English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 11- Livre Onze : FEMMES - CONTRE L’OPPRESSION > La libération des femmes n’est jamais venue et ne viendra jamais des (...)

La libération des femmes n’est jamais venue et ne viendra jamais des institutions de la bourgeoisie

dimanche 20 octobre 2013, par Robert Paris

Trotsky a écrit : « Sans aucun doute, l’oppression sexuelle est un moyen important d’asservissement de l’homme. Tant que il y a oppression, il ne peut y avoir de véritable liberté. La famille, en tant qu’institution bourgeoise, est complètement dépassée. Nous devons parler davantage de cet instrument... »

Lénine répond : « ... Et non seulement la famille. Toutes les interdictions pesant sur la sexualité doivent être supprimées... Nous pouvons apprendre des suffragettes : même l’interdiction de l’amour homosexuel doit être supprimée. »

cité par W. Reich, dans son ouvrage "La révolution sexuelle" Les femmes dans la révolution française et dans la révolution russe

La libération des femmes n’est jamais venue et ne viendra jamais des institutions de la bourgeoisie

Pour un certain nombre de militants des droits des femmes, c’est l’Etat qui doit trancher en faveur des droits des femmes, par une législation adoptée par des chambres parlementaires édictant des lois que l’appareil d’Etat devrait faire respecter. L’Histoire n’a pas montré ce type de processus. Ce sont les femmes elles-mêmes qui se sont imposées et pas le législateur qui a fini par comprendre que les femmes étaient dans leur droit… Ni depuis l’ « Etat de droit » de la République française ni avant, jamais les législateurs ne sont avisés tous seuls de la justesse des revendications des femmes. Quand l’Etat prend la décision d’émettre une loi soi-disant en faveur de ces droits, cela signifie toujours des reculs sociaux d’autres côtés ou bien des hypocrisies de la loi, de ses décrets d’application et de la manière dont l’appareil d’Etat l’applique. L’Etat, c’est le contraire de la liberté et ce n’est pas seulement vrai en ce qui concerne les femmes. L’Etat peut se saisir de la question des femmes pour opposer hommes et femmes et détourner ainsi la question sociale. Ou il peut faire mine de prendre le parti des femmes, encore pour diviser et mieux opposer. Cela dépend des situations politiques et sociales.

S’il arrive qu’on constate, par ci par là, une petite concession de l’Etat vis-à-vis des femmes, on remarque, au bout d’un certain temps, qu’elle a servi à faire passer d’autres attaques, ou du côté des femmes ou d’un autre côté. Et la politique de l’Etat est nécessairement d’enferrer femmes et hommes dans le système social et politique, donc de les piéger.

Il importe d’abord de constater que la société bourgeoise capitaliste la plus moderne ne peut absolument pas se passer des divisions entre hommes et femmes et de l’oppression des femmes, même si hypocritement elle affiche le but inverse. Les sociétés occidentales conjuguent certes l’hypocrisie au féminin mais les femmes n’y gagnent rien. Les mêmes hommes politiques votent des lois sur l’égalité hommes/femmes et sont toujours essentiellement des « hommes » politiques. Il est pourtant coutume de faire croire que les attaques contre les droits des femmes ne viendraient que des pays pauvres et non occidentaux, de préférence musulmans d’après la propagande qui nous est diffusée tous les jours.

La réalité est très différente : les sociétés occidentales, loin d’avoir libéré les femmes, se chargent de les opprimer, de les mépriser et de les exploiter d’une manière particulière. C’est un véritable racisme violent que subissent les femmes des riches pays occidentaux et d’abord une propagande selon laquelle les femmes sont « toutes des putains », que celles qui se font violer l’ont cherché, que les femmes ne font que se faufiler partout et manipuler tout le monde.

Il est déjà remarquable que ce pays qui se réclame de la grande Révolution française soit incapable de rapporter le rôle des femmes dans l’action révolutionnaire qui a permis d’en finir avec la féodalité de sang, avec la royauté, avec l’oppression religieuse, avec l’arriération médiévale. Quasiment personne en France n’est capable de citer un seul nom de femme politique ayant joué un rôle majeur dans la Révolution française et pourtant que de grands noms de femmes révolutionnaires à cette époque !

