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Quelques questions pour répondre à nos amis et camarades de Robin Goodfellow

mercredi 1er mai 2013, par Robert Paris

Les camarades de Robin Goodfellow aiment bien analyser les graphiques mais n’ont toujours pas répondu à notre demande d’analyser celui-ci :

Quelques questions pour répondre à nos amis et camarades de Robin Goodfellow qui éditent une nouvelle analyse de la crise actuelle du système, analyse qu’ils veulent d’un grand classicisme marxiste mais qui est cependant très originale.

L’ensemble de la discussion avec Robin Goodfellow

La crise du capital est-elle, comme ce texte le suppose évidente, une crise de l’entreprise ?

Le capitalisme, d’ailleurs, tel qu’il existe aujourd’hui mais aussi hier, tel qu’il était vu par Karl Marx, était-il une économie de l’entreprise ?

Le capital, cette rotation cyclique de l’argent se transformant en marchandise, puis en objet fabriqué intégrant une plus-value, puis de nouveau en argent après la vente, est-il intérieur à l’entreprise même si le capitaliste peut parfaitement ne pas réinvestir dans l’entreprise ce capital ayant retrouvé sa forme argent.

L’analyse de Marx étant justement que le cycle capitaliste, contrairement au cycle marchand, n’est pas marchandise-argent-marchandise mais argent-marchandise-argent, il est clair que, au départ et à l’arrivée, le capital est libéré de l’entreprise et ne lui est pas nécessairement attaché.

A force de vouloir raisonner comme si l’entreprise était l’horizon fermé d’un capitaliste, Robin Goodfellow en arrive à des thèses du genre : « Le développement de la production capitaliste nécessite un agrandissement continu du capital placé dans une entreprise… » alors que Marx aurait pu écrire « Le développement du capital nécessite l’agrandissement de la production » donc une inversion de raisonnement et sans rajouter l’entrepris.

Dans ces conditions, est-il éclairant de « partir d’un cas concret exposé dans le livre d’un jeune entrepreneur capitaliste qui témoigne de sa faillite » pour décrire les mécanismes de la prétendue « crise cyclique » actuelle.

Ainsi, dès le début de cette analyse, la phrase « L’entreprise, comme entité juridique, est la cellule de base du mode de production capitaliste. » est elle à ranger dans la défense acharnée de la conception marxiste ou dans une originalité ultra bizarre et de mauvais aloi d’un point de vue marxiste. Rien que le terme d’ « entité juridique » pour décrire la base concrète réelle du capital semble plus que curieuse…

Pour étayer l’idée que la crise actuelle est cyclique et non catastrophique et mortifère, on va donc se plonger dans la psychologie d’un patron d’une entreprise qui n’est même pas de production mais de conseil en ressources humaines… On croyait que la base du capitalisme non seulement n’était pas l’entreprise mais était au sein même de la production pusique c’est là que s’accumule et se capitalise la plus value, non ? Non rigoristes du marxisme s’en évadent un peu facilement, semble-t-il…

Robin Goodfellow écrit : « Son livre peut être qualifié « d’exemplaire », en tant que plongée dans la psychologie du capitaliste et comme récit des vicissitudes d’une petite entreprise frappée par la crise. Dans cet ouvrage, Nicolas Doucerain, un jeune capitaliste qui dirige une société de conseil en recrutement, nous raconte comment sa société, Solic, s’est retrouvée en dépôt de bilan et en redressement judiciaire après avoir licencié plus des 2/3 de ses effectifs. Même s’il ne nous fournit pas tous les éléments pour apprécier au mieux les circonstances qui vont balayer l’entreprise, même si nous sommes très loin d’être dans les pas de César Birotteau, il est un témoignage intéressant de la manière dont la crise se propage à partir du moment où elle a éclaté dans la sphère financière. »

Ce n’est certes pas du César Birotteau mais il ne s’agit pas, contrairement à l’œuvre de Balzac, de nous expliquer l’état d’esprit de la bourgeoisie et le mécanisme d’une crise localisée mais de nous expliquer une « crise » générale du monde. On ne voit pas bien en quoi l’une éclairerait l’autre et il aurait d’abord fallu nous dire en quoi un mécanisme explique l’autre ?

