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Le premier mai des prolétaires quand ceux-ci cesseront de se laisser amuser par les bonimenteurs réformistes de tous poils

dimanche 1er mai 2011, par Robert Paris

Pour un premier mai prolétarien et communiste !

Prolétaires !

Les conditions générales de vie et de travail ne font que se détériorer depuis des années, devenant toujours plus insupportables. Misère, faim, guerres, destructions, catastrophes soi-disant « naturelles » sont à l’ordre du jour. Tandis que nous avons d’un côté une surproduction de marchandises de tout type, bien souvent plus nocives qu’utiles, nous assistons de l’autre côté à une destruction systématique de forces productives et de la nature : la société actuelle n’a plus rien de bon à offrir, sinon pour la classe dominante qui ne représente qu’une très petite minorité de la population mondiale.

La crise économique frappe de plus en plus des millions de prolétaires : les entreprises ferment, des travailleurs perdent leur emploi par dizaines de milliers et sont jetés dans la précarité la plus noire, le pouvoir d’achat des salaires baisse et de façon générale les prolétaires sont de plus en plus relégués aux marges d’une société qu’ils ont enrichi par leur travail. Avec la crise s’accroissent tous les maux de la société : délinquance, prostitution, consommation de l’alcool et de drogues,etc. ; avec la crise s’accroissent la violence économique et la pression patronale sur les travailleurs, le despotisme d’entreprise, la violence policière et la répression bourgeoise, les morts au travail, dans les guerres ; la concurrence entre prolétaires s’accroît, l’exploitation des travailleurs s’approfondit toujours davantage ; et tout cela pour faire vivre un système basé sur l’esclavage salarié qui plonge régulièrement dans des crises de plus en plus profondes, après quelques brèves périodes de « prospérité et de reprise économique ».

La crise oblige tous les gouvernements à prendre des mesures économiques sociales et politiques dites d’urgence pour y faire face et pallier à la surproduction qui étouffe les marchés ; mais l’histoire du capitalisme démontre que toutes les mesures prises par la classe dominante bourgeoise sont incapables d’apporter une solution aux contradictions internes au capitalisme : les crises reviennent inévitablement, avec une ampleur chaque fois plus grande. Leur débouché historique est soit la guerre générale avec ses épouvantables destructions, seules capables de détruire à grande échelle les forces productives en surnombre - travailleurs y compris - pour pouvoir donner ainsi un nouveau départ à l’accumulation capitaliste ; soit la révolution prolétarienne dans laquelle le parti de classe organise et oppose la violence révolutionnaire à la violence réactionnaire de la classe dominante et de son Etat afin d’arracher le pouvoir à la bourgeoisie et d’orienter toutes les énergies de classe vers l’éradication des causes réelles des méfaits de la société actuelle - le système de production capitaliste - ouvrant ainsi la voie à une société supérieure, sans classes ni exploitation ou oppression, le communisme.

Pour surmonter la crise et maintenir son contrôle social, la classe dominante utilise en même temps les moyens légaux, pacifiques, démocratiques et la répression et la force brutale (depuis les tabassages dans les postes de police aux soi-disant « bavures » dans les quartiers, des opérations « anti-terroristes » à la levée forcée des piquets de grèves ou des occupations d’usine) ; elle a recours non seulement aux diverses institutions de l’Etat, mais aussi aux plus diverses organisations sociales, politiques, économiques, religieuses, culturelles ou sportives, aux organisations, syndicats et partis collaborationnistes pour empêcher que les prolétaires puissent s’organiser sur une base de classe et mener ainsi une défense réelle des leurs conditions de vie et de travail.

Camarades !

