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Trump, un symptôme de l’impasse capitaliste

mercredi 9 novembre 2016, par Robert Paris

A REAL AMERICAN ZERO

Edito

Trump, un symptôme de l’impasse capitaliste

L’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis n’est pas le produit de l’opinion des Américains, exprimée grâce à une grande démocratie, capable d’aller contre tous les média, comme cela est généralement présenté mais le produit de l’effondrement social et économique subi par la population américaine sous Bush et Obama, c’est-à-dire depuis la crise des années 2000 et l’effondrement du capitalisme en 2007, et jamais relevé depuis.

Jamais les Américains moyens et pauvres n’ont vécu aussi mal. Jamais les travailleurs n’ont été aussi attaqués. Jamais les noirs n’ont été aussi arrêtés injustement et même tués par les forces de l’ordre. Jamais les USA n’ont été autant en guerre aux quatre coins du monde. Jamais les capitalistes n’ont autant fait la loi dans ce pays que toute l’opinion publique appelle « le pays du 1% de riches ». Et la démagogie de ce milliardaire de Trump est de prétendre que lui serait du côté des Américains sacrifiés. Son discours mensonger, c’est le retour vers l’intérêt du pays, vers le nationalisme, contre l’étranger, contre les interventions extérieures. Mais il n’a bien entendu pas plus l’intention de lâcher le système – Wall Street n’a pas l’air de s’inquiéter par exemple et l’ « équipe » du futur président est faite d’hommes du système – que celle d’abandonner les guerres aux quatre coins de la planète…

Certes, il y a eu des gens dans le monde, tous les réformistes en gros, qui avaient été émerveillés que l’Amérique soit une si belle démocratie pour choisir un Noir à la présidence et qui affirmaient que cela correspondait à une nouvelle Amérique ayant rompu avec son passé raciste et violent. Mais, comme tous les discours réformistes, ce n’était qu’un mensonge.

Jamais il n’y a eu autant de racisme anti-Noirs aux USA, jamais autant de milices d’extrême droite fascistes, jamais autant de Noirs emprisonnés à tort que sous la présidence d’Obama. Ce dernier a fait plus de discours pour les policiers attaqués que pour les noirs assassinés par les policiers !

Parce qu’Obama n’était pas le président des Noirs ni des opprimés et des exploités des USA, pas même des migrants, des latino-américains, ni d’aucune catégorie subissant le système capitaliste. Non ! Il était simplement le candidat des 1% de capitalistes ! De ce point de vue, d’ailleurs, même si la préférence des bourses allait à Clinton, Trump et Clinton sont du même côté bien entendu : celui des capitalistes ! Ils ont les mêmes positions sur le terrain économique même si Clinton a eu d’avantage le soutien des appareils syndicaux.

La « grande démocratie » américaine ne peut pas faire autre chose que donner le choix entre deux candidats du système et si jamais, par une radicalisation extraordinaire, elle pouvait donner autre chose, un coup d’Etat militaire ou fasciste donnerait un coup d’arrêt à l’élection.

Mais cela n’est pas propre aux USA. Tout le monde bourgeois fonctionne de même. La démocratie n’y est un jeu dans lequel on demande l’avis des gens que dans la mesure où cela stabilise la domination de l’infime minorité capitaliste qui détient toutes les richesses. Mais, dès que le fossé s’accroît dangereusement entre les grands profiteurs et le reste du monde, les 99%, alors la classe dirigeante laisse tomber le paravent démocratique pour jeter les peuples dans le fascisme, celui des bandes armées d’EI ou celui des bandes armées fascistes américaines, ou celui des dictatures militaires.

Cela n’est pas étonnant qu’au même moment, en France, non seulement la propagande anti-migrants monte, la propagande anti-Roms aussi, mais également que des généraux se permettent de se présenter comme une alternative à un pouvoir civil et politicien discrédité !

Pas un hasard non plus si c’est maintenant que l’on sait que le capitalisme ne se relève pas de son effondrement de 2007-2008, que la bourgeoisie envisage partout, et pas seulement en Egypte, en Libye ou en Turquie, de se passer de la démocratie, des élections, des parlements, des syndicats et autre attirail politique et social du consensus et de se mettre à gouverner par la violence directe, comme on l’a vu dans les régimes fascistes ou des dictatures. Et le fascisme ou la dictature n’est pas opposée à la démocratie puisque ce sont ces fameuses « démocraties » occidentales qui ont soutenu les dictatures d’Afrique, d’Orient, d’Amérique latine et d’Asie. Il y avait des élections « démocratiques » en France en même temps que l’armée française torturait massivement en Algérie et y commettait des atrocités de masse.

Ce qui est remarquable, ce n’est pas seulement l’élection d’un démagogue populiste aux USA qui n’est pas un cas d’exception ni l’élection d’un candidat qui a eu contre lui les appareils des grands partis et tous les média. Ce qui est remarquable, c’est que l’élection américaine ne serve plus à réconcilier les deux Amériques mais, au contraire, à développer les ferments d’une guerre civile intérieure, entre petits blancs racistes d’un côté et de l’autre les Noirs, les latinos, les musulmans, les étrangers, les migrants et tous ceux qui sont favorables à une société ouverte et pacifique.

Ce qui est remarquable, c’est le tournant vers le fascisme dans le pays le plus puissant et riche du monde !

Et c’est bel et bien un nouveau signe des conséquences politiques de l’effondrement du capitalisme.

Le discours guerrier, favorable à la guerre contre la Russie et à la guerre mondiale, qui était celui de la candidate Clinton n’était pas moins significatif de ce tournant de la situation mondiale engendré par le fait que le système capitaliste n’est jamais sorti de la chute économique phénoménale de 2007-2008, n’a pas connu de véritable reprise, n’a pu se maintenir en place qu’en effectuant une ponction historique des fonds publics (Etats et banques centrales) sans parvenir à développer l’économie réelle d’une simple fraction significative des sommes colossales publiques mises sur les marchés. Cette politique qui a été menée dans le monde entier n’a pas eu plus d’effet aux USA qu’en Europe, en Russie qu’en Chine, en Inde ou au Japon. Partout au monde, le capitalisme ne tient plus que par des ficelles et les bulles spéculatives fondées sur des dettes publiques et privées sont la véritable source des profits privés qui se détournent toujours autant des investissements productifs. C’est cela le signe évident de l’autodestruction du système.

L’investissement productif a toujours été le fondement de l’accumulation du capital. La distribution de dividendes aux autres sortes d’investissements, commerciaux, de distribution, de transport, de prêts financiers, n’est qu’une répartition de la plus-value extraite du travail humain dans la production capitaliste. Il n’y a pas d’autre moyen d’accroître le capital mondial et ce moyen-là est en panne depuis les années 2000. Ce n’est pas en spéculant sur les dettes qu’on accumule de la plus-value : on accumule que de nouvelles dettes et on ne prépare que des faillites de plus en plus retentissantes. Chacun sait aujourd’hui que les Etats et les banques centrales seront complètement démunis dans le prochain effondrement bancaire et financier !

Aussi, depuis 2008, les politiques mondiales menées n’ont pas servi à faire réellement repartir la machine économique, ce qui n’est pas plus possible que de réparer un ressort cassé mais seulement à préparer socialement et politiquement la classe dirigeante à écraser la classe exploitée !

Les média et les officiels font mine de s’inquiéter effectivement maintenant que l’élection de Trump n’entraîne une récession mondiale mais c’est inverser les rôles. Ce n’est pas la vie politicienne qui détermine l’évolution du système capitaliste mais l’inverse. Quand le FMI, dans sa réunion mondiale, affirmait : « Nous entrons dans un territoire inexploré et inquiétant. », ce n’était pas à propos des élections américaines mais de l’absence d’investissements productifs dans le monde et de la situation du capitalisme mondial. D’ailleurs, alors, Trump était donné largement perdant par les sondages…

Quand le système capitaliste favorise partout dans le monde des hommes politiques démagogiquement anti-système, tout à fait pro-capitalistes en réalité, sur des bases nationalistes radicales, racistes, anti-femmes violentes, sécuritaires violentes, c’est pour détourner la colère des milieux de la petite bourgeoisie menacés par la crise et qui risqueraient sinon d’être entraînés par le prolétariat.

L’élection d’un Trump aux USA est notamment la preuve que les femmes, loin d’être plus respectées dans le pays occidental le plus riche du monde, y sont de plus en plus attaquées, en liaison avec l’effondrement du système. La situation des femmes se dégrade en système capitaliste à chaque fois que les classes dirigeantes ont peur pour leur pouvoir. La division hommes/femmes est un des moyens les plus puissants de maintenir la société d’exploitation et d’oppression en place…

C’est absurde de présenter Trump comme plus dangereux que Clinton alors qu’il est le produit de la politique d’Obama-Clinton, politique montrant aux Américains que leurs ennemis sont les étrangers, politique par laquelle les classes moyennes sont volées au profit des grands capitalistes et les travailleurs dévalorisés, démoralisés et écrasés, politique de guerres tous azimuts, de dénonciations des musulmans comme les ennemis à l’extérieur ou à l’intérieur. Le « noir » Obama-Clinton ont cautionné les forces de police qui arrêtent arbitrairement les Noirs ou les tuent. Ils ont appuyés les groupes terroristes qu’ils prétendent combattre.

Trump et Clinton sont les deux bouts d’un même bâton chargé de frapper la classe ouvrière et les peuples. Prétendre qu’avoir le choix entre ces deux politiques, ce serait la démocratie, c’est bien montrer où en est arrivée la démocratie bourgeoise, au point où elle-même se détruit toute seule comme le capitalisme organise méthodiquement la destruction de son propre système.

Maintenant que toutes les politiques bourgeoises, de la gauche et de la droite, dans tous les pays, poussent les populations dans les bras des diverses extrêmes droites, les mêmes hommes politiques, dont le discours et les actes basculent de plus en plus à l’extrême droite, se présentent eux-mêmes comme des recours pour nous sauver du fascisme !!! En réalité, même s’ils le voulaient, ils en seraient bien incapables car, lorsque le fascisme est véritablement nécessaire à la bourgeoisie, comme la dictature et la guerre, aucun parti bourgeois n’est capable de le combattre comme l’ont parfaitement démontré les partis de gauche et staliniens et les autres partis bourgeois dans les montées fascistes en Italie, en Allemagne, en Espagne, en France ou au Portugal ou encore au Chili.

Et dans tout ce jeu politicien, le grand absent politique est la classe ouvrière. Ce n’est pas par hasard. Elle est en réalité exclue de toute représentation politique et sociale, même si les syndicats font semblant de la représenter et s’en servent pour soutenir des candidatures politiciennes bourgeoises qui ne sont en rien plus favorables à la lutte et aux revendications des travailleurs.

Il n’y a pas de représentants des travailleurs, ni dans les parlements, ni dans les gouvernements, ni dans les appareils d’Etat et il n’y en aura pas, quels que soient les résultats des élections, que ce soit aux USA ou dans n’importe quel nation bourgeoise, parce que les élections ne sont pas du tout faites pour permettre des changements sociaux mais pour les empêcher en faisant croire que les changements politiciens les permettraient.

Et, lorsque le système est dans l’impasse, comme actuellement, la politique fasciste a pour objectif de tromper les milieux moyens et de les empêcher de risquer d’être entraînés par la classe ouvrière.

L’élection présidentielle américaine est une nouvelle démonstration de l’incapacité des classes moyennes d’exprimer une révolte indépendante contre le système : leur « candidat anti-système » est un milliardaire américain qui ne gênera nullement « le système » !!! C’est la classe ouvrière qui devrait prendre la tête des luttes contre le système capitaliste, y compris en entraînant les classes moyennes paupérisées mais les « gauche » type Sanders et les appareils syndicaux en font des dernières roues du carrosse de tous les Clinton, c’est-à-dire du capitalisme !

Bien sûr, me direz-vous, où voyez-vous ces travailleurs, cette classe ouvrière mondiale qui serait la véritable menace pour les classes dirigeantes ? Et effectivement, les travailleurs sont les plus persuadés qu’ils n’ont non seulement aucun moyen de peser politiquement sur l’évolution de la société mondiale mais même aucun moyen de se défendre dans une période de chômage massif permanent et de précarité de l’emploi accrue pas les attaques contre les emplois fixes et contre les emplois de fonctionnaires.

Eh bien, par exemple aux USA, jamais une période électorale aux USA n’a vue une montée aussi importante des grèves ouvrières ! Et il en va de même dans le monde. L’Inde a connu sa plus grande grève historique au moment même où elle est gouvernée par un dirigeant d’extrême droite nationaliste et raciste, Modi, un chef de bandes armées pogromistes !

C’est la classe ouvrière qui a renversé les dictateurs égyptien et tunisien et c’est encore elle qui a débuté nombre de mobilisations d’Orient et du Maghreb, comme en Algérie ou en Syrie. L’Asie est le théâtre de grèves plus impressionnantes que jamais.

Mais, sur le terrain politique, la classe ouvrière ne dispose toujours d’aucune organisation de classe, d’aucune organisation internationale, d’aucune manière d’exprimer politiquement son programme et ses perspectives d’avenir afin d’y gagner toute la population, y compris les classes moyennes menacées ou déjà paupérisées.

