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L’effondrement qui vient risque de laisser 2008 derrière lui...

jeudi 26 mai 2011, par Robert Paris

L’effondrement qui vient risque de laisser 2008 derrière lui...

Bulles spéculatives des matières premières, des dettes des Etats, des trous bancaires, des faillites des monnaies, des bourses, ,....

Guerre des monnaies, notation en chute libre des Etats et sociétés, faillites de banques, rupture des alliances et unions, faillites en série sont les perspectives !

Les spéculateurs misent à la chute des sociétés, des Etats, des économies et non à l’investissement productif.

La racine de cet effondrement est profonde : c’est la suraccumulation du capital qui rend morbide (auto-destructrice) toute augmentation du capital tout en rendant destructeur tout retard à l’augmentation du capital !

La crise qui vient sera multiple : financière, boursière et bancaire d’abord, étatique ensuite, monétaire aussi puis économique, sociale et politique...

Les Etats ne pourront plus faire face en jetant par dessus bord des dizaines ou des centaines de milliards...

Les trous en compte des Etats, des banques et de sociétés dépassent largement ceux annoncés. Ils sont occultés volontairement mais la classe capitaliste n’ignore pas l’ampleur de l’abime... C’est pour cela qu’elle n’investit pas. Seuls les Etats le font et à perte...

Ils savent qu’ils vont dans le mur mais espèrent dans l’entretemps préparer des lendemains répressifs, guerriers, dictatoriaux, fascistes plutôt que des lendemains révolutionnaires et prolétariens. N’oublions jamais qu’en dehors des discours politiciens eux ne réfléchissent qu’en termes de classes...

La vraie question va être l’avancée de la révolution dans le monde. Une course de vitesse a commencé entre la fascisation du monde et sa révolutionnarisation...

Chute de l’immobilier

On peut lire dans la presse économique :

L’Union européenne a déjà beaucoup de mal à gérer le cas de la Grèce (faut-il restructurer la dette ou pas, suivant quelles modalités ?), on imagine la panique si l’Espagne et l’Italie entraient dans la danse… Avec ces deux pays on change d’échelle, le Fonds de soutien européen allié au FMI ne serait peut être pas de taille ! Le gouvernement Berlusconi vient d’annoncer un plan de rigueur de 40 milliards d’euros, sera-ce suffisant ? Standard & Poor’s indique que c’est surtout la faible croissance du PIB (1 % sur 2011) qui pose problème.

Mais la crise systémique concerne aussi les banques et les sociétés d’assurances. Après avoir une nouvelle fois rabaissé la note de la Grèce, Standard & Poor’s a ensuite dégradé la dette du Crédit Agricole et celle de Groupama, très engagés dans ce pays. Cela a tout juste fait deux lignes dans la presse, des millions de Français sont pourtant concernés. « Le bons sens près de chez vous » disait une publicité de la banque qui a eu l’excellente idée, en 2006, d’acheter la quatrième banque grecque, Emporicki (personne ne savait, à l’époque, que les comptes publics étaient truqués ?). Groupama détient deux milliards d’euros d’emprunts grecs, et aussi du papier irlandais, espagnol, italien… « Faire face aux risques d’aujourd’hui » disait un ancien slogan de la compagnie d’assurance, qui aurait du se l’appliquer à elle-même.

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a déclaré qu’une restructuration de la dette grecque s’apparenterait au « scénario de l’horreur ». Pense-t-il aux conséquences sur le système bancaire français ? Certainement.

Le défaut précipité d’un pays européen provoquerait des faillites bancaires en série, ce serait un choc au moins comparable à la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008. Pour l’instant les pays de l’Union européenne ne font que repousser le problème et nier sa gravité, comme pour les subprimes en 2007.

Nous aimerions croire que le pire de la crise la plus grave des 70 dernières années est derrière nous. Pourtant, les produits dérivés, aux premiers rangs des coupables de l’effondrement financier, continuent de représenter 10 fois le PIB mondial, et ce phénomène n’est pas près de s’inverser. Une vaste opération de rachat d’une valeur de 8,5 milliards de dollars s’annonce et déjà, les analystes spéculent sur une nouvelle bulle Internet. Certaines économies émergentes montrent des signes classiques de surchauffe, les prix des biens immobiliers, le crédit à la consommation et les bénéfices des banques atteignant des niveaux record.

