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Quand le trust automobile Renault devient sous-traitant de Nissan sous l’égide de Ghosn

mercredi 1er juin 2016, par Robert Paris

Bulletin La Voix des Travailleurs de Renault

Renault devient sous-traitant de Nissan ?

Macron a fait longtemps semblant de tacler Ghosn sur les droits de vote double de l’Etat français à Renault et sur la hausse de salaire du PDG mais la signature par Macron des deux conventions imposées par Ghosn a bien montré que ce n’était que des rodomontades du gouvernement Valls. Il n’y a pas eu un grand bruit médiatique pour cette signature qui est pourtant d’une importance considérable puisque Ghosn devient inamovible et que les décisions de Nissan sont désormais incontestables par Renault. Les droits double de l’Etat français ne peuvent plus rien bloquer au sein de l’assemblée générale des actionnaires Renault. On peut lire : « L’Etat renonce à ses prérogatives normales d’actionnaires au profit de Nissan ». Mais peut-on lire dans ces deux conventions que Ghosn ou Nissan s’engage en quoique ce soit vis-à-vis des sites et des salariés de France, bien sûr que non ! L’Etat français a bien sauvé Renault lors de la crise mondiale de 2007-2008 mais cela ne signifie pas que l’utilisation des fonds publics amène le trust à défendre les emplois en France. Une fois de plus l’Etat français fait des cadeaux aux trusts mais les patrons de ceux-ci ne défendent pas les emplois pour autant !

DA = Dégager les Anciens

Tout est bon pour pousser – et même pour contraindre – les anciens au départ en préretraite sous la forme de DA qui est devenu la démission assistée. Et l’assistance en question ou aide au départ consiste en pressions de l’encadrement qui confinent au harcèlement, avec des critiques acerbes du travail effectué, des pressions en tous genres, de quoi pourrir la vie et convaincre chacun que la dégradation des conditions de travail et l’accroissement de la charge de travail sont tels que la démission serait préférable. C’est d’autant plus pernicieux que l’attaque est personnelle et que chacun se retrouve seul, les syndicats étant silencieux et inactifs.

La direction promeut les bas salaires

Avec zéro pourcent d’AGS depuis des années, les salariés de Renault sont dans le rouge quels que soient les « bons chiffres » dont Ghosn se glorifie quand il s’agit de justifier sa paie royale. Autrefois – on a l’impression que c’est un passé très ancien – on touchait 1 ou 1,5% d’AGS, ce qui n’était nullement un luxe. Aujourd’hui, non seulement nos salaires dégringolent face au coût de la vie mais ça se répercute sur nos pensions de retraites ! Ce n’est pas vrai que les promotions peuvent compenser cette chute. Il serait temps d’imposer que nos salaires soient indexés sur ceux du PDG et des gros plein de soupe qui l’entourent.

Martinez contre Hollande, une bataille purement médiatique ?

Martinez, PDG de la CGT, a annoncé qu’il appelait tous les salariés de France et de Navarre à rejoindre la grève contre la loi El Khomri mais cet appel médiatique ne correspond pas aux appels des syndicats CGT. Par exemple, dans l’Automobile, on n’a pas vu la traduction et on en reste aux journées d’action. On ne doit pas faire croire que les pétroliers vont gagner la lutte à notre place car on a vu, lors du mouvement des retraites de 2010 que ce n’était pas le cas.

En tout cas, ce n’est pas la grande activité militante de Martinez quand il était salarié de Renault CTR (Rueil) qui nous convaincra que le poulain de Lepaon est un leader des luttes de classes en France !

Les embauches, c’est du flan !

Après l’annonce par Ghosn de l’inversion de la courbe du chômage par Renault (Hollande a fait un adepte !), on a la réalité : Renault a plus supprimé d’emplois par les préretraites-DA qu’il n’a embauché. Avec 130 embauches à Douai, 118 à Cléon et 115 à Flins, le total est tout ce qu’il y a de maigre et loin des annonces médiatiques. Le groupe Renault atteint péniblement ses effectifs de 1978 avec presque deux fois plus de véhicules produits. Le groupe n’a fait que faire progresser la surexploitation des salariés.