Cependant, les législateurs issus de la Révolution française n’ont jamais eu la moindre intention de s’appuyer sur ce rôle révolutionnaire des femmes pour leur accorder par la loi le moindre droit politique à la parole, bien au contraire !

Les lois civiles comme politiques de la République ont été clairement des législations en faveur des propriétaires, les seuls à avoir le droit de voter et de se présenter aux élections, et les seuls propriétaires que la république ait reconnu sont les hommes….

La Révolution française qui a proclamé les « droits du citoyen » n’a nullement admis plus les droits des femmes puisqu’elles sont en fait propriété de leur mari, afin d’assurer que la succession reste dans la descendance…

Le mariage bourgeois a fait de la femme un des meubles de la propriété, la fabricante des descendants et une servante de l’homme. Cantonnée au rôle d’éternelle seconde, elle n’a eu ni le droit d’exercer des professions importantes comme médecin, chirurgien, professeur, ni celui de faire détenir et faire fonctionner des entreprises, ni celui de prendre la parole en politique ou d’intervenir dans les lois et dans l’Etat.

La société bourgeoise triomphante avait parfaitement vu le caractère révolutionnaire des femmes et, justement, ayant fait triompher leurs droits, les bourgeois ne voulaient plus connaître des révolutions sociales….

Si, durant la révolution, les révolutionnaires bourgeois se battaient déjà becs et ongles pour faire taire les femmes révolutionnaires, après celle-ci cela a été la grande époque de l’institutionnalisation de l’oppression des femmes…

Déjà au cours du Moyen-Age, la montée de la bourgeoisie a coïncidé avec un recul des libertés et en particulier des droits des femmes. La bourgeoisie a rajouté sa propre exploitation et sa propre oppression à tous ceux qu’imposait loi féodale et seigneurs oppresseurs. C’est avec l’avènement de la bourgeoisie et la fin du Moyen-Age qu’une grande campagne contre les femmes libres dites sorcières a été entreprise. Voir « la chasse aux sorcières »

Même cette campagne contre les femmes libres traitées de putains et de sorcières exploitait les sentiments des femmes, leur crainte que des femmes détournent leurs maris, les volent ou leur jettent des sorts. L’Etat et les institutions de l’époque, religieuses notamment, ont organisé la tromperie et les assassinats et leur ont donné un cadre légal… Ces crimes étaient commis au nom de la défense même des intérêts des femmes et des couples…

Le passé a connu de nombreuses manières d’enchaîner, de tromper les femmes. Il y a eu le culte de Marie qui, sous prétexte de mettre en avant le rôle de la femme qui donne naissance et de la protéger, de la placer tout en haut des reconnaissances sociales et religieuses, a transformé la femme en procréatrice. La pureté de la « vierge » qui avait produit un enfant sans coucher avec un homme ( !!!) a servi à dénoncer la liberté sexuelle des femmes et leur droit de faire l’amour pour le plaisir. Les lois du mariage bourgeois, sous prétexte d’assurer l’avenir des enfants, ont décrété que la femme était mineure, incapable de s’occuper seule des biens du ménage alors que l’homme était destiné à le faire….

Résultat : durant des décennies, on serait bien en peine de citer une femme ayant fait œuvre d’écrivain, de professeur, de médecin, de chirurgien, d’artiste, ou ayant fait avancer quelque domaine que ce soit. Faire accoucher les autres femmes, la sage-femme, ou nettoyer les saletés des malades, l’infirmière ou l’aide-soignante, voilà bien les rares domaines où les femmes aient pu exercer. Même les apothicaires, les dentistes devaient être absolument des hommes. Cela signifie qu’au moins la moitié des talents, des découvertes, des progrès, des arts a été méthodiquement détruit. Comme la partie masculine de la société s’occupait essentiellement de la guerre, de la chasse et de l’oppression féodale, c’est même bien plus que la moitié des pensées et des créations des êtres humains qui ont été détruits pendant que les tendances des femmes vers la liberté étaient méthodiquement bâillonnées.

Rappelons qu’une femme qui refusait le mariage qu’on voulait leur imposer étaient enfermables dans des couvents-prisons.

