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Luttes de classes au Kazakhstan

mercredi 24 mai 2017, par Robert Paris

Luttes de classes au Kazakhstan

Récemment, le gouvernement du Kazakhstan a lancé une répression à grande échelle contre les dirigeants et les militants des syndicats indépendants de la région de Mangistau, dans l’ouest du pays.

En janvier, les fonctionnaires locaux et les cadres de la direction d’OCC, un géant local de services pétroliers, ont tenté de réprimer une protestation pacifique mais massive des travailleurs.

Le président du syndicat des travailleurs de l’OCC, Amin Yeleusinov, et un activiste syndical, Nurbek Kushakbayev, ont été arrêtés le 20 janvier. Poursuivi en vertu du Code criminel répressif adopté en 2014, Kushakbayev a été condamné par le tribunal d’Astana en raison de ses appels à la grève, à deux ans et demi dans un « centre de rééducation par le travail ».

Le juge a également satisfait à une demande d’indemnisation de la part de Kushakbayev d’un prétendu préjudice à l’égard de l’OCC d’un montant de KZT 25 millions (80 000 $ US).

Dans le même temps, la direction de l’OCC a prononcé des sanctions à l’égard des employés ayant participé aux manifestations.

Le 16 Décembre 2011, après 6 mois d’impasse dans les négociations entre les travailleurs du pétrole en grève et la société KazMunaiGas dans la ville de Zhanaozen dans l’ouest du Kazakhstan, un conflit de travail s’est transformé en émeutes et violences réprimées par des forces de l’ordre excessivement zélées avec la complicité des autorités, qui se sont croisés les bras. Il y a eu 17 morts et plusieurs dizaines de blessés, non seulement parmi les ouvriers du pétrole manifestant mais aussi parmi des passants malchanceux. Trente-sept personnes ont été jugées, beaucoup d’entre eux condamnés à des peines de prison. Sept restent en garde à vue à ce jour : Tanatar Kaliev, Shabdal Utkilov, Talgat Saktaganov, Naryn Dzharilgasinov, Kanat Zhusipbaev, Maksat Dosmagambetov et Roza Tuletaeva.

Les syndicats et d’autres organisations citoyennes au Kazakhstan ont appelé le gouvernement à modifier la législation qui prévoit la responsabilité pour « incitation à la discorde sociale ». Ils veulent s’assurer que cette législation n’est pas utilisé de manière sélective pour faire pression sur les militants des droits de l’homme et des personnalités publiques, ou les syndicalistes qui défendent les exigences légitimes dans les relations de travail.

La lutte pour la libération des travailleurs du pétrole emprisonnés est maintenant menée par les syndicats libres du Kazakhstan, la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie et la Géorgie. Ils sont soutenus par leurs homologues du monde entier. Ce n’est pas seulement une lutte pour la justice envers quelques particuliers. Il s’agit de sécuriser le droit de tous les travailleurs au Kazakhstan de s’unir, de faire grève et de lutter pour la liberté d’expression et des conditions de travail et de vie décentes.

Les massacres tsaristes au Kazakhstan

Chronologie du Kazakhstan (in english)

La révolte kazakh de 1916 contre le tsarisme : 150.000 morts, 300.000 en fuite (in english)

Le soulèvement kazakh de 1916 (en english)

Chronologie des révoltes kazakhs

La révolution de 1917 au Kazakhstan (in english)

Les autorités staliniennes prétendaient lutter contre le nomadisme des Kazakhs en 1932

Famine de 1932-1933 au Kazakhstan pendant laquelle 40% de la population a disparu !!!

Diverses révoltes des prisonniers des camps de concentration, notamment au Kazakhstan

Grève des prisonniers d’Ekibastouz en 1952

En mai 1954, une grève éclate au camp de concentration stalinien de Kenguir, au Kazakhstan. Pendant cinq semaines, les détenus vont tenir tête au Kremlin.Bilan : 500 à 700 morts.

Déportations staliniennes au Kazakhstan

Le Kazakhstan vu par le sénat français en 1997

En 2009, un exemple de la répression antisyndicale La misère en 2009 (in english)

La dictature féroce du Kazakhstan à la direction de l’OSCE en 2010 !

