blé, l’orge et divers légumes sont cultivés, le mouton et la chèvre sont complètement domestiqués. Huit espèces de plantes sont cultivées presque en même temps à Mureybet : des céréales (engrain, blé amidonnier, orge), et des légumineuses (pois, lentilles, fèves, pois chiches, vesces). L’élevage de la chèvre est attesté à Abu Hureya, en Syrie, à Jéricho et Beidha. L’élevage des bœufs, moutons, cochons et chèvres est présent en Anatolie et dans la presque totalité du croissant fertile vers 7500 av. J.-C.

Apparition d’une pratique funéraire, attestée par la présence de « crânes surmodelés » dans les tombes des sites de la fin du PPNB moyen et du début du PPNB récent au levant sud (Tell Aswad, Tell Ramad (en), Beisamoun, Jéricho, ’Ain Ghazal, Kfar-Hahoresh) et en Anatolie centrale (Çatal Höyük et Köşk Höyük). Ce sont des visages reconstitués directement sur l’os des défunts avec des enduits de plâtre ou de collagène (Nahal Hemar (en)).

Jéricho exporte du sel et du bitume et importe de l’obsidienne d’Anatolie, des turquoises du Sinaï, des cauris de la mer Rouge.

Ivar Lissner écrit dans « Civilisations mystérieuses » :

« Tu te trouvais peut-être sur le mur haut de cinq mètres de Jéricho ou bien sur la première tour construite sur cette terre (à Jéricho) quatre mille ans avant les premières pyramides.

Jéricho - El Riha

Avec 9000 ans avant J.-C., Jéricho est la première ville connue au monde, une ville qui avait déjà irrigation en moins 7000 avant J.-C. et connaissait agriculture en 6000 avant J.-C.

Mais cette existence ancienne est loin d’être continue. A chaque fois, la cité existe pendant quelques centaines d’années puis disparaît et réapparait … plus de mille ans après. Les villes antiques connaissent toutes de telles ruptures brutales, violentes, dans lesquelles il n’y a aucune suite après la destruction de la ville. Les suivants s’installent sur les ruines et souvent la ville s’appelle même « ruines » dans la langue des peuples suivants… La nouvelle société n’est pas l’héritière directe de la précédente. Il y a bel et bien discontinuité, même si le site est le même.

Jéricho est née d’une civilisation appelée celle des Natoufiens, nom donné à une culture de l’Épipaléolithique final, attestée au Levant entre 10 800 et 8 200 av. J.-C. et caractérisée par les premières expériences de sédentarisation. Natoufien est une culture du Proche-Orient dont les sites ont été découverts dans les régions bordant la côte méditerranéenne de l’Asie (notamment près du Mont Carmel et dans le Néguev). Le site éponyme est Ouadi en Natouf en Cisjordanie. Les premiers témoignages de la culture natoufienne y ont été découverts par l’archéologue britannique Dorothy Garrod, en 1928. Les couches suivantes datent de 8350 avant J.-C. et 7220 avant J.-C. et sont du stade pré-poteries. Pour comparaison, la destruction des murs de Jéricho (destruction que la Bible attribue aux Juifs en guerre contre les Cananéens) date de 1550 avant J.-C (destruction numéro quatre de la cité !). Cette datation rend impossible la venue des Hébreux avant cette destruction qui doit donc trouver une autre interprétation. A cette époque, la civilisation locale a déjà été détruite trois fois… sans guerre extérieure visible. En fait, la ville compte plus de vingt établissements successifs suivis de destruction ! Les fouilles archéologiques du premier emplacement de Jéricho ont été faites par le Charles Warren en 1868. Ernst Sellin et le Karl Watzinger excavé indiquent l’El d’es-Sultan et de Tulul Abu ’Alayiq entre 1907-1909 et en 1911. John Garstang a excavé entre 1930 et 1936. Des investigations étendues using des techniques plus modernes ont été faites par le Kathleen Kenyon entre 1952 et 1958. Lorenzo Nigro et Nicolo Marchetti ont conduit une excavation limitée en 1997. Plus tard cette même année, Dr. Le Bois de Bryant de a également fait une visite à l’emplacement pour vérifier les résultats de l’équipe 1997 plus tôt.

