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Appel à un regroupement international des révolutionnaires sur des bases d’indépendance de tout gouvernement bourgeois

jeudi 16 avril 2015, par Robert Paris

Nous diffusons ici un appel des révolutionnaires de Socialisme ou Barbarie, même si nos positions sont partiellement différentes :

Appel à un regroupement international des révolutionnaires sur des bases d’indépendance de tout gouvernement bourgeois

La crise internationale du capitalisme a généralisé et amené à tous les coins du monde une période caractérisée par l’entrée en scène d’une nouvelle génération ouvrière, populaire et juvénile qui fait ses premières expériences de lutte contre le capitalisme globalisé et en particulier contre les conséquences de cette crise. De cette façon, le cycle historique inauguré par les mobilisations altermondialistes et par les révoltes qui ont ébranlé l’Amérique latine au début du XXI ème siècle, s’est confirmé avec l’irruption du mouvement des indignés dans l’Etat Espagnol, les dizaines de grèves générales en Grèce, le printemps arabe et les mobilisations de masses qui ont touché successivement les différents parties du monde.

Cette situation a accéléré la traduction de la crise économique dans le terrain politique, conduisant à la détérioration de plus en plus forte du “progressisme” latino-américain, la chute de dictatures historiques au Moyen-Orient, la crise du bipartisme traditionnel en Europe. Le résultat de ces développements est qu’une situation d’instabilité s’est ouverte, une énorme opportunité pour l’intervention de la gauche révolutionnaire avec un programme d’indépendance de classe.

Cette situation a eu un impact direct sur la gauche révolutionnaire. D’une part, elle a permis que celle-ci intervienne dans la situation ouvre, en s’efforçant pour influencer les luttes en cours, et même pour impacter dans le terrain électoral dans certains cas. Mais en même temps, elle a donné lieu à toute une série de débats stratégiques : la stratégie révolutionnaire à adopter, le type de partis à construire, le bilan de la dernière décennie de mobilisations, et plus largement de l’expérience révolutionnaire du XXème siècle, une expérience dont il faut tirer des leçons pour l’avenir.

C’est dans ce contexte qu’ont commencé à apparaître des clivages dans la gauche au niveau internationale. Celles-ci font paraître obsolètes certaines divisions et fragmentations du passé, dans la mesure où l’on puisse développer un débat et une intervention politique et constructive commune entre des courants de traditions différentes. C’est sur la base de cette situation politique que nous faisons cet appel à ouvrir les discussions sur une intervention unifiée face à la crise capitaliste.

Un cycle de révoltes populaires et de redémarrage historique

Le cadre le plus général du développement de la lutte de classes actuelle, c’est le période ouvert à partir du début du XXème siècle, que notre courant a caractérisé comme un cycle de révoltes populaires. Cette définition fondamentale (qui nous semble de grande utilité) a comme objectif de souligner que nous sommes dans un cycle d’un signe différent de celui qui s’est ouvert avec la chute du Mur de Berlin et de l’Union Soviétique.

Sans doute, la chute du Mur de Berlin a signifié dans donné lieu dans l’immédiat à un fort recul des organisations de la gauche et du mouvement ouvrier, et a constitué un point d’appui pour la contre-révolution néoliberale déchaînée quelques années auparavant, qui a avancé sur des conquêtes historiques de la classe ouvrière. A cela il faut ajouter, dans un sens plus stratégique, ce que nous avons appelé la crise d’alternative socialiste, produit de la chute du « socialisme réel » et d’une offensive idéologique de la bourgeoisie autour de « la fin de l’histoire », « l’échec du socialisme » et le capitalisme comme seul horizon historique.

La chute de l’URSS a impliqué le bouleversement à l’échelle de la planète des relations sociales, économiques et politiques. Ce ne serait pas matérialiste de ne pas reconnaître les conséquences profondes que ce fait a eu sur le mouvement ouvrier actuel. En même temps il est d’une importance décisive de développer une élaboration théorique et stratégique qui permette de comprendre pourquoi les états où le capitalisme avait été exproprié sont arrivés à cette situation.

Mais ce qui définit dans l’essentiel la situation actuelle ne sont pas les défaites héritées du passé -dont les effets sont toujours présents- mais l’entrée en scène d’une nouvelle génération, protagoniste des énormes luttes que nous avons nommées. La recomposition encore initiale du mouvement ouvrier, juvénile et militant est la base matérielle d’un redémarrage de l’expérience historique des exploités et des opprimés qui est en cours depuis des années. Cela, avec toutes ses limites, pose la nécessité de se battre pour relancer la lutte pour le socialisme.

Les révoltes populaires de l’Amérique latine et leur généralisation (après la crise économique de 2008) au reste de la planète, sont un grand laboratoire de la lutte de classes, de clarification et évolution politique de larges secteurs. Du fait qu’elle traverse des premières expériences de lutte, cette nouvelle génération n’est pas liée aux partis traditionnels, présente des traits antibureaucratiques et combatifs, et est ouverte et sympathise même avec la gauche révolutionnaire.

Ces caractérisations placent notre courant international dans un terrain différent à celui de courants comme l’actuelle direction majoritaire du Secrétariat Unifié qui met l’accent, de manière unilatérale, uniquement sur les traits négatifs de la période. Pour les dirigeants de ce courants, nous vivons des “années trente au ralenti”, marqués par la montée du fascisme et la débâcle tout court du mouvement ouvrier. Ils sont incapables de voir le redémarrage de l’expérience historique qu’on vit, le point d’inflexion qui se développe sous nos yeux par rapport au défaitisme des années 90 : les potentialités des nouvelles générations qui marquent le ton de la période actuelle. Comprendre que bien que la chute du stalinisme a ouvert dans l’immédiat les portes de l’offensive neoliberale, stratégiquement elle a impliqué la chute de l’appareil bureaucratique contre-révolutionnaire le plus fort du XXeme siècle, et la possibilité de relancer la lutte pour le socialisme dans son sens le plus authentique.

Il ne s’agit pas de débats abstraits, déliés des tâches que la lutte de classes nous pose. Au contraire, la caractérisation de la période est un point de départ essentiel à l’heure de définir quelle orientation doivent se donner les révolutionnaires pour faire avancer l’expérience de l’avant-garde large, même de larges secteurs des travailleurs et élever la conscience de classe. Précisément et comme nous l’avons signalé, l’approfondissement de la lutte de classes a rouvert le débat stratégique dans la gauche révolutionnaire, débat qui semblait “clos” il y a deux décennies.

La réouverture du débat stratégique

Autant l’arrivée au pouvoir de gouvernants bourgeois “anormaux” en Amérique latine (Chavez, Evo Morales, Lula) que la récente victoire de Syriza et la montée de Podemos, ont rouvert le débat sur la stratégie révolutionnaire. Ces gouvernements ont mis à l’ordre du jour le débat sur comment arriver au gouvernement, sur quelles bases et comment entreprendre les transformations sociales nécessaires pour ouvrir la voie vers le socialisme.

De ce point de vue, nous ne partons pas de « degré zéro » de la stratégie, tel que cela a été dit à tort il y a quelques années, lorsque des repères essentiels ont été perdus au milieu du tourbillon du manque de compréhension des causes de fond de la chute du stalinisme. Outre le riche patrimoine historique de l’expérience révolutionnaire de la classe ouvrière, nous avons le bilan d’une décennie d’expérience « progressiste », incarné centralement par le chavisme. C’est sur la base du positionnement des différentes organisations face à ce phénomène et des leçons que cette expérience a laissé, que nous devons relever les défis auxquels nous sommes confrontés en Europe.

