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La direction de Renault veut fermer le site CTR de Rueil - Les salariés ne sont pas déplaçables comme des objets !

vendredi 12 juillet 2013, par Robert Paris

La direction de Renault veut fermer le site CTR de Rueil - Les salariés ne sont pas déplaçables comme des objets !

Dans l’accord Renault signé avec certains syndicats et dont le PDG Ghosn se gargarisait encore il y a quelques jours, il y avait l’engagement de ne pas fermer de site... industriel et les syndicats signataires avaient fait semblant de lire : pas de fermeture de site !!!

Ils se sont bien gardés de prévenir les salariés que la direction comptait à nouveau fermer le site de Rueil, un projet déjà caressé puis abandonné par la direction sans aucune lutte des syndicats. Y compris les syndicats non signataires se sont tus.

La décision a été annoncée ce mercredi aux « partenaires sociaux » : Renault a décidé de transférer les 1.500 salariés de son site de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) sur son site de Guyancourt d’ici à la fin 2014. Du moins la direction dit-elle que serait un "transfert à Guyancourt" quand elle s’adresse aux média mais les salariés, eux, savent qu’ils devront partir sur des sites qui ont été préalablement reliés à des sites de Cléon, Lardy et Guyancourt par la réorganisation. Il y a bien entendu une grande différence entre partir à Cléon et partir à Guyancourt...

Il y a bien d’autres incertitudes sur les décisions de la direction : le site de Guyancourt étant déjà surchargé, s’agit-il de se débrouiller pour que les salariés soient casés comme des sardines ou de les décourager pour augmenter les "départs volontaires" ?

Le constructeur n’a pas précisé l’avenir du site, mais il devrait tenter de le céder. La mairie de Rueil-Malmaison a toujours dit son intérêt pour les terrains de cette zone, en vue d’y créer un écoquartier. L’opération, dit la direction, permettrait à Renault de rationaliser ses coûts.

Voilà ce que nous écrivions ces mois derniers :

On reparle de fermeture au centre CTR (Rueil)…

Si les syndicats avaient crié victoire à l’annonce de la non fermeture de Rueil qu’ils n’avaient pas vraiment revendiquée, nous prévenions au contraire les salariés de Rueil que, pour la direction, il s’agissait probablement de reculer pour mieux sauter. Qu’apprend-on maintenant par la mairie de Rueil ? Que celle-ci a, avec le conseil général de grands projets sur les terrains du CTR ! La partie A du centre Renault serait occupée par une gare et la partie B prise par la mairie. Alors, c’est nous les derniers informés par la direction ! Et si on allait exiger des comptes et des engagements écrits, à deux doigts des moustaches de ces responsables qui se moquent du monde ?

Non à la fermeture du CTR !

La direction de Renault a fait clairement entendre qu’elle ne souhaitait pas que la question de l’avenir du site de Rueil soit évoquée aux négociations sur l’accord Renault et les négociateurs ont obtempéré. D’ailleurs aucun syndicat n’a mis clairement en avant une lutte quelconque contre la fermeture du site ! Quel progrès remarquable du syndicalisme d’accompagnement, de négociation, de collaboration, de signature d’accords, et autres billevesées ! Donc un accord visant soi-disant à assurer qu’aucun site ne ferme laisse la porte ouverte… à une fermeture puisque le CTR n’est pas un site industriel !!! Inutile aussi d’écouter la propagande syndicale style CFDT qui prétend que la fermeture du CTR serait inévitable et qu’il faudrait seulement bien s’assurer que le personnel ne soit pas lésé. On a vu lors de la précédente annonce comment ces négociateurs s’étaient occupés des lésés !!!

La direction de Renault annonce qu’elle remet au goût du jour la fermeture du CTR de Rueil, projet qu’elle avait affirmé abandonner. La CFDT de Renaut Rueil/Lardy donne l’information en déclarant que désormais elle se joindra aux grèves menées par la CGT et SUD... mais continuera à négocier et à espèrer que les dirigeants sauront sortir Renault d’un mauvais pas !!!

