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Mille et un mensonges des autorités sur la catastrophe nucléaire au Japon

mercredi 30 mars 2011, par Robert Paris

TEPCO et les autorités japonaises continuent de mentir sur l’ampleur de la catastrophe pour éviter leurs responsabilités mais en faisant prendre le maximum de risques à la population...

La Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) a estimé samedi que le niveau de radioactivité en France révélé par l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) était "très probablement sous-évalué". L’IRSN a annoncé samedi que les premières traces du panache provenant de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima ont été relevées en France mais que le niveau de radioactivité mesuré était sans danger pour l’environnement et la santé. Et ce n’est pas le seul mensonge.... Un niveau anormalement élevé de radioactivité a été détecté dans un nouveau légume, destiné au marché de Nagoya, et provenant de la région proche de la centrale endommagée de Fukushima, mais à un taux sans danger pour la santé, a indiqué samedi le gouvernement. Cette laitue à feuille rouge, produite dans la préfecture d’Ibaraki située entre Tokyo et la centrale, ne figurait pas sur la liste d’une dizaine de légumes provenant de quatre préfectures autour de la centrale dont la vente est déjà interdite. Un niveau anormalement élevé de radioactivité a été détecté pour la première fois dans des légumes provenant de Tokyo, a indiqué le ministère japonais de la Santé, cité vendredi par les médias. Du césium radioactif, à un niveau excédant la limite légale, a été découvert jeudi dans un légume à feuilles vertes, le komatsuna, cultivé dans un centre de recherche d’Edogawa, à la périphérie de Tokyo et à 250 km de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a précisé la chaîne publique NHK. Du césium radioactif a été mesuré à 890 becquerels par kilo, soit au-delà de la limite de 500 becquerels par kilogramme, selon la NHK, précisant que la consommation du légume, non destiné à la vente, n’aurait cependant aucun effet sur la santé. Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, a réitéré les appels au calme, assurant que ce niveau de contamination n’était pas dangereux pour la santé. Par exemple, on nous dit que l’eau du robinet de Tokyo est mauvaise pour les bébés. Le nouveau relevé d’iode 131 a été effectué vendredi par la compagnie d’électricité gérant le site, Tokyo Electric Power (Tepco), a été rendu public samedi par l’Agence japonaise de sûreté nucléaire. Avec 50 centilitres d’eau courante avec cette concentration d’iode, vous atteignez d’un coup la limite annuelle que vous pouvez absorber !!! Le gouvernement japonais essaie de cacher les dangers réels de contamination, par exemple ceux pour la population de Tokyo... Et il y a encore bien d’autres mensonges... On nous présente la situation comme une question de refroidissement qui finira par être résolue. C’est faux. Où ira toute l’eau versée sur des combustibles radioactifs ? Car ces combustibles sont à ciel ouvert dans les piscines !!!! On nous fait croire que nous avons jour par jour, heure par heure l’état de la centrale. C’est faux. On nous fait croire que la contamination de l’air n’est pas encore grave au japon. C’est faux. On nous fait croire que la population de Tokyo ne risque rien pour le moment. C’est faux. On nous dit le moins de choses possibles, à chaque fois avec retard pour éviter que les populations s’affolent. Non, pour éviter qu’elles s’attaquent aux responsables. Pour sauver des intérêts financiers. Et demain pour ne pas payer des dédommagements aux victimes. Pourtant, celles-ci ne sont pas victimes d’un phénomène naturel mais d’un accident industriel causé par la rapacité du grand capital. Cela fait belle lurette qu’une cuve est endommagée et les autorités disent qu’elles ne savent pas. Tokyo est contaminée mais les autorités disent que ce n’est pas grave... L’eau, la nourriture, l’air sont gravement contaminés dans la région de la centrale et dans la région de Tokyo mais les autorités poussent les gens à rester, à continuer à travailler... à se calfeutrer chez elles mais c’est totalement inefficace !!! Deux ouvriers qui ont marché dans une eau 10.000 fois plus radioactive que la normale ont souffert de brûlures lorsque le liquide est entré en contact avec leurs bottes de protection, a rapporté l’Agence de sécurité industrielle et nucléaire (NISA). La cause en reste incertaine mais une brèche du coeur ne peut être écartée, a déclaré à la presse le porte-parole de la NISA Hidehiko Nishiyama. "Il est possible qu’il y ait des dommages quelque part dans le réacteur", a-t-il dit. Selon lui cependant, aucune donnée ne prouve l’existence d’une fissure et la fuite pourrait provenir de tuyaux ou de conduits de ventilation. Le coeur du réacteur 3 pourrait avoir été endommagé lors de l’explosion à l’hydrogène qui le 14 mars a détruit le confinement extérieur du bâtiment. Ce réacteur, qui renferme 170 tonnes de combustible radioactif dans son coeur, est sans doute le point le plus critique de la centrale qui compte six unités. Les précédentes émissions radioactives de Fukushima