Les particuliers les plus riches de la planète, depuis la crise économique et malgré la reprise, ont reconsidéré la façon dont ils investissaient leur fortune, réduisant les prises de risque et misant davantage sur les marchés émergents, selon une étude réalisée par Forbes Insights, en association avec Société Générale Private Banking, publiée jeudi.

Malgré une reprise plus rapide pour beaucoup de particuliers très fortunés que pour le reste des populations, selon l’étude, « l’impact de la crise porte particulièrement sur leurs comportements et décisions en matière d’investissement ». Les entretiens menés par le magazine Forbes avec plusieurs grandes fortunes, met au jour qu’ils ont réduit « leur exposition au risque » et « nourrissent des inquiétudes significatives quant à l’impact éventuel de l’inflation sur les prochaines années ». Marchés émergents

Une bonne part d’entre eux redirige ses portefeuilles d’investissements vers les marchés émergents, comme la Chine et la région Asie-Pacifique où, à leurs yeux, « la volatilité semble potentiellement moins importante ». L’étude permet d’observer en outre que les pays émergents, et en particulier les pays dits du BRIC, soit le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, connaissent une grande croissance de grandes fortunes.

Aujourd’hui, la Chine et la Russie comptent plus de 100 milliardaires, et se placent respectivement à la seconde et troisième place derrière les Etats-Unis. En revanche sur les marchés émergents, ils sont plus jeunes - l’âge moyen en Russie étant de 49 ans et 50 ans en Chine- à l’origine de leur propre fortune et s’impliquent dans leurs entreprises mais sont peu enclins à la philanthropie.

Les liens familiaux parmi les grandes fortunes sont « extrêmement forts », s’agissant, selon l’étude, d’un phénomène mondial qui s’observe « pratiquement » sur tous les marchés, sauf « exceptions notables, comme la Russie ». Le niveau de fortune minimum des particuliers étudiés est de 1 milliard de USD, à l’exception de l’Inde (minimum de 500 millions de USD), la Chine (minimum de 425 millions de USD), et Singapour (minimum de 190 millions de USD).

Cette étude a permis d’établir certaines caractéristiques récurrentes parmi les plus personnes les plus riches issus d’Allemagne, Brésil, Chine, États-Unis, France, Hong Kong, Inde, Mexique, Moyen-Orient, Royaume-Uni, Russie et Singapour.

La crise de la dette de trois pays de la zone euro, la Grèce, l’Irlande et le Portugal est relativement gérable, mais si elle s’étend à l’Italie et l’Espagne, la situation deviendra plus difficile à maitriser. Des inquiétudes qui ne sont pas fondées, si l’on en croit bon nombre de spécialistes, pour qui l’Espagne respecte ses objectifs de réduction de ses déficits et l’Italie afficher une solidité financière. Rome a, certes, une dette publique élevée mais un endettement privé très bas. L’agence Standard & Poor’s redoute surtout que Rome ne parvienne pas à réduire sa dette publique en raison des blocages politiques.

L’union européenne commence à s’effondrer en raison de la crise financière, selon les experts politiques qui qualifient de nécessaire le retrait de la Grande-Bretagne de l’union élargie. Selon l’IRIB, citant la chaîne de télévision Russia Today, dans le cadre du nouveau plan de l’union européenne dont l’adoption et l’application sont prévues pour 2013, les lourds frais des aides financières des pays donateurs pour les pays endettés frapperont bientôt ces pays. Selon le chef du quartier général du référendum de l’UE, le temps est arrivé pour qu’on renonce à une telle union. Selon ce responsable européen, l’euro est en chute et cette monnaie unique fera échouer les pays tels le Portugal et l’Espagne, confrontés à une crise économique sérieuse.