C’est cette situation qui est catastrophique : un capitalisme à bout de souffle face à un prolétariat qui ne s’est pas relevé politiquement des trahisons stalinienne, social-démocrate et réformistes en général (syndicats, associations et partis) ou opportunistes.

La seule réponse à l’effondrement capitaliste est le programme communiste prolétarien (rien à voir avec le stalinisme !), celui de la suppression du pouvoir de moins d’1% de capitalistes, de la suppression de leur propriété des moyens de production et des capitaux comme de l’éradication de leur pouvoir d’Etat, sur les armées, sur les polices, sur les administrations, sur la justice, sur les prisons, etc…. C’est sur ce programme seul que les travailleurs peuvent offrir un autre avenir à l’immense majorité de la population du monde, aux jeunes, aux femmes, aux chômeurs, aux petits-bourgeois, à tous les peuples opprimés et exploités !

Ce n’est pas les Trump qui sont un danger, c’est tous ceux qui démoralisent tous les jours les travailleurs en les présentant comme des assistés des gouvernants, en les présentant comme des assistés par les « entrepreneurs » qui leur « donnent » du travail, c’est tous ceux qui, se disant dans le camp des travailleurs, désamorcent complètement sa capacité de changer le monde, changement aujourd’hui inévitable et sans lequel ce monde est capable non seulement de mener à la barbarie capitaliste de fascisme et de guerre mondiale mais même à une barbarie pré-capitaliste !!!!

Si la classe ouvrière ne s’appuie pas sur les avancées économiques, sociales et techniques du capitalisme, alors que ce dernier n’est plus capable de les mettre en œuvre, alors qu’il a atteint ses limites et ne peut plus développer la production que… des dettes massives et de leur financiarisation, alors l’humanité risque de connaître la loi des bandes armées féodales… armées de bombes atomiques !!!

La classe dirigeante en est déjà à généraliser sa prétendue « guerre contre le terrorisme », elle en est déjà à la transformer en « guerre de civilisation » contre les musulmans, elle en est déjà à mettre en place des milices, des gardes nationales, des services civils, diverses mobilisations liées ou pas à l’état d’urgence, c’est-à-dire à légitimer et à préparer l’état de guerre. Mais, comme le disait mensongèrement Poincaré, les gouvernants peuvent bien prétendre que « la mobilisation n’est pas la guerre », on voit bien tous les signes précurseurs de la mobilisation générale.

N’attendons pas d’être les « rappelés » de la prochaine der des ders ! N’attendons pas qu’on nous réquisitionne avec nos enfants pour la guerre, pour la milice, pour la garde nationale et pour le service civique de sécurité, n’attendons pas qu’on nous encadre policièrement et militairement et qu’on aille au boulot avec un fusil dans le dos et un général au pouvoir ! Préparons-nous, tant qu’il est encore temps, à un autre avenir que celui d’un esclavage armé et des bombardements et massacres planétaires !!!

Ce qui serait nécessaire, dans la situation d’effondrement mondial du vieux monde capitaliste, c’est que la lutte de classes des travailleurs développe un programme politique et social d’alternative à la vieille société d’exploitation, que ce programme ne consiste nullement en un plan de réformes du capitalisme dans lequel on proposerait aux classes dirigeantes, qui nous attaquent plus violemment que jamais, de se transformer brusquement et on ne sait pour quelle raison, de loups en moutons ! Non, il nous faut un programme socialiste révolutionnaire des travailleurs qui parte des besoins de toute la société, non seulement les travailleurs, les chômeurs, les retraités, les jeunes, les femmes, les sans papiers, les sans logis, mais aussi les petits paysans, les petits artisans, les pêcheurs, les petits commerçants. Il faut que la classe ouvrière, au travers de ses luttes, n’apparaisse pas du tout comme une corporation visant des intérêts égoïstes mais comme une classe d’avenir proposant un autre avenir que le capitalisme, puisque celui-ci a atteint ses limites et n’est plus capable d’offrir un avenir à l’humanité.

Loin de nous sacrifier inutilement pour sauver un capitalisme auquel la classe dirigeante elle-même ne croit plus, elle qui est frappée toutes les formes de pessimisme social et économique, nous, la classe des travailleurs avons besoin de développer la confiance dans la perspective d’avenir que représente notre classe, si elle décide de prendre le pouvoir et de bâtir la société nouvelle.

67 Messages de forum

  • La plupart des extrêmes droites du monde, toutes sauf celles du monde musulman, se reconnaissent d’ailleurs dans Trump !!!

    Ceux qui prétendaient que la démocratie bourgeoise était une garantie contre l’extrême droit en sont pour leurs illusions !!

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  • Trump, un symptôme de l’impasse capitaliste 9 novembre 2016 13:45, par alain

    Mais est-ce que l’élection de Trump ne risque pas de nuire aussi aux échanges mondiaux et d’aggraver la crise économique ?

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  • Trump, un symptôme de l’impasse capitaliste 9 novembre 2016 13:46, par Robert Paris

    Les média et les officiels font mine de s’inquiéter effectivement maintenant que l’élection de Trump n’entraîne une récession mondiale mais c’est inverser les rôles. Ce n’est pas la vie politicienne qui détermine l’évolution du système capitaliste mais l’inverse. Quand le FMI, dans sa réunion mondiale, affirmait : « Nous entrons dans un territoire inexploré et inquiétant. », ce n’était pas à propos des élections américaines mais de l’absence d’investissements productifs dans le monde et de la situation du capitalisme mondial. D’ailleurs, alors, Trump était donné largement perdant par les sondages…

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  • Trump, un symptôme de l’impasse capitaliste 9 novembre 2016 20:43, par Alex

    Le ralentissement des echanges mondiaux est deja à l’oeuvre depuis des mois, voir par exemple les Statistiques de l’OCDE

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  • Trump, un symptôme de l’impasse capitaliste 10 novembre 2016 08:11, par Robert Paris

    L’élection présidentielle américaine est une nouvelle démonstration de l’incapacité des classes moyennes d’exprimer une révolte indépendante contre le système : leur « candidat anti-système » est un milliardaire américain qui ne gênera nullement « le système » !!! C’est la classe ouvrière qui devrait prendre la tête des luttes contre le système capitaliste, y compris en entraînant les classes moyennes paupérisées mais les « gauche » type Sanders et les appareils syndicaux en font des dernières roues du carrosse de tous les Clinton, c’est-à-dire du capitalisme !

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  • Trump, un symptôme de l’impasse capitaliste 10 novembre 2016 08:12, par Robert Paris

    Maintenant que toutes les politiques bourgeoises, de la gauche et de la droite, poussent les populations dans les bras des diverses extrêmes droites, les mêmes hommes politiques se présentent eux-mêmes comme des recours pour nous sauver du fascisme !!! En réalité, même s’ils le voulaient, ils en seraient bien incapables car, lorsque le fascisme est véritablement nécessaire à la bourgeoisie, comme la dictature et la guerre, aucun parti bourgeois n’est capable de le combattre comme l’ont parfaitement démontré les partis de gauche et staliniens et les autres partis bourgeois dans les montées fascistes en Italie, en Allemagne, en Espagne, en France ou au Portugal ou encore au Chili.

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  • Trump, un symptôme de l’impasse capitaliste 10 novembre 2016 15:34, par Robert Paris

    C’est absurde de présenter Trump comme plus dangereux que Clinton alors qu’il est le produit de la politique d’Obama-Clinton, politique montrant aux Américains que leurs ennemis sont les étrangers, politique par laquelle les classes moyennes sont volées au profit des grands capitalistes et les travailleurs dévalorisés, démoralisés et écrasés, politique de guerres tous azimuts, de dénonciations des musulmans comme les ennemis à l’extérieur ou à l’intérieur. Le « noir » Obama-Clinton ont cautionné les forces de police qui arrêtent arbitrairement les Noirs ou les tuent. Ils ont appuyés les groupes terroristes qu’ils prétendent combattre.

    Trump et Clinton sont les deux bouts d’un même bâton chargé de frapper la classe ouvrière et les peuples. Prétendre qu’avoir le choix entre ces deux politiques, ce serait la démocratie, c’est bien montrer où en est arrivée la démocratie bourgeoise, au point où elle-même se détruit toute seule comme le capitalisme organise méthodiquement la destruction de son propre système.

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  • Trump, un symptôme de l’impasse capitaliste 10 novembre 2016 15:35, par Robert Paris

    L’élection d’un Trump aux USA est la preuve que les femmes, loin d’être plus respectées dans le pays occidental le plus riche du monde, sont de plus en plus attaquées, en liaison avec l’effondrement du système. La situation des femmes se dégrade en système capitaliste à chaque fois que les classes dirigeantes ont peur pour leur pouvoir. La division hommes/femmes est un des moyens les plus puissants de maintenir la société d’exploitation et d’oppression en place…

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  • Trump, un symptôme de l’impasse capitaliste 10 novembre 2016 15:35, par Robert Paris

    Tout le monde cherche à faire croire que ce sont les élections qui décident de l’avenir d’un pays et, avec l’élection de Trump, c’est le cas une fois encore. En réalité, l’élection ne change rien et ce qui décide des changements, c’est l’état du système et les intérêts des classes dirigeantes. Tous les dirigeants du monde capitaliste, une fois au pouvoir, ont fait le contraire non seulement de ce qu’ils avaient promis mais aussi de ce qu’ils avaient réellement l’intention de faire. Ils ne peuvent que faire ce qui est nécessaire, sur le moment, aux classes dirigeantes.

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  • Qui est responsable de la victoire de Trump ? D’abord, la campagne Clinton et le Parti démocrate, qui ne pouvaient pas et ne voulaient pas présenter un programme qui pourrait attirer un quelconque soutien populaire.

    Clinton a mené une campagne basse et réactionnaire. Tout en dénonçant Trump en tant qu’agent de la Russie, tentant ainsi de créer une atmosphère politique qui favoriserait une agression contre la Russie, elle dénonçait les travailleurs, qu’elle traitait de racistes et de « nantis ».

    Ensuite, Barack Obama, élu il y a huit ans en promettant « l’espoir » et le « changement ». Il a obtenu le soutien de larges sections des travailleurs, y compris des travailleurs blancs, hostiles à l’inégalité et aux politiques de guerre et de réaction sociale menées par l’Administration Bush.

    Lors de ses deux mandats, Obama a présidé à des guerres sans fin, à un transfert historique des richesses vers la classe dirigeante, et à une érosion continue des niveaux de vie de la vaste majorité de la population.

    Son principal projet de réforme, le Affordable Care Act (Loi de soins médicaux abordables), était une attaque en règle contre les soins présentée comme une avancée. Dans les dernières semaines de l’élection, le fait que des millions de travailleurs ont découvert que les coûts des soins vont augmenter massivement a sans doute pesé bien plus que les actions du directeur du FBI, James Comey, qui a ranimé le scandale sur les e-mails de Clinton.

    Troisièmement, les syndicats, qui au cours quatre décennies où l’inégalité sociale montait, ont travaillé systématiquement afin d’étouffer la lutte des classes et maintenir l’influence du Parti démocrate. Ils ont également soutenu un nationalisme économique réactionnaire qui allait dans la même direction que la campagne de Trump.

    Quatrièmement, le sénateur du Vermont Bernie Sanders et les organisations qui l’ont applaudi. La capitulation éhontée de Sanders à Clinton — le résultat prévisible de sa décision de canaliser la colère sociale derrière les Démocrates — a assuré à la droite la capacité de monopoliser l’opposition au statu quo. Les victoires surprise les plus significatives de Trump se sont produites dans des États où Sanders a largement battu Clinton dans les primaires démocrates.

    Derrière tout cela, il y a le rôle idéologique central de la politique identitaire et des tentatives systématiques d’obscurcir les vraies divisions de la société. La concentration obsessionnelle sur le genre et les questions raciales a fourni au Parti démocrate un vernis de « gauche » alors qu’il imposait une série de politiques profondément droitières à la fois à l’étranger et aux États-Unis. Cette politique articulait aussi les intérêts des sections les plus privilégiées des classes moyennes.

    L’idée que les divisions les plus fondamentales de la société sont raciales ou de genre est non seulement politiquement réactionnaire, elle est fondamentalement fausse. Les Démocrates et Clinton ont perdu non seulement dans des régions à majorité pauvre et blanche ; ils ont aussi perdu des voix dans des régions à majorité afro-américaine, où les travailleurs et les jeunes ne voyaient aucune raison pour défendre le candidat du statu quo.

    La période à venir va choquer et indigner les masses ; il y aura des luttes de plus en plus amères. Il ne faudra pas longtemps aux travailleurs, y compris ceux qui ont voté pour Trump, pour découvrir ce à quoi ils ont affaire avec un président Trump. En même temps, les divisions explosives dans l’appareil d’État qui se sont exprimées lors de la campagne émergeront de manières nouvelle et plus violente.

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  • Jamais les USA n’ont été coupés en deux de cette manière. Les deux parties sont prêtes à en découdre.

    Le gouvernement qui va être mis en place sera un gouvernement de guerre civile intérieure et tout le choix de la classe dirigeante va consister à transformer la situation sociale explosive en une guerre entre deux camps bourgeois. Les deux camps vont utiliser la révolte populaire, les deux sont du côté des capitalistes. Les deux se servent du discrédit de la démocratie, qu’ils ont eux-mêmes orchestré !!!

