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Macron et le conflit d’intérêt

lundi 19 juin 2017, par Robert Paris

Le pouvoir capitaliste (économique, administratif, scientifique, médiatique, intellectuel et politique) et le conflit d’intérêt…

Le conflit d’intérêt : quand les lobbys des trusts achètent des gouvernants, des administrations, des hommes politiques, des média, des spécialistes scientifiques, tout ce qui a du pouvoir...

Macron, le champion toutes catégories. Lui avec la banque, avec Havas, avec les laboratoires Servier, avec qui encore ! Dans l’entourage proche du candidat, on trouve une série d’industriels et de milliardaires dont Alexandre Bompard (Fnac-Darty), Xavier Niel (Free), Georges Plassat (Carrefour), Serge Weinberg (Sanofi), Pierre Pringuet (groupe Ricard), Philippe Wahl (La Poste), Paul Hermelin (CapGemini), Frédéric Mazzella (BlaBlaCar), Eric Carreel (Withings) et d’autres. Macron est également soutenu par Pierre Bergé (YSL, Le Monde…) ; Laurent Bigorgne (Institut Montaigne) et Marc Simoncini (Meetic). Son premier ministre avec Areva. Hulot avec Total (qui finançait sa fondation). Sa ministre de la Santé avec les trusts pharmaceutiques. Sa ministre de la culture avec Danone et Orange. Ils sont liés. Ils l’affichent ! Richard Ferrand est l’auteur d’un amendement à la Loi Macron favorable aux lobbies industriels (finalement abrogé). Le conseiller d’En Marche sur les dossiers régaliens, Didier Casas, est le Directeur Général adjoint de Bouygues Télécom. On citera également Audrey Bourroleau est la conseillère de référence d’Emmanuel Macron en matière d’agriculture. Celle-ci est également déléguée générale (très haut post) de Vin & Société, l’un des plus grands grands lobby de l’alcool ! Vient enfin Christian Dargnat, président de l’Association de Financement d’En Marche, ancien directeur général de BNP Paribas Asset Management, ancien président de comité au MEDEF, Membre de la Commission consultative de l’Autorité des Marchés financiers.

Voir ici

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Voir là

Voir encore

Voir totujours

Encore à voir

Et puis aussi

Et toujours

Des exemples de conflit d’intérêt :

Avec Total

Avec l’industrie du Tabac

Sur les OGM

Les Partenariats Public-Privé

Partenariat Public-Privé, le conflit d’intérêt organisé

Le secteur public au profit du privé

Les labos pharmaceutiques

Les experts sanitaires

Le Médicament

L’OMS

Le « conflit d’intérêt » est rendu permanent entre les intérêts des labos et ceux des décideurs, des bureaux de recherche, des secteurs du contrôle et des acteurs de la santé qui sont impliqués dans mille liens avec le secteur privé de santé.

L’exemple des laboratoires Servier est parlant : à de multiples reprises, il a été prouvé que ce laboratoire cachait des rapports, tronquait des résultats, trafiquait ses produits. Cela n’a nullement mené les responsables du médicament en France à lui retirer son accréditation et chaque faux médicament (en fait dangereux) a été retiré longtemps après que des doutes ou même des certitudes aient montré que ces médicaments devaient être retirés. Le Mediator est loin d’être seul en cause… Il y a même un médicament qui vient seulement d’être considéré comme une drogue entraînant une grave addiction : l’antidépresseur Stablon. On découvre que l’Etat le savait depuis un rapport de… 2005 !!! Mediator a été retiré du marché en 2009, Locabiotal 1% a été retiré en 2005. Survector a été retiré en 1999. Isoméride a été retiré en 1997. Mais les laboratoires Servier n’ont jamais été retirés de l’accréditation !!!

« On commence à avoir des experts institutionnels qui n’ont plus aucun lien avec l’industrie pharmaceutique et dont on peut se demander, à terme, quelle va être leur expertise, puisqu’ils ne sont plus à aucun “board” [conseil de direction – ndlr] », avait déploré la nouvelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Elle s’y connaït en conflit d’intérêt : De 2009 à 2011, alors même qu’elle venait d’être nommée membre du conseil d’administration puis vice-présidente de l’Institut national du cancer, elle n’a pas pour autant renoncé à participer aux boards de deux laboratoires, Novartis et Bristol-Meyers Squibb.

