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Accueil du site > 02 - Livre Deux : SCIENCES > Géodynamique et climatologie de la Terre - Protection de la planète > La voiture propre, un mythe ?

La voiture propre, un mythe ?

mercredi 17 janvier 2018, par Robert Paris

La voiture propre, un mythe ?

Tout est fait pour nous faire croire que la voiture électrique règlera l’essentiel des problèmes écologiques de l’Automobile. On nous dit que le seul problème serait dans l’autonomie des véhicules électriques (ou hybrides) mais c’est faux.

Le problème des batteries, ce n’est pas seulement l’autonomie mais les composants qui n’ont absolument rien d’écologique, rien de biodégradable, rien de propre, rien d’éthique, rien de respectueux de l’environnement ! Il y a des zones entières dans les pays pauvres où se retrouvent les batteries usagées, des zones pourries par les produits chimiques, où les eaux sont complètement dégradées par les batteries.

Tout d’abord, la fabrication de batteries (modèles actuels) nécessite de nombreux produits chimiques, tels que le plomb, le lithium (rare) ou encore le cadmium. Leur recyclage demande également des dépenses énergétiques élevées. Sans surprise, la production, le transport et l’assemblage de ses pièces représenteraient un niveau de pollution à la fabrication semblable à celui d’un véhicule classique.

Et on ne parle pas de la production des éléments chimiques de ces batteries, ni de ceux qui les produisent et dans quelles conditions de travail…

Durable, la pile au lithium ?

Le lithium est pourtant une ressource périssable, très peu recyclée (95% des batteries usagées finissent dans des décharges) et dont l’extraction dans les pays qui la possède ne s’effectue pas dans les meilleures conditions possibles.

Les voitures électriques, c’est plus économique ?

Le Conseil d’Analyse Economique a fait savoir, dans le chapitre lié à la voiture électrique que » …le coût de revient d’un véhicule électrique n’est jamais inférieur ou égal à celui d’un véhicule dit conventionnel à moteur thermique. Ainsi le coût d’une voiture électrique apparaît entre 20 et 100% plus élevé que celui d’une auto « normale » à usage équivalent. Ces chiffres dépendant évidemment du kilométrage mensuel ou annuel parcouru ».

Les voitures électriques, c’est plus durable ?

Oui, les batteries vont ensuite polluer éternellement !

Quant au travail qui les construit, c’est l’esclavagisme ou pas mieux !

"Pourtant, ces entreprises sont obligées de vérifier elles-mêmes qu’il n’y a pas de violations de droits humains dans leur chaîne de production de cobalt."

Pourquoi Renault trouve rentable le tout électrique ? Parce que l’Etat finance, parce que l’Etat se porte garant, parce que l’Etat offre la recherche, parce que l’Etat fait des cadeaux de toutes sortes…

La batterie électrique, c’est l’indépendance nationale par rapport à l’essence, nous dit-on. Mais les composantes des batteries, elles sont fabriquées avec des produits français ? On a inventé la pile au camembert et au saucisson ?!!!

L’extraction du lithium se fait en Amérique du sud, comme dans le désert d’Atacama au Chili… L’extraction du lithium implique l’invasion des territoires ancestraux des communautés à accepter ancestralement qu’ils occupent ces communautés que le gouvernement Argentin n’a pas reconnu jusqu’à présent, et d’un autre côté cela implique une invasion culturelle que les communautés ne sont pas disposées à supporter en ce moment. De fait elles exigent le droit à être consultée pour éviter que ces entreprises s’installent sur leurr territoire. La méthode d’extraction du lithium, en plus d’imposer aux communautés une forme de travail complètement différente et étrangère à la culture du travail de la Puna de Jujuy et de Salta, nécessite de grandes quantités d’eau. La Puna est un désert de sel, où l’eau est une denrée précieuse ici, et il est nécessaire de maintenir un équilibre écologique qui fait que la Salina existe, et qui donne la vie à la vie à la Salinas… De ce qu’on sait de ce qui est en train d’être fait, la quantité d’eau et de produits chimiques nécessaires est importante et ceci causerait des dommages considérables à l’écosystème de la zone, et porterait atteinte à la vie des 3000 familles qui vivent sur le versant du bassin de Salinas Grandes. Pour extraire le lithium, il faut faire des puits et sortir le sel qui est en dessous des nappes, des nappes poreuses, des nappes qui sont composées seulement d’eau, des nappes d’eaux fossiles ou d’eaux douces ou salées. Il faut en sortir de grandes quantités, pour après les mélanger à des produits chimiques et pouvoir via une méthode d’évaporation, extraire le lithium, le borate, le sodium, le potassium aussi. Alors, cette extraction d’eau des forages par pompage ne permet la recharge naturelle de l’eau qui donne la vie à la Salinas.

Où croyez-vous que sont récupérés le cobalt, le mercure, le manganèse, le cadmium, le nickel et les terres rares, ces composants indispensables des batteries électriques ?....