    A Boston, Philadelphie, New York, Washington, Chicago, Austin et sur toute la côte ouest, des manifestations ont eu lieu jusque tard dans la nuit de mercredi à jeudi.

    Des milliers de manifestants descendent dans les rues partout aux États-Unis depuis pour exprimer leur mécontentement face aux résultats de l’élection présidentielle. Il s’appuient notamment sur la fait que Clinton a eu plus de voix que Trump mais l’esssentiel n’est pas là. Ils n’admettent pas le résultat et comptent le dire dans la rue. La révolte commence mais rien ne dit qu’elle va s’arrêter là. La division du pays est profonde et elle a été voulue !

    Près de 3 000 personnes étaient mobilisées non loin, à Oakland, où elles ont été dispersées par des tirs de gaz lacrymogène, et 2 000 à Seattle (Etat de Washington), plus au nord sur la côte ouest, et des étudiants de l’université du Texas ont défilé à Austin.

    Une autre manifestation a eu lieu à l’université de Californie, à Davis, près de la capitale de l’Etat, Sacramento, où des étudiants ont bloqué les rues et scandé : « Vous n’êtes pas l’Amérique ! Nous sommes l’Amérique ! »

    A Portland, également dans l’ouest du pays, quelque 300 personnes se sont rassemblées, selon les médias locaux, certaines ayant un temps bloqué la circulation, tandis que d’autres ont brûlaient le drapeau américain.

    Au moment où des millions d’Américains ont été aux urnes hier, une humeur de colère et de frustration régnait dans tout le pays. L’élection l’a fait exploser !

    Dimanche, l’émission « 60 Minutes » de la chaîne nationale de télévision CBS a présenté un groupe de discussion sur les élections. Quand le sondeur Franck Luntz a demandé un mot pour décrire ce qu’ils ressentaient des 18 mois de la campagne électorale, les participants ont répondu : « terrifié », « exaspérant », « horrifiant », « dégoûté » et « cauchemardesque ».

    Le fait que les deux principaux candidats, la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump soient les plus méprisés dans l’histoire de la politique présidentielle a été étayé dans d’innombrables sondages. Mais le mépris ressenti envers les deux candidats exprime une aliénation plus profonde de toute la structure de la politique capitaliste officielle.

    Les candidats et les médias ont ignoré les questions sociales, économiques et politiques qui concernent la majorité écrasante du peuple. Les « débats » électoraux officiels – dans lesquels chaque candidat dénonçait la criminalité de l’autre – embarrassaient et dégoûtaient l’électorat. Clinton et Trump personnifient, chacun à sa manière, le caractère corrompu et réactionnaire du système politique.

    Quel est le choix qui a été donné au peuple américain ? Il est difficile de dire lequel des candidats offerts par les deux partis est le plus à droite, la différence étant plus une question de style que de substance. Alors que le démagogue Trump essayait de diriger le mécontentement social le long des lignes fascistes, Clinton utilisait le récit cynique de la race et du genre pour fournir un masque « progressiste » à un programme de guerre et à la poursuite des politiques économiques qui ont garanti un flux sans fin de liquidités vers les poches des super-riches.

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  • De nouvelles manifestations ont eu lieu, jeudi 10 novembre, dans plusieurs grandes villes américaines, pour protester contre l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Les défilés ont concerné tout le pays, même s’ils étaient parfois plus clairsemés que la veille.

    Pour la première fois, le président élu a réagi, sur Twitter :

    « [Nous] venons d’avoir une élection présidentielle couronnée de succès et transparente. Et maintenant, des manifestants professionnels, incités par les médias, manifestent. Très injuste ! »

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  • Dans la soirée, un nouveau défilé a parcouru le centre-ville, tout comme à San Francisco, où une autoroute a été bloquée, à Oakland, également en Californie, et à Portland, dans l’Oregon. Dans cette dernière ville, la police a averti que la manifestation serait désormais considérée comme une « émeute », en raison de la généralisation d’un « comportement criminel et dangereux ».

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  • L’interdiction d’entrée des musulmans aux Etats-Unis de retour sur le site de Trump après avoir été momentanément retiré !!!

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  • À la suite de l’élection surprise de Donald Trump, deux femmes portant le voile ont été agressées et des cas d’intimidation d’enfants d’immigrés ont été rapportés.

    Une association de défense des droits civils des musulmans américains a dit jeudi suivre de près des rapports d’incidents depuis la victoire du candidat républicain Donald Trump à l’élection présidentielle du 8 novembre. Elle rapporte les agressions de deux étudiantes portant le voile, des inscriptions racistes ainsi que des cas d’intimidation d’enfants d’immigrés.

    Selon l’université d’État de San Diego, une étudiante portant un hijab (le voile islamique) a été agressée et volée mercredi. Les agresseurs auraient fait comprendre à leur victime qu’ils soutenaient Donald Trump, tout en proférant des insultes contre les musulmans, poursuit l’université dans un communiqué. L’université d’État de San Jose a pour sa part rapporté qu’un homme avait arraché le voile d’une femme marchant dans un parking. Sur les réseaux sociaux, nombre de personnes ont fait état de menaces et d’insultes contre des minorités proférées par des partisans supposés de Donald Trump.

    "Banalisation de l’islamophobie". "C’est le résultat inévitable de la banalisation de l’islamophobie que nous avons observée ces derniers mois lors de la campagne présidentielle", a déclaré par téléphone Ibrahim Hooper, porte-parole du Conseil des relations américano-islamiques (CAIR). "Malheureusement, il revient en réalité à Donald Trump de dénoncer ce type d’intolérance." Personne n’était disponible au sein de l’équipe de Donald Trump pour commenter l’information. Depuis sa victoire inattendue, mercredi, Donald Trump a lancé des appels à l’unité du peuple américain, qui tranchent avec nombre de propos polémiques tenus pendant sa campagne, notamment à propos des musulmans à qui il voulait fermer totalement l’entrée des États-Unis.

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  • Parmi les images circulant le plus sur Internet après l’élection de Trump, on peut voir le slogan "Les vies noires ne comptent pas, ni vos votes" peint sur un mur en Caroline du Nord ou encore une croix swastika et la phrase "Rendre l’Amérique blanche à nouveau" inscrites sur un abri d’un terrain de baseball à New York. Lors d’une conférence de presse organisée à Washington, des associations de défense des droits civils ont également dit avoir été informées d’une hausse du nombre de cas d’intimidation d’enfants de minorités ethniques et religieuses.

    Mark Potok, membre du groupe Southern Poverty Law Center, a dit ne pas avoir observé une telle augmentation du nombre de crimes de haine aux États-Unis depuis l’élection de Barack Obama en tant que premier président noir du pays en 2008. Une telle vague d’agressions était survenue en Grande-Bretagne dans les jours suivant la décision des électeurs britanniques, lors du référendum du 23 juin, de quitter l’Union européenne, a noté Mark Potok. "Je ne pense pas que cela va continuer pendant quatre années. Dans le cas du Brexit, cela s’était calmé après quelques semaines", a-t-il ajouté.

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  • Trump, un symptôme de l’impasse capitaliste 12 novembre 2016 09:04, par Max

    "ce monde est capable non seulement de mener à la barbarie capitaliste de fascisme et de guerre mondiale mais même à une barbarie pré-capitaliste !!!!" quand on parle de "barbarie pré-capitaliste" on sous entend une destruction complète du système social & économique avec un retour des seigneurs de guerre et de leurs clans ? Une sorte de chaos sans aucune perspective ni pour la bourgeoisie et ni le prolétariat ?

    C’est 1 réponse à ceux d’extrème gauche qui pense que le capitalisme a encore du ressort, du type "après une bonne guerre, tout repartira comme avant"... Ce type de phrase toute faite oublie juste un détail politique, c’est que pour cela il a fallu à la classe capitaliste , des PC à la fin de la guerre capable de faire rentrer dans le rang les travailleurs(euses) révoltés. Il ne faut donc pas regretter le mouvement ouvrier stalinien et réformiste, mais il est vital de reconstruire celui révolutionnaire prolétarien.

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    • Trump, un symptôme de l’impasse capitaliste 13 novembre 2016 09:21, par Robert Paris

      "ce monde est capable non seulement de mener à la barbarie capitaliste de fascisme et de guerre mondiale mais même à une barbarie pré-capitaliste !!!!"

      Cela signifie effectivement que le monde peut perdre ce qu’il avait acquis, le fameux progrès social et technique, et le perdre pour longtemps, retourner des décennies en arrière au féodalisme par exemple ou même plus loin. Il peut aussi inventer une barbarie nouvelle par bien des aspects car le monde ne revient pas exactement sur ses pas... On pense aux destructions que provoquerait la bombe atomique notamment...

      En tout cas, la disparition corps et bien de nombre de civilisations sans laisser de traces, sans progrès derrière, montre que le cours de l’Histoire n’a rien de linéaire.

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  • Dès le premier jour après l’élection de Donald Trump, les démocrates de premiers plans se sont précipités pour déclarer leur soutien au président élu.

    Le président Barack Obama a invité Trump à la Maison Blanche pour une rencontre amicale de 90 minutes jeudi. Il a déclaré par la suite que sa « priorité numéro un dans les deux prochains mois est d’essayer de faciliter une transition qui assure la réussite de notre président élu ». Il a ajouté, en s’adressant à Trump, « je veux souligner devant vous, Monsieur le président-élu, que nous allons maintenant faire tout ce qui est de notre possible pour vous aider à réussir, car si vous réussissez, le pays réussira ».

    La déclaration d’Obama se démarque vivement de ses propres déclarations d’il y a quelques jours. Il affirmait alors que Trump « semble ne s’occuper que de son propre personnage » et « ne connaît pas les faits de base dont vous auriez besoin » pour être président. Il avait ajouté que Trump a « passé 70 ans sur cette terre où il n’a montré aucune considération pour les travailleurs ».

    C’était avant la débâcle démocrate du jour du scrutin. Maintenant, il déclare que sa plus haute priorité est de s’assurer que Trump « réussisse ».

    Les commentaires d’Obama faisaient suite à la déclaration de Hillary Clinton mercredi qu’elle espérait que « [Trump] sera un président efficace pour tous les Américains ». Le sénateur Bernie Sanders, le soi-disant socialiste, a publié sa propre déclaration servile, déclarant : « Dans la mesure où M. Trump veut sérieusement mener des politiques qui améliorent la vie des familles de travailleurs dans ce pays, moi et d’autres progressistes sont prêts à travailler avec lui ».

    Avec ces déclarations, les démocrates abandonnent en fait toute prétention d’agir en tant que parti d’opposition contre un président Trump et à un Congrès républicain.

    Les proclamations de soutien de démocrates de premier plan sont adressées à un individu dont l’élection marque clairement un tournant dans la politique américaine. Ce qui arrive au pouvoir est un gouvernement d’extrême droite, avec des aspects fascistes. Il est mentionné que Trump veut nommer comme chef de cabinet Stephen Bannon, le chef de Breitbart News, un organe de presse d’extrême droite et fascisant. Ses principaux conseillers et probablement les membres du cabinet, comprennent des personnalités réactionnaires telles que l’ancien maire de New York Rudolf Giuliani et le gouverneur du New Jersey Chris Christie.

    Dans leur précipitation pour prêter à la transition du pouvoir une aura de normalité, les démocrates et les médias ont maintenu un silence studieux au sujet de certains éléments tout à fait saisissants de l’élection.

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  • Le président Obama a dit peut-être plus qu’il n’en avait l’intention quand il a déclaré mercredi que « nous devons nous rappeler que nous sommes en fait tous dans une seule équipe. Il s’agit d’une mêlée intra-muros », autrement dit une mise à l’épreuve impliquant des joueurs de la même école.

    Alors même qu’Obama, Clinton, Sanders et compagnie se prosternent et promettent leur fidélité à Trump, des milliers de jeunes et de travailleurs manifestent à travers le pays contre le président élu. Ces manifestations ne sont qu’un avant-goût pâle et politiquement disparate des luttes de masse de la classe ouvrière qui sont à venir.

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  • Le nouveau président élu des Etats-Unis Donald Trump veut expulser jusqu’à 3 millions d’immigrés clandestins du pays. C’est ce qu’il confirme dans l’extrait d’un entretien télévisé – le premier depuis son élection – à la chaîne CBS, qui doit être diffusé dans la soirée du dimanche 13 novembre. L’entretien ayant été réalisé vendredi, la chaîne CBS a commencé à en diffuser des extraits sur son site : parmi eux, la partie de la conversation qui concerne l’immigration.

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  • Donald Trump s’est également exprimé sur l’un des projets emblématiques de son programme : la construction d’un mur entre les Etats-Unis et le Mexique. À la question de la journaliste : « Comptez-vous vraiment construire un mur à la frontière mexicaine ? », le 45e président des Etats-Unis a répondu « oui »...

    Les réformistes espèrent croire encore que ce n’est pas un président de guerre civile mais déjà, sous Obama, la guerre civile avait commencé...

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  • Barack Obama a jugé que son successeur Donald Trump était un "pragmatique" qui aura du mal à démanteler les accords historiques signés par les Etats-Unis !!!