« L’industrie pharmaceutique joue son rôle, et je n’ai jamais crié avec les loups sur cette industrie. Il faut expliquer que vouloir des experts sans aucun lien avec l’industrie pharmaceutique pose la question de la compétence des experts. » Tels furent les propos tenus par le professeur Agnès Buzyn, alors présidente de l’Institut national du cancer (INCA) et qui avait été nommée à la tête de la Haute Autorité de santé (HAS) avant de devenir la ministre de la Santé de Macron.

Concussion, prévarication, détournement de fonds publics, détournement de l’utilisation d’autorité publique, comptabilité truquée, conflit d’intérêt, abus d’autorité, favoritisme, pantouflage, extorsion, malversation, lobbying, rapine, marchés publics sans publicité ni mise en concurrence, abus de biens sociaux, bakchichs, avantages de toutes sortes, trafic d’influence, rétention et détournement de biens publics, forfaiture, tripatouillage, favoritisme, népotisme, méthodes de clans, exaction, tromperie, fraude, actes illégaux et délictueux du dépositaire de l’autorité publique, fraudes, cadeaux illégaux, introduction d’intérêts privés au nom de l’intérêt général, arrangements secrets privé/public, dévoiement de la mission de service public, pratiques et ententes maffieuses, mensonges dans les comptes, manquements aux devoirs de la charge, vol, absence de transparence, gabegie, bénéfice personnel d’une charge publique, faux et usage de faux, utilisations privées des institutions et des fonds publics, exploitation de position dominante, arnaque, délits de commission occultes, abus d’autorité, dilapidation, clientélisme, gaspillage de biens publics, etc., les classes dirigeantes françaises, et leurs serviteurs hauts fonctionnaires d’Etat et politiciens, démontrent tous les jours qu’ils sont bien plus corrompus que ceux d’Afrique.

Et les scientifiques ?

Et les élus ?

14 Messages de forum

  • Macron a insisté que sous son mandat, la France allait faire peau neuve et vivre comme une jeune pousse technologique : « Je veux que la France soit une nation de start-up, une nation qui pense et qui agit comme une start-up ».

    Libération note : « Selon les données du ministère de l’Intérieur, plus de la moitié des candidats investis par LREM sont des cadres ou professions intellectuelles supérieures… trois fois plus important que [leur] nombre dans la population active française ». Il ajoute : « LREM est aussi le parti qui compte le plus de cadres du privé (18,4%), de médecins (21 sur 537 candidats) et de professeurs de faculté ».

    Environ un tiers des candidats LREM, soit 156 personnes, ont leur propre entreprise, un fait qui provoque le commentaire suivant du Monde : « D’une manière générale, la ‘société civile’ de LREM est surtout constituée de chefs d’entreprise, médecins, avocats, cadres du privé ou collaborateurs d’élus. La ‘République en marche’ est celle des catégories socioprofessionnelles supérieures, des cadres dynamiques, des notables locaux. »

    L‘Obs lui, écrit : « Nombre d’entre eux sont aussi chefs d’entreprise, PDG, créateurs de start-up, patrons de TPE/PME », et cite Mediapart : « La République en marche est ... Un monde de gens qui vont plutôt bien, voire très bien, à l’image du noyau des électeurs d‘Emmanuel Macron ».

    Les cursus universitaires suivis par les candidats LREM est tout aussi parlants. Selon une étude du Monde, environ 40 pour cent de tous ces candidats sortent des grandes écoles qui fournissent le personnel de la classe politique ou le haut personnel de l‘industrie, du commerce et de la finance comme Sciences Po (50), l‘Ena (10), HEC (9) ou l‘Essec (8).

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  • Macron et le conflit d’intérêt 7 juillet 2017 12:39

    Autant d’affaires judiciaires que de membres du gouvernement ou ex-membres et même plus :

    Macron et Pénicaud

    Ferrand

    Hulot

    Goulart

    Buzyn

    Philippe

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    • Macron et le conflit d’intérêt 7 juillet 2017 12:43

      On comprend que Macron en ait appelé au bon sens pour affirmer qu’il ne faut pas multiplier les affaires. Quand il s’agit des personnages du régime, pas d’affaires, mais, quand il s’agit de salariés malades, qui revendiquent, qui protestent, là des affaires, des accusations, des procès…

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  • Macron et le conflit d’intérêt 11 juillet 2017 06:40

    Des associations de protection de l’environnement ont déploré jeudi une décision de la cour d’appel de Bastia condamnant le propriétaire de deux villas appartenant à Pierre Ferracci, construites sur un site protégé de la baie de Rondinara, près de Bonifacio (Corse-du-Sud), à une amende d’un million d’euros mais épargnant les bâtiments.