Les talents féminins ont, durant des siècles de domination de la féodalité puis de la bourgeoisie occidentales, été laminés, discrédités, étouffés, jetés à la poubelle, voués au discrédit et à l’opprobre…

Le peu qui en a percé nous montre que ces talents existaient bel et bien malgré les grands efforts pour convaincre les femmes que tel n’était pas leur rôle.

La violence des propos des « bons esprits » masculins à l’égard des femmes étonne parfois quand on cite de nombreux auteurs français par exemple.

C’est oublier que le rôle de ces auteurs, de diffuser la pensée dominante, consistait à discréditer les femmes…

La bourgeoisie dominante, loin de sortir ces comportements du Moyen Age, a enfermé les femmes dans un rôle second pour ne pas dire pire.

Son discours démocratique s’est arrêté aux frontières du sexe. Il suffit de voir combien de temps il a fallu aux bourgeoisies occidentales pour donner le droit de vote aux femmes.

Encore faut-il comprendre que cela n’a pas été fait du tout par souci démocratique ni du fait d’une prise de conscience des injustices mais pour mieux faire accepter l’acceptation de l’ordre social injuste à la sortie d’une guerre mondiale particulièrement atroce et où les femmes étaient les principales chefs du foyer, pendant que les hommes étaient à la guerre….

La société bourgeoise a eu besoin, pour faire croire à une ouverture à la fin de la deuxième guerre mondiale, d’associer les femmes aux élections. Il s’agissait d’abord de faire croire que dorénavant les élections démocratiques seraient le véritable moyen d’exprimer les aspirations populaires, ce qui était un très gros mensonge et une belle tromperie. Et on a pu constater que le droit de vote des femmes, loin de permettre de prendre en compte les droits des femmes n’a fait que stabiliser la société au pouvoir, y compris le machisme dominant, au plan politique comme civil.

De même qu’en théorie une voix de prolétaire devait être, dans la société démocratique bourgeoise occidentale, égale à une voix de capitaliste, eh bien le vote des femmes a été présenté comme égal au vote des hommes. Eh bien, cela n’a changé le sort réel des femmes sur aucun point concret, pas plus que le sort des prolétaires ! Les femmes ont eu beau voter, cela n’a rien enlevé à leur dévalorisation, à leur infériorisation, à la dégradation de leur image, au mépris, à la violence qu’elles subissent et même rien à leur infériorité au plan politique. Par exemple, l’image dans le vocabulaire

La domination de classe nécessite plus que jamais des dérivatifs que sont le racisme contre les femmes, contre les étrangers, contre les jeunes, contre les autres religions, etc… En ce qui concerne les relations hommes/femmes, la société bourgeoise continue à offrir aux hommes la possibilité d’avoir une exploitée à domicile, le droit d’opprimer aux aussi, même s’ils sont prolétaires. Il y a toujours plus exploité que l’exploité, plus opprimé que l’opprimé, plus étranger que l’étranger, c’est sa femme…

La bourgeoisie, concevant tout au travers de la propriété privée, il a conçu également les relations hommes/femmes au travers d’elle. Ce n’est pas un hasard si le mariage joue un tel rôle dans les conceptions bourgeoises et si la propriété commune ou non est le centre du mariage avec les différents types de « contrats de mariage » : le mariage est un contrat bourgeois…

L’autre point remarquable est l’importance que la bourgeoisie attache au défenseur de ses intérêts généraux : l’Etat bourgeois. Là encore, pas de mariage sans intervention de l’Etat. On peut concevoir, au sens bourgeois, un mariage sans religion mais pas de mariage entre deux individus, sans intervention de l’Etat. Ce qui fait que la relation entre deux personnes soit reconnue est le fait de passer devant le maire et d’être enregistré par l’Etat… Aucun caractère privé en somme alors que la société bourgeoise se pique d’être le summum de la liberté individuelle !!!

Le mariage est donc une affaire commerciale conclue entre deux individus et qui engage également leurs produits communs, depuis les biens qu’ils peuvent acquérir jusqu’aux enfants qu’ils peuvent engendrer. Tout est conçu au sein de la propriété privée… Tout est marqué par l’idée d’héritages à venir, de litiges éventuels entre copropriétaires, etc...