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  • Pendant sa campagne pour la présidentielle, le candidat républicain n’a pas hésité à lancer des diatribes antichinoises et a menacé d’imposer une taxe de 45% sur les importations chinoises. Il a même qualifiée "d’ennemie" la Chine, dénonçant avant tout la concurrence commerciale de Pékin. Près d’une semaine après son élection, la Chine menace les Etats-Unis de ne plus vendre d’iPhones et de voitures américaines, si Donald Trump s’attaque à l’économie du pays...

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  • La nomination de Stephen Bannon comme stratège en chef et conseiller principal de la Maison Blanche, gage donné par Donald Trump à l’extrême droite qui l’a aidé dans sa quête de la Maison-Blanche, montre s’il en était besoin que les discours rassurants d’Obama sur Trump sont encore du vent réformiste, des espoirs bidon et des tentatives ridicules de camoufler la vraie nature, pourtant évidente, de Trump : celle d’un dirigeant d’extrême droite.

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  • Steve Bannon, le patron du site d’extrême-droite Breitbart, nommé haut conseiller à la Maison Blanche par Donald Trump, remporte une vive adhésion chez les plus extrémistes des mouvements racistes et antisémites.

    Des croix gammées taguées à Brooklyn, une église latino du Maryland maculée d’inscriptions "Whites Only" ("Réservé aux Blancs"), des musulmanes portant le foulard agressées, des lettres de menaces distribuées dans le Massachusetts, un slogan nazi inscrit sur une devanture de Philadelphie... Ces actes ne sont pas isolés. Depuis l’élection de Donald Trump, la violence et l’expression racistes, xénophobes, antisémites et homophobes se sont libérées. Et la nomination de Steve Bannon au poste de haut conseiller à la Maison Blanche a fait sortir du bois les organisations racistes les plus radicales du pays.

    De mardi à vendredi, le Southern Poverty Law Center (SPLC) a recensé plus de 200 actes motivés par la haine d’un groupe humain, les victimes étant des Noirs, des femmes, des membres de la communauté LGBT. Interrogé sur les dérapages et attaques xénophobes constatés depuis sa victoire électorale, Donald Trump a assuré qu’il s’agissait d’un "très petit nombre" de faits. "Il faut que cela s’arrête", a-t-il ajouté.

    Ce choix "ne fait qu’enhardir davantage les franges extrémistes en cette période très tendue", a estimé Oren Segal, directeur de l’organisation Anti-Defamation League (ADL). "Les partisans de la suprématie de la race blanche seront représentés au plus haut niveau de la Maison Blanche de Trump", a dénoncé Adam Jentleson, porte-parole du chef des démocrates du Sénat Harry Reid. "L’extrême-droite raciste et fasciste est représentée au seuil du Bureau ovale. L’Amérique devra être très vigilante", a écrit sur Twitter John Weaver, proche du républicain modéré John Kasich.

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  • « Menace terroriste » et militarisation de la société contre la réémergence de la guerre de classe

    Un (tout) petit exemple : la France et la Belgique

    Non content d’avoir servi de base arrière à ce que la presse internationale qualifie de « menace terroriste », et tout particulièrement aux commandos qui ont semé la mort à Paris le vendredi 13 novembre 2015, où 130 citoyens, « repus » et « satisfaits » de leur petite vie ordinaire d’esclaves soumis et dociles au service du capital, ont participé bien involontairement à une grande « sauterie » djihadiste…

    Non content d’avoir militariser l’ensemble de la société à la suite de cet acte de guerre contre l’Etat national français, dont les armées d’assassins et de mercenaires participent à semer la mort et la désolation aux quatre coins de la planète (Syrie, Iraq, Afghanistan, Libye, Mali, Centrafrique, etc.) au nom de la liberté, de la démocratie, de la justice, des droits de l’homme (bourgeois) et du citoyen, mais en fait plus précisément et véridiquement dans l’intérêt immédiat et historique du profit capitaliste et de la dictature de la valeur…

    Non content d’avoir imposé aux prolétaires, comme à tous les « idiots utiles » de France et de Navarre et d’ailleurs (en d’autres termes aux « reproducteurs de la paix sociale »), le rassemblement citoyen derrière la défense de « nos valeurs » ou du « vivre ensemble » (dont la signification exacte et véritable est la cohabitation « harmonieuse » entre d’un côté les propriétaires des moyens de production, et de l’autre les dépossédés et les damnés de la terre)…

    Non content d’embrigader les exploités dans la défense de la démocratie dans toute sa « splendeur » et sa « plénitude » et son horreur meurtrière, démocratie qui n’est jamais rien d’autre que la négation idéologique et pratique, en acte, de l’antagonisme de classe et donc l’affirmation toujours plus terroriste de la dictature capitaliste…

    Non content d’avoir mobilisé des foules d’esclaves salariés derrière le petit drapeau (torchon) national, en appelant ainsi à l’unité et à l’union sacrée en soutien à la nation et à « la patrie en danger » face au « danger islamiste », « danger » ainsi étiqueté aujourd’hui, alors que demain, le même scénario justifiera la lutte à outrance contre le « danger communiste » ou contre « l’anarchie », contre l’insurrection armée prolétarienne, contre la subversion totale qui bouleversera jusqu’à ses fondements l’entièreté de cette société d’exploitation et d’aliénation, de guerres et de morts, de sacrifices et de misère…

    Non content d’avoir participé au développement de la dite « campagne antiterroriste » qui est censée obtenir le soutien inconditionnel et galvanisé « du peuple », c’est-à-dire des citoyens atomisés, apeurés, effrayés, tétanisés, terrorisés, moins par les attentats en soi que par la propagande « sécuritaire » qui se manifeste et se matérialise par la présence de patrouilles de centaines de flics et de militaires surarmés dans les rues et les quartiers, par le survol en permanence de la ville par des hélicoptères, par le défilé incessant de véhicules de police sirènes hurlantes, créant ainsi un climat social et sociétal toujours plus anxiogène…

    Non content tout cela et bien d’autres choses encore, l’Etat national belge, son gouvernement, sa bourgeoisie, ses appareils centraux de répression, de propagande, de contrôle social, etc. n’ont certainement pas accueilli sans un soupçon de satisfaction, ou à tout le moins sans un certain soulagement, les attentats meurtriers qui ont frappé Bruxelles le 22 mars 2016, comme d’une certaine façon une réplique « nécessaire » et « inévitable » aux attentats de Paris. Il faut dire qu’en termes de politiques internationales meurtrières et assassines, la Belgique et son armée n’est historiquement pas plus en reste que la France ou d’autres puissances européennes…

    Finalement, les attentats de Bruxelles ont sonné comme une justification de tout l’arsenal militaro-policier déployé depuis plusieurs mois en Belgique pour faire rentrer dans les rangs serrés de la paix sociale, non pas les djihadistes et leur « menace terroriste », qui à leur façon et à un certain niveau d’abstraction participent de la société du spectacle permanent et de l’ordre bourgeois, mais bien le « commun des mortels » de la population, c’est-à-dire les prolétaires toujours susceptibles à un moment donné de mettre en avant leurs propres intérêts de classe dans un climat d’attaques permanentes contre leurs conditions de travail et d’existence…

    Les 32 morts et plus de 300 blessés de Bruxelles, pour la plupart des « vacanciers » au départ de l’aéroport national à destination de plages somptueuses censées les éloigner pour un temps des contradictions et des tumultes de la présente société, ainsi que des travailleurs qui circulaient en métro au niveau d’une station située à deux pas du quartier général des divers dispositifs politiques transnationaux tels que la Commission européenne et son parlement, bref toutes ces victimes font participer pour une fois la population locale à la quotidienneté de ce que vivent journellement nos frères et sœurs de classe sous d’autres latitudes, et cela habituellement dans l’indifférence généralisé des populations européennes « repues » et « satisfaites ». Et pendant quelques heures, nous nous sommes sentis plus proches, Paris et Bruxelles sont devenus Damas, Alep, Bagdad, Kaboul, Kunduz ou Aden, écrasés par la quotidienneté des bombes, de la terreur, de l’angoisse, des larmes, du sang, des morts, ad nauseam…

    Aujourd’hui en effet, ce ne sont plus simplement les « gens d’armes » de l’Etat, ses mercenaires ou ses dirigeants qui sont visés ou susceptibles de l’être mais bien et aussi ses « gens ordinaires », ses « citoyens lambda » (comme disent les medias), qui se croient à l’abri des contradictions meurtrières qui ensanglantent ce monde sans pitié pour l’espèce humaine. Aujourd’hui, il n’est plus question de se « faire une terrasse » ou d’aller tranquillement au concert (comme les bourgeois étaient encore les seuls à le faire au début du siècle dernier) et s’imaginer un seul instant échapper aux horreurs qui se passent tous les jours aux quatre coins de cette planète : guerres, bombardements, famines, malnutrition, maladies, tortures, pollution, destruction de l’écosystème, etc. Comme disait l’autre : « On fait soit partie du problème soit de sa solution, entre les deux il n’y a rien ! » Ou pour être plus dialectiques, disons que si nous sommes à la fois le problème et la solution, le passage de l’un à l’autre s’effectue par la négation violente et active de l’état des choses actuel, et donc par l’émergence consciente et volontaire de l’état des choses futur…

    A contrario de ce qui s’est passé à New York et Washington en 2001, à Londres en 2005, à Paris (deux fois !) en 2015 ou à Bruxelles en 2016, où les prolétaires soumis à outrance à l’idéologie « citoyenniste » ont marché au pas selon le tempo donné par leur propre bourgeoisie, la façon dont d’importants secteurs du prolétariat en Espagne ont réagi après les attentats de Madrid le 11 mars 2004 doit interpeller notre classe en plein désarroi programmatique. Rappelons-nous les faits : après que des bombes aient explosées dans des trains de banlieue au petit matin faisant 200 morts, tous des travailleurs se rendant au chagrin, des milliers de prolétaires sont descendus dans les rues en affichant leur mépris pour « les terroristes » mais aussi et surtout en dénonçant la politique de leur propre gouvernement et l’implication de leur propre armée dans la guerre en Irak. « Ce sont vos guerres, ce sont nos morts ! », telle fut la consigne principale de ce mouvement qui retourna sa haine « des terroristes » vers sa propre bourgeoisie… avec pour conséquence pour le gouvernement espagnol de devoir retirer ses troupes d’Irak afin de désamorcer la contestation au niveau local.

    De tout cela, nous pouvons et devons conclure et mettre en avant que la seule façon dont les prolétaires peuvent s’en sortir vivants de toute « cette haine », de toute « cette folie », c’est surtout de ne pas collaborer avec sa propre bourgeoisie, son propre gouvernement, ses propres mesures répressives antiterroristes.

    Ce ne sont pas les militaires surarmés patrouillant dans les rues qui nous protégeront en aucune manière « des terroristes ». Nous ne pouvons et ne devons compter que sur nous-mêmes et nos propres capacités à renverser ce monde et ses contradictions internes (ô combien meurtrières !), à le révolutionner de fond en comble…

    Tridni Vlaka

    Guerre de classe

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  • L’Amérique n’a pas attendu Trump pour s’attaquer aux migrants !!! Donald Trump a dit vouloir expulser 2 à 3 millions de clandestins ayant un casier judiciaire. Il est dans la lignée de Barack Obama qui a rejeté 2,5 millions de personnes.

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  • Du "monstre" à "Monsieur le président-élu" : les démocrates se mettent à plat ventre devant Trump !!!

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  • Le caractère d’extrême droite de la nouvelle administration américaine est devenu encore plus clair dimanche lorsque le président élu Donald Trump, lors d’une entrevue au programme de nouvelles « 60 Minutes » a déclaré qu’il avait l’intention d’emprisonner et de déporter 2 à 3 millions d’immigrants.

    Cela faisait suite à la nomination plus tôt dans la journée des deux premiers membres de son administration – le président du parti républicain Reince Priebus comme secrétaire général de la Maison-Blanche et, comme premier conseiller et chef de la stratégie, Steve Bannon, le directeur de campagne de Donald Trump et directeur du site d’informations Breitbart News.

    Les nominations de Trump et son agitation provocatrice contre les immigrants démontrent clairement, en dépit du fait qu’il aura perdu le vote populaire par plus de 2 millions de voix lorsque tous les votes seront comptés, qu’il a l’intention d’aller de l’avant avec le programme présidentiel le plus à droite de l’histoire des États-Unis.

    La prosternation des dirigeants démocrates, du président Barack Obama à la candidate défaite Hillary Clinton, Bernie Sanders et Elizabeth Warren, aussi bien que la vague d’appuis des éditorialistes anti-Trump comme Thomas Friedman, Nicholas Kristof et Paul Krugman du New York Times, n’ont que rassuré Trump qu’il n’avait rien à craindre de ces sections et l’ont encouragé à aller de l’avant avec son programme autoritaire.

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  • Après la nominations des conservateurs Stephen Bannon et Reince Priebus à des postes clés de son administration, le président élu des Etats-Unis Donald Trump confirme sa ligne droitière. Ce vendredi, il a confié le ministère de la Justice à Jeff Sessions, fervent partisan de l’édification d’un mur entre les Etats-Unis et le Mexique. Le futur locataire de la Maison Blanche a offert le poste de conseiller à la sécurité nationale au général Flynn qui fait de la lutte contre l’islam radical une priorité et à Mike Pompeo la direction de la CIA.