résultaient d’actions délibérées : les ingénieurs ont laissé s’échapper des petites quantités de vapeur afin d’empêcher le coeur d’exploser. Une fuite qui proviendrait d’une fissure dans le coeur risquerait de libérer des quantités incontrôlées de particules contaminées dans l’air et dans le sol environnant. Le gouvernement se moque de la santé de la population comme le montre l’abandon dans lequel elles laissent les victimes du tsunami. Leurs responsabilités sont écrasantes. En première ligne, l’entreprise Tepco. Elle a accumulé des défaillances et négligences, et ceci d’autant plus qu’elle est une entreprise privée, soumise aux exigences de rentabilité à court terme. C’est l’argument majeur de défense du nucléaire public, qui serait seul à même de permettre le risque zéro ou de s’en approcher. Au-delà de la catastrophe de Tchernobyl pour laquelle l’incurie de l’Etat et du système bureaucratique ont été mis en cause, parlons de l’atome français, construit, promu et imposé par l’Etat et une entreprise nationale, dans la plus grande opacité. La bureaucratie n’est pas l’apanage des ex-systèmes "socialistes" : elle est consubstantielle au système nucléaire. Par ailleurs, aucun Etat ne peut être aux commandes de la nature ni prévoir l’enchaînement des processus conduisant à l’emballement nucléaire. La centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) a connu un accident de niveau 4 en 1980, survenu après un précédent en 1969. Une part du réacteur public est entré en fusion et des rejets radioactifs ont été trouvés sur plus de 200 km, jusqu’à l’estuaire de la Loire. A-t-on alors entendu parler d’une étude épidémiologique pour mesurer les conséquences de ces rejets ? Non. Désigner des responsables n’a de sens que si nous comprenons que l’entreprise Tepco est au nucléaire ce que Kerviel est à la crise financière. La contamination longue empêchera tout retour à la "normale" malgré les prévisions des économistes de service, déjà réjouis des possibilités de croissance pour la reconstruction. Le gouvernement refuse d’élargir la zone d’exclusion, de se préparer au risque d’évacuation de Tokyo, d’aider les populations des zones sinistrées et contaminées... Ce sont des criminels. Ils n’ont de moyens que pour aider les trusts, les banques, la bourse et le yen.... Le géant japonais de l’énergie Tepco, qui n’a pas su reprendre le contrôle de la centrale de Fukushima après le séisme, est une compagnie habituée des scandales : transmissions de faux documents, engagements non tenus... Tepco traîne surtout une réputation de menteur patenté. En 2002, son PDG, Nobuya Minami, avait dû démissionner à la suite d’une affaire de falsification de rapports. Entre 1977 et 2002, Tokyo Electric Power avait remis à l’État près de 200 documents falsifiés afin de dissimuler une série d’incidents au sein de ses centrales nucléaires. Peu avant le séisme, le groupe avait reconnu que toutes les mesures de sécurité nécessaires en cas d’évènement impérvu n’avaient pas été prises dans ses installations. Au passage, les Japonais ont appris que de faux documents avaient été transmis à l’agence japonaise de sûreté nucléaire le 28 février dernier, soit moins de deux semaines avant le séisme. Tokyo Electric Power, alias Tepco, fait l’objet de critiques de plus en plus vives au Japon. L’opérateur en charge de la centrale nucléaire de Fukushima endommagée par le tsunami se serait d’abord permis de refuser l’aide proposée par les Etats-Unis et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Puis il a omis de mentionner l’explosion du réacteur 2 au gouvernement, qui a appris la nouvelle une heure plus tard par la télévision. L’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima avait prévenu, deux semaines avant le séisme et le tsunami qui ont endommagé les réacteurs, qu’il n’avait pas procédé à certains contrôles prévus sur ce site dans le nord du Japon. Dans un rapport remis le 28 février à l’agence nippone de sûreté nucléaire, la Tokyo Electric Power fait savoir qu’elle n’a pas contrôlé 33 éléments des six réacteurs de Fukushima-Daiichi comme elle devait pourtant le faire. Parmi ces éléments n’ayant pas été inspectés comme prévu figurent notamment un moteur et un générateur électrique d’appoint pour le réacteur n°1, précise la Tepco dans un rapport disponible sur son site internet. La rupture de l’approvisionnement électrique de la centrale en raison de la double catastrophe naturelle est à l’origine de la crise actuelle à Fukushima. Sans électricité, les systèmes de refroidissement des coeurs des réacteurs et des piscines contenant les barres de combustible ne fonctionnent plus, ce qui menace de provoquer des rejets massifs d’éléments radioactifs. Après la réception de ce rapport, l’agence japonaise de sûreté nucléaire a donné à la Tepco jusqu’au 2 juin pour proposer un programme de contrôles sur la centrale, construite dans les années 1970. Dans sa réponse datée du 2 mars et disponible sur son site internet, l’agence de régulation juge que la non-réalisation des contrôles prévus ne pose aucun risque immédiat en termes de sécurité. L’agence de régulation a été critiquée pour ses liens avec l’industrie qu’elle est censée contrôler.