Les prolétaires ne doivent pas se laisser intimider ni égarer ! Leur force potentielle ne réside pas seulement dans le nombre, mais dans leur organisation , dans leur union dans la lutte pour leurs intérêts de classe réunissant travailleurs français ou étrangers, réguliers ou sans-papiers, jeunes ou vieux, hommes ou femmes, chômeurs ou non, du public ou du privé, quelque soit le secteur ou la corporation où ils travaillent. La classe dominante n’a qu’un seul objectif : maintenir et accroître les profits capitalistes, dans une période où ceux-ci sont menacés par la crise et la concurrence accrue sur le marché mondial que celle-ci provoque. Tous ceux qui font croire qu’il est possible d’utiliser les institutions et le système politique bourgeois (parlement, élections) pour défendre les intérêts des travailleurs ou rendre le capitalisme plus « humain », se font en fait les auxiliaires de la classe dominante : ces institutions et ce système, secondés par une propagande permanente et multiforme, ont été édifiés et perfectionnés au cours du temps dans le seul but de défendre le capitalisme contre les dangers de révolution sociale. Tous ceux qui vantent le dialogue et la collaboration entre « partenaires sociaux », tous ceux qui prétendent qu’existent des intérêts communs entre travailleurs et patrons, entre exploiteurs et exploités, entre prolétariat et bourgeoisie, sont en réalité des défenseurs du statu-quo, de l’ordre établi, en un mot du capitalisme. Lorsque le mécontentement devient trop important, lorsqu’éclatent des grèves dures ou lorsque les capitalistes préparent une attaque d’ampleur contre les travailleurs, alors qu’entrent en scène les appareils syndicaux collaborationnistes : en véritables pompiers sociaux, ils ont la charge d’empêcher ou de stériliser la lutte prolétarienne, soit en la tenant soigneusement isolée, soit en organisant de grandes campagnes de démobilisation effective des travailleurs : c’est ce qu’ils ont malheureusement réussi jusqu’ici à faire avec succès.

Prolétaires français et immigrés !

Les prolétaires ont derrière eux une riche histoire de luttes et de révolutions, d’affrontements contre les armées, les polices, les forces légales et illégales du pouvoir bourgeois, au cours de laquelle par deux fois ils ont réussi à prendre le pouvoir : lors de la Commune de Paris et lors de la révolution bolchevique d’octobre 1917. C’est aussi une histoire de défaites, mais dont le marxisme a su tirer les leçons, la plus importante d’entre elles étant la nécessité du parti de classe pour diriger le combat du prolétariat selon le programme communiste révolutionnaire et en défendant l’invariance du marxisme, c’est-à-dire en définitive l’invariance du but final - le communisme - et des moyens pour l’atteindre - la lutte de classe, la révolution, la dictature du prolétariat.

Depuis des décennies, et depuis la fin de la guerre mondiale en particulier, les syndicats collaborationnistes et les faux partis « communistes » ou « socialistes » ont été les indispensables gardiens du développement du capitalisme. S’appuyant sur les miettes de l’exploitation que le capitalisme pouvait concéder aux travailleurs sous forme d’amortisseurs sociaux, ces forces collaborationnistes ont paralysé les prolétaires et les ont enchaînés à la collaboration entre les classes ; en leur faisant oublier la mémoire et les traditions de la lutte de classe, ils les ont réduit à n’être que de simples prolongements de l’appareil productif, des véritables robots au service du capital, remplaçables ou éliminables comme n’importe quel autre outillage.

Mais la pression de plus en plus suffocante du capitalisme rend toujours plus pressant le besoin d’en finir avec cette paralysie, de rompre avec les forces collaborationnistes pour retrouver le chemin de la lutte réelle. Alors que des luttes courageuses se mènent ou continuent à se mener dans l’isolement (comme celles des sans-papiers), les directions syndicales se préparent à recommencer une nouvelle fois la mascarade des agitations-bidons sur la question des retraites ; leur objectif : faire en sorte que cette énième attaque ne provoque aucune réaction sérieuse des travailleurs.

Prolétaires, camarades !