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  • Depuis que Donald Trump a remporté l’élection présidentielle de 2016 il y a une semaine et demie, les démocrates les plus en vue se sont précipités à une vitesse extraordinaire pour adopter le président-élu. Les mêmes individus qui avant le 8 novembre dénonçaient Trump comme une menace existentielle pour le pays et le monde s’engagent maintenant à travailler et à collaborer avec lui.

    Que s’est-il passé dans les dix jours depuis l’élection ? Tout d’abord, il y a eu les déclarations conciliantes du président Barack Obama et de la rivale de Trump dans l’élection, Hillary Clinton. Obama a déclaré le jour après le vote que sa « priorité numéro un » était de veiller à ce que Trump « réussisse ». Cela a été suivi par des excuses du New York Times, le principal journal national aux Etats-Unis et un fervent promoteur de la campagne de Clinton, pour sa couverture de l’élection.

    Les démocrates dits « de gauche », dont les sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren, se sont pressés pour dire qu’ils allaient « travailler avec » Trump sur les éléments de base de son programme, de même que les hauts dirigeants syndicaux comme le président de l’AFL-CIO Richard Trumka et le président de l’UAW Dennis Williams. Cette semaine, le vice-président Joseph Biden a fait son éloge après une réunion avec le vice-président élu Mike Pence, affirmant que le poste serait « entre de bonnes mains » dès le « premier jour » du nouveau gouvernement.

    Tout au long de ce processus, le programme d’extrême droite du nouveau gouvernement, incarné par le choix par Trump de Stephen Bannon, un raciste et fasciste, comme stratège en chef, a été ignoré ou minimisé. Il en est de même concernant le fait que Trump a probablement perdu le vote populaire par deux millions de voix, ce qui est accueilli comme un fait incommode par les démocrates et les médias dans le cadre de l’effort pour assurer la stabilité du nouveau gouvernement.

    Mis à part la veulerie qui caractérise depuis longtemps le Parti démocrate, une logique politique bien définie est en marche. Tandis que la campagne électorale exprimait des conflits vifs entre factions au sein de la classe dirigeante, son résultat a ouvert la voie à une réorientation de la politique de classe, dans une direction férocement nationaliste.

    Le plus révélateur est la réaction des démocrates au Congrès face au nouveau pouvoir à Washington. Ce tournant est dirigé par les démocrates du Sénat, qui ont élu un nouveau chef mercredi, Charles Schumer, pour remplacer le retraité Harry Reid du Nevada.

    En tant que sénateur de l’État de New York, Schumer est un fervent défenseur des intérêts de Wall Street. Mais il est également associé à une position antichinoise plus agressive dans la politique économique et commerciale. Année après année, il porta avec le va-t-en guerre républicain Lindsey Graham de Caroline du Sud des lois exigeant que le gouvernement américain force la Chine à revaloriser sa monnaie vers le haut avec la menace de tarifs douaniers punitifs sur les importations chinoises.

    L’apôtre le plus véhément de cette politique est le président-élu Trump, qui a déclaré qu’il émettrait un ordre exécutif qualifiant la Chine de « manipulateur de monnaie » et imposerait des taxes pouvant aller jusqu’à 45 pour cent pour obliger Pékin à revaloriser. Trump et Schumer se connaissent depuis des décennies, et Trump a contribué aux campagnes de Schumer à la Chambre des représentants et au Sénat.

    Le New York Times, qui soutient en général la campagne pro-Trump des démocrates, a titré son article de une de jeudi, « La Stratégie surprenante des sénateurs démocrates : Essayer de s’aligner sur Trump ». L’article a indiqué que les démocrates du Congrès « mettent au point un programme pour s’accomoder de nombreuses propositions du président élu Donald J. Trump qui l’ont mis en désaccord avec son propre parti ».

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  • L’affirmation des démocrates qu’ils vont « travailler avec » Trump sur certaines questions tout en s’opposant à lui sur les autres est une fiction politique. Une politique économique nationaliste s’accompagnera inévitablement d’une utilisation agressive de la force militaire à l’étranger. Cela a été signalé jeudi soir par l’annonce que Trump va nommer le général à la retraite Michael Flynn, un va-t-en-guerre juré, comme son conseiller de sécurité nationale.

    De plus, dans la mesure où la classe dirigeante essaie de stimuler la croissance économique par des mesures nationalistes, celle-ci s’appuiera sur une intensification de l’exploitation de la classe ouvrière aux Etats-Unis. Le recours à Trump indique que l’élite dirigeante se prépare à utiliser des méthodes de gouvernement plus autoritaires et la violence de l’État policier pour faire face à la montée de l’opposition sociale.

    Alors que l’élection de Trump marque un changement significatif dans les méthodes politiques de la classe dirigeante, ses politiques se conforment à une trajectoire qui s’étire sur des décennies.

    Il n’y a aucune faction dans l’élite dirigeante américaine ou ses deux partis politiques en faveur d’une véritable lutte contre le régime d’extrême droite, autoritaire et militariste qui se dessine à Washington. Le nouveau gouvernement de Trump est porteur d’une crise énorme, élu avec les voix de moins d’un quart de la population, sans mandat populaire pour les politiques férocement réactionnaires qu’il déclenchera.

    La lutte contre Trump ne peut être menée par l’intermédiaire d’aucune faction du Parti démocrate discrédité ni aucune des institutions de l’État capitaliste. Elle nécessite la mobilisation politique indépendante de la classe ouvrière à travers la construction de son propre parti, en s’appuyant sur un programme socialiste et internationaliste.

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  • Trump s’est entouré de faucons et de vrais c...

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  • Le Parti démocrate et les médias font tout leur possible pour banaliser le transfert du pouvoir politique à Donald Trump, même si ses choix de conseillers initiaux confirment le caractère extrême et historiquement sans précédent du gouvernement qu’il dirigera.

    Pour le procureur général, Trump a fait appel au sénateur de l’Alabama Jeff Sessions, longtemps connu pour son opposition aux droits civils et son soutien aux formes les plus invasives d’espionnage de la part du gouvernement, au-delà même de celles soutenues par les agences de renseignement. Il a appelé à une expansion de la militarisation de la police et a dénoncé férocement les immigrés, déclarant que « presque aucune personne de la République dominicaine » ne vient aux États-Unis avec « une compétence prouvable qui nous serait bénéfique ».

    Pour le poste de directeur de la CIA, Trump propose le représentant (député) Mike Pompeo, un autre défenseur des programmes d’espionnage anticonstitutionnels, qui a dit plus tôt cette année que le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden devrait être poursuivi, jugé coupable et exécuté.

    En tant que conseiller à la sécurité nationale, Trump a choisi le général à la retraite Michael Flynn, un fanatique anti-Islam qui soutient la suppression des restrictions de la torture pourtant assez symboliques, disant qu’il « laisserait autant d’options possibles sur la table jusqu’au dernier moment possible ».

    D’autres choix suivront un modèle similaire. Le principal candidat au poste de secrétaire (ministre) de la Défense est le général de marine à la retraite, James Mattis, qui mena l’assaut brutal contre Falloujah en Irak en 2004 et, de triste mémoire, une année plus tard, que « c’est amusant de tirer sur des gens ».

    Plus important, pourtant, il y a le rôle central du nouveau « stratège en chef » de Trump, Stephen Bannon, l’ancien chef de Breitbart News, qui a été salué par les organisations nationalistes blanches qui entourent l’alt-right [autre droite] (qui ont aussi applaudi la sélection par Trump du sénateur Jeff Sessions comme procureur général).

    Bannon jouera un rôle central dans l’élaboration du programme politique global de la nouvelle administration. Dans un entretien publié vendredi par Hollywood Reporter, Bannon décrit une politique de nationalisme économique et politique, avec des connotations fascistes.

    « Je ne suis pas un nationaliste blanc », déclare Bannon, « je suis nationaliste. Je suis un nationaliste économique ». Il dénonce les « globalistes »- un terme populaire dans l’alt-right pour se référer à quiconque ne soutient pas les restrictions sur le commerce et le mouvement des peuples - pour avoir « abandonné la classe ouvrière américaine et créé une classe moyenne en Asie ».

    L’objectif de Bannon, dit-il, est de « construire un mouvement politique entièrement nouveau » s’appuyant sur cette politique économique nationaliste combinée à des dépenses d’infrastructure alimentées par la dette. Il déclare : « Avec les taux d’intérêt négatifs à travers le monde, c’est la plus grande occasion de reconstruire tout [...] Nous allons juste tenter des choses et voir si ça colle. Ce sera aussi excitant que les années 1930, plus grand que la révolution de Reagan, les conservateurs, et les populistes, dans un mouvement nationaliste économique ».

    C’est un type de langage qui n’a jamais été entendu au sommet de la puissance américaine. Alors que Trump, Bannon et d’autres cherchent à diffuser leur programme dans un langage populiste, exploitant l’hostilité généralisée envers le Parti démocrate et la politique fondée sur l’identité des sections privilégiées de la classe moyenne supérieure, le programme du nationalisme économique est un programme de guerre de classe brutale.

    Au plan national, cela signifie la suppression de toute lutte de classe dans l’intérêt de la « nation » et de la « sécurité nationale ». Au niveau international, cela signifie recourir à la guerre pour détourner les tensions sociales internes et subordonner les principaux concurrents des états-unis en Europe et en Asie aux intérêts de la classe dirigeante américaine. La nouvelle administration sera dominée par l’appareil militaro-policier-secret, agissant comme l’instrument violent de Wall Street et de l’aristocratie financière.

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  • Non moins importante que le caractère du gouvernement Trump entrant, il y a la réaction du Parti démocrate. Avec une rapidité extraordinaire - en seulement deux semaines - les démocrates sont passés d’avertissements hystériques selon lesquels une victoire de Trump serait une catastrophe pour le pays à l’assurance qu’ils soutiendront l’administration entrante et travailleront avec elle sur des éléments clés de sa politique.

    Les premiers choix de Trump pour ses conseillers ont coïncidé avec l’élection de Charles Schumer au poste de chef démocrate de la minorité sénatoriale. De tous les démocrates au Sénat, Schumer est peut-être le plus proche de Wall Street et le plus fervent défenseur des mesures de guerre commerciale, en particulier contre la Chine.

    Schumer a promu le sénateur du Vermont Bernie Sanders à un rôle dirigeant au Sénat. Pendant la campagne électorale présidentielle, Sanders a travaillé pour canaliser le sentiment d’opposition d’un caractère de gauche et anti-capitaliste derrière Hillary Clinton, la candidate de la guerre et de Wall Street. Comme l’a constaté le World Socialist Web Site, son programme économique nationaliste était très proche de celui de Donald Trump.

    Dans les entretiens du week-end, Schumer et Sanders ont déclaré qu’ils espéraient que Trump « travaillerait avec nous » sur des questions de « commerce » et « d’infrastructure ». Sanders a déclaré que les Américains « en ont marre de voir leurs emplois aller en Chine et dans d’autres pays à faible revenu ».

    Les démocrates proposent une alliance avec Trump sur des propositions économiques qui sont dirigées par le stratège fasciste de Trump, Bannon.

    Les élections présidentielles américaines se caractérisent par toutes sortes de mensonges, de dénigrements et de rhétoriques, tout cela sert à dissimuler des affrontements sur diverses divisions tactiques et différends au sein de l’élite dirigeante. C’est ainsi que se forge en fin de compte la politique et la trajectoire de la classe dirigeante.

    La période à venir sera faite de grands chocs et de bouleversements politiques. Les politiques économiques de Trump, financées par des niveaux d’endettement de plus en plus élevés, combinés à des réductions d’impôt massifs pour les riches et à des compressions dans les programmes sociaux, engendreront un chaos économique et des conflits de classes. Ils ne résoudront pas les contradictions insolubles du capitalisme américain et mondial.

    En outre, alors que Trump pouvait bien exploiter les griefs sociaux pendant la campagne électorale et a bénéficié de l’effondrement de la participation électorale pour Clinton, le programme qu’il envisage de mettre en œuvre n’a pas de soutien de masse.

    En préparant les luttes à venir, la tâche politique fondamentale est l’organisation et la mobilisation de la classe ouvrière en tant que force politique indépendante. Cela nécessite une rupture complète et décisive d’avec le Parti démocrate et toutes les organisations qui opèrent dans son orbite. Ce n’est que de cette manière que la classe ouvrière peut faire avancer une opposition socialiste, internationaliste et révolutionnaire au nationalisme économique, à l’autoritarisme et au militarisme d’un gouvernement Trump.

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  • Lors d’un rassemblement à Cincinnati, dans l’Ohio, jeudi soir, le président nouvellement élu des États-Unis, Donald Trump, a présenté le programme de droite ultra-nationaliste de « l’Amérique d’abord » de son futur gouvernement.

    Le discours de Cincinnati était différent de tous les discours prononcés par un président ou un président venant d’être élu dans l’histoire américaine. C’était une combinaison de contradictions flagrantes, d’exagérations, d’hyperboles sauvages, de démagogie vide et d’autocongratulation où il se présente comme l’homme qui réglera tous les problèmes auxquels le pays est confronté. Il a combiné des menaces contre des ennemis politiques avec des promesses de travailler avec tout le monde et n’importe qui pour surmonter les blocages partisans et restaurer les emplois américains.