Silencieux depuis une semaine sur cette crise, le Premier ministre a prévenu que les problèmes n’étaient "absolument pas sur le point" d’être réglés. "Nous faisons des efforts pour empêcher que cela empire mais j’ai le sentiment que nous ne pouvons pas nous permettre la moindre suffisance", a dit le chef du gouvernement. "Nous devons rester sur nos gardes." Déjà, la veille, TEPCO, l’opérateur privé, rappelons-le, de la centrale de Fukushima, évoquait l’idée d’une fuite d’uranium et de plutonium hors des réacteurs, envisageant l’hypothèse une reprise ponctuelle de la « fission nucléaire ». Les dirigeants de cette firme privée semblent avoir disparu après avoir présenté leurs excuses au peuple japonais, inclinant le buste comme ils l’avaient déjà fait en 2000, 2003, 2007, en promettant chaque fois de prendre toutes les mesures...

Le plutonium reste dangereux pour une durée correspondant à des milliers de générations humaines !

Or selon l’Agence de sûreté nucléaire japonaise, les niveaux de radiations très élevés détectés le 23 mars dans l’eau de la turbine du réacteur n° 3 proviennent du coeur du réacteur. Si les efforts se focalisent sur le réacteur trois de Fukushima, c’est que celui-ci représente une menace majeure parce qu’il est le seul de la centrale à être chargé avec du Mox, contenant du plutonium : des ingénieurs nucléaires occidentaux préviennent que la fuite de Mox dans l’atmosphère produirait un nuage radioactif beaucoup plus dangereux que celui provoqué par les réacteurs à l’uranium. Car le Mox, mélange d’oxydes d’uranium et plutonium, étant beaucoup plus instable et radioactif, augmente les risques d’accidents nucléaires et, en cas de fuite, est plus nocif. Le plutonium, à cause de sa durée de demi-vie, reste dangereux pour une durée correspondant à des milliers de générations humaines.

Les autorités demandent-elles à une population probablement contaminée, de quitter la zone sans être ni répertoriée, ni soumise au minimum de suivi médical ?

