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Accueil du site > 06- Livre Six : POLITIQUE REVOLUTIONNAIRE > 4- Ce qu’est le socialisme et ce qu’il n’est pas > Que défendait Buonarrotti

Que défendait Buonarrotti

vendredi 23 novembre 2018, par Abacar, Robert Paris

Que défendait Buonarroti

Philippe Buonarrotti :

« Et les cœurs purs, dirigés par des esprits droits, durent nécessairement s’intéresser au triomphe complet de l’ordre d’égalité. »

« Ce qui se passa en France immédiatement après la création de la république, est à mes yeux l’explosion de la discorde toujours subsistante entre les partisans de l’opulence et des distinctions, d’un côté, et les amis de l’égalité ou de la nombreuse classe des travailleurs, de l’autre. »

« Dès qu’on eut placé le bonheur et la force de la société dans les richesses, on fut nécessairement conduit à refuser l’exercice des droits politiques à tous ceux qui n’offrent pas, par leur fortune, une garantie de leur attachement à un pareil ordre, réputé le bien par excellence. Dans tout système social de ce genre, la grande majorité des citoyens, constamment assujettie à des travaux pénibles, est condamnée de fait à languir dans la misère, dans l’ignorance et dans l’esclavage. Rousseau proclama les droits inséparables de la nature humaine ; il plaida pour tous les hommes sans distinction ; il plaça la prospérité de la société dans le bonheur de chacun de ses membres, et sa force dans l’attachement de tous aux lois. La richesse publique est pour lui dans le travail et dans la modération des citoyens, et la liberté réside dans la puissance du souverain, qui est le peuple entier, et dont chaque élément conserve l’influence nécessaire à la vie du corps social par l’effet de l’impartiale répartition des jouissances et des lumières.Cet ordre social qui soumet à la volonté du peuple les actions et les propriétés particulières, encourage les arts utiles à tous, proscrit ceux qui ne flattent que le petit nombre, développe sans prédilection la raison d chacun, substitue à la cupidité l’amour de la patrie et de la gloire, fait de tous les citoyens une seule et paisible famille, assujettit chacun à la volonté de tous, personne à celle d’un autre, fut de tout temps l’objet des vœux secrets des vrais sages, et eut, dans tous les siècles, d’illustres défenseurs : tels furent, dans l’antiquité, Minos, Platon, Lycurgue et le législateur des chrétiens ; et dans les temps les plus rapprochés de nous, Thomas Morus (More), Montesquieu et Mably. On a nommé ordre d’égoïsme ou d’aristocratie celui des économistes, et celui de Rousseau ordre d’égalité. »

Karl Marx :

« La contradiction que la révolution recèle doit apparaître au grand jour : ou bien un véritable esclavage, et cela signifie un despotisme non déguisé ; ou bien une authentique liberté ainsi qu’une authentique égalité, et cela signifie le communisme. La révolution française a produit ces deux éléments : Napoléon instaura l’un, Babeuf l’autre. Je peux être bref sur le thème du babouvisme, puisque l’histoire de la conspiration de Babeuf, écrite par Buonarrotti, vient d’être traduite en anglais. Le complot communiste échoua, parce que, d’une part, le communisme de cette époque était encore bien grossier et superficiel et que, d’autre part, les esprits n’étaient pas encore avancés en ce temps-là. »

Karl Marx, la Sainte Famille :

« La Révolution française a fait germer des idées qui mènent au-delà des idées de tout l’ancien état du monde. Le mouvement révolutionnaire, qui commença en 1789 au Cercle social, qui, au milieu de sa carrière, eut pour représentants principaux Leclerc et Roux et finit par succomber provisoirement avec la conspiration de Babeuf, avait fait germer l’idée communiste que l’ami de Babeuf, Buonarroti, réintroduisit en France après la révolution de 1830. Cette idée, développée avec conséquence, c’est l’idée du nouvel état du monde. »

Friedrich Engels :

« À chaque grand mouvement bourgeois surgissent aussi des mouvements de la classe qui est la devancière plus ou moins développée du prolétariat moderne. Ainsi, au temps de la Réforme et de la Guerre des paysans, la tendance de Thomas Münzer ; dans la grande révolution anglaise, les nivelers ; dans la révolution française, Babeuf. »

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