Sinon on risque de se servir de la conclusion pour la démontrer, c’est-à-dire supposer que c’est une crise causée par le mécanisme financier et en tirer la même conclusion que l’on a posée en hypothèse.

Un autre présupposé étonnant est l’idée que le capitalisme soit une lutte permanente entre la petite entreprise et la grande et que dans ce combat la petite entreprise soit « notre bête noire »… On ne sait pas si cela que sous-entend Robin Goodfellow quand il indique que certains secteurs sont nuisibles ? Est-ce que la grande entreprise serait selon lui propice au socialisme et la petite hostile ? Impossible de comprendre pourquoi Robin a une telle bête noire ? Est-ce que Marx expliquait ainsi les crises capitalistes par les relations entre le capital et l’Etat avec les PME ? Non ! Alors pourquoi Robin Goodfellow se polarise-t-il sur les PME ? Sont-elles particulièrement visées par la crise ? Sont-elles causes ou victimes particulières de la crise ? On ne sait…

Donc toute l’analyse va non seulement se fixer sur l’entreprise mais sur la petite entreprise, sans que l’on sache vraiment pourquoi…

Pourquoi faire comme si le capitalisme c’était l’entreprise et, en même temps, rappeler que Marx remarquait que le capitaliste se transformait déjà à l’époque en « un simple manager (de capital d’autrui ». Qui dit capital d’autrui dit aussi que l’extérieur de l’entreprise est aussi à l’intérieur et inversement. Donc l’unité de l’entreprise n’est pas bien évidente…

Est-ce que cet édifice décrit d’une manière curieuse ne peut pas prendre l’eau de manière fatale ?

Une fois encore, la preuve provient de l’hypothèse. Ainsi, Robin Goodfellow suppose que l’Etat ne peut pas faire faillite autant qu’il suppose que le capitalisme ne peut avoir de crise fatale – on ne sait pas trop pourquoi il considère que le capitalisme serait économiquement éternel, seulement renversable par une révolution sociale ! Ce qui suppose que cette révolution ne serait pas historiquement plus nécessaire au moment de la crise qu’à aucun autre moment et que rien ne prouverait que le capitalisme aurait atteint ses limites. Robin Goodfellow écrit ainsi, donnant un crédit à l’Etat que les capitalistes ne lui donnent pas aussi nettement : « Donc les banques, assurances et autres créanciers de l’Etat s’enrichissent avec une sécurité accrue ; les classes possédantes accroissent leur fortune avec un risque très limité en raison de la garantie de fait apportée par l’État… »

Une belle confiance dans l’Etat bourgeois comme dans l’économie bourgeoise pour des révolutionnaires communistes qui ne comptent que sur la révolution. La pérennité du capitalisme lui semble indispensable pour que les thèses de Marx le soient. Si le capitalisme chutait définitivement, « Le Capital » de Karl Marx ne serait-il pas dépassé ? Donc, pour ne plus jamais dépassé, n’est-il pas nécessaire et indispensable que le capitalisme atteigne l’éternité économique ?

Contrairement à Robin Goodfellow, non seulement nous ne pensons pas que la faillite de toute une société mondiale, la chute d’une civilsiation, équivale à la faillite d’une entreprise, et encore moins de la petite entreprise à patron individuel qui ne représente pas l’essence du capitalisme actuel, même si un grand nombre de salariés en France y travaillent. C’est le grand capital qui a été menacé en 2007-2008 et pas seulement les PME. En théorisant les difficultés de la petite entreprise, Robin Goodfellow, avec toute sa bonne volonté d’un good fellow pour son camarade Marx, qu’il tient à soutenir, n’a nullement montré les bases de cette crise en étudiant la chute d’une PME…

Marx n’a pas besoin de raisonnements de ce type pour se défendre. Sa thèse n’a pas besoin non plus que le monde ne change pas ni que le capitalisme ne puisse chuter de manière économique. Marx ne considérait pas qu’il avait étudié définitivement les crises capitalistes et pensait au contraire qu’il fallait étudier individuellement chaque crise, ce qu’il a fait. D’autre part, comme l’a souligné Trotsky, Marx considérait qu’il y avait des crises conjoncturelles et des crises qu’il qualifiait de révolutionnaires, parce qu’amenant le capitalisme face à un mur, elles contraignent à des révolutions sociales. C’est loin de la présentation de Robin selon laquelle toutes les crises sont de manière équivalente des crises cycliques.