Avec l’avènement du chavisme au pouvoir, des larges secteurs de la gauche révolutionnaire ont capitulé au projet du « Socialisme au XXIème siècle ». Avec l’idée qu’il s’agirait d’un « gouvernement en dispute » ou qui « objectivement » (par la pression des masses, de l’impérialisme, etc.) il serait contraint « d’aller plus loin que ce qu’il voulait », le chavisme a été présenté comme la première étape dans la transition vers le socialisme ; un gouvernement « anticapitaliste ».

Cette position a été le résultat de deux unilatéralités : une approche « objectiviste » de la question du pouvoir et une caractérisation erronée de la période historique.

L’objectivisme a été de considérer que, même en l’absence de la classe ouvrière au centre du processus, avec ses propres organes de pouvoir et partis défendant une perspective clairement socialiste, ces gouvernements pourraient être, de par les conditions et les contradictions objectives, un pont vers la transition vers le socialisme. Ce concept, dans une certaine mesure, a suivi un schéma théorique qui a fait des ravages dans le mouvement trotskiste d’après la deuxième guerre mondiale. L’autre unilatéralité a été la caractérisation de la période, que nous avons déjà décrite, en particulier dans la direction du SU. Nous traverserions la période la plus défavorable depuis les années 1930, avec une spirale de crise de la gauche et du mouvement ouvrier et la perspective immédiate du fascisme. Dans de telles circonstances et en l’absence de perspectives révolutionnaires, les délimitations stratégiques entre les réformistes et les révolutionnaires ne seraient plus d’actualité. Ce serait un crime de sectarisme de prendre en compte ces délimitations. Et, encore plus, ne pas s’allier de manière permanente avec le réformisme (et même se fusionner organiquement avec celui-ci au sein des partis larges), comme moyen de défense contre les attaques des capitalistes.

Aujourd’hui, ces organisations appliquent le même raisonnement à Syriza et à Podemos. De manière possibiliste ils défendent l’idée que la perspective « anti-austérité » serait la seule possible (perspective, en outre, inconséquente et insuffisante dans les cadres du capitalisme).

De cette façon – en plus de l’argument de la « dynamique ascendante » ou de la « sympathie » que ces organisations génèrent -, se diluent les nécessaires critiques et les délimitations politiques et programmatiques et le besoin d’indépendance de classe face à tout gouvernement capitaliste, même de « gauche ». Dans ce sens, la plupart du SU a pris la décision erronée de voter la dissolution « juridique » d’Izquierda Anticapitalista, sa section espagnole, en acceptant le cadre statutaire antidémocratique de Podemos, empêchant ainsi toute confrontation avec la direction réformiste de ce parti.

Notre courant considère que cette position est erronée. Nous sommes d’accord avec la caractérisation que les gouvernants “progressistes” latino-américains (et dans une certaine mesure, aussi, Syriza et Podemos) sont le sous-produit des mobilisations massives qui ont ébranlé ces pays. Il s’agit d’une expression politique dénaturée, indirecte, de ces rébellions et protestations. Ils sont le reflet de la recherche de la part de larges secteurs d’une rupture par la gauche avec la situation et les partis actuels. De là qu’ils expriment d’une certaine façon des phénomènes progressifs, que la gauche révolutionnaire doit comprendre, en évitant tout sectarisme par rapport au processus de recherche politique de la part de larges secteurs de la jeunesse et de la classe ouvrière, à la gauche des formations traditionnelles.

Mais c’est une grave erreur d’identifier mécaniquement ces phénomènes par en bas avec leur expression institutionnelle, les gouvernements réformistes ou “progressistes”. Le rôle stratégique de ces organisations politiques est la résorption réformiste, dans le cadre du système capitaliste, des mobilisations populaires : faire sortir les gens des rues pour les mettre dans les urnes, dans les comptes de fées de la “démocratie participative”, qui en définitive ne fait que pêcher le développement de l’action indépendante, la possibilité de créer des organisations indépendantes des institutions parlementaires du système.

C’est ça, par exemple, le bilan de 15 ans de gouvernement chaviste : aucune modification structurelle du pays, et une détérioration de la situation économique et sociale qui a contribué à une montée dangereuse de la droite.

Cela n’implique pas de refuser de manière sectaire de participer et batailler au sein de ces organisations, en particulier quand celles-ci regroupent vraiment des secteurs d’avant-garde et de gauche sous des formes qui dépassent l’appareil réformiste en tant que tel. Tel est le cas de Podemos, dont la base est mouvementiste, avec des éléments d’assemblées populaires larges (comme à Madrid), au moins jusqu’au moment où ces organisations arrivent au gouvernement.

Mais cette intervention doit avoir comme perspective stratégique de lutter systématique contre l’orientation réformiste de leurs directions. Il ne faut pas oublier que cette intervention ne sera révolutionnaire que si elle se met au service de faire avancer la conscience politique de la classe ouvrière, la construction d’organisations révolutionnaires indépendantes et alternatives aux réformistes.

De là que, comme partie du bilan de l’expérience révolutionnaire du XXeme siècle et des dix dernières années, nous réaffirmons qu’une stratégie révolutionnaire indépendante est indispensable. L’expérience historique a démontré que sans l’intervention indépendante de la classe ouvrière, sans qu’elle n’avance dans son élévation en tant que classe dirigeante, avec ses propres organismes et partis, aucune transition au socialisme n’est possible.

Dans cette perspective, aucun raccourci historique ou « pont objectif » ne conduira au socialisme. La tâche centrale de nos organisations est de lutter pour que la recomposition politique des travailleurs avance dans un sens révolutionnaire et pour construire des partis révolutionnaires indépendants du réformisme.

Appelons à une Conférence Internationale des courants révolutionnaires

Le cycle des révoltes populaires a ouvert une série de discussions entre des secteurs du trotskisme, même au sein de diverses tendances internationales qui l’expriment. L’approfondissement de la lutte des classes au niveau international (aujourd’hui principalement dans les pays européens) accélère l’expression de ces processus de réalignement potentiel. Cet élément, ainsi qu’un certain nombre de caractéristiques de la situation actuelle, soulève la nécessité et la possibilité d’avancer dans un groupement de courants révolutionnaires à l’échelle internationale.

Tout d’abord, il y a une relative récupération de la gauche en général et du trotskisme en particulier. Non seulement il y une certaine résurgence (face à l’opinion publique mondiale) de figures plus « Œcuméniques » de notre tradition comme Marx, mais Trotsky aussi apparaît comme la figure qui n’a pas « les mains sales », qui était « fidèle aux principes » au milieu « des catastrophes du siècle dernier ». Cette autorité politique relative (une échelle déerminée), s’est combinée avec la croissance (encore inégale, avec des hauts et des bas) de l’extrême gauche dans certains pays ces dix dernières années.