C’est le représentant patronal Gaston qui sur Rueil/Lardy aurait annoncé la décision de "rapprocher IM et IV pour pus d’efficacité opérationnelle" ce qui signifierait selon la CFDT la fermeture du CTR et la répartition des personnels entre CTL de Lardy et TCR de Guyancourt ! La direction rajoute que "l’opération ne se déroulera que si elle est rentable à terme" car, sinon, Renault licenciera au CTR !!! A Rueil, Mr Billig, directeur des Ingénieries, a confirmé que l’Ingénierie travaillera en plateau et sera répartie en 3 pôles IM (ingénierie mécanique), IV (ingénierie véhicule) et Systèmes (refroidissement, EGR etc.), et a aussi confirmé la fermeture de Rueil avant fin 2014 comme objectif, les premier départ se faisant courant 2013. La direction "a aussi parlé du non engagement d’affectations de produits pour l’instant prévus en France" déclare le représentant CGC aux négociations et il lui semble que la direction, en plus du CTR, a menacé deux usines : Flins et Douai...

Les conditions pour continuer d’investir en France mises par le patron sont de plus en plus drastiques de jour en jour : changements de sites, flexibilités diverses, blocage des salaires, plan GPEC de 8250 suppressions d’emplois...

Ce que l’on constate, c’est que le patronat est en plein à l’offensive contre les salariés et que, plus les syndicats négocient, plus ils apparaissent donc soumis, plus la direction, comme celle de PSA, aggrave ses annonces anti-ouvrières.

Ce n’est pas un plan à but économique que déroule patron de Renault, c’est une attaque anti-sociale pour affoler les travailleurs et casser leur moral afin de lancer l’offensive du patronat aux côtés de PSA. Il serait largement temps que les travailleurs de PSA se retrouvent aux côtés de ceux de Renault dans la contre-offensive et dans la rue...

Ne nous laissons pas envoyer à l’abattoir comme des moutons qui suivent leurs bergers dirigeants syndicaux...

Il serait temps de changer de politique dans la défense de nos emplois !!!

Quoi de neuf sur la fermeture du site de Rueil ?

Les syndicats qui ont accepté de signer l’ « accord Renault » ont obtenu une prétendue garantie de non fermeture de sites industriels du trust en France mais ils n’ont nullement obtenu une telle garantie pour tous les sites. Et ils reconnaissent même dans leurs tracts, comme le fait par exemple la CFDT, que la fermeture du CTR est à nouveau dans les cartons de la direction. Ils n’y sont pas opposés mais revendiquent seulement un accompagnement comme ils l’ont fait également lors du premier projet de fermeture du CTR où aucun syndicat ne revendiquait la non fermeture mais où tous se sont félicité du renoncement de la direction à cette fermeture. On aurait pu croire alors qu’ils l’avaient revendiquée, ce qui n’était nullement le cas. Chacun de ces syndicats exprimait, avec ses manières particulières, le seul souhait « qu’il n’y ait aucun laissé pour compte » comme si c’était possible dans un déménagement. Même dans le renoncement au déménagement en cours de route, il y a eu un grand nombre de « laissés pour compte » ! A nouveau, les syndicats n’ont rien à dire, n’écrivent quasiment rien sur la fermeture à nouveau programmée du CTR et à nouveau ils se moquent ainsi complètement de notre avenir et de la manière dont le patron entend se débarrasser des salariés de Rueil. Occupons-nous en nous-mêmes !

5 Messages de forum

  • Nous écrivions aussi :

    A Rueil, où la direction nous prend pour des billes qu’on déplace à volonté, que dire du silence des syndicats, là tous unis, quant au transfert du CTR. Qu’ont-ils discuté là-dessus avec la direction ? Qu’en est-il sorti ? On ne le sait pas. Ne rien dire, contre la fermeture de Rueil ou contre le contrat social de crise, cela revient à accepter ou, pire, à ne pas donner de perspectives aux travailleurs..

    Déjà en 2009 et 2010, nous écrivions :

    La ferme !