Carlos imperator

Malgré les rodomontades de Macron, Ghosn devient le patron inamovible d’un consortium automobile dont Renault est la dernière roue du carrosse et demain peut-être le sous-traitant. Cet empire international, qui vise à concurrencer les plus grands trusts automobiles est formé de Nissan-Mitsubishi Motors et les entreprises associées : Lada-Avtovaz-Dacia-Dongfeng-Samsung Motors-Revoz-Oyak-Renault et demain probablement Daimler. Peu avant d’annoncer qu’il prenait le contrôle de Mitsubishi Motors, ayant perdu 40% de sa valeur boursière du fait du dieselgate, en éliminant son ancien PDG, Ghosn avait obtenu la signature par l’Etat français de deux conventions en vertu desquelles Nissan-Ghosn a désormais pouvoir absolu sur toute décision concernant Renault et l’Etat français n’a pas le droit d’utiliser ses droits de vote double en assemblée générale des actionnaires Renault. La lutte des grands trusts mondiaux mène impitoyablement à la concentration et elle se double bien entendu d’une lutte pour accroître la rentabilité.

Ghosn a déjà annoncé que cette nouvelle alliance est « porteuse de synergies », traduisez qu’il y aura des doublons. Ce ne sera bien entendu pas la direction de Renault, c’est-à-dire Ghosn, qui nous défendra contre les appétits de Nissan-Mitsubishi-Ghosn.

Ceux qui s’imaginent que nos emplois seront mieux défendus au sein d’un trust plus puissant essaient d’oublier que les patrons des trusts ne mènent pas seulement la lutte inter-trusts mais aussi la lutte des classes et que nous allons avoir aussi à la mener de notre côté, si nous ne voulons pas nous retrouver sur des sièges éjectables !

Un Ghosn a un coût

Carlos va donc rajouter à ses paies à Renault et Nissan une nouvelle paie à Mitsubishi. Pour un tiers d’emploi à Renault, il continuera à toucher 764 fois le SMIC soit 7,2 millions d’euros et malgré la décision de l’assemblée des actionnaires, le conseil d’administration de Renault, ombre de Ghosn, lui a confirmé sa hausse de salaire, en contradiction avec la modération salariale imposée aux salariés (zéro AGS !).

Mais ce ne sera qu’environ un tiers des revenus de Ghosn qui touche déjà 8 millions d’euros de Nissan et touchera sans doute l’équivalent de Mitsubishi. Ce qui signifie que l’on aura sans doute un des PDG les plus chers de la planète à environ 21 millions d’euros !!! Ghosn nous a fait passer le message : compter sur les promotions et pas sur les AGS mais, comme lui ne peut pas être davantage promu, il s’octroie des hausses de salaires ! Il faut dire que, comme roitelet de l’Automobile, il a des frais de cour !

Renault atteint par le dieselgate ?

Trafiquait les résultats des essais diesel ou ne trafiquait pas, la question reste posée même s’il n’y avait pas de logiciel de truquage. En effet, officiellement les véhicules diesel de Renault étaient affichés confirmes aux normes alors qu’ils ne l’étaient pas et Renault n’est pas forcément tiré d’affaire de ce scandale qui touche successivement les trusts automobile et les fait plonger, pour le plus grand profit de la concentration de cette industrie. En tout cas, les exemples des autres trusts touchés montrent que les patrons ne se solidarisent nullement avec leurs salariés et que nous ferions bien de ne pas non plus nous solidariser avec nos patrons. S’ils sont prêts à polluer la planète, la pollution du diesel entraînant des conséquences graves pour la santé, ils sont tout aussi prêts à nous faire payer le prix des conséquences de leurs actes. Pour le moment, Nissan bénéficie de la crise mais, si ce n’était plus le cas par exemple si Mitsubishi entrainait dans sa chute Nissan-Renault, ne comptons pas sur les patrons pour défendre nos emplois


A bas l’Etat policier !!!