D’autre part, des conditions politiques pour un regroupement qui n’étaient pas présentes lors de la montée du chavisme au début de ce siècle commencent à apparaitre. Au début des années 2000, il y a eu des tentatives de discussion entre les différents courants révolutionnaires, par exemple à l’occasion des Forums Sociaux Mondiaux. Ces tentatives, qui avaient la correcte préoccupation de répondre de manière unifiée à partir de la gauche révolutionnaire aux processus qui commençaient à se développer, n’ont pas abouti.

Surtout, comme nous l’avons noté, parce que la majorité des organisations trotskistes ont été plus ou moins séduites par le chavisme et son projet de « Socialisme du XXIe Siècle ». Cela a aborté des discussions avec les courants comme le nôtre, qui a défendu l’indépendance politique face à ces gouvernements.

A cela s’ajoutaient des illusions en Europe sur les « partis larges anticapitalistes », dont Rifondazione Comunista a été le principal modèle à cette époque.

Aujourd’hui, la situation européenne présente d’autres caractéristiques. Tout d’abord, parce que la tradition socialiste est généralement plus forte en Europe qu’en Amérique latine, faiblesse qui a facilité les choses au populisme réformiste dans ce continent.

Deuxièmement, parce que des secteurs d’importance de la gauche révolutionnaire (notamment à l’intérieur du SU) défendent, en temps réel, une position indépendante face au gouvernement de Syriza et à la montée de Podemos. Nous nous sommes retrouvés dans une même position avec beaucoup camarades en ce qui concerne la politique à défendre face au processus en Grèce, ce qui constitue un point de départ essentiel pour tout projet de regroupement des révolutionnaires.

Ce projet prend plus de force encore face aux tâches nouvelles et immenses que nous avons devant nous et le fait évident qu’aucun courant du trotskisme actuel ne peut se proclamer « la Quatrième Internationale ». Sur les deux côtés de l’Atlantique il y a des tendances s’auto qualifient ainsi. Mais leur manque de « poids », leur claire étroitesse « continentale », rend plus disproportionnée encore cette dénomination.

Troisièmement, contrairement aux processus de l’Amérique latine, une véritable opposition réelle par la gauche des nouvelles organisations réformistes est apparue.

En Grèce, en témoignent – de manière dénaturée- les luttes internes de Syriza autour de l’accord avec l’UE, l’opposition de son aile gauche avec des événements importants tels que la lettre ouverte de Manolis Glezos, et encore plus l’existence dehors de Syriza d’une coalition de la gauche révolutionnaire comme Antarsya.

Dans l’État espagnol, la direction de Podemos a eu dès le début une opposition interne organisée, dans laquelle la gauche révolutionnaire joue un rôle.

Ces deux phénomènes ne sont que la pointe de l’iceberg, l’expression « super-structurelle » d’un phénomène en bas : le fait que, en Europe, il semble y avoir des conditions favorables pour qu’une alternative de gauche à ces organisations rencontre un écho important dans l’avant-garde.

Et cela se produit simultanément au fait prometteur que, après une longue décennie d’expériences avec le progressisme latino-américain, certains pays comme l’Argentine, certaines des principales organisations de la révolutionnaire de la région se développent. C’est le cas du FIT et du Nuevo MAS (qui se trouve à l’extérieur de cette alliance éléctorale). Une croissance que l’on observe non seulement dans le domaine électoral, mais au cœur de la nouvelle génération ouvrière, dans le mouvement féministe en plein essordans ce pays, dans le mouvement étudiant.

Ce sont les bases matérielles pour que, dans le contexte actuel de redémarrage historique de l’expérience des exploités et des opprimés, la gauche révolutionnaire avance dans une intervention commune face à la crise capitaliste et aux luttes en cours, qui fasse du marxisme révolutionnaire un fort courant au sein de la classe ouvrière.

Ce dont il s’agit c’est de s’unir pour surmonter la fragmentation historique du mouvement trotskyste et faire des pas en direction de la refondation de la Quatrième Internationale sur la base des tâches du présent et aussi, à un niveau plus programmatique, des enseignements de l’expérience du siècle dernier. Une confluence qui s’applique à la lutte des classes, à la construction stratégique de nos partis dans la classe ouvrière, tout en conservant un critère non sectaire avec des luttes comme la lutte des femmes, qui vivent aussi un renouveau et une sensibilité accrue au niveau international, et qu’il s’agit d’intégrer et de lier aux luttes de la classe ouvrière.

Cela soulève, tout d’abord, la nécessité de convoquer, comme l’envisagent des secteurs du SU, une Conférence Internationale des courants révolutionnaires, qui aborde l’actuelle situation mondiale et décide de tâches politiques pour renforcer une intervention commune face à la crise, sur des critères d’indépendance de classe.

Ce serait une occasion de mettre les différentes expériences que chacun de nos courants a parcouru, au service de construire une véritable organisation internationale et de contribuer à un saut qualitatif du trotskisme comme courant politique de la classe ouvrière.

Deuxièmement, nous savons que, parmi des secteurs divers du trotskisme on a commencé à discuter de façon informelle (par exemple, au PSTU du Brésil), la possibilité de créer une publication marxiste internationale afin de partager des expériences et de profiter de cette « réception » croissante du marxisme révolutionnaire qui semble exister parmi des secteurs plus larges que les secteurs habituels.

Si cette publication réussissait à concentrer l’élaboration théorico-politique de différents courants dans une perspective révolutionnaire, indépendante et non éclectique, cela pourrait être aussi une initiative progressive pour faire progresser l’élaboration commune des courants du trotskisme et pour créer des espaces de débat nécessaires pour avancer vers une confluence supérieure.

Nous proposons donc ces deux propositions aux courants révolutionnaires qui se sentent identifiés et qui soient prêts à faire des pas en commun pour surmonter la fragmentation historique du mouvement trotskiste. Nous réaffirmons la nécessité de construire un appel commun à une Conférence Internationale qui traite ces propositions et autres initiatives et qui jette les bases d’une collaboration plus importante entre nos organisations.

Llamamiento por un reagrupamiento internacional de los revolucionarios sobre bases independientes de todo gobierno burgués

La crisis internacional del capitalismo ha generalizado y llevado a todos los rincones del globo un período caracterizado por la entrada en escena de una nueva generación obrera, popular y juvenil que esta haciendo sus primeras experiencias de lucha contra el capitalismo globalizado y en particular contra las consecuencias de esa crisis. De esta manera, el ciclo histórico iniciado por las movilizaciones altermundialistas y por las revueltas que sacudieron America Latina al comienzo del siglo XXI, se confirmó con la irrupción del movimiento de los indignados en el Estado español, las decenas de huelgas generales en Grecia, la primavera árabe y las movilizaciones masivas que han cubierto sucesivamente las diferentes partes del globo.

Esta situación ha acelerado la expresión de la crisis económica en el terreno político, llevando al agotamiento cada vez mayor del “progresismo” latinoamericano, la caída de dictaduras históricas en Medio Oriente, la crisis del bipartidismo clásico en Europa. El resultado de estos desarrollos es que se ha abierto una situación de inestabilidad, una gran oportunidad para la intervención de la izquierda revolucionaria detrás de un programa de independencia de clase.

Esta situación ha tenido un impacto directo sobre la izquierda revolucionaria. Por una parte, ha permitido que la misma intervenga en la situación abierta, esforzándose por influenciar las luchas en curso, incluso impactar en el terreno electoral en determinados casos. Pero al mismo tiempo, ha generado una serie de debates estratégicos : la estrategia revolucionaria a adoptar, el tipo de partidos a construir, el balance de la última década de movilizaciones, y más en general de la experiencia revolucionaria del siglo XX, una experiencia de la cual debemos extraer lecciones hacia el porvenir.