Ivar Lissner écrit dans « Civilisations mystérieuses » :

« Lorsque Josué fut en 1300 avant J.-C. à Jéricho, la ville avait déjà 7000 à 8000 ans derrière elle. (…) La ville était très vieille. Elle était si vieille que les Patriarches Abraham, Isaac et Jacob eux-mêmes en ignoraient les débuts. » (Les Juifs trouvaient des villes en ruine dans tout le pays de Canaan et, pour combler leur ignorance et construire leur mythe national ou ethnique, ils bâtir l’histoire selon laquelle l’armée juive avait conquis la ville et forcé la forteresse. Note de M et R)

« La ville de Jéricho fut construite alors que l’homme ne connaissait pas les récipients en terre. A Jéricho, les hommes vivaient dans une ville puissante tout en appartenant encore au Mésolithique (10.000 à 7500 avant J.-C.) auquel succéda le Néolithique (7.500 à 4.000 avant J .-C.). Jéricho n’est pas seulement la forteresse la plus basse du monde (située à 250 mètres au-dessous du niveau de la mer. (…) En 1956, les fouilles de Kathleen Kenyon permirent la conclusion étonnante que Jéricho était déjà une véritable ville à l’époque antérieure à la poterie, bien avant 5.000 ans avant J.-C.

On supposait autrefois que l’homme en adoptant le genre de vie sédentaire se mit à fabriquer des coupes, des cruches et autre récipients en argile. Tous ces objets sont fragiles et ne se prêtent pas à la vie nomade. Jéricho nous a révélé un fait entièrement nouveau : pendant des millénaires, l’homme habitait une ville fortifiée sans pour autant s’entourer de poteries. Entre le nomadisme et la fabrication d’objets en terre cuite s’étendit une période très longue qui vit des villes florissantes dont les habitants se contentaient d’ustensiles et d’outils en os et en bois. L’époque antérieure à la poterie de Jéricho remonte à 9.000 ou 10.000 ans jusqu’aux environs de 7.800 avant J.-C. (…) Les maisons les plus anciennes étaient rondes avec des murs recourbés. Les maisons de ce genre avaient probablement la forme d’une demi-sphère ou d’un œuf coupé en deux. Les planchers étaient en terre battue, les murs en brique. Les briques étaient de forme oblongue et ovale avec une base plate et un profil bombé. (…) Cette époque ancienne fut suivie d’une autre, également avant l’an 5.000 avant J.-C., pendant laquelle on construisait de grandes maisons carrées. (…) Les murs de ces maisons qui possédaient peut-être un étage supérieur étaient construits en briques séchées au soleil. Mrs Kenyon raconte à quel point elles sont bien assemblées. Aujourd’hui encore, 8.000 à 9.000 ans après leur construction, il est difficile de démolir ces maisons ou d’en extraire des briques. (…) Les outils, lames, forets, grattoirs et les très belles scies des hommes de Jéricho sont en silex ou en obsidienne. (…)

La ville était entourée d’une muraille très large haute de 5 mètres. Lorsque la muraille s’écroula, elle fut reconstruite. Détruite, on l’éleva de 6,5 mètres. Une grande énigme reste la tour d’un diamètre de 9 mètres, d’une construction si solide en pierres naturelles que maintenant encore, après les fouilles, elle se présente comme un bastion médiéval. C’est la tour la plus ancienne de notre globe ! Elle se dressait déjà là avant que des murailles aient protégé la ville de Jéricho. Elle a été conçue par des hommes vivant là il y a 9.000 ans ou davantage. Elle est de 4.000 ans plus ancienne que la plus vieille des pyramides. (…) Dans une galerie de la tour, les membres de l’expédition découvrirent 21 squelettes, posés les uns contre les autres. On a dû y enterrer des morts en grande hâte. (…) Quelle était donc la destination de cette construction préhistorique à l’époque où elle ne servait pas encore, reliée à la muraille, à des fins défensives ? (…)

La trouvaille la plus importante de Jéricho est celle de 10 crânes humains découverts sous les maisons. Cette découverte est tellement importante que rien ne l’égale au monde. (…) Les crânes ont été soigneusement enduits d’une couche d’argile. Les yeux sont marqués par des coquillages. On a essayé, par ces moyens, de leur rendre les traits des vivants. Chaque partie de la figure est travaillée avec une grande finesse. On a même découvert des traces de peinture, car les habitants de Jéricho étaient poussés par le désir de reconstituer le teint, l’expression, et même la vie de leurs morts grâce à un savoir artistique remarquable. L’homme s’efforce ici de vaincre la mort par l’art.