Là où Robin voit une crise de désaccumulation, nous voyons une crise de suraccumulation, c’est une différence sensible… Robin conclue : « Requiem pour le mode de production capitaliste et son économie d’entreprise ».

Il y a certes un enterrement dans tout ce système mais ce n’est pas celui de l’ « économie d’entreprise ».

Même des trusts comme Peugeot qui sont des trusts familiaux ne sont pas des entreprises car la banque y est prépondérante. Voir les un milliards et demi qu’il a fallu débourser par l’Etat pour sauver le trust automobile et plus de treize milliards toujours déboursés par l’Etat pour sauver seulement la banque Peugeot.

Cet exemple seul montre que ce qui caractérise cette fin de capitalisme, c’est bel et bien le désinvestissement massif et général de tous les trusts productifs de la production. Et là on sort du capitalisme et pas seulement de celui de Marx, du capitalisme tout court, de celui qui a toujours été fondé sur l’accumulation de plus-value extraite du travail productif humain, le seul point sur lequel nous soyons d’accord avec Robin tout en estimant que Robin Goodfellow sont des camarades révolutionnaires qui défendent courageusement et opiniâtrement des études dont les buts sont parfaitement estimables, ce que nous ne pensons pas toujours de nos camarades d’extrême gauche…

Pour lire sur ce thème :

Notre point de vue sur la situation actuelle du capitalisme

Pour accéder au site de Robin Goodfellow

D’autres lectures sur le point de vue de Robin Goodfellow et celui de Matière et Révolution

Réponse à Robin Goodfellow sur la signification de la crise actuelle du système capitaliste

Peut-on suivre les analyses et les défendre en ayant une démarche diamétralement opposée à celle qu’ont eu Marx et Engels, voilà la question que nous voudrions poser en premier à nos camarades de Robin Goodfellow, des camarades qui se sont caractérisés par la volonté de défendre les thèses économiques de Marx, de manière séparées des études philosophiques, alors que Marx ne les séparait pas du reste de l’étude du monde, qui se sont également caractérisés par le fait d’étudier le mécanisme marxiste des crises de manière abstraite, sans étudier concrètement aucune crise, alors que Marx et Engels ont toujours montré que leur analyse abstraite ne les prémunissait pas de la nécessité d’étudier une à une chaque crise particulière, enfin Marx et Engels ont toujours tenu à analyser l’économie de manière dialectique, « Le Capital » de Marx étant une véritable leçon concrète de dialectique, alors que nos camarades de Robin Goodfellow parlent difficilement de dialectique et raisonnent encore moins de manière dialectique. Quant à l’économisme, qui consiste à spécifier l’étude de l’économie et à la placer en dehors du domaine de la domination politique de la société et à placer son caractère spécifique en dehors de toute philosophie, c’est une démarche opposée à celle de Marx, selon nous. De toutes manières, si nous sommes d’accord avec nos amis de Robin Goodfellow que Marx a été souvent trahi par ses épigones, il l’est également par ceux qui défendent religieusement sa pensée car Marx n’a pas cessé de la modifier, appliquant à lui-même ce qui était sa devise : « Tout ce qui vit mérite de mourir. N’est immortel que ce qui est déjà mort. » La religion prétendait à l’immortalité de la doctrine, pas les thèses de Marx ! En employant sans cesse, à propos du marxisme, les terme de « dogme », de « tradition », d’ « orthodoxie », d’ « en rester à la lettre du texte de Marx » (ce sont les propres termes d’un de leurs camarades à notre dernier débat), les RG développent un fondamentalisme de Marx, très éloigné de sa pensée et de sa démarche…

Rappelons à nos amis de Robin Goodfellow que nous écrivions : "En rester au texte de Marx, c’est tuer la démarche de Marx."