    « C’est un endroit totalement vierge, en plein espace remarquable, qui a une des plus fortes protections. Le terrain est maintenant ravagé », a regretté Lisandru Plasenzotti, membre de l’association environnementale U Levante, partie civile, avec l’Association bonifacienne comprendre et défendre l’environnement (ABCDE), à l’origine de l’appel dans ce dossier.

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  • Macron et le conflit d’intérêt 25 octobre 2017 07:19

    L’opération "sauver le soldat Buzyn" est lancée. Une récente décision de la ministre de la Santé favorable à son mari Yves Levy, directeur de l’Inserm, alimente depuis quelques jours des soupçons de conflit d’intérêts. Gênant, d’autant plus qu’Edouard Philippe et Agnès Buzyn avaient pris soin de co-signer, le 29 mai après l’entrée de cette dernière au gouvernement, un décret interdisant spécifiquement à la ministre de traiter toute affaire concernant l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Mais elle l’a fait quand même… Alors, pour la protéger (d’elle-même), Matignon a dû monter au créneau ce lundi 16 octobre, reprenant le dossier polémique en main et assurant que la ministre ne l’avait pas tranché du tout. Les arguments d’Agnès Buzyn pour justifier sa position en faveur de l’Inserm commençaient à craqueler… Ce lundi 16 octobre, APMNews a en effet révélé que par exemple, le rapport de l’Igas cité par le cabinet de la ministre pour appuyer sa décision… ne recommande pas la suppression de la personnalité morale des IHU.

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  • Macron et le conflit d’intérêt 4 novembre 2017 07:24, par Max

    oui et contrairement au père Noel (qu’il n’est pas) , c’est une vraie ordure produite par un systéme capitaliste pourrissant car mort.

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  • Macron et le conflit d’intérêt 5 novembre 2017 07:59

    Les révélations s’enchaînent dans la presse à propos du conflit d’intérêt frappant Agnès Buzyn. Mariée avec le patron de l’INSERM, elle aurait rendu une décision en faveur de son époux, au détriment de la recherche médicale française (et de la légalité des procédures). C’est l’ensemble du système des IHU (Instituts Hospitalo-Universitaires) qui a ainsi été saboté au profit d’une reprise en main par les structures étatiques sous la houlette de Yves Lévy, qui n’est autre que « Monsieur Buzyn ». Comme souvent, c’est le Canard Enchaîné qui avait tiré le premier, dans son édition du 11 octobre. En cause, la décision prise le 2 octobre dernier, d’enterrer l’appel à projet dit « IHU-2 ». Lancée le 23 mars 2017, censée être clôturée mi-octobre, la procédure était donc interrompue à dix jours de son terme, sans avertissement alors que des dizaines d’équipes planchaient sur des projets d’innovation depuis plusieurs mois.

    Bruno Le Maire annonce aux Italiens que la France conservera au moins 50% de STX. Or... l’ancien directeur financier de STX n’est autre qu’Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée…

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  • Macron et le conflit d’intérêt 17 décembre 2017 09:03

    Plus d’un tiers des ministres sont millionnaires. Mais, ne vous inquiétez pas, cela n’entre nullement en conflit avec l’intérêt des milliardaires !!!

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  • Macron et le conflit d’intérêt 17 décembre 2017 09:05

    Hulot, écolo anti-pollution, n’est pas anti-voitures : il possède en propre six voitures !!!

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  • Muriel Pénicaud, ministre du Travail, est mise en cause par la justice pour dérives budgétaires en faveur de Macron, alors ministre de l’Economie, lors da fameuse soirée organisée par Business France à Las Vegas en l’honneur du même Macron !!!

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  • Yves Lévy, mari d’Agnès Buzyn, est candidat à sa propre succession à la tête de l’Inserm. Le gouvernement où siège sa femme le soutient. Est-ce un conflit d’intérêt ?

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  • Cette fois c’est le conflit d’intérêt en Inde et... en France avec Modi-Hollande...

    Les déclarations de François Hollande ont mis instantanément le feu aux poudres. L’ex-président français a déclaré à Mediapart vendredi que la France n’avait « pas eu le choix » du partenaire indien de Dassault, Reliance Group, dans la vente des 36 avions de chasse Rafale en 2016.