Au même moment, le clan du président kazakh était accusé de blanchiment de 600 millions de dollars

La révolte des ouvriers du pétrole au Kazakhstan en 2011

La grève de l’or noir en 2011

En octobre 2011, les mineurs et les métallurgistes d’ArcelorMittal Temirtau entrent eux aussi en lutte

En 2011, pour la fête de l’Indépendance du Kazakhstan, plus de 3.000 personnes se sont rassemblées pacifiquement à Janaözen (ou Zhanaozen, à l’ouest du pays) afin de soutenir les revendications des travailleurs du pétrole, en grève depuis le mois de mai. La police et les forces spéciales ont attaqué la manifestation et ont ouvert le feu sur les grévistes ainsi que sur leurs familles, faisant de nombreux morts et blessés.

La police a fait de nombreux morts et blessés.

La contestation de 2011 s’étend dans l’ouest du Kazakhstan

Massacre de grévistes sur fond de fin de règne

En 2012, une manifestation pour la libération des « prisonniers politiques »

Répression au Kazakhstan

Manifestation contre la dictature et pour la libération des emprisonnés

Deux ans après, les ouvriers du pétrole grévistes sont toujours en prison

Luttes de classes en 2012

La censure et les restrictions des libertés en 2012

Entre conservatisme et lutte de classe, en 2012

En 2014, une manifestation contre la dévaluation dispersée par la police

2015, Népotisme, corruption et affaires avec le grand patronat français

En pleine dérive autoritaire, le Kazakhstan accueille François Hollande, qui apporte le soutien de l’impérialisme français

Election présidentielle sans concurrence au Kazakhstan en 2015 : à 95% !

En mai 2015, la construction d’un cosmodrome censé remplacer celui de Baïkonour, au Kazakhstan, est paralysée par la grève

Violations et restrictions des droits des travailleurs en 2016

Tortures en 2016

Le capitalisme occidental est lié à la dictature kazakh même si les peuples occidentaux en ont très peu entendu parler…

Le prix du pire dictateur

Qui est Noursoultan Äbichouly Nazarbaïev

Comment la dictature kazakhe recrute en France ses soutiens

« Kazakhgate », la note qui accuse Nicolas Sarkozy

Le Kazakhstan suspend la réforme agraire après des manifestations de colère en 2016

En 2017, le droit syndical libre est légalement interdit

Kazakhstan : 2,5 ans de prison fermes pour incitation à la grève ! Read in english

Read also in english

The Snow Leopard Emerges

Le Kazakhstan dans les films de l’INA

9 Messages de forum

  • Luttes de classes au Kazakhstan 4 août 2017 16:26

    Larisa Kharkova, présidente de la confédération syndicale indépendante CNTUK, a été condamnée à quatre années de restriction de mouvement et à 100 heures de travaux forcés, outre l’interdiction d’occuper toute fonction au sein d’une organisation publique ou non gouvernementale durant cinq ans. Il lui est interdit de changer de lieu de résidence et de lieu de travail et de visiter certains endroits, ainsi que de quitter, sans autorisation préalable, la ville où elle réside.

    Les chefs, basés sur une série d’accusations inventées de toutes pièces contre elle, font suite à une campagne de répression contre un mouvement de grève des travailleurs de la Compagnie de construction pétrolière du Kazakhstan (OCC). En avril, le président adjoint de la CNTUK Nurbek Kushakbayev fut condamné à deux ans et demi de prison pour avoir simplement évoqué lors de discussions la possibilité que la grève se poursuive. Au début de 2017, la justice kazakhe a radié la CNTUK du registre des syndicats, gelé ses comptes et saisi son équipement et ses propriétés.

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  • Luttes de classes au Kazakhstan 18 mars 2018 08:13

    L’uranium est, bien entendu, un élément non négligeable de la sympathie des dictateurs capitalistes français pour les dictateurs capitalistes kazakhs !!!

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  • Luttes de classes au Kazakhstan 18 mars 2018 08:17

    ITUC General Secretary Sharan Burrow said "The Kazakh authorities are acting in violation of the country’s Constitution and its international legal obligations to respect workers’ rights to union membership. Kazakhstan is one of the top ten violators of workers’ rights in the world, and we are calling on the EU to put this issue at the centre of their discussions with the government."