Réponse de Robin Goodfellow

12 Messages de forum

  • Il paraît, d’après Robin Goodfellow, que Karl Marx ne distingue pas une accumulation du capital privé…

    Dans « Le Capital », tome I, Karl Marx écrit :

    « Chacun d’entre les capitaux individuels dont le capital se compose représente de prime abord une certaine concentration, entre les mains d’un capitaliste, de moyens de production et de moyens d’entretien du travail, et, à mesure qu’il accumule, cette concentration s’étend. En augmentant les éléments reproductifs de la richesse, l’accumulation opère donc en même temps leur concentration croissante entre les mains d’entrepreneurs privés. Toutefois ce genre de concentration est le corollaire obligé de l’accumulation… »
    C’est nous qui inventons que la recherche du profit à tout prix s’oppose à la recherche de la production ?

    Karl Marx écrit dans Le Capital, tome III :

    « La production capitaliste tend constamment à dépasser les limites qui lui sont immanentes, mais elle n’en triomphe que par des moyens qui lui opposent ces limites à nouveau et sur une échelle encore plus gigantesque. La véritable limite de la production capitaliste, c’est le capital lui-même, autrement dit le fait que le capital et la réalisation de sa valeur apparaissent comme le point de départ et le terme, comme le modèle et le but de la production ; que la production n’est telle que pour le capital, au lieu que les moyens de production soient simplement des moyens pour une intensification toujours croissante du processus vital de la société des producteurs. Les limites en dehors desquelles ne peut s’effectuer la conservation et la réalisation de la valeur du capital, qui reposent sur l’expropriation et l’appauvrissement des larges masses de producteurs, ces limites entrent constamment en conflit avec les méthodes de production que le capital doit employer pour atteindre ses buts, méthodes qui visent à l’accroissement illimité de la production, autrement dit la production pour la production, le développement absolu de la productivité sociale du travail. Le moyen – développement absolu des forces de la productivité sociale – se trouve en conflit permanent avec le but restreint : la mise en valeur du capital existant.

    Si le mode capitaliste de production est un moyen historique pour développer la force productive matérielle et pour créer le marché mondial qui lui correspond, il est en même temps la contradiction permanente entre cette tâche historique qui est sienne et les conditions sociales de la production qui lui correspondent. »

    Engels écrit dans l’Anti-Dühring :

    « Le fait que l’organisation sociale de la production à l’intérieur de la fabrique s’est développée jusqu’au point où elle est devenue incompatible avec l’anarchie de la production dans la société, qui subsiste à côté d’elle et au-dessus d’elle – ce fait est rendu palpable aux capitalistes eux-mêmes par la puissante concentration des capitaux qui s’accomplit pendant les crises moyennant la ruine d’un nombre élevé de grands capitalistes et d’un nombre plus élevé encore de petits capitalistes. »

    Posons la question à nos amis de Robin Goodfellow :

    Comment se fait-il que les grands capitalistes ne se ruinent pas dans la crise qui est la plus grave du capitalisme et qui depuis de 2007 ?

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  • Lire aussi : La situation actuelle du capitalisme, est-ce une crise classique ou quoi d’autre ?

    Cliquer ici

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  • La Fed, la banque centrale américaine, a décidé de laisser ses taux inchangés, proches de zéro… Quel meilleur témoignage que la crise, loin d’être réglée, est toujours aussi présente, même si les aides d’Etat et les fonds des banques centrales n’ont fait que retarder l’effondrement en 2008…

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  • Les camarades de Robin Godfellow nous ayant également posé la question de notre position sur la laïcité française lors de notre dernière assemblée générale ouverte à laquelle ils participaient, nous leur proposons notre article :

    L’Etat français, laïquement hypocrite ou hypocritement laïque ?

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  • Effondrement économique dans tous les pays émergents, poursuite du ralentissement au Japon, en Europe et aux USA… L’économie mondiale est bel et bien grippée… malgré les aides massives des banques centrales qui perdurent…

    Le patron de la BCE prêt à prendre les "mesures nécessaires" pour stimuler la croissance…

    Parmi les risques dominants pour la croissance dans les pays de l’UE cités par le patron de la BCE figurent la dégradation de la conjoncture dans certaines économies émergentes et de la possibilité d’un ralentissement de la croissance aux Etats-Unis.