    Des propos qui sont venus, selon certains, confirmer la thèse du parti du Congrès - la principale formation d’opposition - accusant depuis un an le gouvernement de Narendra Modi d’avoir favorisé dans ce contrat le conglomérat privé de Anil Ambani, un industriel présumé proche du Premier ministre.

    Ce choix s’est fait au détriment d’Hindustan Aeronautics, la société aéronautique publique qui produit des avions depuis des décennies, pour l’essentiel sous licence russe. Alors que Reliance Groupe, dirigé par le magnat proche du pouvoir, n’avait aucune expérience préalable dans l’aéronautique. Ce qui a alimenté les soupçons.

    « Nous n’avions pas notre mot à dire à ce sujet », a signalé l’ancien président de la République française. « C’est le gouvernement indien qui a proposé ce groupe de services [...] nous avons pris l’interlocuteur qui nous a été donné », a-t-il affirmé.
    François Hollande a usé notamment de cet argument pour se défendre de tout possible conflit d’intérêts avec Reliance Group, qui a partiellement financé en 2016 un film de sa compagne Julie Gayet.

    Interrogé par l’AFP en marge d’une conférence qu’il donnait vendredi à Montréal, François Hollande a souligné que le nom de Reliance Group était apparu dans le cadre de la « nouvelle formule » de négociations sur l’achat de Rafale, décidée par le gouvernement Modi après son arrivée au pouvoir.

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  • Comme Macron veut donner une bonne part de l’argent des travaux du CDG Express, liaison ferroviaire express entre Paris et l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, au trust du Bâtiment Eiffage, il a été obligé de faire semblant d’en retirer la gestion à la ministre des Transports, Elisabeth Borne, non parce qu’elle était trop bornée mais parce qu’elle était issue de ce trust où elle avait fait une bonne partie de sa carrière...

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  • Florilège du conflit d’intérêt macronien :

    Édouard Philippe, Premier ministre, qui a bossé comme directeur des relations publiques (lobbyiste en chef quoi) d’Areva entre 2007 et 2011. Ça remonte à loin, mais c’est lui qui va devoir gérer la recapitalisation d’Areva par l’État à hauteur de 4,5 milliards d’euros… On imagine déjà son téléphone vibrer quand il aura le dossier en main : "Appel manqué : PDG Areva."

    Agnès Buzyn, ministre de la Santé, qui après avoir bossé des années chez Bristol-Myers Squibb et Novartis, annonce qu’elle compte rendre obligatoires "11 vaccins destinés aux enfants", ouvrant de fait un marché colossal à tous les producteurs de vaccins... Il n’en faut pas plus à Delphine Batho, ancienne ministre de l’Écologie, pour soupçonner dans Marianne l’œuvre du lobby pharmaceutique.

    Françoise Nyssen, ministre de la Culture et propriétaire de la célèbre maison d’édition Actes Sud. En tant que ministre, elle est en charge du Centre national du livre et suit les négociations à Bruxelles au sujet de la TVA sur le livre électronique – une taxe qu’Actes Sud n’a aucun intérêt à voir augmenter. Dans quelle mesure ses décisions (très publiques) seront-elles influencées par les intérêts (très privés) de sa maison d’édition ?

    Benoît Ribadeau-Dumas, directeur de cabinet du Premier ministre et ancien cadre de Zodiac, boîte qui doit être rachetée par Safran. L’État possédant 14 % du capital de Safran, le dossier du rachat passe forcément entre les mains du cabinet. Ribadeau-Dumas est donc forcé de quitter la pièce à chaque fois que l’affaire doit être traitée…

    Emmanuel Moulin, directeur de cabinet du ministre de l’Économie Bruno Le Maire et ancien lobbyiste de Citibank, puis employé de Mediobanca. Comme le précédent, par mesure de précaution, il ne peut traiter les dossiers concernant ses anciens employeurs.

    Bertrand Sirven, conseiller du même ministre et ancien de chez Nestlé, également éloigné des dossiers concernant le géant de l’agroalimentaire, par précaution.

    Gilles de Margerie, conseiller de la ministre de la Santé et ancien directeur général du groupe d’assurances Humanis. Pour le sociologue Paul Lagneau-Ymonet, ses "fonctions antérieures […] l’empêchent de décider en toute indépendance sur quasiment tous les sujets traités par le ministère".

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