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  • Luttes de classes au Kazakhstan 10 mai 2018 07:10

    Le dossier franco-belge dit « du Kazakhgate » a connu, lundi 7 mai, un rebondissement spectaculaire en Belgique. Le parquet de Mons a mis en examen le ministre d’Etat et ancien président du Sénat Armand De Decker, pour trafic d’influence dans l’enquête belge de cette affaire portant sur des soupçons de corruption en marge de contrats commerciaux entre la France et le Kazakhstan. M. De Decker est soupçonné d’avoir fait un intense lobbying en faveur du milliardaire d’origine kazakhe Patokh Chodiev – devenu belge en 1997 – et de deux de ses associés, en 2010 et en 2011.

    Redevenu avocat, Armand De Decker, homme politique libéral de premier plan, était le conseiller du trio, qui a obtenu une transaction pénale à hauteur de quelque 22 millions, en échange de l’abandon des poursuites le visant. M. De Decker a touché 730 000 euros pour ses services. « Des honoraires pour l’important travail de conseiller stratégique que j’ai accompli », a-t-il constamment expliqué, sans apparemment convaincre la justice, celle-ci ayant donc estimé qu’il existait assez de motifs pour l’inculper, à l’issue d’investigations – non achevées –, tant en France qu’en Belgique. Le procureur général de Mons a estimé que l’ancien ministre avait bel et bien usé de son influence politique au profit des trois hommes d’affaires.

    Mais en France, il n’y a pas de procès pour corruption des dirigeants par ceux du Kazakhstan !!!

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  • Le dictateur s’en va mais c’est pour que la dictature reste...

    Au Kazakhstan, la nouvelle c’est la démission du président Noursoultan Nazarbaïev après près de trente ans au pouvoir.

    Agé de 78 ans, il démissionne de la présidence du Kazakhstan mais il disposera de larges pouvoirs après son départ, notamment grâce à une loi votée en 2018.

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  • « Le but de Nazarbaïev est de transmettre le pouvoir à sa famille, à son clan, et ce projet reste intact, assure l’opposant numéro un au régime kazakh, l’ancien homme d’affaires Moukhtar Abliazov, qui vit en exil en France. Ces deux dernières années, les structures du pouvoir ont été remodelées, le Conseil de sécurité a autorité sur tous les “organes de force”, et désormais sur la présidence. [Le président] avait seulement besoin de gagner un peu de temps, mais vous verrez que sa fille Dariga sera candidate à la prochaine présidentielle. »

    L’annonce de la démission de l’unique président qu’ait connu le Kazakhstan n’en constitue pas moins un choc dans un pays tenu d’une main de fer, où la société civile a été systématiquement écrasée durant trois décennies. « Nous n’avons même pas été prévenus en avance, ce qui est très surprenant, relate une journaliste de la radio nationale. Il n’y a pour l’instant pas d’explications sur la suite, nous sommes simplement assis ensemble à digérer la nouvelle. » « Cette journée entre d’ores et déjà dans l’histoire », écrivait sur les réseaux sociaux la journaliste Irina Petrouchova, basée à Londres.

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  • Le peuple gronde au Kazakhstan. Après des manifestations pour des élections libres le premier mai à Nur-Sultan et Almaty, un citoyen portant une simple pancarte blanche a été arrêté par les autorités. La démission surprise du président Nazarbaïev (78 ans), était intervenue un mois après le limogeage du gouvernement qui annonçait un tournant social. En février, le président avait destitué son gouvernement et accusé également la Banque mondiale de ne pas avoir fait suffisamment pour le développement économique du pays et pour les citoyens. Pourtant le Kazakhstan est un pays très riche en matières premières (pétrole, fer, charbon, manganèse, uranium..) et sa production a toujours fait sa richesse. Mais voyant que les conditions de vie de la population ne s’amélioraient pas, le président s’en est pris à son gouvernement et l’a limogé.