Es en este marco que han comenzado a delinearse algunas divisorias de agua en la izquierda mundial. Ellas parecer obsoletas algunas divisiones y fragmentaciones heredadas del pasado, en la medida que pueda procesarse un debate y una intervención política y constructiva común entre corrientes provenientes de tradiciones diferentes. Es sobre la base de esta situación política que hacemos este llamado a abrir las discusiones sobre una intervención unificada frente a la crisis capitalista internacional.

Un ciclo de rebeliones populares y de recomienzo histórico

El marco más general del desarrollo de la lucha de clases actual, es el período abierto a partir del principio del siglo XXI, que nuestra corriente ha caracterizado como un ciclo de rebeliones populares. Esta definición fundamental (que nos parece de gran utilidad) tiene como objetivo remarcar que estamos en un ciclo de un signo distinto al que se abrió con la caída del Muro de Berlín y la Unión Soviética.

Sin duda, la caída del Muro significó en lo inmediato un fuerte retroceso de las organizaciones de izquierda y del movimiento obrero, y constituyó un aliciente a la contrarrevolución neoliberal desencadenada años atrás, que avanzó sobre conquistas históricas de la clase trabajadora. A esto hay que agregar, en un sentido más estratégico, lo que hemos dado en llamar crisis de la alternativa socialista, producto de la caída del “socialismo realmente existente” y de una ofensiva ideológica de la burguesía alrededor del “fin de la historia”, el “fracaso del socialismo” y el capitalismo como único horizonte posible.

La caída de la URSS significo el trastocamiento a escala planetaria de relaciones sociales, económicas y políticas. No sería materialista desconocer las profundas huellas que este hecho ha dejado en el movimiento obrero actual. De la misma manera es de decisiva importancia llevar adelante una elaboración teórica y estratégica que permita comprender por qué los estados donde el capitalismo había sido expropiado, llegaron a esa situación.

Pero lo que caracteriza principalmente la situación actual no son las derrotas heredadas del pasado –cuyos efectos aún persisten–, sino la entrada en escena de una nueva generación, que viene protagonizando las enormes luchas que hemos nombrado. La incipiente recomposición del movimiento obrero, juvenil y militante, es la base material de un reinicio de la experiencia histórica de los explotados y oprimidos que viene ocurriendo. Esto, con todos sus límites, plantea batallar por el relanzamiento de la lucha por el socialismo.

Las rebeliones populares de América Latina y su posterior generalización (luego de la crisis económica comenzada el 2008) al resto del globo, están siendo un gran laboratorio de la lucha de clases, de clarificación y evolución política de amplios sectores. Al hacer sus primeras experiencias de lucha, esta nueva generación no está atada a los partidos tradicionales, presenta rasgos antiburocráticos y combativos, y se encuentra abierta e incluso simpatiza con la izquierda.

Estas caracterizaciones nos sitúan en un terreno distinto a corrientes como la actual dirección mayoritaria del Secretariado Unificado que pone en el centro, de manera unilateral, únicamente los rasgos negativos del período. Para los dirigentes de esta corriente, viviríamos unos “años treinta en cámara lenta”, marcados por el ascenso del fascismo y la debacle sin más del movimiento obrero… Son incapaces de ver el recomienzo de la experiencia histórica que se está viviendo, el punto de inflexión que ocurre bajo nuestros ojos en relación al derrotismo de los años ‘90 : las potencialidades de las nuevas generaciones que están marcando el tono del período actual. Comprender que si bien la caída del stalinismo abrió en lo inmediato las puertas a la ofensiva neoliberal, en términos estratégicos significo la caída del aparato burocrático contrarrevolucionario más fuerte del siglo XX, y la posibilidad de un relanzamiento de la lucha por el socialismo en su sentido más auténtico.

No se trata de debates abstractos, desligados de las tareas que nos plantea la lucha de clases. Al contrario, la caracterización del período es un punto de partida esencial a la hora de definir qué orientación deben darse los revolucionarios para hacer avanzar la experiencia de la amplia vanguardia, incluso de grandes sectores de los trabajadores y elevar la conciencia de clase. Precisamente y como hemos señalado, la agudización de la lucha de clases ha reabierto el debate estratégico en la izquierda revolucionaria, debate que parecía “clausurado” dos décadas atrás.

La reapertura del debate estratégico

Tanto la llegada al poder hace una década de gobiernos burgueses “anormales” en America Latina (Chávez, Evo Morales, Lula) como la reciente victoria de Syriza y el ascenso de Podemos, han reabierto el debate sobre la estrategia revolucionaria. Estos gobiernos han puesto al orden del día la discusión sobre cómo llegar al gobierno, sobre qué bases, y como emprender las transformaciones sociales necesarias para abrir la vía hacia el socialismo.

Desde ese punto de vista, no partimos del “grado cero” de la estrategia, como se supo decir equivocadamente años atrás, cuando puntos de referencia esenciales se veían perdidos en medio del torbellino de la incomprensión de las razones de fondo de la caída del stalinismo. Además del riquísimo patrimonio histórico de la experiencia revolucionaria de la clase obrera, contamos con el balance de una década de experiencia “progresista”, encarnada centralmente en el chavismo. Es sobre la base del posicionamiento de las diferentes organizaciones frente a este fenómeno, y de las enseñanzas que esta experiencia ha dejado, que debemos afrontar los desafíos que se nos plantean en Europa.

Con la llegada del chavismo al poder, amplios sectores de la izquierda revolucionaria capitularon al proyecto del “Socialismo en el Siglo XXI”. Con la idea de que se trataría de un “gobierno en disputa”, o de que “objetivamente” (por la presión de las masas, del imperialismo, etc.) se vería obligado a “ir más lejos de lo que deseaba”, el chavismo fue presentado como el primer paso en la transición al socialismo ; un gobierno “anticapitalista”.

Esta posición era el resultado de dos unilateralidades : un abordaje “objetivista” de la cuestión del poder y una caracterización errónea del período histórico. El objetivismo consistía en considerar que, aun en ausencia de la clase obrera en el centro del proceso, con sus propios organismos y partidos defendiendo una perspectiva claramente socialista, estos gobiernos podían ser, por las condiciones y contradicciones objetivas, un puente hacia la transición al socialismo. Esta concepción, en alguna medida, siguió un esquema teórico que en el movimiento trotskista de la segunda posguerra, hizo estragos.

La otra unilateralidad ha sido la caracterización del período, que ya describimos, particularmente en la mayoría del SU. Estaríamos atravesando el período más desfavorable desde los años treinta, con una espiral de crisis del movimiento obrero y la izquierda, y la perspectiva inmediata del fascismo. En tales circunstancias, y ante la falta de perspectivas revolucionarias, las delimitaciones estratégicas entre reformistas y revolucionarios no serían de actualidad. Sería un crimen de sectarismo tenerlas en cuenta. Y, más aun, no aliarse permanentemente al reformismo (y hasta fusionarse orgánicamente con él en el seno del partidos amplios), como defensa frente a los ataques capitalistas.

