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Le capitalisme, proche de l’agonie, se prépare à détruire la civilisation humaine, mais le laisserons-nous faire ?

jeudi 8 novembre 2018, par Robert Paris

édito

Le capitalisme, proche de l’agonie, se prépare à détruire la civilisation humaine, mais le laisserons-nous faire ?

Oui ! Le monde actuel est dangereux et menaçant !

La violence grandit follement dans le monde et les guerres de Syrie, du Yémen ou d’Ukraine en sont une image effrayante.

En même temps, les menaces de guerre mondiale réapparaissent entre l’Occident et les alliés Chine et Russie.

En même temps également des régimes fascistes ou dictatoriaux apparaissent aux quatre coins du monde.

Encore en même temps, les peuples sont pris en otage entre terroristes et forces violentes du prétendu contre-terrorisme, les deux armés par les mêmes classes possédantes !!

Enfin, des dizaines de milliers de migrants disparaissent et meurent partout dans le monde !!! Des dizaines ou des centaines de milliers de gens meurent au Yémen, en Syrie, en Irak, en Afghanistan, en Afrique, etc. Des régimes d’une violence incroyable apparaissent aux quatre coins du monde.

Quand la planète bascule dans la violence, ce ne sont pas ses gouvernants bourgeois qui vont nous sauver du massacre, même si ces derniers se présentent comme des sauveurs ! Ils sont en fait responsables de toutes les dernières évolutions violentes, des guerres, des terrorismes et surtout des politiques économiques et sociales violentes des classes possédantes qui nous jettent dans l’abime.

En ce moment, de Macron à Merkel, en passant par Mélenchon et Hollande, nous avons droit à tous les discours du soi-disant antifascisme de la bourgeoisie…

Les média sont pleins de ces discours de nos prétendus sauveurs :

« Dans un entretien accordé au journal Ouest-France, publié mercredi 31 octobre, Emmanuel Macron se dit frappé par la ressemblance entre la situation qui prévaut en Europe et celle des années 1930. Le président de la République appelle à "être lucide" et à "résister". « Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l’Europe de l’après Première Guerre mondiale à la crise de 1929 », ajoute-t-il.

« L’Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d’être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté. C’est-à-dire d’avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d’avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les États peuvent prendre. » conclue-t-il… »

Emmanuel Macron a prétendu, lors de sa visite au Danemark :

« Je ne céderai rien aux nationalistes et à ceux qui prônent ce discours de haine. S’ils ont voulu voir en ma personne leur opposant principal, ils ont raison ».

Mais ce ne sont que des mots. Le pouvoir de Macron en France est loin de couler l’extrême droite et a plutôt tendance, comme celui des gouvernements précédents, à faire monter l’extrême droite ! Ce qu’il prétend c’est la même chose que ce qu’affirmait Merkel et on a bien vu en Allemagne que cela mène à tous les Chemnitz et combien Merkel est impuissante face à la montée de l’extrême droite.

« Nous sommes dans un moment très grave pour les démocraties » met en garde François Hollande.

Comme si la politique démagogique, xénophobe, anti-Roms, anti-migrants, belliciste, nationaliste, guerrière, policière, mensongère et violente que nous avons vu Macron, Hollande et Sarkozy mener favorisait en quoi que ce soit la démocratie ou luttait contre le fascisme !!!

Comme si ces gens-là étaient capables d’expliquer la raison de ce basculement mondial dans la violence : le fait que le système capitaliste ait atteint ses limites et doive nécessairement s’effondrer violemment…

Ces politiciens ne voient dans tout cela que des moyens de mener encore un peu leurs petits jeux ridicules comme si le sort des peuples n’était pas en jeu…

La campagne des Européennes de mai 2019 a démarré fort, avec un clivage qui arrange tout le monde : les "progressistes" d’un côté, les fascistes de l’autre. Les forces de gauche et de droite discréditées essaient ainsi de se créditer de leur prétendu antifascisme de pacotille !!!