    Le président par intérim organise alors l’élection présidentielle anticipée pour le 9 juin (elle était initialement prévue en avril 2020) et fait connaître son intention de se présenter. Une candidature qui bénéficie du soutien de 600 délégués du parti majoritaire Nour-Otan, qui se sont réunis en congrès extraordinaire pour l’occasion, le désignant très clairement ainsi comme le dauphin du « père de la nation ».

    Le candidat lui-même, diplomate de carrière de 65 ans et ancien président du Sénat, choisi pour sa loyauté sans faille, prône la « continuité » avec les vingt-neuf années de présidence Nazarbaïev. Il a bénéficié des outils habituellement utilisés par l’Etat pour sécuriser au maximum les processus électoraux – pressions sur les fonctionnaires et les étudiants, couverture médiatique à sens unique… –, et des irrégularités lors du vote et du dépouillement ne sont pas à exclure, comme lors des éditions précédentes.

    Pour autant, les autorités kazakhes semblent sur le qui-vive. Le 6 mai dernier, un citoyen kazakh portant une pancarte blanche a pourtant été arrêté à Oral, dans le nord-ouest du pays. Comme le rapporte le média kazakh local Ouraskaïa Nedela, Aslan Sagoutdinov disait ne pas faire acte de manifester. Au bout de 5 minutes, les policiers sont intervenus et l’ont arrêté. Comme le rapporte la BBC, les policiers ont expliqué qu’ils diraient à Aslan Sagoutdinov « plus tard » pourquoi il a été arrêté.

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  • Selon la radio Azattyk, l’édition kazakhe de Radio Free Europe, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans la capitale Nur-Sultan sur la place de la salle de concert Astana. Jergali Jegimberdy, le maire du district concerné, a précisé sur place par haut-parleur que le rassemblement n’avait pas été approuvé. Les manifestants ont alors invoqué leur droit de se rassembler pacifiquement. Peu de temps après, une marche de protestation a été lancée et la police a commencé à arrêter les participants en faisant usage de matraques. Le chef de la police de Nur-Sultan, Jerchan Sadenov, a ordonné la libération des détenus à condition que l’assemblée soit dissoute. Cette demande a été suivie.

    A Almaty, environ 300 personnes se sont rassemblées dans le parc central de Gorki. Ils ont scandé « Boycott ! » et « J’ai le choix ! ». Quand une marche de protestation a commencé à se former, la police a bloqué les entrées du parc.

    « Nous respectons Nazarbaïev, mais il doit aussi faire preuve de respect envers le peuple », déclare un manifestant opposé au changement de nom de la capitale, sur radio Azattyk. Le lendemain de la démission de Noursoultan Nazarbaïev, le président par intérim Kassym-Jomart Tokaïev a en effet proposé de modifier le nom de la capitale d’Astana en Nur-Sultan. Cette proposition a été mise en œuvre en quelques jours.

    Après quelques heures, les manifestants ont réussi à quitter le parc Gorki et à se diriger vers le centre-ville. A l’entrée du parc Panfilov, la police est intervenue violemment. Plusieurs arrestations brutales ont eu lieu.

    Un communiqué de presse du ministère de l’Intérieur précise qu’il y a eu 80 arrestations dans l’ensemble du pays. Le ministère souligne que les rassemblements n’ont pas été approuvés. « Les participants ont eu l’occasion d’exprimer ouvertement et librement leurs opinions sur des questions sociales et autres. Néanmoins, (…) certains participants ont montré de l’agressivité et ont permis que soient scandés des slogans de l’organisation extrémiste interdite DBK (élections démocratiques du Kazakhstan) », affirme le ministère de l’Intérieur dans le même communiqué.

    Le service RFE/RL anglophone, cependant, estime qu’il y a eu davantage d’arrestations et affirme qu’il y a eu plus de 100 arrestations pour la seule ville d’Almaty. Le 2 mai, les premiers verdicts ont été rendus. Plusieurs militants ont été condamnés à cinq jours d’emprisonnement, d’autres à des amendes.

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  • Le président par intérim du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, a remporté avec 70 % des voix, dimanche 9 juin, l’élection présidentielle anticipée de ce pays d’Asie centrale, au terme d’une journée marquée par d’importantes manifestations et plusieurs centaines d’arrestations. Et bien entendu les truquages électoraux ! La démocratie n’est pas en marche...

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