Hoy en día estas organizaciones aplican los mismos razonamientos a Syriza y Podemos. De manera posibilista se plantea que la perspectiva “anti-austeridad” sería la única posible (perspectiva, por lo demás, inconsecuente e insuficiente en los marcos del capitalismo).

De esta manera –sumado al argumento de la “dinámica ascendente” o la “simpatía” que generan estas organizaciones–, se diluyen las necesarias críticas y delimitaciones políticas y programáticas y también la necesidad de independencia de clase frente a todo gobierno capitalista, aunque sea de “izquierda”. En ese camino, la mayoría del SU ha tomado la equivocada decisión de votar la “disolución jurídica” de Izquierda Anticapitalista, su sección española, aceptando el antidemocrático marco estatutario de Podemos, lo que impide toda confrontación con la dirección reformista de este partido.

Nuestra corriente considera equivocada esta ubicación. Coincidimos en la caracterización que los gobiernos “progresistas” latinoamericanos (en cierta medida, también, Syriza y Podemos), son un subproducto de las movilizaciones masivas que han sacudido esos países. Se trata de una expresión política distorsionada, indirecta, de estas rebeliones y protestas. Reflejan la búsqueda de amplios sectores de una ruptura por izquierda con la situación y los partidos actuales. De ahí que no dejen de expresar fenómenos progresivos, que deben ser comprendidos por la izquierda revolucionaria, evitando todo sectarismo respecto del proceso de búsqueda política de amplios sectores juveniles y de trabajadores, a la izquierda de las formaciones tradicionales.

Pero es un grave error identificar mecánicamente estos fenómenos por abajo con su expresión institucional, los gobiernos reformistas o “progresistas”. El papel estratégico de estas formaciones es precisamente la reabsorción reformista, en los marcos del sistema capitalista, de las movilizaciones populares : sacar a la gente de las calles para meterla en las urnas, en los cuentos de hadas de la “democracia participativa”, que en definitiva redundan en inhibir el desarrollo de su propia acción independiente, la posibilidad de crear organizaciones independientes a las instituciones parlamentarias del sistema.

Tal es, por ejemplo, el balance, de 15 años de gobierno chavista : ninguna modificación estructural del país, y un deterioro económico-social que ha contribuido a un crecimiento peligroso de la derecha.

Esto no implica sectariamente negarse a participar y dar una pelea en estas organizaciones, en especial cuando agrupan realmente amplios sectores de vanguardia y de izquierda bajo formas que exceden al aparato reformista como tal. Tal es el caso de Podemos, cuya base es movimentista, con elementos de asambleas populares extendidas (como en Madrid), al menos hasta el momento que lleguen al gobierno. Pero esta intervención debe tener como perspectiva estratégica la de pelear sistemática contra la orientación reformista de sus direcciones. No olvidar que esta intervención sólo será revolucionaria si se pone al servicio de avanzar en la conciencia política de la clase trabajadora, en la construcción de organizaciones revolucionarias independientes alternativas a las reformistas.

De ahí que, como parte del balance de la experiencia revolucionaria del siglo XX y de los últimos diez años, reafirmemos que una estrategia revolucionaria independiente es indispensable. La experiencia histórica ha demostrado que sin intervención independiente de la clase trabajadora, sin que ella avance en elevarse como clase dirigente, con sus propios organismos y partidos, ninguna transición al socialismo es posible.

En esta perspectiva, ningún atajo histórico o “puente objetivo” conducirá al socialismo. La tarea central de nuestras organizaciones es pelear porque la recomposición política de los trabajadores avance en un sentido revolucionario y por construir partidos revolucionarios independientes del reformismo.

Convoquemos una Conferencia Internacional de las corrientes revolucionarias

El ciclo de rebeliones populares ha abierto una serie de debates entre sectores del trotskismo, incluso en el seno de las diversas corrientes internacionales que le dan expresión. La agudización de la lucha de clases a nivel internacional (ahora sobre todo en países de Europa) viene acelerando la expresión de estos procesos de potencial realineamiento. Este elemento, sumado a una serie de características de la situación actual, plantea la necesidad y posibilidad de avanzar en un reagrupamiento a nivel internacional de corrientes revolucionarias.

En primer lugar, se vive una recuperación relativa de la izquierda en general y el trotskismo en particular. No solamente hay un cierto resurgimiento (ante la opinión pública mundial) de figuras más “ecuménicas” de nuestra tradición como Marx, sino que Trotsky aparece como la figura que no se “manchó las manos”, que fue “fiel a los principios” en medio de los “desastres del siglo pasado”. Esta relativa autoridad política (a determinada escala), se ha combinado con el crecimiento (aun desigual, con alzas y bajas) de la extrema izquierda en algunos países en la última década.

Por otra parte, maduran condiciones políticas para un reagrupamiento que no estuvieron presentes cuando del ascenso del chavismo a principios de este siglo. A comienzos de los años 2000, hubo tentativas de discusión entre diferentes corrientes revolucionarias, por ejemplo en ocasión de los Foros Sociales Mundiales. Estas tentativas, que tenían la sana preocupación de responder de manera unificada desde la izquierda revolucionaria a los procesos que comenzaban a desarrollarse, se frustraron.

Principalmente, como señalamos, porque la mayoría de las organizaciones trotskistas se encandilaron en mayor o menor medida con el chavismo y su proyecto del “Socialismo del Siglo XXI”. Esto abortó las discusiones con corrientes que como la muestra, defendieron la independencia política frente a estos gobiernos. Esto se sumaba a las ilusiones en Europa sobre los llamados “partidos amplios anticapitalistas”, de las que Rifondazione Comunista fue en esos años el principal modelo.

Hoy en día, la situación europea presenta otras características. En primer lugar, porque la tradición socialista en general es más fuerte en Europa que en Latinoamérica, debilidad que le facilitaba las cosas al populismo reformista en este último continente.

Segundo, porque sectores de importancia de la izquierda revolucionaria (en particular al interior del SU) están defendiendo, en tiempo real, una posición independiente frente al gobierno de Syriza y el ascenso de Podemos. Nos hemos encontrado en una misma posición con muchos compañeros y compañeras en relación a la política para el proceso griego, lo que constituye un punto de partida esencial para cualquier proyecto de reagrupamiento de los revolucionarios.

Este proyecto cobra más vigencia aun ante las nuevas e inmensas tareas que se nos abren, y ante el hecho evidente que ninguna corriente del trotskismo actual puede proclamarse “la IV Internacional”. De ambos lados del Atlántico hay tendencias que se califican así. Pero su falta de “medida”, su visible “restricción continental”, hace más desproporcionado este planteamiento.

En tercer lugar, a diferencia de los procesos latinoamericanos, ha surgido rápidamente una oposición real por izquierda a las nuevas organizaciones reformistas europeas.

En Grecia, esto se refleja –de manera distorsionada- en las peleas internas en Syriza en torno al acuerdo con la UE, la oposición de su ala izquierda con hechos significativos como la carta de Manolis Glezos, por no hablar de la existencia fuera de Syriza de una coalición genéricamente de la izquierda revolucionaria como Antarsya.

En el Estado español, la dirección de Podemos ha tenido desde el principio una oposición interna organizada, en la cual la izquierda revolucionaria juega un rol.

Ambos fenómenos no son sino la punta del iceberg, la expresión “superestructural” de un fenómeno por abajo : el hecho que en Europa parece haber condiciones favorables para que una alternativa por izquierda a estas organizaciones encuentre un eco importante en la vanguardia.