Mais que fait la police ?! Plus elle intervient contre les manifestants, plus il y a de violences ! Plus l’Etat prétend empêcher les manifestations, notamment par l’Etat d’urgence qui théoriquement les interdit encore, plus y en a. Plus la police prétend qu’elle s’attaque aux casseurs en arrêtant des manifestants ou des grévistes, qui ne sont nullement des casseurs, même si le gouvernement voudrait bien faire croire le contraire, mais des militants, des travailleurs, des lycéens ou des étudiants, plus il y a de casseurs et de casse. Comment se fait-il que des policiers armés de flash balls attaquent des réunions d’information syndicales, comme récemment à la poste, ou des assemblées pacifiques de grévistes, comme s’ils attaquaient un groupe terroriste. Pendant ce temps-là, les vrais casseurs, qui ont été entourés par des forces armées de police, lors de la manifestation parisienne du premier mai, sont ensuite relâchés ! Ce sont seulement des manifestants pacifiques qui ont été bloqués et inquiétés ! Et, pendant ce temps-là, le gouvernement se sert des violences de casseurs pour discréditer la lutte, pour casser le soutien de la population aux grèves et manifestations en polarisant l’attention sur « les violences » pour cacher la violence d’une loi qui supprime massivement des droits sociaux afin de favoriser les licenciements, les attaques contre les salaires et les conditions de travail et accroissent la violence sociale des patrons et de l’Etat.

C’est l’attaque contre la sécurité de la population par le gouvernement qui augmente l’insécurité et pas les manifestants ou les grévistes ! C’est la violence des policiers qui a provoqué des réactions. Sans parler de la partie la plus agressive et professionnelle des casseurs qui semble être protégée par une telle impunité qu’elle pourrait bien être appointée par le ministère de l’Intérieur ! Le gouvernement de gauche ne ferait ainsi que pratiquer une méthode classique des gouvernements de droite, une bonne partie des casseurs allant, après les manifestations, retrouver Pasqua à l’Hôtel de ville de Paris pour toucher leurs rémunérations ! La méthode des provocateurs policiers n’est nullement nouvelle ni proprement française, ni propre au gouvernement Hollande-Valls-Cazeneuve.

En tout cas, il a été clairement constaté que les violences policières à l’égard de manifestants pacifiques s’accroissent nettement, que le gouvernement souhaite augmenter la violence de ses forces de l’ordre en les motivant par des provocateurs qui poussent les policiers à se venger sur le dos des manifestants, comme cela avait été le cas en 1968 en France et dans les années qui avaient suivi ou lors de la répression contre les indépendantistes algériens. La police s’autorisait alors à des violences contre les civils, même ceux qui n’étaient ni algériens ni manifestants, ni violents.

Si le pouvoir souhaite augmenter le caractère policier et violent de l’intervention de forces de l’ordre, ce n’est pas à cause des casseurs ni des terroristes ni des voleurs ou autres malfrats. C’est parce que les classes dirigeantes capitalistes veulent augmenter le niveau des attaques antisociales contre toutes les couches populaires et ont besoin de la peur pour gouverner. La peur des violences pour combattre l’envie des gens de protester. La peur des attentats pour combattre leur envie de se rassembler ou de manifester, l’état d’urgence étant justifié par le terrorisme. Mais qui peut nous expliquer pourquoi une manifestation anti-CP21 ou anti-loi El Khomri risquerait davantage d’être attaquée par des terroristes qu’un marché de Noël ou qu’une coupe du monde ou encore que le rassemblement des chefs d’Etats à la Cop21 ?!!!

L’insécurité est un prétexte pour réprimer, pour aggraver la violence des interventions de l’Etat. La justification des violences policières contre les manifestants par la violence des casseurs est aussi mensongère que la justification de la loi El Khomri elle-même qui permet aux patrons de licencier plus facilement sous prétexte de combattre la hausse du chômage ! Ou encore la justification des guerres de la France aux quatre coins de la planète soi-disant pour combattre le terrorisme alors qu’il a été prouvé que le terrorisme a été produit par ces guerres, à commencer par celles des USA en Irak et en Syrie, ou en Afghanistan, le terrorisme n’y existant pas avant leur intervention armée violente.