    Tout en se fondant sur une rhétorique autour de la protection de « l’ouvrier américain », les propositions politiques de Trump étaient centrées sur des réductions d’impôts massives pour les sociétés et sur la déréglementation, combinées à l’augmentation de la taille des forces armées, à l’élargissement des pouvoirs de la police et à la réduction radicale de l’immigration. Pendant le rassemblement Trump a également annoncé que son choix pour le secrétaire de la Défense est James « Mad Dog » Mattis, un général à la retraite.

    Les remarques de Trump étaient clairement formulées et probablement écrites par le stratège en chef de Trump, Stephen Bannon, l’ancien chef de Breitbart News qui a des liens avec des organisations fascistes. Bannon a appelé à la formation d’un nouveau « mouvement » – un terme que Trump a martelé tout au long de ses remarques – s’appuyant sur le nationalisme économique et l’opposition aux « globalistes ».

    Un thème majeur était la nécessité d’« unifier » la nation en opposition aux politiciens de Washington qui auraient subordonné les « intérêts américains » aux puissances étrangères. « Il y a beaucoup de discussions sur la façon dont nous devenons un monde globalisé », a déclaré Trump, « mais les relations que les gens apprécient dans ce pays sont locales… Il n’y a pas d’hymne mondial, pas de monnaie mondiale, pas de certificat de citoyenneté mondiale. Nous nous engageons à l’allégeance à un drapeau, et c’est le drapeau américain ».

    « Dorénavant, ce sera l’Amérique d’abord », a-t-il ajouté. « Nous allons mettre nous-même d’abord… Notre objectif est de renforcer les liens entre les citoyens, de rétablir notre sentiment d’appartenance à une communauté nationale partagée ».

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  • L’élection de Trump est suivie d’agressions fascistes...

    Deux femmes, dont une policière, ont été agressées lors de deux incidents distincts à New York parce qu’elles étaient musulmanes, et des croix gammées sont apparues dans le métro, derniers exemples en date d’actes racistes en hausse depuis la victoire de Donald Trump à la présidentielle.

    Samedi, au sud-ouest du quartier de Brooklyn, l’officier de police Aml Elsokary, qui n’était pas en service, a été apostrophée par un homme qui l’a menacée de lui couper la gorge et l’a traitée de "pute d’ISIS", l’une des appellations du groupe jihadiste Etat islamique.

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  • L’équipe de transition du président nouvellement élu, Donald Trump, a annoncé mercredi qu’elle nommera le général à la retraite John Kelly à la tête du ministère de la Sécurité intérieure (DHS, Department of Homeland Security). Kelly est le troisième ancien général prévu pour une position ministérielle importante. Son choix suit celui de James Mattis comme secrétaire à la défense et de Michael Flynn comme conseiller à la sécurité nationale.

    L’importance sans précédent des militaires dans le nouveau cabinet est un signe du fait que la classe dirigeante américaine se prépare à la guerre à l’étranger et à la répression à l’intérieur.

    Kelly est un vétéran de 40 ans de service au Corps des Marines dont la carrière et la personnalité incarnent la culture politique américaine brutale et profondément réactionnaire dans une période de guerre permanente. Dans un discours prononcé en 2014 sur les guerres en cours, Kelly a déclaré : « Si vous pensez que cette guerre contre notre mode de vie est terminée parce que certains faiseurs d’opinion autoproclamés et intellos sont las de la guerre parce qu’ils veulent sortir de l’Irak ou de l’Afghanistan, vous vous trompez. Cet ennemi est dévoué à nous détruire. Il nous combattra pendant des générations, et le conflit traversera différentes phases comme il l’a fait depuis le 11 septembre ».

    Le Département de la sécurité intérieure est une bureaucratie massive en charge de la violence et de la répression de l’État. Son nouveau directeur dirigera 240 000 employés comprenant une armée de gardes-frontières, de policiers, de détectives, d’enquêteurs, d’officiers des services d’immigration, d’avocats et de juges qui capturent, traitent et déportent chaque année des centaines de milliers de travailleurs sans papiers.

    Créé dans la foulée des attentats du 11 septembre, le DHS a servi à expérimenter les techniques pour un état policier. Il a été fondé un an avant le Commandement du Nord (NORTHCOM) et les deux institutions semi-parallèles visent à préparer les forces armées et la police à des activités militaires à l’intérieur des États-Unis.

    Kelly sera le premier général à diriger le DHS. Avec une longue histoire à la tête des forces militaires américaines en Amérique du Sud, il combinera la « sécurité à la frontière » avec la participation accrue de l’impérialisme américain dans tout l’hémisphère occidental.

    Les discours de Kelly sont remplis d’attaques contre les « intellos » et « tous ceux qui doutent des intentions de l’Amérique ». Il s’insurge contre la « bureaucratie » de Washington et les jeunes « matérialistes » qui « ne peuvent comprendre le prix payé pour qu’eux et leurs familles puissent dormir en sécurité et libres la nuit ».

    Kelly est un défenseur ouvert de la torture qui s’est prononcé contre la fermeture de la prison de Guantánamo à Cuba. Il a déclaré au Sénat américain en 2015 que « les seules personnes qui ne sont pas traitées humainement ou dont les droits de l’homme ne sont pas protégés [à Guantánamo] sont les gardiens » et que les prisonniers ont « probablement de meilleurs soins de santé là-bas que les anciens combattants de notre pays ».

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  • Les anciens généraux du cabinet ministériel de Trump rejoindront les dirigeants d’entreprises et les personnalités d’extrême droite qui ont été sélectionnés pour chaque poste ministériel. Lundi, les médias ont rapporté que Trump sélectionnait le procureur général de l’Oklahoma, Scott Pruitt, pour diriger l’Agence pour la protection de l’environnement. Pruitt, un proche allié de l’industrie pétrolière et un sceptique du changement climatique, a déclaré la guerre à pratiquement toutes les réglementations environnementales.

    Le caractère extrême du nouveau gouvernement rend d’autant plus flagrant les efforts du Parti démocrate et du gouvernement Obama pour minimiser et dissimuler les dangers qu’il représente.

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  • Le choix par Donald Trump du PDG d’ExxonMobil, Rex Tillerson, comme candidat au poste de secrétaire d’État est une étape politique clé. Pour la première fois de l’histoire des États-Unis, un patron d’entreprise – et pas n’importe quel chef d’entreprise, mais le PDG de l’une des sociétés les plus importantes et les plus profitables au monde – est appelé à diriger la politique étrangère du gouvernement américain. Rien ne pourrait mieux définir l’objectif central du gouvernement Trump : accroître les bénéfices et la richesse de la ploutocratie américaine.

    Le secrétaire d’État Tillerson jouerait un rôle crucial dans de nombreux domaines où il est question de profits énormes pour ExxonMobil :

    * L’oléoduc Keystone qui relierait les sables bitumeux au Canada aux raffineries américaines en permettant ainsi à Imperial Oil of Calgary (détenu majoritairement par Exxon) d’accéder au marché mondial.

    * En Irak où Exxon a conclu des contrats lucratifs avec le gouvernement régional kurde pour l’exploitation de champs pétroliers dans la partie nord du pays au mépris de l’opposition du gouvernement central à Bagdad qui est appuyé par les États-Unis.

    * Au Venezuela, qui est traîné devant les tribunaux internationaux par ExxonMobil pour des procès où il réclame plusieurs milliards de dollars.

    * au Golfe persique, où ExxonMobil développe certains de ses plus importants projets, notamment en Arabie saoudite et au Qatar.

    * Au Mexique qui, sous les fortes pressions du gouvernement américain, vient tout juste d’ouvrir son énorme industrie pétrolière aux investissements étrangers, ExxonMobil est un acteur incontournable.

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  • Donald Trump enregistre la plus faible cote de popularité depuis des décennies pour un président élu, selon des sondages.

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  • Lundi, lors d’un long entretien avec le Times de Londres et le tabloïd allemand Bild, le président élu des États-Unis Donald Trump a remis en cause des pierres angulaires de l’ordre européen d’après-guerre.

    Trump, qui assume la présidence vendredi, a fait de nombreuses déclarations contradictoires. Mais dans l’ensemble, il n’a laissé aucun doute qu’il était favorable à la dissolution de l’Union européenne, doutait de l’avenir de l’OTAN et considérait l’Europe, et surtout l’Allemagne, comme une rivale économique des États-Unis.

    « M. Trump ne se sent pas contraint par l’idéologie ou l’histoire », a écrit le Times à propos de l’entrevue. Selon Bild, « On ne peut dire qu’une chose avec certitude : rien n’est sûr avec lui. Pas de règle politique, pas de coutume diplomatique, pas de certitude inviolable ».

    Entre autre, Trump a dit que la décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne « finira par être une chose excellente ». Il a clairement indiqué que son rapprochement avec le Londres était motivé avant tout par son opposition à l’Union européenne et visait en particulier à contrer les défis économique ou politique posés aux États-Unis par l’Allemagne.

    « Voyez l’Union européenne, c’est l’Allemagne », a-t-il dit. « Au fond, c’est un véhicule pour l’Allemagne. C’est pourquoi je trouve ça si intelligent de la part du Royaume-Uni de sortir ... ».

    A la question de savoir s’il agirait rapidement pour conclure un nouvel accord commercial avec le Royaume-Uni, il a répondu : « Absolument, très rapidement. Je suis un grand fan du Royaume-Uni. Nous allons travailler très dur pour le faire rapidement et bien. C’est bon pour les deux côtés ».

    Il a ajouté que lui et la première ministre britannique, Theresa May, « aurons une réunion juste après mon installation à la Maison Blanche ».

    Par contre, il menace ouvertement l’Allemagne de guerre commerciale. Il a menacé d’imposer des droits d’importation de 35 pour cent au constructeur automobile allemand BMW s’il n’abandonnait pas son projet de construire une usine au Mexique. Trump a constaté que sur la Cinquième Avenue à New York, il y a de nombreuses Mercedes-Benz, mais qu’en Allemagne, il y a peu de Chevrolets. « Le fait est que vous étiez très injuste envers les États-Unis. Il n’y a pas de réciprocité », a-t-il dit.

    Par conséquent, selon lui, les États-Unis perdaient près de 800 milliards de dollars par an dans le commerce. « Je veux que ce soit juste, il faut de la réciprocité », a-t-il dit, « alors ça va s’arrêter ».

    Trump a déclaré que l’UE était destinée à se désintégrer. La sortie de la Grande-Bretagne, qu’il attribuait à l’afflux de réfugiés, n’était que le début : « Je crois que d’autres partiront. Je pense que la maintenir ensemble ne sera pas aussi facile que beaucoup de gens pensent. "

    Tout en exprimant son respect pour la chancelière allemande Angela Merkel, en déclarant que « Je la rencontrerai. Je la respecte et je l’aime bien », il l’a accusée d’avoir commis « une erreur très catastrophique » en permettant à un million de réfugiés d’entrer dans son pays.

    Trump s’est solidarisé avec le Parti de l’indépendance britannique (UKIP) et tacitement avec d’autres partis de la droite xénophobe, en partie pour justifier ses propres politiques anti-immigrés. « Les gens ne veulent pas que d’autres personnes entrent et détruisent leur pays », a-t-il dit, « et vous savez que dans ce pays nous irons très fort sur les frontières dès le jour où j’arriverai ».

    Sur la Russie, non seulement Trump a suggéré d’assouplir les sanctions « si on peut faire de bons accords » sur le désarmement nucléaire, mais il a placé le chancelière, une alliée des Etats-Unis de longue date, à égalité avec le président russe Vladimir Poutine, en brandissant la menace d’une rupture des relations avec les deux. « Eh bien », déclara-t-il, « je commence par faire confiance aux deux, mais voyons combien de temps cela durera. Ça pourrait ne pas durer longtemps du tout ».

    Ensuite, Trump a qualifié l’OTAN d’« obsolète », en partie parce que l’OTAN « ne s’occupe pas de la terreur », mais aussi parce que les puissances européennes « ne paient pas ce qu’elles sont censées payer, ce qui est très injuste envers les États-Unis ». Il a cherché à adoucir cette remarque en déclarant pour la forme que les États-Unis défendaient toujours l’Europe : « Cela dit, l’OTAN est très important pour moi ».

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  • Avec Trump, tout ce que trouve à faire le capitalisme américain, c’est s’allier avec la Grande Bretagne contre l’Europe, donc à diviser le camp dit occidental. Plus rapide sera la chute générale !!!

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  • Juste avant Noël, Donald Trump avait ravivé le spectre d’une course aux armements en prévenant que les États-Unis répondraient à tout accroissement de l’arsenal nucléaire d’une autre puissance, sans citer la Russie ou la Chine.

    Sujet d’inquiétude récurrent pour les Européens au moment où la Russie fait jouer ses muscles, le milliardaire a réitéré ses critiques contre l’OTAN « obsolète », reprochant à ses États membres de ne pas payer leur part de la défense commune et de se reposer sur les États-Unis.

    « J’ai dit il y a longtemps que l’OTAN avait des problèmes. En premier lieu qu’elle était obsolète parce qu’elle a été conçue il y a des années et des années » et « parce qu’elle ne s’est pas occupée du terrorisme. (...) En deuxième lieu, les pays (membres) ne payent pas ce qu’ils devraient », a estimé M. Trump.