    Les semaines passent, les mois aussi mais la volonté des syndicats de s’opposer à la fermeture Rueil n’est toujours pas là. Citons les. La CGC : « La direction générale se trouve alors contrainte de vendre les bijoux de famille, comme Rueil et le Square-Com de Boulogne ! On n’a pas encore touché au bâtiment X ou à la cour d’honneur avec le char ou encore au petit atelier de Louis Renault ! Mais, qui sait, un jour peut-être ? » Et la CFDT : « Rueil… trop de questions sans réponses. Le transfert du CTRB vers le A continue. (…) Mais quand nous demandons le prix d’un tel déménagement et sa rentabilité, aucune réponse apportée. L’attitude de la direction concernant ce thème sera un indicateur des futures discussions qui pourraient se tendre. » Quant à la CGT : rien. Pourtant, fermer le site de Rueil, en termes d’attaques contre nous tous, ce n’est pas rien.

    Le syndicalisme de "proposition" bat paraït-il son plein à Renault. Mais où sont les propositions de ces "syndicats de proposition" pour lutter contre la fermeture de Rueil ?

    Nous écrivions aussi sur l’accord Renault le 12 février 2013 :

    « Son contenu est révélé : blocage des salaires, pas de blocage des profits, charge de travail en hausse, horaires en hausse, 8250 suppressions d’emplois avec les pressions à la clef pour les faire partir « volontairement », attaques sur l’ingénierie et, en échange, pas de fermeture immédiatement de sites mais à terme aucune garantie et aussi pas d’engagement sur le site de Rueil qui devrait fermer malgré l’ « accord »… »

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  • Les syndicats mènent en bateau les salariés—>largons les amarres, dehors les faux défenseurs des travailleurs ! Contre le patronnat, organisons nous, discutons entre nous .
    Les syndicalistes qui ne sont pas mouillés avec la direction en négociant en permanence avec la direction à quelle sauce on va nous manger, seront assez grand pour participer à nos AG.
    Les bureaucrates, par contre, qui cotoient les patrons sont pires que les dirigeants patronnaux, car ils jouent double jeu, c’est leur rôle d’éteindre l’incendie, ou d’allumer un feux de paille pour rien.
    Nous les connaissons et pour l’instant nous avons quand même accepté qu’ils parlent en notre nom. Il est temps que cela change.
    Reprenons notre parole, élisons directement nos comités de grève, décidons de nos revendications et gardons en tête que nous nous battons pour nous et nos enfants c’est à dire l’avenir.
    L’enjeu n’est pas seulement à Rueil, à Lardy, à Sandouville ou à Aulnay.
    LEs syndicats signent tous les accords anti sociaux possibles en ce moment et ils sont même à l’origine de certain, comme Lepaon, leader CGT, a conseillé sur la privatisation de la SNCF .
    Nos luttes seront puissantes si elles mettent en avant des revendications qui concernent tous les travailleurs , quelque soit le secteur, l’entreprise, et aussi qui s’adressent à tous ceux qui n’ont pas de boulot, ou sont précaires !
    Les travailleurs n’ont pas de patrie à défendre , car les dernières fois qu’ils se sont laissés entrainer derrière des drapeaux, c’étaient ceux de boucheries.
    Le défilé de la fête nationale est celui de la finance et des marchands de canon—> restons couché ou sinon défilons mais sous notre propre drapeau celui des esclaves qui se battent, celui des communards, celui des prolétaires , celui de l’internationale des travailleurs.

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  • Alors qu’un site Renault ferme, le silence syndical est étourdissant !

    Il suffit de taper sur google : "fermeture de Renault Rueil" pour l’entendre....

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  • La fête des Moineaux, fête des salariés de Renault, aura lieu le samedi 27 février de 12h à 22h, avec deux repas (midi et soir) et il y aura un spectacle à ne pas manquer à 19 heures.

    lieu : Théâtre de l’épée de bois – Cartoucherie de Vincennes

    Route du Champ de Manœuvre

    Autobus n°112, arrêt Cartoucherie

    Parking gratuit.

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