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Accueil du site > 03 - Livre Trois : HISTOIRE > 3ème chapitre : Révolutions bourgeoises et populaires > La disparition soudaine de la civilisation des Anasazis

La disparition soudaine de la civilisation des Anasazis

samedi 19 mai 2012, par Robert Paris

3 Messages de forum

  • Entre 200 et 1200, les Indiens Fremont et Anasazis s’installent ensuite sur ce territoire, principalement sur les plateaux recouverts de prairies et de forêts, terrain idéal pour la chasse et la cueillette. Les archéologues ont pu retrouver de nombreux vestiges de leur occupation, des vestiges de poteries et de mocassins indiquent bien que ces deux cultures sont différentes même si de nombreux objets se ressemblent par ailleurs. Par exemple, les mocassins des Anasazis sont réalisés avec des feuilles tissées de Yuccas tandis que ceux des Fremonts sont réalisés avec des jarrets de cerfs.

    Aux alentours de 1200, les Païutes viennent également de manière saisonnière pour la cueillette de pignons de pins et pour y chasser le lapin. C’est d’ailleurs à ces derniers que sont rattachées les légendes concernant les hoodoos.

    En 1936, un Païute vivant dans la réserve amérindienne de Kaibab rapporte une des légendes de sa tribu concernant le canyon. Selon ce récit, les Païutes racontaient qu’avant l’arrivée des Amérindiens, un peuple légendaire habitait les lieux. Appelés To-when-an-ung-wa, ces êtres étaient des animaux de forme humaine. Ayant commis de mauvaises actions, ils sont punis par les coyotes qui les transforment tous en rochers. C’est une des interprétations légendaire véhiculée par la culture païute, présentant une explication à la présence sur le pourtour du canyon de rochers de formes et couleurs particulières.
    Les tribus amérindiennes riveraines ont donné le nom de Angka-ku-wass-a-wits à ce lieu, ce qui signifie "Figures peintes en rouge".

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  • La disparition des Indiens Anasazis , depuis longtemps entourée de mystères (à tel point qu’elle a servi de trame à deux épisodes d’ X-files) et pour laquelle de nombreux scénarios ont été proposés, ne fait l’objet d’aucun point de vue dissident. Ce peuple ne connaissant pas l’écriture, les incertitudes devraient pourtant être plus grandes. Là, une seule version nous est proposée : la surpopulation dans les villages, dûe à l’exode des régions périphériques devenues trop sèches , a favorisé les conflits qui ont accentué la disette. Il s’en est suivi une baisse de la démographie très brutale qui a exposé ces indiens aux agressions extérieures. La violence et la famine auraient eu raison des derniers survivants.

    Dans la conduite de la démonstration, de nombreux points laissent le lecteur perplexe : extrapolations douteuses dans l’évaluation des quantités de maïs disponibles pour les Indiens de l’époque, puis, les chiffres semblant ne pas satisfaire leurs auteurs, ils sont corrigés ; les variations climatiques sont aussi établies de façon peu convaincante ; des traces de violences sont rapportées lors de la deuxième crise démographique ,vers 1280, mais en l’absence d’information sur l’état des squelettes de la première crise (vers 920), il n’est pas possible de démontrer que c’est bien cela le facteur expliquant l’ abandon de la Mesa Verde.

    Les mayas du Nord, vivant dans une zone climatique quasi sahélienne (500 mm /an) ont fui bien après les mayas du Sud, exposés à une pluviométrie tropicale humide (4000 mm/an).

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  • On peut dater le début de la construction de pueblos dans la période Basketmaker II. À cette époque les Anasazis commencent à construire des maisons en puits (pit houses) avec des murs en bois calfeutrés de torchis. Ces constructions sont rondes, d’un diamètre de 2,50 m à 9 m. Elles n’ont qu’un seul étage. Les provisions sont stockées dans des paniers en vannerie, (basketmaker est le mot anglais pour vannier).

    Pendant les siècles suivants (période Basketmaker III), l’agriculture se développe avec l’apparition du haricot et du coton. On trouve les premières poteries grises. Des fouilles dans Chaco Canyon, par exemple dans les vestiges du village de Shabik’eshchee, montrent des changements dans l’architecture. Si au début de cette ère les maisons sont toujours rondes et abaissées d’environ un mètre dans la terre, elles sont plus tard rectangulaires et collées les unes aux autres, formant des rues et des places. Pour la première fois, on distingue des bâtiments pour les cérémonies, toujours ronds : ce sont les premiers kivas, qui n’ont pas encore l’entrée dans le toit mais sur le côté.

    Les techniques se développent. Les maisons sont collées les unes aux autres, formant de grands ensembles de 50 pièces et plus. Deux styles de villages existent : ceux groupés en demi-cercle autour d’une place centrale avec les kivas, comme Pueblo Bonito dans Chaco Canyon où vivaient 1500 personnes, et d’autres constitués de plusieurs rues et places parallèles.

    La période du XIIe siècle au XIVe siècle voit la plus grande étendue géographique de la culture des Pueblos. Dans les canyons, où sont construits des Cliff Dwellings (habitats dans les falaises), soit on élève des murs devant des abris naturels (Chaco Canyon), soit on creuse le rocher comme à Puye dans le canyon de Santa Clara, non loin de l’actuel Pueblo de Santa Clara.

    Le Cliff Palace dans le Parc national de Mesa Verde, important centre de population soudainement abandonné dans la seconde moitié du XIIIe siècle.

    C’est une période de grands mouvements de populations, avec près de 30 000 personnes partant de la région dite des Four Corners, entre l’Arizona, le Colorado, le Nouveau-Mexique et l’Utah, et notamment des habitations troglodytes du Parc national de Mesa Verde, dans la deuxième moitié du XIIIe siècle.

    On a souvent pensé que la grande sécheresse des années 1270, associée à une vague de froid, avait causé l’exil des habitants de Mesa Verde, dont une bonne partie vers la région du Rio Grande, à une centaine de km 1. Cependant, des archéologues affirment maintenant que d’importants mouvements de population avaient déjà eu lieu dans les décennies précédant cette sécheresse, et soutiennent que l’abandon de cette région serait vraisemblablement due à une conjonction de facteurs, dont, outre le changement climatique, des tensions politiques et culturelles menant à un niveau de violence très important.

    La population de Chaco Canyon diminue et le lieu est finalement complètement abandonné, tandis que les pueblos en Arizona sur le territoire Hopi et le long de la vallée du Rio Grande s’agrandissent.

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