Les individus qui se croient libres et indépendants de toute prédétermination sont embarqués dans ces critères bourgeois sans même en avoir conscience. Même si bien des gens ne se marient plus, ils ne voient pas nécessairement ou ne sont pas choqués du fait que le mariage est conçu d’abord comme une relation d’affaires.

C’est toute la force de la démocratie bourgeoise : faire croire aux esclaves modernes que sont les prolétaires qu’ils sont libres et agissent seulement dans leur propre intérêt alors qu’ils sont conduits à agir seulement dans l’intérêt de la société capitaliste.

C’est frappant en ce qui concerne les relations de travail puisque c’est l’exploité lui-même qui est amené à courir après son exploitation. Mais cela l’est également en ce qui concerne les relations hommes/femmes tout aussi déterminées en fonction des intérêts des exploiteurs, même si les concernés ne s’en aperçoivent pas…

La femme, elle-même, est souvent amenée à considérer le mariage comme une alliance plus sure et plus durable, plus en sécurité s’il y a des enfants, au point que des couples non mariés depuis de longues années se marient parfois quand ils ont des enfants qui naissent.

Or il est évident que le mariage ne garantit nullement une relation ni l’avenir des enfants. Par contre, l’ordre bourgeois attache une grande importance au nombre de couples qui « passent par le maire », en fait qui se font reconnaitre par l’Etat bourgeois…

Et ce mariage n’a certainement pas été fait pour la sécurité de la femme. Il suffit de voir comment pendant de longues années la femme, au sein du couple, n’avait pas accès au compte en banque alors que c’étaient les maris qui dilapidaient le plus souvent l’argent de la famille !

L’hypocrisie de la société bourgeoise est de prétendre que tout est fait pour le bien de l’individu et sa réussite personnelle alors que tout est fait pour qu’il s’enchaîne à l’ordre social, y compris pour que la femme fasse pression sur le mari afin qu’il ne revendique pas trop au boulot et ne fasse pas de politique « pour ne pas prendre de risques pour les enfants ».

L’hypocrisie n’a fait que croitre ces dernières années avec un discours dominant appelant autant à l’égalité des hommes et des femmes qu’il appelle au « développement durable », et avec autant de mauvaise foi…

Les femmes violées ou battues (y compris par leur mari) n’en sont pas mieux reçues dans les commissariats, pas mieux protégées ou traitées. Les maternités sont loin d’être protégées contre les mesures d’austérité. Les centres IVG sont quand même mis à la portion congrue en termes d’effectifs et de moyens. Ceux qui exercent des pressions morales et physiques contre le droit à l’avortement et à la contraception ne sont pas combattus par l’Etat bourgeois, sa police et sa justice. Les inégalités sociales persistent bien sûr. Sans parler de l’éducation qui, dès le jeune âge, effectue des discriminations entre hommes et femmes.

La bourgeoisie et son Etat prétendument démocratiques n’ont pas libéré la femme, pas davantage en occident qu’ailleurs, pas davantage dans un monde chrétien, juif, protestant qu’hindouiste, bouddhiste, taoiste ou musulman…

Les occidentaux qui prétendent s’indigner du sort des femmes dans les pays pauvres sont tout aussi hypocrites. S’en sont-ils indignés quand ces pays faisaient partie des empires coloniaux appartenant aux occidentaux. Que ne se servaient-ils alors de la domination coloniale pour combattre les oppressions coloniales. A-t-on entendu parler d’un colonisateur occidental qui combattait les harems, l’excision des femmes, la vente des femmes et des enfants, les enlèvements de femmes, la répudiation des femmes et autres « traditions » pourries quand ces régions étaient sous la domination coloniale ? Certainement pas !

Et, aujourd’hui, a-t-on entendu parler d’un Etat occidental qui réprouve ces pratiques quand le régime dictatorial qui les impose est un copain des gouvernants occidentaux comme c’est le cas de l’Arabie saoudite ? Jamais !

