English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 03 - Livre Trois : HISTOIRE > 3ème chapitre : Révolutions bourgeoises et populaires > Luttes de classes dans la Révolution française

Luttes de classes dans la Révolution française

dimanche 20 novembre 2016, par Robert Paris

1 Message

  • Les 5 et 6 octobre 1789, ce sont les épouses de ceux que l’on appellera "sans-culottes" qui vont à Versailles pour ramener à Paris "le boulanger, la boulangère et la petit mitron",c’est en effet le problème du pain, de son prix qui est posé. La foule bas-de-gamme qui entoure le carrosse royal horrifie les aristocrates et le bon Burke, futur théoricien de la contre-révolution. Ces journées avaient aussi une seconde signification : arracher le roi à son entourage courtisan et le mettre sous contrôle populaire aux Tuileries, à Paris.

    17 juillet 1791 : champ de Mars. Après la fuite du Roi arrêté à Varennes. Grand manifestation républicaine mais "la fusillade du Champ de Mars" disperse les manifestants et inaugure la "Terreur tricolore". Mais l’idée républicaine progresse.

    20 juin 1792 : ce jour-là, déclaration de guerre à l’Autriche, les manifestants défilèrent aux Tuileries sous des bannières proclamant "Vivent les sans-culottes".

    10 août 1792 : prise du château des Tuileries : chute de la royauté. Journée majeure qui détruit la monarchie constitutionnelle et impose de facto la République. Les Sans-culottes imposent également le vote universel masculin sans le cens. Victoire acquise avec les "Fédérés" venus des provinces.

    La victoire de Valmy, 20 septembre 1792, les volontaires montant au front en chantant la Marseillaise. Victoire majeure qui permet à la Convention, nouvellement élue, légitimée par cette victoire, de voter l’an I de la République française.

    Journées des 31 mai et 2 juin 1793. Mobilisation sans-culotte, soutenue par le club des Jacobins, qui élimine la direction girondine de la Convention. On passe à la Convention montagnarde.

    Les journées de la Constitution de l’an I, votée 23 juin 1793 par l’Assemblée, soumise au vote universel masculin dans chaque canton. Chaque canton désigne son "envoyé" qui se rend à Paris. Les sans-culottes parisiens accueillent les 7.000 envoyés. Fête solennelle le 10 août 1793. (3° partie) LA CONSTITUTION DE 1793 DITE DE L’AN I

    Journées des 4&5 septembre 1793. Les sans-culottes envahissent la salle de la Convention (montagnarde). Accord politique avec les Montagnards : c’est le début du "gouvernement révolutionnaire jusqu’à la paix" (Terreur révolutionnaire).

    22 mai 1795, les martyrs de Prairial. Journée sans culotte pour "le pain et la constitution de l’an I" contre la Convention thermidorienne. Échec. Désarmement du faubourg Saint-Antoine le 4 prairial : ce fait marque "la défaite des sans-culottes" selon le mot de Kâre Tønnesson [3] (Mazauric).

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0