Nous avons ici affaire aux portraits les plus anciens de la terre ; car les statues en ivoire de mammouth et en os de l’âge de pierre, les dessins muraux des grottes du midi de la France et du nord-ouest de l’Espagne n’ont jamais la moindre ressemblance avec un portrait. On a trouvé sous presque toutes les maisons de Jéricho des squelettes dépourvus de têtes. Le fait même que les têtes aient été ensevelies sous le plancher permet peut-être de conclure à une sorte de culte des ancêtres. (…)

Le niveau artistique, l’idéalisation, la maîtrise étonnante qui s’exprime dans ces crânes à une époque où nous ne supposions même pas l’existence de villes sur la terre sont absolument inconcevables. Jéricho est un lieu dont les ruines portent témoignage de millénaires. (…) Un jour, on vit s’y établir des hommes qui connaissaient l’art de la céramique. Comme l’’ancienne ville était tombée en ruine, ils établirent leurs demeures sur les gravats. Ils ne nous ont pas laissé de maisons. En arrivant, ils possédaient l’art de la poterie. On a découvert des monceaux de poteries brisées. Mais la vie citadine n’a pas laissé de trace de cette période obscure. Une seule découverte est d’un très grand intérêt. Le professeur Garstang a mis à jour les restes de trois statues en calcaire de grandeur naturelle représentant un homme, une femme, un enfant. La tête de la statue masculine était intacte. Ainsi les fouilles de Jéricho nous révèlent un deuxième miracle : il s’agit, de l’avis de Kathleen Kenyon, de la première représentation préhistorique de la Sainte Famille. (…)

Vinrent ensuite des conquérants qui savaient fabriquer les poteries plus fines, mieux cuites, ornées de dessins gravés. On constate pour la première fois chez ce peuple, en comparant ces trouvailles à celles découvertes près de Sha’ar ha Golan, sur le bord du Yarmouk, près de Byblos et ailleurs, une certaine parenté culturelle. Nous voyons dans le Jéricho de cette époque – vers 4750 avant J.-C. – l’apport d’inventions faites en d’autres lieux. Ensuite, c’est le silence ! Les vestiges de l’activité humaine s’effacent ; nous tombons sur une période intermédiaire qui ne donne aucune indication aux archéologues. (Discontinuité de l’ordre social – note de M et R) La vie reprend vers moins 3220 avant J.-C. dans la profondeur des caveaux. Les constructeurs mésolithiques de Jéricho avaient enterré leurs morts sous le plancher de leurs maisons. Les peuples de céramistes nous ont laissé très peu de vestiges de leur genre de vie. Mais les hommes après 3200 nous ont laissé de véritables caveaux dans les collines de leur ville. (…) Les caveaux se présentent la plupart du temps en forme de galeries arrondies creusées dans le roc conduisant dans une excavation. Le caveau lui-même est fermé par une grande pierre ou par plusieurs pierres. Le plafond des caveaux s’était souvent effondré. Dans une de ces cavités plus grande que les autres on avait soigneusement dressé 113 crânes humains dont les orbites semblaient viser le milieu de la pièce. Les morts de cette tombe, qui porte la désignation scientifique « A94 », étaient accompagnés de récipients d’argile, de coupes, de grands brocs et de cruches à vin. (…) La méthode du carbone 14 permet d’établir que cette sépulture fut construite en 3260 avant J.-C.