Y lo anterior ocurre de manera simultánea al hecho promisorio que luego de una larga década de experiencias con el progresismo latinoamericano, están creciendo en determinados países como la Argentina, algunas de las principales organizaciones de la izquierda revolucionaria de la región. Se trata de los casos del FIT y el Nuevo MAS (que se encuentra fuera de dicho frente electoral). Un crecimiento que se observa no solamente en el terreno electoral, sino en el seno de la nueva generación obrera, en el pujante movimiento de mujeres de dicho país, en el movimiento estudiantil.

Estas son las bases materiales para que, en el actual contexto de recomienzo histórico de la experiencia de los explotados y oprimidos, la izquierda revolucionaria avance en una intervención común frente a la crisis capitalista y las luchas en curso, que haga del marxismo revolucionario una fuerte corriente en el seno de la clase trabajadora.

De lo que se trata es de confluir para superar la fragmentación histórica del movimiento trotskista y dar pasos en la refundación de la Cuarta Internacional sobre la base de las tareas del presente y también, a un nivel más programático, de las enseñanzas dejadas por la experiencia recorrida durante el siglo pasado. Una confluencia que se aplique a la lucha de clases, a la construcción estratégica de nuestros partidos en la clase obrera, manteniendo a la vez un criterio no sectario con luchas como la de las mujeres, que viven también un resurgimiento y una sensibilidad creciente a nivel internacional, y que se trata de integrar y ligar a las luchas de la clase trabajadora.

Esto plantea, en primer lugar, la necesidad de convocar, como están planteando sectores del SU, a una Conferencia Internacional de corrientes revolucionarias, que aborde la actual situación mundial y plantee tareas políticas para reforzar una intervención común en la crisis, sobre criterios de independencia de clase.

La misma sería la ocasión de poner las diferentes experiencias que cada una de nuestras corrientes ha recorrido, al servicio de construir una verdadera organización internacional y contribuir a un salto cualitativo del trotskismo como corriente política de la clase trabajadora.

En segundo lugar, sabemos que entre diversos sectores del trotskismo se ha comenzado a debatir informalmente (entre ellos, el PSTU de Brasil), la posibilidad de crear una publicación marxista internacional para intercambiar experiencias y aprovechar esa mayor “recepción” del marxismo revolucionario que parece verificarse entre sectores más amplios que los habituales.

Si dicha publicación lograse recoger la elaboración teórico-política de diferentes corrientes en una perspectiva revolucionaria, independiente y no ecléctica, podría ser también una iniciativa progresiva para avanzar en la elaboración común de las corrientes del trotskismo y de darse ámbitos de debate necesarios para ir hacia una confluencia mayor.

Planteamos entonces estas dos propuestas a las corrientes revolucionarias que se sientan identificadas y estén dispuestas a dar pasos en común para superar la fragmentación histórica del movimiento trotskista. Reafirmamos la necesidad de construir un llamado común a una Conferencia Internacional que discuta éstas y otras iniciativas, y siente las bases para una colaboración mayor entre nuestras organizaciones.

Chamado por um reagrupamento dos revolucionários sob bases independentes de todo governo burguês

A crise internacional capitalista tem se generalizado e levado a todos os cantos do globo um período marcado pela entrada em cena de uma nova geração operária, popular e jovem, a qual está fazendo suas primeiras experiências de luta contra o capitalismo globalizado e particularmente contra as consequências desta crise. Assim, o ciclo histórico iniciado pelas manifestações antiglobalizaçãoe pelas revoltas que sacudiram a América Latina no início do século XXI, confirmou-se por meio da emergência do movimento dos Indignados, Occupy no Estado espanhol, dezenas de greves gerais na Grécia, Primavera Árabe e as mobilizações de massa que sucederam em diferentes partes do globo.

Estas situações aceleraram a expressão da crise econômica na arena política, levando ao esgotamento ainda maior do “progressismo” latino americano, à queda de ditaduras históricas no Oriente Médio, e à crise do bipartidarismo clássico na Europa. O resultado destes desenvolvimentos foi o que desencadeou uma situação de instabilidade política e uma grande oportunidade para a intervenção da esquerda revolucionária por meio de um programa de independência de classe.

Isto teve um impacto direto sobre a esquerda revolucionária por duas razões : primeiro, permitiu-lhe intervir na oposição aberta, se esforçou para influenciar as lutas em curso e a impactar o terreno eleitoral, em alguns casos. E segundo, tem gerado uma série de debates estratégicos : a estratégia revolucionária, que tipo de partido a construir, o balanço da última década de mobilizações e, de forma mais geral, a experiência revolucionária do século XX, uma experiência pela qual devemos extrair lições para o futuro.

Este contexto foi um dividor de águas para a esquerda mundial. Algumas divisões, fragmentações parecem hoje obsoletas e herdadas do passado, na medida em que podem ser processados em um debate e política construtiva comum entre correntes provenientes de diferentes tradições. Com base nesta situação política, fazemos este chamado para que se abram discussões sobre uma intervenção unificada frente a crise capitalista internacional.

Um ciclo de rebeliões populares e de recomeço histórico.

O quadro geral do desenvolvimento da luta de classes atual é o período aberto desde o início do século XXI, que nossa corrente tem caracterizado como um ciclo de rebeliões populares.

*Publicado originalmente em françês e espanhol. Tradução Rosi Santos.

Esta definição fundamental (a qual nos parece de grande valor) tem como objetivo enfatizar que estamos em um ciclo de um signo distinto em relação ao que foi aberto com a queda do Muro de Berlim e da União Soviética.

Sem dúvida, a queda do Muro significou imediatamente um forte retrocesso das organizações de esquerda e domovimento operário, pois junto com a queda veio a tona à contra-revolução neoliberal desencadeada anos atrás, avançando sobre conquistas históricas da classe trabalhadora. Desta maneira, é preciso acrescentar, em um sentido estratégico, o que chamamos de crise da alternativa socialista, devido ao colapso do “socialismo realmente existente” e de uma ofensiva ideológica da burguesia sobre o chamado “fim da história”,“fracasso do socialismo” e o capitalismo como o único horizonte possível. A queda da União Soviética significou a reversão em uma escala global das relações sociais, econômicas e políticas. Não seria materialista ignorar as cicatrizes profundas que isto deixou no movimento operário.

Da mesma maneira é fundamental levar adiante uma elaboração teórica e estratégica que permita entender por que os Estados onde o capitalismo tinha sido expropriado, chegaram a essa situação.No entanto, o que caracteriza principalmente a situação atual não são as derrotas herdadas do passado – cujosefeitos ainda persistem – , mas a entrada em cena de uma nova geração, que está estreando e protagonizando as enormes lutas. A recomposição incipiente dos trabalhadores, da juventude militante é a base material de um reinício da experiência histórica dos explorados e oprimidos. Apesar de todas as suas limitações, levanta a batalha pelo o relançamento da luta pelo socialismo.

As rebeliões populares na América Latina e sua posterior generalização – após a crise econômica iniciada em 2008 – para outros países, está sendo um grande laboratório da luta de classes, de esclarecimentos e evolução política em amplos setores. Ao fazer suas primeiras experiências de luta, esta nova geração não está vinculada a partidos tradicionais, portanto, apresenta traços de antiburocrátismo e está aberta a se simpatizar com a esquerda.