Le gouvernement se sert des violences des casseurs pour nous faire peur et pour justifier les violences policières comme il s’est servi des violences terroristes pour justifier les violences de l’armée française et pour crédibiliser les forces de répression dans la population en les faisant passer pour les héros du bataclan qui prennent des risques pour nous sauver ! Pourtant tel n’est nullement ce que démontrent les faits. Les forces policières ont cent fois laissé passer les terroristes qu’ils avaient pourtant fiché. Au Bataclan lui-même, ce sont des forces de répression spécialisées, BRI et RAID, qui ont laissé deux heures et demi aux terroristes pour tuer les gens dans le Bataclan un par un, alors qu’ils savaient parfaitement ce qui se passait à l’intérieur, un commissaire ayant pu pénétrer dans les lieux au début des assassinats et tuer un terroriste.

C’est l’incapacité des forces armées face au terrorisme comme l’incapacité des forces de polices face au terrorisme ou encore l’incapacité des forces du renseignement intérieur et du contre-espionnage qui frappe et non leur héroïsme ou leur grande capacité à nous défendre ou nous protéger, comme l’incapacité du gouvernement à nous protéger du chômage. Ou, plus exactement, au caractère mensonger de ce prétendu rôle sécuritaire de l’Etat exclusivement au service de la sécurité des capitaux et de leur rentabilité sur le dos de la population !

Pour la troisième fois, le Parlement a adopté jeudi, par un vote de l’Assemblée, une prolongation de l’état d’urgence post-attentats, jusqu’à fin juillet.

Mais après ?

Eh bien après, la DCRI nous annonce qu’elle prévoit de nouvelles bombes qui justifieront de nous enfoncer dans l’Etat policier et de plus en plus fasciste !!

Il n’y a aucun hasard que les lois anti-chômage favorisent le chômage, que les interventions financières des Etats et des Banques centrales pour sauver trusts et banques coulent les fonds publics, que les lois pour protéger les retraites les détruisent, que les guerres pour détruire le terrorisme le créent et l’entretiennent, et que les lois pour défendre la sécurité des citoyens la mettent gravement en cause. C’est la même logique qui dirige l’Etat et le met au service de l’infime minorité de possesseurs du grand capital contre l’ensemble de la population travailleuse et de la jeunesse. C’est une logique de classe. Qu’il soit gouverné par la gauche, par la droite, par l’extrême droite (et même par la gauche de la gauche comme en Grèce), l’Etat est au service exclusif du grand patronat et, avec l’effondrement du capitalisme initié en 2007, cela signifie une augmentation graduelle des attaques antisociales : destruction des services publics, des retraites, des pensions, des aides sociales, des emplois, des salaires et des conditions de travail. Hollande-Valls ne sont nullement différents de Sarkozy-Fillon ou Le Pen. La France n’est en rien différente du reste du monde qui connaît exactement les mêmes attaques pour exactement les mêmes raisons.

C’est partout dans le monde que les classes dirigeantes remettent en question le droit de manifester, le droit de faire grève, le droit syndical, les droits sociaux, les droits démocratiques. C’est partout que les Etats capitalistes entretiennent l’insécurité au nom de la défense de la sécurité, augmentent les guerres et conflits au nom de la lutte pour la paix, accroissent la terreur des peuples au nom de la lutte contre la terreur, accroissent le chômage et la misère au nom de la défense des chômeurs et des plus démunis. Hollande-Valls n’ont aucune originalité en la matière. La France ne se distingue en rien. C’est le monde qui bascule dans la violence parce que les classes dirigeantes capitalistes en ont besoin pour se protéger du mécontentement populaire croissant et des luttes sociales des travailleurs.

Les interdictions de manifester, les arrestations, les assignations à résidence de militants, les licenciements pour « radicalisation », les violences policières contre les grévistes se multiplient. Ce sont les travailleurs qui défendent leur emploi qui sont traités comme des bandits et des terroristes. Ce sont les jeunes lycéens ou étudiants. Ce sont les travailleurs et les syndicalistes qui sont traités comme des casseurs. Ce sont les cheminots qui sont présentés comme des poids morts de l’économie alors que ceux qui ponctionnent les finances publiques sont les capitalistes et les banquiers.