    Peu d’États de l’Alliance atlantique atteignent le niveau de 2% de leur produit intérieur brut pour les dépenses militaires, l’objectif que s’est fixé l’OTAN en 2014.

    Durant sa campagne présidentielle, M. Trump avait déjà tenu des propos similaires, paraissant remettre en cause l’obligation de solidarité entre pays membres de l’OTAN en cas d’agression s’ils ne contribuaient pas plus aux dépenses.

    Les États-Unis portent environ 70% des dépenses militaires de l’OTAN.

    La chancelière allemande Angela Merkel, qui a critiqué plusieurs fois Donald Trump publiquement, a également pris une salve du futur président américain, qui a malgré tout dit avoir « beaucoup de respect » pour elle.

    « Je pense qu’elle a fait une erreur catastrophique et que c’était de prendre tous ces migrants illégaux », a lâché M. Trump.

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  • L’inauguration de Donald Trump en tant que président des Etats-Unis présage une déterioration sans précédent dans la période d’après-guerre entre les Etats-Unis et l’Europe, et avant tout entre les Etats-Unis et l’Allemagne.

    Avant la cérémonie aujourd’hui, Trump a accordé une entrevue au Sunday Times britannique et au journal allemand Bild. C’était une salve tirée contre les institutions qui ont fondé l’ordre d’après-guerre en Europe.

    Trump a applaudi la sortie britannique de l’Union européenne, en traitant l’UE d’outil de la domination allemande et en prédisant que « d’autres partiront. ... Quand même, on a formé l’UE, en partie, pour battre les Etats-Unis dans le commerce, d’accord ? Donc moi je ne m’inquiète pas trop si c’est ensemble ou séparément, pour moi c’est égal ».

    Il a menacé l’industrie automobile allemande de sanctions et attaqué la chancelière Angela Merkel, dont la politique sur les réfugiés aurait déstabilisé l’Europe selon lui. Il a aussi critiqué les sanctions contre la Russie, déclarant qu’il considérait que l’OTAN est « obsolète ».

    C’est la première fois qu’un président américain se fixe ouvertement comme but la dissolution de l’UE. Trump n’a laissé aucun doute qu’il voulait inciter le Royaume-Uni contre l’Allemagne, et il s’est solidarisé avec le UK Independence Party et d’autres partis antieuropéens d’extrême-droite.

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  • Le nouveau président s’est inscrit vendredi dans la continuité de sa campagne, en dressant un tableau sombre de son pays et en annonçant une politique protectionniste.

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  • Près de 500 000 personnes, de tous âges, de toutes origines, venues de tout le pays, ont convergé dans le centre de la capitale fédérale, noyant les rues sous une marée de Pussy hats, ces bonnets roses devenus le signe de ralliement de la méfiance anti-Trump, en référence à ses propos orduriers sur les femmes (« Grab them by the pussy », « Attrape-les par la chatte »).

    Le nombre de manifestants, largement supérieur aux 200 000 participants attendus, a rendu difficiles la mise en branle d’un cortège et la marche prévue à l’origine jusqu’à la Maison Blanche. Des scènes identiques se sont déroulées dans de nombreuses villes du pays, ainsi qu’à l’étranger, réunissant au total plusieurs millions de personnes, selon la presse.

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  • Michael Roberts explique pourquoi le marché boursier étatsunien continue de bondir et atteint un niveau record : « Une partie du plan Trump (encore une fois, s’il le réalise) consiste à réduire le taux d’imposition des entreprises qui détiennent d’énormes réserves de trésorerie à l’étranger, si elles ramènent ces fonds dans le pays. Contrairement à d’autres pays développés, les États-Unis imposent le revenu mondial des sociétés, mais en même temps permettent de différer le paiement de l’impôt sur les bénéfices jusqu’à ce que ces derniers soient rapatriés. En conséquence, les entreprises étatsuniennes ont évité les impôts en gardant au large environ 2 600 milliards de dollars – un chiffre cité par le Comité fiscal du Congrès. (…) Une telle idée avait été essayée en 2004, sous George Bush. Le résultat n’a pas été une augmentation des investissements productifs, mais une nouvelle flambée de la spéculation financière. Les sociétés ayant obtenu “l’amnistie” fiscale l’ont utilisée pour racheter leurs propres actions ou pour distribuer des dividendes aux actionnaires, ce qui a fait grimper le cours de leurs actions, leur permettant ensuite d’emprunter à des taux très bas grâce à leur “valeur marchande” ainsi améliorée. (…) Interrogé sur ce qu’il ferait avec l’argent rapatrié si l’administration Trump réduit les impôts sur les profits étrangers, le PDG de Cisco System Inc., Chuck Robbins a déclaré : “Nous pouvons envisager divers scénarios sur ce que nous allons faire, mais vous pouvez comprendre que nous nous concentrerons sur les plus évidents – le rachat des actions, les dividendes et les fusions & acquisitions.” (…) Ainsi – inefficaces pour augmenter la croissance économique aux États-Unis, créer davantage d’emplois, améliorer les revenus réels et les transports – les plans de Trump stimuleront les marchés financiers et un boom spéculatif. »

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  • Le président des Etats-Unis Donald Trump a reçu lundi matin 12 chefs d’entreprise à la Maison Blanche, leur promettant des baisses "massives" d’impôts et une réduction de 75% de la réglementation.

    "Nous pensons que nous pouvons réduire la réglementation de 75%, peut-être plus", a-t-il affirmé devant les journalistes en début de réunion, tout en assurant, sans autres précisions, que la sécurité des employés et la protection de l’environnement seraient garantis.

    "Nous allons baisser les impôts de façon massive, à la fois pour la classe moyenne et pour les entreprises", a-t-il ajouté, martelant sa volonté de "faire revenir les emplois" aux Etats-Unis et de favoriser la production des produits sur le sol américain.
    Parmi les dirigeants d’entreprises présents figuraient en particulier Mark Fields (Ford), Marillyn Hewson (Lockheed Martin), Alex Gorsky (Johnson&Johnson), Michael Dell (Dell), ou encore Elon Musk (SpaceX) et Kevin Plank (Under Armour).
    "Le problème de de la réglementation que nous avons aujourd’hui est que vous ne pouvez rien faire (...) c’est devenu hors de contrôle", a-t-il ajouté.

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  • Le président américain doit signer à partir de ce mercredi plusieurs décrets limitant l’octroi de visas, l’accueil de réfugiés et l’immigration, selon des médias américains.

    « On va le construire ce mur ! ». Le nouveau président des États-Unis a annoncé sur Twitter la « grosse journée » qui l’attend ce mercredi en matière de « sécurité nationale ». Selon plusieurs journaux américains, Donald Trump s’apprête à signer plusieurs décrets limitant l’octroi de visas, l’accueil de réfugiés et engageant la construction du mur qu’il a promis de faire ériger entre son pays et le Mexique. Des décrets qui permettent au président de se passer de l’approbation du Congrès, même si ce dernier peut tenter de renverser cet « executive order » en introduisant une loi pour l’annuler (en risquant toutefois un veto présidentiel).

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  • Nommé par Trump, Mike Pompeo va prendre les commandes de la CIA. Il est connu pour s’opposer à l’accord avec l’Iran sur le nucléaire, pour être violemment opposé à la Russie en Syrie et en Ukraine, pour être opposé au droit à l’avortement et au mariage pour tous, pour être favorable à la torture dans les interrogatoires, aux prisons secrètes des USA à l’étranger, pour être un des patrons du pétrole, etc....

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  • Poutine dépénalise les crimes domestiques, merci pour les femmes battues !!!, et comme il téléphone aujourd’hui à Trump, ça va surement donner des idées au président américaine !!!

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  • Fidèle à ses promesses d’avant-investiture, Donald Trump durcit le ton contre les immigrés. Ce jeudi, son administration a annoncé qu’elle publierait toutes les semaines une liste des crimes commis par des immigrés. Pas des crimes commis par les capitalistes, bien sûr !!!

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  • Trump annonce de plus qu’il va attaquer toutes les villes qui protègent les immigrés ou qui refusent de les expulser !!!

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  • L’administration de Donald Trump n’a pas perdu de temps pour adopter des mesures inquiétantes pour la communauté scientifique. Les scientifiques d’organismes d’Etat ont désormais pour ordre de garder le silence sur leur travail et de ne rien communiquer à la presse !!!

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  • Trump annonce qu’il recevra la britannique May pour mettre en place l’offensive économique contre l’Europe !!

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  • Pour le moment, les capitalistes se disent satisfaits par Trump...

    ’administration Trump vient à peine de s’installer qu’un petit groupe de patrons du S&P-500 a déjà exprimé son optimisme sur l’impact de ses promesses de baisses d’impôts, de dépenses d’infrastructures et de dérégulation sur les résultats.

    Avant l’investiture de Donald Trump, les dirigeants de Morgan Stanley, Delta Air Lines et d’autres grandes sociétés américaines ont affirmé que son arrivée à la Maison blanche avait déjà amélioré les perspectives économiques.

    "Il y a certainement plus de raisons d’être optimiste en ce début 2017 qu’il n’y en avait début 2016", a déclaré mardi James Gorman, directeur général de Morgan Stanley, lors de l’annonce d’un bénéfice du quatrième trimestre multiplié par deux, mettant en avant l’amélioration de la confiance des ménages depuis la victoire de Trump et ses promesses de baisses d’impôts.

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  • Avec ce programme d’attaques tout prêt, il est clair que le délire n’est pas celui d’un individu, ni celui d’une opinion publique, mais celui d’une classe dirigeante aux abois !

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  • Après la signature interdisant l’entrée aux États-Unis aux réfugiés et ressortissants de sept pays musulmans, les situations iniques se multiplient. Le texte interdit l’entrée aux États-Unis aux citoyens irakiens, iraniens, libyens, somaliens, soudanais, syriens ou yéménites, même s’ils sont en possession d’un visa ou d’une carte verte (c’est-à-dire qu’ils habitent légalement aux États-Unis). Les réfugiés syriens sont également interdits d’entrée dans le pays.

    Cela se rajoute aux pressions et exactions contre les immigrés mexicains...

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  • La première opération militaire importante autorisée par le président Donald Trump, un raid commando contre Al-Qaïda à Yakla, dans le centre du Yémen, a provoqué de nouvelles victimes civiles dont des enfants et la mort d’un soldat américain.

    Trump ne vaut bien entendu pas plus cher qu’Obama-Clinton sur ce plan, même si les média ont fait comme si Trump venait de commettre une bévue !

    Les morts civils des bombardements américains au Yémen, au Pakistan, en Afghanistan, en Irak ou en Syrie n’ont pas attendu Trump !!!

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  • Donald Trump n’a pas fait encore grand-chose pour l’ouvrier américain de l’industrie, l’icône qu’il avait mise en avant pendant sa campagne. En revanche, pour les grands banquiers, c’est la fête. Le président a bien sûr complètement oublié ses envolées du candidat contre Wall Street. Comme lorsqu’il déclarait par exemple le 9 janvier 2016, à Ottumwa, dans l’Iowa (son discours du Bourget à lui ?) :

    "Je connais Wall Street. Je connais les gens de Wall Street... Je ne vais pas les laisser s’en tirer de l’accusation de meurtre. Wall Street a causé de très nombreux problèmes pour nous tous."

    Avec le recul, les accusations portées pendant la campagne contre Hillary Clinton, cette "marionnette de Wall Street", sont assez risibles. Jamais depuis Reagan un président n’aura autant excité les grandes banques que Donald Trump. Après son élection, la hausse des cours boursiers des banques a trahi un émoi quasi amoureux (+ 25% en moyenne).

    Vendredi, Trump est passé à l’acte. La Maison-Blanche a rendu public un "executive order" qui invite le Trésor à examiner les critiques des banques et des compagnies d’assurances contre les réformes qui leur ont été imposées après la gravissime crise de 2008. Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, aura 180 jours pour rendre sa copie.

    Elles sont donc en voie de voler en éclats, avec des effets en chaîne sur toute la planète. En Europe, déjà, les banquiers commencent à couiner. Beaucoup suggèrent qu’on emprunte la même voie, avec un argument classique : "Si les Américains dérégulent nos concurrents, nous ne pouvons rester inactifs, car sinon nous ne serons plus compétitifs !" Tout semble se mettre en place pour qu’une nouvelle bulle incontrôlée gonfle et l’on sait, depuis la crise des tulipes au XVIIe siècle, comment se terminent les bulles.

    Le 3 février dernier, Trump avait reçu plusieurs grands patrons à la Maison-Blanche pour parler des impôts (trop élevés) et des réglementations (trop lourdes). A l’issue de ces discussions, le président a indiqué qu’il allait s’occuper de la loi Dodd-Frank. Le "Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act", adopté en 2010, vise à responsabiliser les grands acteurs de la finance. Ce texte impose une certaine transparence, des garde-fous, des coupe-feu, accroît les pouvoirs de contrôle de la SEC et autres agences fédérales. Autant dire qu’il s’agit, aux yeux de la haute finance, d’une véritable horreur, comme l’a d’ailleurs expliqué à Donald Trump, lors de cette journée pédagogique, le patron de JPMorgan Chase, James Dimon.