Reste le cas grec qui est le plus inquiétant. La restructuration de la dette de 354 milliards d’euros (150% du PIB) d’Athènes parait de plus en plus inévitable aux marchés financiers. Une telle option est, pour l’heure, rejetée par la Banque centrale européenne, qui préfère continuer à gagner du temps sans restructurer. La Grèce serait, en effet, comme l’Argentine ou le Mexique, qui avant elles ont dû restructurer leur dette, banni des marchés internationaux sans aucune possibilité de financer son économie.

Une restructuration aurait également des effets négatifs sur toute l’économie grecque. Elle déboucherait sur un effondrement du système bancaire. Les banques grecques sont, en effet, très exposées car elles ont financé l’endettement de la dette grecque. Cela impliquerait également des pertes importantes pour les assureurs et les fonds de pensions qui ont investi les économies des citoyens dans les obligations d’Etat. Ce qui pèserait sur la consommation et donc, sur la croissance du pays.

La Société Générale conseille à ses clients de se tenir prêts face au risque d’"effondrement de l’économie mondiale" au cours des deux prochaines années. Pour ce faire, elle dessine une stratégie d’investissements défensifs pour éviter la destruction de richesses.

Dans son rapport, la banque affirme que les différents plans de relance ont simplement eu pour effet de transférer du passif privé vers les finances publiques, créant de nouvelles bulles prêtes à exploser. Rien n’est réglé, donc. Pire, la crise continue de tirer les gouvernements vers le bas, constamment obligés de remettre la main à la poche. Même sans nouvelles dépenses, la dette publique devrait atteindre dans les deux années qui viennent des niveaux impressionnants : 105% du PIB au Royaume Uni, 125% aux États-Unis et dans la zone euro, et 270% au Japon. La dette mondiale des Etats grimperait ainsi à 45 000 milliards de dollars, multipliée par deux et demi en 10 ans.

la monnaie unique européenne valait 1,4045 dollar contre 1,4155 dollar vendredi à 21H00 GMT. L’euro baissait aussi face au yen à 114,88 yens contre 115,66 yens vendredi. Le dollar se stabilisait face à la devise nippone, à 81,76 yens contre 81,70 yens vendredi.

Les nouvelles du jour « sont toutes mauvaises pour la monnaie unique », a résumé Nick Bennenbroek, de la banque Wells Fargo. L’euro, qui avait frôlé 1,50 dollar début mai, est tombé vers 11h20 à 1,3970 dollar, son niveau le plus faible depuis le 17 mars, avant d’effacer une partie de ses pertes.

« L’attention s’est de nouveau reportée sur la crise budgétaire de la zone euro, et l’euro n’est clairement plus imperméable à de telles nouvelles », a relevé Jens Nordvig, de Nomura. Note de l’Italie

Standard & Poor’s a abaissé pendant le week-end à « négative » la perspective de la note de l’Italie, jugeant les perspectives de croissance faibles et craignant que Rome ne parvienne pas à réduire sa dette publique.

Lundi, c’est la Belgique qui a vu la perspective de sa note abaissée par l’agence Fitch, qui s’est inquiétée de la persistance de la crise institutionnelle dans le royaume. Fitch avait abaissé vendredi de trois crans la note de la dette à long terme de la Grèce, à « B+ », ce qui avait déjà entraîné une dégringolade de l’euro.

Cette nouvelle avait exacerbé les craintes des investisseurs de voir Athènes contrainte à une restructuration de sa dette, possibilité qui fait l’objet d’intenses spéculations sur les marchés depuis plusieurs semaines.

Cette idée, à laquelle s’oppose la Banque centrale européenne (BCE), a été écartée dimanche par le Premier ministre Georges Papandréou. Mais des responsables européens, comme le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, n’excluent plus cette option.

« Il n’est jamais bon d’avoir trop de voix discordantes, mais à un moment où la croissance ralentit et l’argent diminue dans les caisses de la Grèce, c’est désastreux », ont prévenu les analystes de la Société Générale. Crise en Grèce

Les taux des obligations grecques à 10 ans ont dépassé lundi 17%, un nouveau record, malgré l’annonce de nouvelles mesures d’économies par le gouvernement.