C’est dans ces conditions qu’on a appris hier une nouvelle ahurissante : le gouvernement japonais a encouragé hier les gens vivant à l’intérieur du périmètre de 20 à 30 kilomètres de la centrale nucléaire, à le quitter « volontairement ». Le choix du mot « volontairement » n’est évidemment pas innocent : il s’agit de ne pas affoler une population dont l’inquiétude augmente, alors que les gens, cloîtrés, sont dans un état sanitaire préoccupant (pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de chauffage et bientôt à court de vivres). Mais également la notion de "départ volontaire" permettra aussi d’’éviter d’indemniser las populations qui ont perdu leur maison, leur commerce, leur usine...Car ils sont partis "volontairement", ils n’ont pas été" évacués. De même, hier dans le Monde, on expliquait que le seuil de radioactivité admissible pour un travailleur dans une centrale nucléaire venait d’être drastiquement relevé afin de ne pas avoir à indemiser dans le futur les agents de TEPCO qui développeront des cancers, voire même leurs familles quand ils seront morts ! La Commission gouvernementale de sûreté nucléaire a également recommandé l’évacuation « volontaire », affirmant que le rejet de matières radioactives de la centrale devrait se poursuivre pendant un certain temps ! Ce qui pourrait signifier, traduit en clair, que les autorités demandent à une population probablement contaminée, de quitter la zone sans être ni répertoriée, ni soumise au minimum de suivi médical ! Ce genre d’attitude ne nous avait pas surpris de la part des soviétiques lors de Tchernobyl, mais venant de la part d’un gouvernement démocratique, régnant sur le pays qui a connu Hiroshima et Nagasaki, c’est une irresponsabilité aussi stupéfiante que criminelle.

Les médias du monde entier nous racontent une "histoire" épique et passionnante, pleine de péripéties, de rebondissement et d’émotions ...

Des détails concrets et chiffrés : rien ! (on ignore même le véritable état des 6 réacteurs !)

Mais le "récit" (le "storytelling") est remarquable. D’abord un léger problème électrique. Puis la perte de contrôle d’un réacteur, l’inquiétude, le risque de fuites radio actives. Ensuite l’extension au second réacteur, un léger nuage a peine radio actif aurait ete emis.

Par pure précaution, bien sur, les populations sont évacuées sur 20 km. Message implicite : nous on est des gens responsables, on assure la sécurité, on gère parfaitement ... (ouais surtout d’avoir mis 50 réacteurs nucléaires au cœur de 120 millions de personnes :)

Ensuite nous avons le récit des héroïques sauveteurs, les aléas si romantiques des arroseurs qui essayent les pompes d’eau de mer, puis les helicos, puis les canons a eau (de la police !)

Et enfin le dénouement heureux du scenario, le "happy end" que les scénaristes de la "com" gouvernementale ont amoureusement fignolé :

- le réacteur 2 (ou 3 peu importe) est refroidi
- les circuits électriques sont réparés
- les pompes des réacteurs 1 et 4 refonctionnent a peu prés
- l’étanchéité des 5 et 6 est rétablie
- l’incident est quasiment sous contrôle

Officiellement les conséquences humaines seront insignifiantes - sauf pour une poignée de héros candidats a une médaille posthume - car "heureusement" le vent a chassé la radio activité dans l’océan, éliminant tout grave danger dans le pays !! (ah la météo ! elle mériterait une médaille elle aussi ! mdr :)

(ici je vous laisse rajouter la musique de Happy End, genre Symphonie héroïque )

Bien entendu tout cela est entièrement bidon !!

On est dans le domaine du Storytelling, du Conte de fée, de la Propagande !!

Ce qui c’est réellement passé - et les lourdes conséquences sur les personnes et l’environnement - nous ne le saurons jamais entièrement !!

Les gouvernements disposent tous d’un réseau précis et étendu qui permet de mesurer en temps réel la radio activité dans un pays. Le Japon ne fait pas exception.

Ces mesures précises sont classées secret défense partout dans le monde !

Mais à la lumière des données obtenues lors des précédentes catastrophes nucléaires, nous pouvons facilement deviner !

Les séisme puis le tsunami ont détruit la circuiterie électrique des réacteurs nucléaires. Ceux ci sont montés en chaleur puis ont détruit leurs enveloppes d’acier et de béton ... les exploitants ont neutralisés la fission excessive en injectant des refroidissant et des ralentisseurs ... au cours de ces opérations des nuages radio actifs sont partis un peu partout ...

Sachant qu’une dose de X mSv entraine un augmentation de Y% du taux des cancers, les spécialistes de médecine radiologiques pourraient prédire le nombre de morts a moyen et long terme ... en tout cas si les données n’étaient pas classées "secret défense" !