    "Il n’y a personne qui me parle mieux de Dodd-Franck que Jamie", a déclaré candidement Trump à l’issue de ces discussions, ledit Jamie trônant à ses côtés. A noter que quatre ans plus tôt, Trump qualifiait le même "Jamie" de "pire banquier des Etats-Unis", mais passons.

    Contre toute vérité statistique, Trump a ajouté :

    "J’ai tant d’amis qui ont des bons business, et qui ne peuvent pas emprunter d’argent… à cause des règles et régulations et de Dodd-Frank."

    Son ami, c’est la finance. Donald Trump n’a pas fait encore grand-chose pour l’ouvrier américain de l’industrie, l’icône qu’il avait mise en avant pendant sa campagne. En revanche, pour les grands banquiers, c’est la fête. Le président a bien sûr complètement oublié ses envolées du candidat contre Wall Street. Comme lorsqu’il déclarait par exemple le 9 janvier 2016, à Ottumwa, dans l’Iowa (son discours du Bourget à lui ?) :

    "Je connais Wall Street. Je connais les gens de Wall Street... Je ne vais pas les laisser s’en tirer de l’accusation de meurtre. Wall Street a causé de très nombreux problèmes pour nous tous."

    Avec le recul, les accusations portées pendant la campagne contre Hillary Clinton, cette "marionnette de Wall Street", sont assez risibles. Jamais depuis Reagan un président n’aura autant excité les grandes banques que Donald Trump. Après son élection, la hausse des cours boursiers des banques a trahi un émoi quasi amoureux (+ 25% en moyenne).

    Vendredi, Trump est passé à l’acte. La Maison-Blanche a rendu public un "executive order" qui invite le Trésor à examiner les critiques des banques et des compagnies d’assurances contre les réformes qui leur ont été imposées après la gravissime crise de 2008. Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, aura 180 jours pour rendre sa copie.

    Elles sont donc en voie de voler en éclats, avec des effets en chaîne sur toute la planète. En Europe, déjà, les banquiers commencent à couiner. Beaucoup suggèrent qu’on emprunte la même voie, avec un argument classique : "Si les Américains dérégulent nos concurrents, nous ne pouvons rester inactifs, car sinon nous ne serons plus compétitifs !" Tout semble se mettre en place pour qu’une nouvelle bulle incontrôlée gonfle et l’on sait, depuis la crise des tulipes au XVIIe siècle, comment se terminent les bulles.

    Le 3 février dernier, Trump avait reçu plusieurs grands patrons à la Maison-Blanche pour parler des impôts (trop élevés) et des réglementations (trop lourdes). A l’issue de ces discussions, le président a indiqué qu’il allait s’occuper de la loi Dodd-Frank. Le "Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act", adopté en 2010, vise à responsabiliser les grands acteurs de la finance. Ce texte impose une certaine transparence, des garde-fous, des coupe-feu, accroît les pouvoirs de contrôle de la SEC et autres agences fédérales. Autant dire qu’il s’agit, aux yeux de la haute finance, d’une véritable horreur, comme l’a d’ailleurs expliqué à Donald Trump, lors de cette journée pédagogique, le patron de JPMorgan Chase, James Dimon.

    "Il n’y a personne qui me parle mieux de Dodd-Franck que Jamie", a déclaré candidement Trump à l’issue de ces discussions, ledit Jamie trônant à ses côtés. A noter que quatre ans plus tôt, Trump qualifiait le même "Jamie" de "pire banquier des Etats-Unis", mais passons.

    Contre toute vérité statistique, Trump a ajouté :

    "J’ai tant d’amis qui ont des bons business, et qui ne peuvent pas emprunter d’argent… à cause des règles et régulations et de Dodd-Frank."

    Donald Trump s’apprête donc à réécrire le Dodd-Frank Act. Notamment, il souhaite abroger deux chapitres : celui qui prévoit que le gouvernement fédéral puisse intervenir pendant une crise financière, à travers un nouvel instrument, l’Oderly liquidation Authority (OLA : autorité de liquidation ordonnée) ; et celui qui crée une commission de supervision, la Financial Stability Oversight (FSOC : Commission de supervision de la stabilité financière). Le conseiller de Trump sur l’économie, Gary Cohn, est à la manœuvre. Ancien numéro 2 de Goldman Sachs, il n’est pas le plus ardent défenseur des régulations et contrôles mis en place après la crise des subprimes.

    Malgré les nouvelles contraintes imposées après 2008, les banques affichent des profits toujours très confortables. Mais leur activité ne progresse pas assez vite à leur goût. Par ailleurs, sur les marchés financiers, la mémoire des krachs est une denrée rare ; celle de la crise de 2008, la plus grave depuis 1929, s’estompe. A quoi bon garder des béquilles et des attelles quand on piaffe d’impatience de courir très vite ? Qui freinera ce mouvement dangereux, surtout lorsqu’on sait qu’il se conjugue avec une abondance de liquidités fournies par les banques centrales ? Le sujet est trop technique pour que les politiciens s’en emparent. En France, l’ancien banquier Emmanuel Macron l’a bien abordé, mais pour aller… dans le même sens que Trump, celui d’un allègement des règles. Il juge notamment que les exigences de fonds propres imposées aux banques après la crise freinent leur capacité à prêter aux entreprises.

    Finalement, en dehors de certaines ONG et de quelques patrons (comme Bernard Arnault, ce mardi), seuls les banquiers centraux, ou ex-banquiers centraux, tentent de sonner l’alarme. "L’idée consistant à recréer les conditions qui étaient en place avant la crise est quelque chose de très inquiétant", avait déjà réagi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, à la suite des premières annonces de Trump, début février.

    L’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, a pris la plume sur le site de la Brookings pour s’inquiéter des projets en cours :

    "L’OLA [...] est un outil essentiel pour s’assurer que les tensions financières ne dégénèrent pas en crise catastrophique."

    Enfin, il y a quelques jours, devant le think tank Council of Foreign Relations, à New York, Benoît Cœuré, membre du directoire de la BCE, a enfoncé le clou. Selon lui, le durcissement des règles financières a "permis de freiner l’exubérance financière et de protéger les contribuables de sauvetages financiers coûteux". Loin de freiner l’activité, ces réformes ont, dit-il, soutenu la reprise de la croissance des crédits aux ménages et aux entreprises.

    Mais Trump préfère écouter ses amis banquiers. Et ceux qui accusent le fondateur du Trump Taj Mahal de vouloir de nouveau créer à Wall Street un casino géant ne peuvent probablement pas lui faire meilleur compliment.

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  • Le renvoi par le président Donald Trump du directeur du FBI, James Comey, marque une nouvelle étape dans la crise prolongée du système politique américain. Le licenciement de Comey mardi a été suivi d’une escalade de la guerre politique centrée sur les conflits au sein de la classe dirigeante sur la politique étrangère, en particulier en ce qui concerne la Russie.

    Les principaux démocrates et certains républicains intensifient les appels à la mise en place d’une commission indépendante ou d’un procureur spécial pour enquêter sur les liens entre la Russie et la campagne présidentielle de Trump. Le Comité sénatorial du renseignement a annoncé hier qu’il avait transmis une assignation à l’ancien conseiller de la sécurité nationale de Trump, Michal Flynn, qui demandait des informations relatives aux communications avec des responsables russes.

    La décision de Trump de licencier Comey a toutes les caractéristiques d’une administration en désarroi politique, désespérée de renforcer son contrôle sur l’appareil d’État. Les reportages des médias indiquent qu’avant d’être congédié, Comey a demandé au ministère de la Justice de fournir plus de ressources pour poursuivre l’enquête sur le supposé piratage russe des élections.

    Le New York Times, qui a été le fer de lance de la campagne anti-Russie, fait un parallèle avec le « Massacre du samedi soir » d’octobre 1973, lorsque, pendant la crise du Watergate, Nixon a forcé la démission de son procureur général et de son procureur général adjoint, suivi du licenciement du Procureur spécial Archibald Cox. Le New York Times a proclamé qu’une enquête était nécessaire pour déterminer « si la présidence a été effectivement volée par une puissance étrangère hostile », c’est-à-dire la Russie.

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  • Trump ne sort pas de nul part. Il est le produit d’un processus prolongé de désintégration politique, qui a atteint un tournant dans les élections volées de 2000, lorsque le Parti démocrate n’a pas pu se mobiliser pour s’opposer au détournement de la présidence par une majorité de droite de la Cour suprême et a permis à Bush de prendre ses fonctions malgré le fait que le vote populaire ait favorisé Al Gore.

    Les huit années de l’administration Bush ont abouti à de multiples catastrophes : militaire (l’Irak), sociale (l’ouragan Katrina) et économique (le krash de Wall Street 2008). Obama a été amené au pouvoir afin de donner un lifting à l’élite dirigeante après huit ans de Bush, qui a quitté ses fonctions en étant le président le plus détesté depuis Nixon lui-même. L’objectif était de contenir et de canaliser le mécontentement social suite à l’effondrement économique et financier de 2008. Mais le contenu de la politique d’Obama était d’étendre l’agression militaire américaine à l’étranger et d’intensifier l’assaut sur le niveau de vie de la classe ouvrière et les droits démocratiques aux États-Unis.

    Le déclin continu des conditions sociales pour les travailleurs – en contraste flagrant avec l’aubaine pour Wall Street – a préparé la scène pour que Trump puisse profiter de la déception et de la désillusion des masses.

    Pour la classe dirigeante, la rupture avec les formes constitutionnelles du pouvoir incarnée par l’administration Trump est lourde de danger.

    Exprimant les préoccupations au sein de l’élite dirigeante, l’ancien conseiller de Bush Peter Wehner a écrit au New York Times que Trump est « un homme de tendances antidémocratiques qui n’était pas susceptible d’être contraint par les normes et les coutumes. Il n’utiliserait pas le pouvoir avec bienveillance mais avec imprudence, sans-gêne, et de manière à saper nos institutions démocratiques et notre foi dans notre gouvernement. »

    Le magazine Foreign Policy, dans une déclaration de son rédacteur en chef, David Rothkopf, ancien directeur général de Kissinger Associates et ancien responsable de l’administration Clinton, a averti que sous Trump, « Nous avons tous les éléments d’une république bananière ». Rothkopf a écrit que la démocratie américaine risquait d’être fatalement discréditée, créant une situation où « le monde verra les États-Unis comme un État défaillant, qui tourne le dos aux idées centrales sur lesquelles il a été fondé – qu’aucun individu n’est au-dessus la loi ».

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  • Il existe un fossé social infranchissable entre l’opposition de masse à Trump qui existe chez les travailleurs et les jeunes, qui a éclaté lors de manifestations majeures au cours des quatre premiers mois de Trump au pouvoir, et la campagne anti-Trump menée par le Parti démocrate et l’appareil militaire et de renseignement.

    Des millions de personnes ont marché contre la chasse aux sorcières de Trump contre les immigrés, contre ses tentatives de faire taire la vérité scientifique sur le climat, contre ses suppressions des règles environnementales, contre ses atteintes aux droits démocratiques. Elles n’ont pas marché pour défendre le FBI ou exiger la guerre avec la Russie. Mais c’est là position que le Parti démocrate a choisi de prendre, s’alliant aux sections les plus puissantes de l’establishment militaire et du renseignement. Il craint un mouvement d’en bas tout autant que Trump. Son objectif est d’agir avant que cette opposition puisse se structurer et de la détourner vers des canaux réactionnaires.

    Ce qui se passera ensuite dans le conflit au sein de la classe dirigeante est incertain. Mais l’histoire montre qu’une crise d’un régime capitaliste est un signe avant-coureur de la révolution sociale.

    Pour que la classe ouvrière défende ses intérêts, elle doit refuser de s’aligner derrière l’une ou l’autre faction de l’establishment politique. Les démocrates et les républicains sont les partis des milliardaires. La classe ouvrière doit s’opposer à l’administration Trump sur la base de son indépendance politique complète par rapport au système bipartite, et de son propre programme socialiste révolutionnaire dirigé contre le système capitaliste dans son ensemble.

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  • Le protectionnisme n’est nullement un garant des emplois : Ford licencie massivement...

    Le constructeur automobile Ford, confronté au ralentissement du marché automobile américain, envisage de supprimer des milliers d’emplois à travers le monde, afin de faire des économies et d’améliorer sa rentabilité. Le deuxième groupe automobile américain en termes de ventes devrait annoncer ces suppressions d’emplois dans les prochains jours, a indiqué dans la nuit de lundi à mardi une source proche du dossier à l’AFP sous couvert d’anonymat.

    Ford, qui emploie actuellement 202.000 personnes, temps plein et partiel inclus, pourrait licencier jusqu’à 20.000 salariés, soit 10% de ses effectifs, a dit la source, confirmant des informations du Wall Street Journal (WSJ). Les suppressions de postes prochaines devraient toucher la plupart des marchés dans lesquels évolue Ford, selon la source proche du dossier. Sous la pression du président américain Donald Trump, Ford avait renoncé en début d’année à délocaliser vers le Mexique toute sa production de citadines, dont les ventes américaines ont pourtant plongé sous le coup de bas prix de l’essence à la pompe. Il s’est même engagé à créer 700 emplois dans l’Etat ouvrier du Michigan (nord des Etats-Unis).

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  • Etats-Unis : le protectionnisme de Trump ne paie pas pour la classe ouvrière et les géants de l’Automobile de Detroit suppriment massivement des emplois...

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