Le cobalt est un composant essentiel des batteries rechargeables. En RD Congo, pays qui fournit 50% de la demande mondiale de cobalt, 20% du cobalt congolais sont extraits à la main dans des mines artisanales par des "creuseurs". "À partir d’outils à main rudimentaires, les mineurs artisanaux excavent des pierres de tunnels creusés profondément sous la terre et sont souvent victimes d’accident", décrivait Amnesty en 2016. "Malgré les effets potentiellement mortels sur la santé d’une exposition prolongée au cobalt, les mineurs, qu’ils soient adultes ou enfants, travaillent sans être protégés par des équipements les plus basiques." "Ces grandes marques [Renault, Samsung, Lenovo] n’ont pas apporté les preuves suffisantes que le cobalt qu’elles utilisaient dans leurs produits ne provenait pas des mines de République démocratique du Congo, où on a identifié que des enfants pouvaient y travailler et que des adultes risquent leur vie tous les jours dans des mines artisanales", dénonce Sabine Gagnier, porte-parole d’Amnesty France.

Ethique la production de batteries au lithium ?

« Le cobalt provient de RDC, là-bas les exploitations sont d’un point de vue éthique totalement anormales, c’est pourquoi nous essayons de nous en affranchir. Aujourd’hui beaucoup de compagnies essaient de recycler ces matériaux à partir de batteries usagées pour les réutiliser dans les nouvelles. Cela a aussi un coût moins important que d’aller extraire du nouveau cobalt », explique le chercheur Jean-Marie Tarascon.

Tout pour les batteries électriques ne signifie nullement moins de pollution, bien au contraire !

Les batteries des voitures électriques contiennent de grandes quantités de lithium et de graphite et deux documentaires ont montré que l’extraction et la préparation de ces matières est cause de déplacements de populations (des indiens du Chili et de Bolivie ont le malheur de vivre sur les plus grands gisements mondiaux de lithium), de graves pollutions, et d’exploitation dans des conditions dignes de Germinal, en particulier en Chine.

La plus grande partie des réserves de lithium se trouve dans des lacs salés au Chili, en Bolivie et en Argentine, mais aussi au Tibet et en Afghanistan. Pour extraire ce métal alcalin, on procède le plus souvent par évaporation. Dans une cuve, les sels contenus dans l’eau se déposent au fond à mesure que l’eau s’évapore. Au final, il subsiste une solution de couleur olivâtre riche en lithium. Celle-ci est alors traitée dans une usine chimique pour obtenir du carbonate de lithium. La production de lithium consomme de grandes quantités d’eau. On procède en effet à une évaporation ciblée pour accroître la concentration en lithium dans la cuve, l’eau n’étant ni récupérée, ni réinjectée dans la nappe phréatique. Il en résulte une pénurie dans les communes environnantes, ainsi qu’une pollution des sols et des réserves d’eau, faute de traitement adapté des effluents miniers. C’est non seulement un problème pour l’agriculture, mais aussi pour l’approvisionnement en eau potable de communes entières.

La voiture électrique évite l’essentiel de la pollution automobile ? Pas du tout ! Une étude de l’Observatoire de la qualité de l’air en Ile-de-France a démontré que 41% des particules fines en suspension émises en 2012 par le trafic routier dans la région parisienne étaient issues de l’abrasion des pneus, du revêtement routier et des freins.

L’Observatoire du nucléaire pointe tout particulièrement l’électricité d’origine nucléaire (à 75 % en France) qui sert à recharger les batteries, et le lithium, qui sert à les fabriquer et dont l’exploitation peut polluer l’environnement. « Il y a une folie furieuse autour de la voiture électrique, dénonce Stéphane Lhomme, directeur de l’Observatoire du nucléaire. Certes, la voiture électrique ne pollue pas quand elle circule, mais elle pollue avant et après, et surtout elle délocalise la pollution autour des mines d’uranium et de lithium, des centrales nucléaires, des sites de stockage de déchets radioactifs. »

L’indépendance nucléaire par rapport à la dépendance, pour le pétrole ? Mais l’uranium, vous croyez qu’on le produit dans les frontières de l’hexagone ?!!!

Dans le cadre de la présentation de son plan stratégique 2017-2022, baptisé Drive the Future (Conduire le futur), Carlos Ghosn, patron du groupe Renault-Nissan, a annoncé l’électrification massive de sa flotte de voitures pour les cinq prochaines années. Au total, sur les 21 nouveaux modèles qui sortiront de ses usines dans les cinq ans, 8 seront électriques à 100 % tandis que 12 seront proposés en version hybride, c’est-à-dire qu’ils pourront rouler alternativement à l’essence ou à l’électricité. Forcément : l’Etat subventionne les recherches sur les batteries, subventionne leur production, subventionne les recherches sur les véhicules électriques et hybrides, subventionne encore l’industrie de l’électrique.

Avec le tout électrique, Renault roule avec un seul carburant : le financement public !!!

Et ça profite à qui ?

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