Nous débouchons sur le premier âge du bronze. Il s’étendit à Jéricho de 2900 avant J.-C. jusqu’aux environs de 2300 avant J.-C. On construisit de nouveau des murailles épaisses. Des sentinelles gardaient la ville. L’activité y régnait. (…) Nous ignorons pourquoi les murs de Jéricho s’écroulèrent (…) lorsque Jéricho était déjà une ville très ancienne. Elle avait 7.000 à 8.000 ans d’existence. »

Wikipedia :

« L’occupation du site remonterait au Xe millénaire av. J.-C., à une période où le niveau de la mer Morte était vraisemblablement beaucoup plus élevé qu’aujourd’hui. D’une superficie de 2 à 3 ha, Jéricho est parfois considérée comme l’une des plus anciennes cités du monde, bien que le terme de « ville », au sens d’une agglomération importante présentant une diversité économique et sociale, ne puisse être employé réellement qu’à partir du IVe millénaire av. J.-C. pour la Mésopotamie, la Syrie et l’Iran. Les plus anciennes traces d’habitation ont été retrouvées près de la source d’ēn es-Sultān. Elles se composent de murs défensifs imposants (3,5 m de large, 5 m de haut, eux-mêmes protégés par un fossé de 2 m de profondeur et 8 m de large), d’un lieu de culte et d’une tour de 8,5 m datée de 9000 av. J.-C et considérée jusqu’en 2007 comme le vestige d’édifice public le plus ancien au monde, avant la découverte des tours de Tell Qaramel. Le terme de Néolithique précéramique, introduit à l’occasion des découvertes archéologiques faites à Jéricho a été par la suite adopté pour l’ensemble du Néolithique du Proche-Orient…. Le site est détruit à la fin du bronze moyen… L’inoccupation du site au XIIIe siècle av. J.-C. montre notamment que le récit biblique de Josué et de la conquête de Canaan par les Hébreux n’est pas historique… Jéricho est, selon le livre de Josué, la première ville du pays de Canaan conquise par Josué et les Hébreux en 1493 av. J.-C.

La ville de Jéricho fut continuellement occupée jusqu’à l’âge du bronze moyen ; elle a été détruite à la fin de l’âge du bronze, après quoi elle n’a plus servi de centre urbain. La ville était entourée de vastes murs de défense renforcés de tours rectangulaires et possédait un vaste cimetière avec des tombes à puits verticales et des chambres funéraires souterraines ; les offrandes funéraires élaborées dans certaines d’entre elles peuvent refléter l’émergence de rois locaux.

Au cours de l’âge du bronze moyen, Jéricho était une petite ville de premier plan de la région de Canaan, atteignant sa plus grande étendue d’âge du bronze de 1700 à 1550 av. Il semble avoir reflété la plus grande urbanisation de la région à cette époque et avoir été lié à la montée du Maryannu, une classe d’aristocrates utilisant des chars, liée à la montée de l’état mitannite au nord. Kathleen Kenyon a rapporté que "l’âge du bronze moyen est peut-être le plus prospère de toute l’histoire de Kna’an. Les défenses ... appartiennent à une date assez avancée à cette époque" et il y avait "un revêtement de pierre massif ... fait partie d’un système complexe "de moyens de défense. Jéricho est tombée au 16ème siècle, à la fin de l’âge du bronze moyen, les restes de carbone calibrés de sa couche de destruction City-IV datant de 1617-1530 avant notre ère. Notamment cette datation au carbone c. 1573 AEC a confirmée l’exactitude de la datation stratigraphique c. 1550 par Kenyon.

Tell es-Sultan est resté inoccupé de la fin du XVe au IXe siècle avant notre ère, lorsque la ville a été reconstruite. De cette nouvelle ville, il ne reste pas beaucoup plus qu’une maison de quatre pièces sur le versant est. Au 7ème siècle, Jéricho était devenu une ville étendue, mais cette colonie fut détruite lors de la conquête babylonienne de Juda à la fin du 6ème siècle…

Au milieu du IIe siècle avant notre ère, Jéricho était sous l’autorité hellénistique de l’empire séleucide, lorsque le général syrien Bacchides construisit plusieurs forts pour renforcer les défenses de la région entourant Jéricho contre la révolte des Macabées. »

Jéricho

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