Il est évident que l’événement de ce véhicule de police qui flambe au moment même où on veut nous démontrer que la violence serait du côté des manifestants, des jeunes, des travailleurs et des syndicalistes, sert la police pour obtenir des interdictions de manifester et des assignations à résidence au moment même où le tribunal administratif vient de les repousser. Il est évident que faire passer les flics pour des victimes au moment où veut les pousser à intervenir plus violemment contre les manifestants et les grévistes est une méthode classique et simple. Exactement de la même manière qu’on a fait passer les salariés de Goodyear pour des agresseurs ou encore ceux d’Air France. Et ainsi les législations et les méthodes de l’appareil d’état sont de plus en plus policières répressives et violentes…

Cela ne signifie pas que la méthode ouvrière pour faire face à la situation soit l’augmentation du « radicalisme », l’augmentation des répliques « dures » ou des blocages comme voudraient le faire croire certains dirigeants syndicaux.

La solution n’est pas à chercher dans « durcissement du mouvement » du style du blocage des raffineries et industries pétrolières, présenté une fois de plus comme un moyen d’éviter ou de retarder un appel à une véritable généralisation de la grève reconductible.

La méthode n’est en rien nouvelle : lors du mouvement des retraites, les centrales syndicales nous ont déjà fait passer le blocage des dépôts d’essence et des raffineries comme un moyen de gagner sans appeler à la grève générale et on a vu le succès de cette manœuvre ! Tout cela pour finalement nous faire croire qu’il suffisait de voter Hollande pour revenir en arrière sur les attaques de Sarkozy contre les retraites. Mais Hollande n’a fait qu’aggraver ces attaques !!!

La solution pour la classe ouvrière réside dans sa capacité à s’organiser elle-même, à fonder partout des comités de grèves, à placer le mouvement sous la direction d’assemblées générales interprofessionnelles prenant réellement la direction des luttes, décidant réellement des revendications et méthodes d’action, aux côtés des militants syndicalistes mais indépendamment des directions bureaucratiques de ces centrales.

Ce n’est pas une augmentation de la virulence des actions des travailleurs, des jeunes et des manifestants qui est nécessaire mais une augmentation des efforts d’auto-organisation et de l’unification des luttes malgré la direction bureaucratique de celles-ci. Il est plus clair que jamais que la lutte contre la loi El Khomri n’est pas à séparer de la lutte contre les privatisations de services publics, de La Poste, de la SNCF, de l’hôpital public qui se préparent en dégradant systématiquement les conditions de travail des agents du service public et les résultats pour les usagers. Là aussi, ce sont les agents du service publics qui sont mis en accusation devant la population pour une dégradation en fait organisée par en haut, par tous les Hirsch, Pépy et autres Touraine ! Le gouvernement transforme La Poste en banque, décide que le transport du courrier n’est pas rentable et ce sont les postiers qui sont accusés de dégrader le service postal ! Pendant que les agents de La Poste sont violemment attaqués à l’échelle nationale par « les réformes », les directions syndicales continuent de discutailler avec la direction de « la bonne réforme » et les luttes restent localisées et isolées, jamais le même jour, jamais tous ensemble.

Cette méthode des directions bureaucratiques ne peut que décourager les travailleurs et les militants, qu’isoler les plus combatifs des autres et permettre ainsi leur répression, que les pousser au soi-disant « radicalisme » qui est une impasse et une voie sans issue, alors que c’est l’action d’ensemble qui fait défaut, que c’est la lutte de classes qui doit remplacer l’action corporative, entreprise par entreprise, secteur par secteur.

Il est certain que les Etats bourgeois dérivent vers le plus en plus policier, le plus en plus dictatorial, le plus en plus fasciste comme le montre notamment la dérive des pays de l’Est de l’Europe vers des gouvernements d’extrême droite et la montée des fascismes aussi en Europe de l’Ouest (Grèce, Allemagne, France, etc).

C’est la classe ouvrière qui peut offrir une alternative, à condition qu’elle ne craigne pas que son action sociale se double d’une action politique et s’adresse aux couches des classes moyennes frappées par la crise et à la jeunesse.

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