    Depuis mars, afin de stimuler l’économie, la BCE achète déjà pour 60 milliards d’euros d’actifs par mois, essentiellement des obligations souveraines. Ce programme s’applique en principe jusqu’en septembre 2016.

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  • Le Japon est retourné en récession au troisième trimestre en raison notamment de la réticence des entreprises à investir, ce qui pourrait contraindre les autorités à de nouvelles mesures de stimulation pour relancer une économie toujours fragile.

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  • La fin de vie du capitalisme reste la priorité des grouvernements….
    Tout d’abord les soins palliatifs : taux bas ou nuls, aides d’Etat, rachats de titres pourris, investissements publics pour faire mine de ranimer l’activité, travaux publics….

    La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé jeudi l’un de ses taux directeurs et prolongé d’au moins six mois son programme d’achats de titres sur les marchés, des décisions qui ont provoqué un rebond de l’euro et une baisse des Bourses, les investisseurs estiment insuffisant ce nouveau soutien.

    La FED continue à annoncer que les taux pourraient (doucement) remonter, afin de se redonner une petite marge pour une intervention en cas de chute brutale de l’économie mondiale mais elle hésite à oser s’y lancer…

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  • La BCE promet une action « sans limite » pour soutenir la reprise… L’expresssion « sans limite » est fameuse ! Il n’y aurait aucune limite aux moyens financiers d’une banque centrale !!! La FED et ses envies persistantes d’augmenter les taux nous montre que les limites peuvent être dépassées…

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  • Une preuve que la bourgeoisie s’attend un jour ou l’autre à des nouvelles catastrophiques...

    Un mauvais tweet du "Financial Times" a suffi pour semer la pagaille sur les marchés financiers...

    Le FT, c’est aussi une voix qui fait autorité sur les marchés financiers, à l’instar du rôle prééminent que Londres occupe toujours dans la finance mondiale. Jeudi, la banque centrale européenne annonçait sa politique monétaire pour les temps qui viennent, et le journal s’est tout simplement trompé dans l’information, indiquant que cette politique était inchangée, alors que ce n’était pas le cas. Du coup, en quelques minutes, les bourses ont plongé et l’euro a repris près de 3% face au dollar.

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  • Un nouveau ralentissement brutal dans les économies émergentes et les échanges internationaux a affaibli la croissance mondiale, qui s’établit à 2.9 % environ cette année, bien en deçà de sa moyenne à long terme, et fait peser des incertitudes sur les perspectives à court terme, selon l’OCDE.

    Par rapport aux Perspectives économiques de l’OCDE publiées en juin, les difficultés rencontrées par les économies émergentes, l’atonie des échanges et les incertitudes relatives à la production potentielle accentuent les risques à la baisse et les vulnérabilités.

    Au Japon, la reprise a déraillé en 2015 sous l’effet d’une forte contraction de la demande des autres économies asiatiques et d’une consommation atone. L’accélération de la croissance du PIB à 1.0 % en 2016 mais devrait fléchir à 0.5 % en 2017, en raison de la hausse prévue de la taxe sur la consommation.

    En Chine, la croissance économique devrait ralentir pour s’établir à 6.8 % en 2015. Cette contraction progressive devrait se poursuivre en 2017 pour aboutir à une croissance de 6.2 %, à mesure que l’activité se rééquilibre au profit de la consommation et des services. La mise en œuvre d’un tel rééquilibrage, sans entraîner de contraction brutale de la croissance du PIB et en canalisant les risques qui menacent la stabilité financière, constitue un véritable défi pour la Chine.

    Dans les autres économies émergentes, les vents contraires se renforcent, sous l’effet de la baisse des prix des produits de base, du durcissement des conditions de crédit et de la contraction de la croissance de la production potentielle, avec le risque que les sorties de capitaux et de fortes dépréciations monétaires mettent au jour des vulnérabilités financières. Le Brésil et la Russie traversent des récessions et ne renoueront pas avec une croissance positive en glissement annuel avant 2017.

    Ce qui chute, ce sont les investissements productifs privés et la production...

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