Le vrai problème du nucléaire c’est que rien ne se voit sans un appareillage scientifique imposant.

Le nuage de Fukushima va divaguer au Japon en Chine ou ailleurs. On ne verra rien.

Lors du passage des particules radio actives, les radiations ionisantes sont modifier le mécanisme de réplication des cellules humaines, l’organisme va réparer une partie des dégâts pour certaines personnes, pour d’autres personnes ce sera la tumeur ... peut être dans quelques années ...

7 Messages de forum

  • La collusion à grande échelle entre la haute administration, les agences de surveillance, les constructeurs de centrales et les opérateurs fait non seulement taire les oppositions mais aussi évacuer toute question sur le nucléaire. Ce n’est pourtant pas faute de preuves - étayées par des documents - de négligences, de mensonges par omission ou de pures falsifications. Ces agissements s’étaient traduits, en 2002, par la mise en cause des dix compagnies d’électricité du pays pour dissimulation d’incidents dès les années 1970, début du nucléaire dans l’Archipel. La compagnie d’électricité de Tokyo (Tepco), propriétaire et opérateur des centrales de Fukushima, était la première visée.

    S’ajoutent cette fois des témoignages - appelés à être vérifiés et remis en perspective - d’anciens de Tepco. Mais, pour l’instant, "brutes de décoffrage", ces révélations font froid dans le dos. Si elles reflètent la réalité, il apparaît que les opérateurs - Tepco, certes, mais aussi ses homologues - ont fait passer la rentabilité à court terme avant l’impératif de sécurité à long terme, ou, dans le meilleur des cas, n’ont pas suffisamment pris en compte le risque dans un pays à forte activité sismique et à tsunamis.

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  • Après les avoir déversées en mer, Tepco rectifie ses données sur la radioactivité β des “eaux de pluie” en les multipliant par 12

    Article lié : Tepco déverse des “eaux de pluie” bloquées dans 7 zones de citernes à cause du typhon

    Après l’annonce du déversement en mer des “eaux de pluie” des barrages débordant autour des citernes, Tepco rectifie leur radioactivité β (dont le strontium 90) en l’augmentant.
    C’est pour l’une des 7 zones de citernes dont Tepco a déversé les eaux en mer. Avant, ils ont dit que c’était à 2 000 Bq/m³, ils ont “corrigé” à 24 000 Bq/m³ après les avoir déversées.
    Tepco déclare que ça reste en-dessous de la limite “de sécurité” (30 000 Bq/m³), donc que ça n’affecte pas l’environnement.

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  • On dit qu’une image vaut 1000 mots... SVP prenez 2 secondes pour regarder cette animation informatisée du pattern de dispersion de la radioactivité de Fukushima dans l’atmosphère de l’hémisphère nord mis en ligne par l’Institut norvégien de recherche atmosphérique (Norwegian Institute for Air Research).

    http://www.mondialisation.ca/la-rad...

    et regarder bien ce qui nous arrive dessus au Québec autour du 21 et du 22 avril. Regardez aussi les niveaux extrêmement élevés auxquels le Japon est exposé... Heureusement la neige qui va nous tomber dessus ce mercredi devrait, semble-t-il, être assez "propre"... mais on ne sera pas toujours aussi chanceux - c’est surtout avec la neige et la pluie que la radioactivité tombe de manière plus concentrée. (Pensez à mettre un signet vers ce site sur votre fureteur pour continuer à surveiller l’évolution de la situation au cours des prochains mois) L’Europe est presque totalement épargnée pour le moment...

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    par Jean Hudon

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  • LES MENACES RADIOACTIVES en France sont partout et tout le temps !

    La Criiad dénonce et se bat CONTRE l’AJOUT de SUBSTANCES RADIOACTIVES dans les BIENS DE CONSOMMATION et les MATERIAUX DE CONSTRUCTION.

    En 2002, deux garanties essentielles pour la protection du public contre les dangers des rayonnements ionisants ont été inscrites dans le code de la santé publique (CSP) : 1. l’interdiction d’ajouter délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction (cf. article R.1333-2) ; 2. l’interdiction d’utiliser des matériaux et des déchets provenant d’une activité nucléaire – et qui sont contaminés ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction (cf. article R.1333-3).