Les travailleurs ne sont condamnés à l’impuissance que lorsqu’ils abandonnent le terrain de la lutte de classe, lorsqu’ils font confiance aux méthodes collaborationnistes, pacifistes, légalistes, démocratiques pour se défendre. Leur force devient à l’inverse immense quand ils entrent en lutte pour la défense des objectifs immédiats et historiques de leur propre classe, celle qui produit toutes les richesses de la société alors que c’est la classe qui n’en possède aucune. Les prolétaires doivent retrouver confiance en leurs propres forces, en leur capacité à riposter à toutes les attaques, à toutes les vexations, à toutes les humiliations, à toutes les oppressions que leur impose le capitalisme : cela est possible à condition de commencer à s’organiser de manière indépendante autour d’objectifs, de méthodes et de moyens classistes, pour la défense exclusive de leurs intérêts immédiats de classe, seul moyen de préparer le saut qualitatif ultérieur vers la lutte politique révolutionnaire pour l’émancipation du joug capitaliste.

Le Premier mai pourra redevenir la journée internationale de la lutte de classe prolétarienne quand les prolétaires, quelle que soit leur race ou leur nationalité et où qu’ils se trouvent sur la terre, se reconnaîtront comme des frères de classe prêts à la lutte pour la défaite définitive de l’exploitation de l’homme par l’homme, pour la victoire du communisme !

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ne sera plus alors une phrase consolante, mais sera le cri de guerre de la révolution mondiale !

Augmentation de salaire pour tous, plus fortes pour les catégories les moins bien payées ! Salaire intégral aux chômeurs et demandeurs d’emploi ! Réduction drastique de la journée de travail pour tous ! Revalorisation de tous les minima sociaux ! Non à l’augmentation de l’âge de la retraite et à la diminution des pensions ! Non aux expulsions et arrestations des travailleurs sans-papiers, régularisation immédiate de tous ! Non à la répression des luttes ouvrières !

Telles sont quelques unes des revendications prolétariennes immédiates les plus urgentes qui impliquent : la renaissance d’organisations de lutte indépendantes des appareils et des pratiques collaborationnistes, le refus de toute collaboration de classe au nom de la défense de l’économie nationale ou de l’entreprise, le retour aux méthodes de classe ; et qui s’inscrivent dans la lutte contre la politique impérialiste de la bourgeoisie et pour la solidarité internationale des travailleurs !

Parti Communiste International

3 Messages de forum

  • Mais de qu’elle crise économique nous parlez-vous camarades ,
    j’ai aujourd’hui 40 Ans et bien depuis que je suis né, j’ai toujours entendu parler de la crise économique, aussi bien de la part de la droite et de ses extrêmes, qu’a gauche et de ses gauchistes.
    Le plus surprenant c’est encore les "gauches communiste" qui s’aligne sur cette même conclusion (a défaut d’avoir la même analyse je vous le concède , quoique !
    Moi simple prolétaire, esclave depuis l’âge de 16 ans, je peux témoigner d’une chose, j’ai vu les outils de productions changer,évoluer, les régleurs-fraiseur ont été remplacés par tour à commande numérique, les presses à cintrer ont aujourd’hui des commandes par microprocesseur etc... Et même les avis de fabrication (les commandes) sont programmés, déclenchés par l’ informatique de production enfin bref nous étions 67 en atelier de soudure aujourd’hui ils sont 16 et croyez moi la production à quadruplé et le profit du singe à été multiplié par 130.Nous fabriquions des fûts pour les compagnies pétrolière et aussi pour les stockage d’engrais entre autre dans le temps "Azf" d’ailleurs l’actionnaire majoritaire est vous l’avez compris, c’est la plus grosse entreprise de France.
    Ma question est la suivante , la crise ne serait-elle pas au niveau des nouvelles machines qui suppriment de plus en plus d’emplois et qui produisent en trois mois ce que nous faisions en 1an, bien que notre travail soit de plus en plus dur nerveusement . Je suis pas un économiste mais la crise je la vois plutôt là !
    A vous lire camarades,
    Hubert Laugeat

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  • Depuis des décennies, et depuis la fin de la guerre mondiale en particulier, les syndicats collaborationnistes et les faux partis « communistes » ou « socialistes » ont été les indispensables gardiens du développement du capitalisme.

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