Sur le front politique, l’euro a souffert du revers subi lors d’élections locales par le gouvernement socialiste espagnol. Les opérateurs du marché des changes y ont vu une nouvelle source d’incertitude pour un pays confronté à un fort endettement, et à une contestation sociale croissante.

Du côté des indicateurs, l’indice PMI des directeurs d’achats de la zone euro est tombé à son plus bas niveau en sept mois, reflétant un ralentissement de la croissance de l’activité privée de la région.

Cette avalanche de mauvaises nouvelles a pénalisé l’euro au profit des valeurs considérées comme les plus sûres par les investisseurs, le dollar mais aussi le franc suisse, qui a atteint un record à 1,2323 franc suisse pour un euro.

Vers 20h, la monnaie helvétique progressait encore face à l’euro à 1,2404 franc suisse pour un euro, mais baissait face à la monnaie américaine, à 0,8829 franc suisse pour un dollar. La livre britannique se stabilisait face à l’euro à 87,21 pence, mais reculait face au billet vert à 1,6103 dollar.

La devise chinoise a fini à 6,5067 yuans pour un dollar contre 6,4920 yuans vendredi.

La crise de la dette en zone euro fait sur les derniers jours un retour marqué. La situation dans les pays déjà sous perfusion (notamment la Grèce) n’a pas fondamentalement changée, c’est-à-dire qu’elle reste critique. Ces pays sont au bord du défaut de paiement et vont le rester tant qu’une restructuration sous une forme ou une autre ne sera pas lancée. Cette montée du stress sur les marchés est plutôt alimentée par les problèmes politiques (élections perdues en Espagne, difficultés du gouvernement Berlusconi en Italie et crise sans issue en Belgique) qui amènent les agences de notations à dégrader leurs visions sur ces économies (pas de changement de note mais perspectives « négatives »). Comme la croissance est faible (donc rien à attendre côté recettes fiscales), les agences considèrent que les gouvernements auront plus de mal à faire passer les mesures d’austérité jugées nécessaires pour assurer la soutenabilité des finances publiques.

Avec ses 3 000 milliards de dollars de réserves en devises et un PIB en hausse de 9,7% au premier trimestre 2011, l’empire du Milieu fait pâlir d’envie. Sa situation suscite d’autant plus l’admiration — ou la jalousie ? — que, pour leur part, les Etats-Unis peinent toujours à remonter la pente et que l’Europe s’enlise chaque jour davantage dans la crise des dettes souveraines.

Mais voilà que le 24 mai, deux économistes chinois ont jeté un (gros) pavé dans la mare des idées reçues sur la deuxième économie du monde. Dans leur article intitulé L’économie chinoise à l’aune de nos trois calculs,paru dans l’édition chinoise du Financial Times, Ye Tan et Hong Qihua ont dressé un tableau peu complaisant du pays.

Pour les deux spécialistes, le niveau d’endettement de la Chine est « surprenant ». Ils en donnent pour preuve le montant global des dettes publiques — celles contractées à la fois par le gouvernement central et les autorités locales — qui, en 2010, a atteint 15 000 milliards de yuans (1 654 milliards d’euros), soit 37,7% du PIB en 2010. Dans le même temps, les recettes fiscales se montaient à 8 300 milliards de yuans (908 milliards d’euros) seulement : soit un ratio dettes / recettes fiscales de 183%, contre un seuil d’alerte de 100%.

Selon Ye Tan et Hong Qihua, si la comptabilité nationale chinoise fait état d’un déficit public inférieur à 3% et d’une dette de l’ordre de 17,5% (d’après le CIA World Factbook) — ce dont se vante Pékin –, c’est qu’elle n’a pas pris en compte les dettes colossales des autorités locales. En 2010, elles ont dépassé les 7 660 milliards de yuans (840 milliards d’euros). Voilà un chiffre astronomique qui représente près de deux fois le plan de sauvetage chinois de 4 000 milliards de yuans lancé au plus fort de la crise de 2008 !