A-t-on entendu dire que la France s’est servie de sa récente popularité au Mali ou de son occupation militaire, ou encore de sa proximité du nouveau pouvoir mis en place pour combattre contre l’excision des femmes au Mali ? Certainement pas ! Et chacun sait que l’impérialisme français n’a dénoncé le sort des femmes maliennes sous l’occupation militaire des bandes armées islamistes du nord que pour justifier leur intervention militaire.

Est-ce que l’impérialisme français pourrait se préoccuper du sort des femmes et, en même temps, exploiter la région pour son uranium en contaminant gravement les villages proches, hommes, femmes et enfants, du fait de cette exploitation comme l’a rappelé une récente manifestation contre le trust nucléaire français Areva.

Dans les pays occidentaux, on fait croire que toutes les autorités, gouvernement, justice, police, administration, parlements, mairies, etc., sont entièrement mobilisés pour protéger les femmes. Mais les violences faites aux femmes ne déclinent nullement en occident, bien au contraire. La prostitution des femmes, loin de décliner, progresse, utilisant toutes les techniques nouvelles comme internet.

Bien sûr, chacun a en tête le fait que l’Etat bourgeois ait accepté le droit à l’avortement et à la contraception. On ne cesse pour cela de glorifier Simone Veil (dirigeante politique de droite, ministre à l’époque, à ne surtout pas confondre avec la révolutionnaire mystique Simone Weil). Mais jamais il n’y aurait eu de légalisation de l’avortement (qui menait à l’échafaud il n’y a pas si longtemps en France) si des femmes et des hommes n’avaient eu le courage de donner leur nom en déclarant « j’ai pratiqué des avortements » !

Où est la préoccupation du sort des femmes quand on déporte des familles de sans papiers, de Roms, d’immigrés ? Où est la préoccupation du sort des femmes quand les Etat bourgeois du monde entier réduisent leur aide aux pays pauvres, réduisant particulièrement toutes les aides aux femmes et aux enfants ? Où est la préoccupation du sort des femmes dans les multiples guerres des pays occidentaux ? Par exemple en Afghanistan où ces pays prétendaient intervenir militairement pour défendre les femmes contre les talibans et où ils s’apprêtent à faire revenir les Talibans au pouvoir après avoir massacré les civils, détruit et bombardé sous prétexte de libérer… Où est la préoccupation du sort des femmes quand les pays occidentaux soutiennent les dictatures des principautés du pétrole contre la révolution du monde arabe ? Etc, etc…

Nulle part au monde on n’a vu les Etats bourgeois se mobiliser pour les femmes, même lorsque celles-ci subissent des horreurs. Aucun geste des autorités mexicaines pour protéger les femmes de Juarez assassinées. Aucun geste de l’Etat de l’Inde devant la multiplication des viols. Voir l’Inde et les femmes

Au contraire, avec la crise de la domination bourgeoise sur le monde suite à l’effondrement économique de 2007-2008, les classes dirigeantes envisagent tous les moyens d’augmenter les oppositions violentes, voir les guerres civiles, entre fractions de la population pauvre et le mépris des femmes est l’un des moyens de faire monter le fascisme… Voir : L’oppression des femmes s’aggrave partout dans le monde, en relation avec l’effondrement capitaliste débuté en 2007

Plus la domination capitaliste sur le monde semblera menacée aux classes dirigeantes, plus elles vont réactiver la haine, le mépris, la violence contre les femmes.

Terroriser les femmes est un moyen important d’éviter que la colère sociale tourne à la révolution sociale. Il suffit de voir comment les classes dirigeantes algériennes se sont tirées de la vague révolutionnaire débutée en 1988 en soutenant le développement d’un courant intégristes violement hostile aux femmes avant de transformer le pays en bain de sang soi-disant pour lutter contre les mêmes islamistes, en réalité pour préserver la dictature militaire bourgeoise.

Les classes dirigeantes ont de très bonnes raisons de craindre particulièrement les femmes dans cette situation de déstabilisation de la société capitaliste. Toutes les époques de révolution sociale ont amené les femmes à être au premier plan de la révolution : de la révolution française à la Commune de Paris et à la révolution d’octobre sans parler de la révolution espagnole…

L’avenir du monde dépend du combat commun des femmes, des jeunes et des prolétaires…

La suite...

2 Messages de forum

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0