Estas caracterizações nos colocam em um terreno distinto de outras correntes, como a atual direção majoritária do Secretariado Unificado (SU), que põem no centro de seus debates, de forma unilateral, apenas os traços negativos do período. Para os dirigentes desta corrente, viveríamos os “ anos trinta em câmera lenta”, marcados pelos ascenso do fascismo e do desastre da ausência do movimento operário etc…

São incapazes de ver o recomeço da experiência histórica que esta em curso, um ponto de inflexão que ocorre sob os nossos olhos em relação ao derrotismo dos anos 90 e as potencialidades das novas gerações que estão atualmente dando o tom. É preciso compreender que, embora a queda do stalinismo tenha aberto as portas para a ofensiva neoliberal, em termos estratégicos significou também a queda do aparelho burocrático contrarevolucionáriomais forte do século XX e da possibilidade de um renascimento da luta pelo socialismo no sentido mais autêntico.

Estes não são debates abstratos, desligados das tarefas colocadas pela luta de classes. Ao contrário, a caracterização do período é um ponto de partida crucial para definir qual orientação deve ser dada aos revolucionários, para os avanço das iniciativas revolucionária para fazer a experiência da ampla vanguarda, para os setores dos trabalhadores e elevar a consciência de classe. Assim como, já observamos, a agudização da luta de classes reabriu o debate estratégico na esquerda revolucionária, debate parecia “enclausurado” há duas décadas.

A reabertura do debate estratégico

Na América Latina estão no poder há mais uma década com o que chamamos de governos burgueses “anormais” como (Chavez, Evo Morales, Lula) e temos a recente vitória do SYRIZA na Grécia. Neste cenário também abre-se o debate sobre a estratégia revolucionária. Esses governos têm colocado na ordem do dia a discussão sobre como chegar ao governo, sob quais bases e como empreender as transformações sociais necessárias para abrir o caminho para o socialismo.

Deste ponto de vista, comprova que não estamos partindo do “nível zero” da estratégia, como se poderia dizer equivocadamente anos atrás, quando pontos de referência essenciais pareciam se perdido em meio ao redemoinho de vento da incompreensão das razões de fundo da queda do stalinismo. Além do riquíssimo patrimônio histórico da experiência da classe trabalhadora, temos também o balanço de uma década de experiência “progressista”, encarnada centralmente no chavismo. É sobre a base do posicionamento das distintas organizações frente a este fenômeno , e as lições que estas experiências deixaram, que devemos enfrentar os desafios que enfrentamos na Europa.

Com a chegada de Chávez ao poder, uma grande parte da esquerda revolucionária capitulou ao projeto de “socialismo do século XXI”. Com a ideia de que seria um “governo em disputa” ou que “objetivamente” (pela pressão das massas, do imperialismo, etc.) este governo se veria obrigado a “ir mais longe do que ele queria”, o chavismo foi apresentado como o primeiro passo na transição para o socialismo ; um governo “anticapitalista”.

Esta posição foi o resultado de duas unilateralidades : uma abordagem “objetivista” para a questão do poder e outra de uma caracterização errônea do período histórico.

O objetivismo consistiu-se em considerar que, mesmo na ausência da classe trabalhadora no centro do processo com seus próprios organismos e partidos defendendo uma perspectiva claramente socialista, esses governos poderiam ser, pelas as condições e contradições objetivas, uma ponte para a transição para socialismo. Essa concepção, até certo ponto, seguiu um esquema teórico presente no movimento trotskista da segunda pós-guerra mundial, (que fez estragos).

A outra unilateralidada a caracterização errada do período, a qual já descrevemos, particularmente presente na direção do SU. Onde segundo eles, estaríamos atravessando pelo período mais desfavorável desde os anos trinta, com uma crise em espiral do movimento operário e da esquerda, bem como a perspectiva imediata de fascismo. Em tais circunstâncias, dada a falta de perspectivas revolucionáriase as delimitaçoes estratégicas entre reformistas e revolucionários não seriam atuais. E mais, entendem que seria um erro não aliar-se permanentemente ao reformismo (até fundir-se organicamente a ele no interior dos partidos amplos) como defesa frente aos ataques capitalistas.

Hoje, essas organizações aplicam o mesmo raciocínio no caso do Syriza (Grécia). De maneira possibilista sugerem que o “anti-austeridade” levantado neste país, seria a única perspectiva possível (perspectiva, aliás, inconsistente e insuficiente, no quadro do capitalismo).

Desta maneira – somado o argumento da “dinâmica ascendente” ou da “simpatia” que geram estas organizações se diluem as necessárias criíticas e delimitações politico-programáticas e também a necessidade da independência de classe frente a todo governo capitalista, ainda que seja de “esquerda”. Neste sentido, a maioria do SU tomou a decisão errada ao optar “dissoluçãojurídica” da Esquerda Anticapilista, sua seção espanhola, aceitando o antidemocrático quadro estatutário do PODEMOS, o que impede toda e qualquer confrontação com a direção reformista desse partido.

Nossa corrente considera equivocada esta posição. Mas estamos de acordo com a caracterização que os governos “progressistas” da América Latina[1] (em certa medida, também, SYRIZA), são um subproduto das grandes mobilizações massivas que abalaram esses países. Trata-se de uma expressão política distorcida e indiretas destas das rebeliões e protestos. Refletem uma ruptura de amplos setores pela a esquerda com a situação e os partidos atuais. Que não deixam de expressar fenômenos progressivos, os quais devem ser compreendidos pela esquerda revolucionária, evitando sectarismo neste processo de aproximação política de amplos setores da juventude e de trabalhadores à esquerda das formações tradicionais.

Mas é um erro identificar esses fenômenos mecanicamente, como expressão institucional, governos reformistas ou “progressista” tem o papel estratégico de reabsorção reformista destes processos, no âmbito do sistema capitalista, das mobilizações populares : tirar as pessoas das ruas para levá-las às urnas com o conto de fadas da “democracia participativa”, a qual em definitivo resulta na inibição do desenvolvimento do movimentoe de sua ação independente, bem como a possibilidade de criação de organizações independentes das instituições parlamentares do sistema.

Como foi por exemplo, o saldo de 15 anos de governo chavista em que não houve nenhuma modificação estrutural do país, mas sim uma deterioração econômica e social que tem contribuído para um crescimento perigoso da direita.

Isso não significa sectariamente negar-se a participar e (dar a luta) nessas organizações, especialmente quando agrupam realmente amplos setores da vanguarda e da esquerda média, por iniciativas que ultrapassem o aparelho reformista como tal. Este é o caso do PODEMOS, cujo a base é movimentista, com elementos de assembléias populares generalizadas (como em Madrid), pelo menos, até que eles atinjam o governo.

No entanto, esta intervenção deve ter como perpectiva estratégica a luta sistemática contra a orientação reformista de suas direções. Sem esquecer que esta intervenção só será revolucionária se estiver a serviço do avanço da consciência política da classe trabalhadora e da construção de alternativas revolucionárias opostas das reformistas.

Por isso, como parte do balanço da experiência revolucionária do século XX e dos últimos dez anos reafirmamos que uma estratégia revolucionária independente é indispensável. A experiência histórica tem demonstrado que, sem intervenção independente da classe trabalhadora, sem que ela avance como a classe dirigente, dotado de organismos próprios e de partido, nenhuma transição para o socialismo é possível.