La révélation des deux économistes chinois est à prendre au sérieux. La Chine doit, dès à présent, s’attaquer au problème des dettes des gouvernements locaux, avec la même fermeté que celle dont elle a fait preuve dans sa lutte contre l’inflation. Dans le cas contraire, une crise de la dette souveraine à la chinoise serait inévitable.

Désormais on ne peut plus parler de crise « périphérique » pour la zone euro, comme si les problèmes de dette publique se limitaient à la Grèce, l’Irlande et le Portugal, ce qui est déjà beaucoup soit dit en passant. Il faut désormais parler de crise systémique. En effet l’agence de notation Standard & Poor’s vient, non pas de dégrader, mais de « mettre sous surveillance négative » les notes de l’Italie et de la Belgique. Dans le même temps l’Espagne fait face à des manifestations monstres et le gouvernement a subi un désaveu cinglant lors des dernières élections ; on dit aussi que les banques régionales sont loin d’avoir révélé tous leurs engagements dans l’immobilier, en chute libre depuis la crise.

Ouvrons une parenthèse : oui, les agences de notation sont éminemment critiquables, elles sont en situation d’oligopole (seulement trois acteurs), n’ont pas vu venir la crise des subprimes, réagissent souvent en retard et accentuent les tensions, etc. Mais elles font partie du jeu, leurs notes influencent les investisseurs, les marchés les écoutent, il faut faire avec. Pour ne pas dépendre d’elles, il ne fallait pas autant s’endetter, mais c’est un peu tard désormais.

L’Union européenne a déjà beaucoup de mal à gérer le cas de la Grèce (faut-il restructurer la dette ou pas, suivant quelles modalités ?), on imagine la panique si l’Espagne et l’Italie entraient dans la danse… Avec ces deux pays on change d’échelle, le Fonds de soutien européen allié au FMI ne serait peut être pas de taille ! Le gouvernement Berlusconi vient d’annoncer un plan de rigueur de 40 milliards d’euros, sera-ce suffisant ? Standard & Poor’s indique que c’est surtout la faible croissance du PIB (1 % sur 2011) qui pose problème.

Mais la crise systémique concerne aussi les banques et les sociétés d’assurances. Après avoir une nouvelle fois rabaissé la note de la Grèce, Standard & Poor’s a ensuite dégradé la dette du Crédit Agricole et celle de Groupama, très engagés dans ce pays. Cela a tout juste fait deux lignes dans la presse, des millions de Français sont pourtant concernés. « Le bons sens près de chez vous » disait une publicité de la banque qui a eu l’excellente idée, en 2006, d’acheter la quatrième banque grecque, Emporicki (personne ne savait, à l’époque, que les comptes publics étaient truqués ?). Groupama détient deux milliards d’euros d’emprunts grecs, et aussi du papier irlandais, espagnol, italien… « Faire face aux risques d’aujourd’hui » disait un ancien slogan de la compagnie d’assurance, qui aurait du se l’appliquer à elle-même.

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a déclaré qu’une restructuration de la dette grecque s’apparenterait au « scénario de l’horreur ». Pense-t-il aux conséquences sur le système bancaire français ? Certainement.

Le défaut précipité d’un pays européen provoquerait des faillites bancaires en série, ce serait un choc au moins comparable à la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008. Pour l’instant les pays de l’Union européenne ne font que repousser le problème et nier sa gravité, comme pour les subprimes en 2007.

PS : Les grands artistes ont toujours un regard d’avance, comment pourrait-on visuellement et physiquement se représenter la dette souveraine mondiale qui menace de nous engloutir ? Pour désigner l’Etat, le penseur libéral Hobbes avait utilisé la métaphore du Léviathan, ce monstre marin colossal évoqué par la Bible. Leviathan, c’est aussi le nom de l’œuvre fascinante du plasticien Anish Kapoor au Grand Palais, sorte de gigantesque bulle protéiforme envahissant la fragile et complexe nef du Grand Palais (métaphore de la société ?) et menaçant, si elle grandit encore, de la faire exploser…

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