Les uns après les autres, les clignotants s’allument sur la carte de l’Europe. La Suède menace elle aussi de basculer à l’extrême droite, après le Brésil ou le Québec, sans parler des USA, du Japon, de l’Inde et de bien des pays d’Europe de l’Est…

Au printemps dernier, l’Italie s’est dotée d’un attelage extrême droite/populistes avec la coalition hétéroclite entre la Ligue de Matteo Salvini, et le Mouvement 5 étoiles fondé par l’humoriste Beppe Grillo et aujourd’hui dirigé par Luigi Di Maio. Après quelques mois particulièrement chargés, entre crise des migrants, effondrement du pont de Gènes, et tensions financières annoncées, la coalition italienne a un clair vainqueur : Matteo Salvini et son parti d’extrême droite, qui grimpe dans les sondages pour devenir, de loin, la première force politique italienne.

Troisième secousse de l’année, l’Allemagne, avec les événements de Chemnitz, l’ancienne Karl-Marx-Stadt de l’ex-RDA, à la suite du meurtre d’un Allemand pour lequel deux migrants ont été arrêtés. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue, des chasses à l’homme contre des migrants se sont produites, la police a été débordée et même minée de l’intérieur, des heurts se sont produits avec des contre-manifestants.

L’onde de choc de Chemnitz est profonde, car toutes les tendances de l’extrême droite se sont retrouvées dans la rue ensemble, y compris l’Alternative für Deutschland (AFD), le parti d’extrême droite qui est devenu la troisième formation politique du pays à l’occasion des élections fédérales de l’an dernier, et des tabous ont volé en éclats.

Et ces événements surviennent dans un contexte dans lequel une partie de la droite classique, en particulier les alliés bavarois d’Angela Merkel, subissant la surenchère de l’AFD, sont tentés de durcir le ton sur l’immigration, tout comme une partie de la gauche radicale, emmenée par Sahra Wagenknecht, fondatrice du mouvement "Aufstehen" ("Debout"), qui appelle la gauche à sortie de sa "bonne conscience" vis-à-vis des migrants.

Partout dans le monde, on constate la montée des forces fascistes ou du moins des partis d’extrême droite et leur venue au pouvoir : du Québec au Brésil, de la Hongrie à l’Autriche, de l’Inde au Japon, d’Israël à l’Arabie saoudite, des USA aux Philippines, de l’Italie à l’Allemagne et on en passe…

Chemnitz ou Bolsonaro ne sont pas des cas à part. Les trompettes fascistes sonnent aux quatre coins de la planète !

Si les classes possédantes ont à nouveau recours aux supplétifs fascistes, c’est qu’ils ont peur des risques révolutionnaires prolétariens !

Ce que craint le monde capitaliste, ses classes possédantes comme ces politiciens de tous bords, ce n’est pas les risques de l’extrême droite fasciste, l’espionnage russe, ni la menace terroriste, ni l’invasion des migrants, ni l’intégrisme religieux, ni l’Iran, ni la Corée du nord, ni même la concurrence économique américaine ou chinoise…

Ce qui motive toutes ces politiques des classes possédantes pour prendre en étau les classes opprimées, ce sont les risques d’une révolution sociale causée par un effondrement économique brutal qu’il estime inévitable, même si sa date et ses circonstances restent imprédictibles…

Et, pour éviter cette révolution sociale, les classes possédantes ont été prêtes en Orient à développer des guerres, des massacres, des dictatures sanglantes, des horreurs de toutes sortes et, dès que les menaces sur le système économique mondial se concrétiseront, ils déverseront le torrent des horreurs sur nous tous !

La seule véritable réponse à ces menaces violentes, c’est que les prolétaires cessent d’attendre quoi que ce soit des classes possédantes, de leur système et de leurs Etats et comptent sur eux-mêmes pour diriger le monde en s’organisant pour cela massivement en comités de travailleurs, de manière autonome et révolutionnaire. Cela semble encore bien lointain mais, dans certaines périodes de crise, l’histoire s’accélère…

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