Nesta perspectiva, nenhum atalho histórico ou “ponte-intermediária ” conduzirá ao socialismo. A tarefa central de nossas organizações é lutar pela recomposição política dos trabalhadores em um sentido revolucionário e construir partidos revolucionários independentes do reformismo.

A necessidade de convocar uma Conferência Internacional das correntes revolucionárias

O ciclo de rebeliões populares, abriu uma série de debates entre os setores do trotskismo, mesmo dentro das várias correntes internacionais que lhe dão expressão. O aprofundamento da luta de classes a nível internacional (agora na maior parte dos países europeus) está acelerando a expressão destes processos de potencial realinhamento. Este elemento, juntamente com uma série de características da situação atual coloca a necessidade epossibilidade de avançar com um reagrupamento internacional de correntes revolucionárias.

Em primeiro lugar, vive-se uma recuperação relativa da esquerda em geral e, particularmente, do trotskismo. Não somente há um certo ressurgimento (perante a opinião pública mundial) de figuras mais “ecumênicas” da nossa tradição como Marx, mas também Trotsky este último que aparece como a figura que não “manchou as mãos” mas que foi “fiel aos princípios” em meio aos “desastres do século passado”. Esta relativa autoridade política (em certa escala), foi combinada com o crescimento (mesmo que desigual) da extrema esquerda em alguns países na última década.

Este é o segundo momento de amadurecem das condições políticas para um reagrupamento, coisa que houve quando da ascensão do chavismo. No início de 2000, houve tentativas de discussão entre diferentes correntes revolucionárias, por exemplo, por ocasião dos Fóruns Sociais Mundiais. Estas tentativas foram frustradas, apesar de terema preocupação saudável para responder de forma unificada a partir da esquerda revolucionária aos processos.

Principalmente, porque a maioria das organizações trotskistas ficaram deslumbrados em maior ou menor grau com Chávez e seu projeto de “Socialismo do Século XXI”. Isto abortou discussões com correntes como a nossa, que defendeu a independência política frente a esses governos, -o que a história mostrou como correto-. Isto se somado as ilusões na Europa sobre os chamados “partidos amplos anticapitalistas”, dos quais a Refundação Comunista faz parte, foram neste anos o principal modelo.Atualmente, a situação europeia apresenta outras características. Em primeiro lugar, porque a tradição socialista é geralmente mais forte na Europa do que na América Latina, esta nossa debilidade tornou as coisas mais fáceis para populismo reformista em nosso continente.

Em segundo lugar, setores importantes da esquerda revolucionária (em particular no interior do SU) estão defendendo, em tempo real, uma posição independente em relação ao governo de Syriza e o ascenso de PODEMOS. Neste ponto nós nos encontramos em uma posição igual a destes companheiros e companheiras em relação à política para o processo de grego, o que constitui um ponto de partida essencial para qualquer projeto de reagrupamento dos revolucionários.

Este projeto torna-se mais exigente, antes mesmo das imensas novas tarefas abertas para nós da esquerda organizada, evidente que nehuma corrente trotskista atual pode proclamar ” A IV Internacional”. Em ambos os lados do Atlântico, há tendências que se qualificam como capazes. Mas sua falta de “medida” e sua visível “restrição continental” torna esta abordagem ainda mais desproporcional. E em terceiro lugar, a diferença é que os processos latino-americanos levantou rapidamente uma oposição real pela esquerda diferente das novas organizaões reformistas europeias.

Na Grécia, isto se reflete,distorcidamente, nas lutas internas no Syriza em torno do acordo com a União Europeia – e a posição de sua ala esquerda com eventos significativos, como a carta de Manolis Glezos, sem mencionar a existência de uma coalizão genericamente a esquerda revolucionária como Antarsya[2].Na Espanha, a direção do PODEMOS teve desde o início uma oposição interna organizada, na qual a esquerda revolucionária desempenha seu papel.

Ambos os fenômenos são a ponta do iceberg, a expresssão “superestrutural” de um fenômeno maior : o fato de que na Europa parece haver condicões favoráveispara que uma alternativa pela a esquerda destas organizações encontre um eco importante na vanguarda.

O que é dito acima, ocorre simultaneamente na América Latina de forma promissora, logo após, uma grande década de experiência com o progressismo, estão crescendo em alguns países, como Argentina, algumas das principais organizações da esquerda revolucionária na região. Estes são os casos da FIT e o Novo MAS (localizado fora da frente eleitoral). Este crescimento é observado não somente no cenário eleitoral, mas dentro da nova geração de trabalhadores e no movimento pujante das mulheres neste países e o movimento estudantil.

Estas são as bases materiais para que, no contexto atual de recomeço histórico da experiência dos explorados e oprimidos, a esquerda revolucionária avance em uma intervenção comum contra a crise capitalista e as lutas em curso, fazendo do marxismo revolucionário uma forte corrente dentro da classe trabalhadora.

O que está em questão é uma confluência que vise superar a fragmentação histórica do movimento trotskista e dar passo na reconstrução da Quarta Internacional sobre a base das tarefas do presente e também para um nível mais programático, das lições deixadas a partir da experiência percorrida durante o século passado. Uma confluência que se aplique à luta de classes, a construção estratégica de nossos partidos da classe trabalhadora, mantendo ao mesmo tempo uma abordagem não sectária com a luta das mulheres, a qual também vive um resurgimento e um nível de sensibilidade crescente a nível Internacional, que integra e vincula as lutas da classe trabalhadora.

Isto levanta inicialmentea necessidade de convocar, como estão fazendo os setores da SU, uma Conferência Internacional de correntes revolucionárias que aborde a atual situação mundial e tire as tarefas políticas para reforçar uma intervenção comum na crise com critérios de independência classe.

Uma oportunidade de colocar as diferentes experiências que cada uma dessas correntes a serviço da construção de uma organização verdadeiramente internacional e contribuir para um salto qualitativo do trotskismo com corrente político da classe trabalhadora.

Sabemos que entre os vários setores do trotskismo se tem inicado um debate informal (incluindo o PSTU do Brasil), a possibilidade de criar uma publicação marxista internacional para o intercâmbio de experiências e aproveitar essa maior “recepção” do marxismo revolucionário verificadas entre os setores mais amplos que os habituais.

Se tal publicação conseguisse recolher o desenvolvimento teórico-político de diferentes correntes numa perspectiva revolucionaria, independente e eclética, ela também poderia ser uma iniciativa progressivapara avançar na elaboração comum das correntes do trotskismo, este espaço de debate é necessário para maior confluência.

Levantamos estas duas propostas para as correntes revolucionárias que sentem identificados e estão dispostos a dar passos em conjunto para superar a fragmentação histórica do movimento trotskista. Reafirmamos a necessidade de construir um chamado comum de uma conferência internacional para discutir estas e outras iniciativas, que fornecem a base para uma maior colaboração entre as nossas organizações. ……………………………….

[1]Com exceção do caso do Brasil onde o lulismo surge como medida preventiva para possíveis processos mais radicalizados que vinham acontecendo nos países vizinhos. (Nota da tradutora).

[2]ANTARSYA que da tradução do grego significa “motim”. (Nota da tradutora)

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