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Capitalisme, impérialisme et immigration

mardi 11 mars 2008, par Robert Paris

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Pendant que la solidarité avec les "sans-papiers" se développe, alors que des militants combattent le racisme, la xénophobie et le nationalisme, il est important aussi que des militants révolutionnaires combattent l’illusion réformiste selon laquelle existerait un capitalisme qui ne cultiverait pas le racisme, une gestion "de gauche" de la société capitaliste dans laquelle l’immigration ne serait pas un moyen de diviser les travailleurs, de cultiver ou d’entretenir le fascisme (on ne sait jamais, ça peut servir à la classe dirigeante en cas de crise grave).

Ce n’est pas être réaliste ni rendre service aux victimes que de laisser croire que l’on va réformer le mode de gestion de la société actuelle. Si elle pratique le racisme et la xénophobie, c’est pour des raisons de fond et non du fait de tel ou tel gouvernant, particulièrement à droite. Non seulement la gauche est aussi hostile aux immigrés que la droite, mais l’une comme l’autre n’ont jamais combattu le fascisme.

Quant aux causes mêmes de l’immigration, les différents gestionnaires du capitalisme seraient bien incapables de les combattre vu qu’ils sont au service du grand capital qui entretient la division du travail entre pays riches et pays pauvres, l’exploitation du tiers monde, les dictatures de ces pays et les guerres intestines qui s’y déroulent qui sont les quatre principales causes d’immigration.

Aux travailleurs qui se demandent honnêtement si le mieux ne serait pas que les travailleurs restent dans "leur pays", il faut répondre que ce pays est squatté par les trusts de "notre pays". Quel travailleur français se souvient que les trusts français volent le fer de Mauritanie, le pétrole et le bois du Gabon, l’or du Mali, l’aluminium de Guinée Conakry, etc, etc ...

Quel travailleur est au courant que Bouygues fait la loi dans les mines du Mali au point d’y faire jeter en prison les syndicalistes maliens ?

Quel travailleur sait que le trust Boloré qui finance notamment les voyages couteux du président français a construit sa fortune sur le dos de l’Afrique ?

Léon Trotsky écrivait en 1930 :"De façon générale, les travailleurs étrangers en France constitueront un facteur d’une importance immense dans le développement du pays, bien plus important encore que les Noirs en Amérique avec lesquels ils partagent dans leur majorité leur situation de parias.

Conformément à toute la tradition du pays, les organisations purement françaises sont numériquement peu importantes et leur base est constituée d’une sorte d’aristocratie politique et syndicale de la classe ouvrière. L’immense majorité reste inorganisée et guère accessible à l’activité traditionnelle des organisations politiques et syndicales. C’est en France la question centrale. Il me semble que précisément le rôle joué aujourd’hui par les travailleurs étrangers dans la vie économique de la France est de nature à faire chanceler le fort conservatisme de ce pays. Les travailleurs étrangers constituant dans leur grande majorité, les couches inférieures du prolétariat du pays entrent en contact, en relation et en communauté d’intérêt avec les couches profondes de la classe ouvrière du pays, celles qui sont précisément les plus éloignées des organisations officielles. D’autre part, les travailleurs étrangers, justement du fait qu’ils sont des étrangers, des émigrés, sont intellectuellement plus mobiles et plus réceptifs aux idées révolutionnaires. De la sorte, le communisme possède, ou plutôt peut posséder, avec les ouvriers étrangers, un puissant instrument permettant de souder les couches les plus profondes de la classe ouvrière et leur degré de fécondation révolutionnaire. Votre groupe doit, comme les autres, prendre conscience de cette grande mission historique. Bien sûr, pas dans un quelconque esprit de supériorité nationale ou messianique, c’est totalement exclu, mais dans l’esprit d’une grande tâche internationaliste. "

à venir ...

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