    Les articles R. 1333-4 et R.133-5 de ce même code ouvraient cependant la porte à la mise en place d’un dispositif de dérogation. Ce risque est resté virtuel pendant plus de 6 ans mais a fini par se concrétiser avec la publication de l’arrêté du 5 mai 2009. Ce texte a rendu possible le contournement des interdictions et sur des bases particulièrement laxistes. Il a d’ailleurs été publié en dépit d’un avis défavorable de l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

    Cinq produits seulement sont exclus des dérogations et donc protégés de tout ajout délibéré de radioactivité : 1/ les aliments ; 2/ les produits cosmétiques ; 3/ les parures ; 4/ les jouets ; 5/ les matériaux en contact avec les aliments et les eaux. Pour tous les autres produits, les industriels peuvent solliciter des dérogations qui leur permettront de commercialiser des produits dont la radioactivité aura été délibérément augmentée.

    ACTION EN JUSTICE

    Dès le 10 juillet 2009, la CRIIRAD a adressé au Conseil d’Etat un recours pour excès de pouvoir demandant l’annulation de l’arrêté du 5 mai 2009. Afin de répondre au mémoire en défense du ministère de l’économie, des mémoires complémentaires ont été envoyés les 29 janvier et 2 février 2010. Le ministère de la santé a en effet choisi de garder le silence (malgré les relances du Conseil d’Etat) et le ministère de l’écologie a simplement indiqué qu’il reprenait à son compte les arguments du ministère de l’économie. Un constat éloquent.

    INTERPELLATION DES AUTORITES

    Le 6 novembre 2009, sans attendre le résultat de la procédure contentieuse, la CRIIRAD adressait une lettre ouverte aux 3 ministres compétents – Mme BACHELOT, ministre en charge de la santé, Mme LAGARDE, ministre en charge de la consommation et M. BORLOO, ministre en charge de la construction – leur demandant d’abroger l’arrêté du 5 mai 2009.

    Le 14 janvier 2010, la CRIIRAD a obtenu un rendez-vous au ministère de l’Ecologie et, début février 2010, suite à ces discussions, un courrier signé de Jean-Louis BORLOO dont deux passages peuvent être soulignés : 1/ en réponse aux questions sur les risques sanitaires et environnementaux liés au recyclage de matériaux contaminés provenant du démantèlement des installations nucléaires : « le gouvernement n’a absolument pas l’intention de permettre la valorisation de déchets susceptibles d’être contaminés par des substances radioactives pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction destinés au grand public » ; 2/ en réponse aux critiques sur le non-respect des droits du public en matière d’information et de participation au processus de décision alors qu’il s’agit de projets susceptibles d’augmenter son exposition à des produits cancérigènes : « je vous informe que j’ai demandé à mes services d’examiner la possibilité d’avoir une consultation du public pendant la phase d’instruction ».

    Ces engagements restant très insuffisants et aucun changement n’étant intervenu au bout d’un an, la CRIIRAD a saisi par courrier en date du 9 février 2011 la nouvelle ministre de l’Ecologie, à Mme Nathalie KOSCIUSCO-MORIZET.

    MOBILISATION

    En complément de ces démarches, la CRIIRAD a appelé les consommateurs et les associations à se mobiliser et à demander aux autorités le maintien des interdictions et l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009. Des modèles de lettre ont été mis à la disposition de tous ceux qui souhaitaient interpeller les ministres en charge du dossier. Des centaines d’adhérents et sympathisants de la CRIIRAD ont ainsi témoigné de leur opposition à la dissémination de radioactivité dans leur environnement quotidien.

    Cette première campagne est désormais remplacée par l’appel à signer et diffuser la pétition « HALTE A LA RADIOACTIVITE » : « Je m’oppose aux ajouts de substances radioactives dans les objets et matériaux de mon environnement quotidien. Ces substances cancérigènes doivent rester dans des sites contrôlés, sans possibilité de dispersion dans le domaine public. »

    Cette première campagne est désormais remplacée par l’appel à signer et diffuser la pétition « HALTE A LA RADIOACTIVITE » : « Je m’oppose aux ajouts de substances radioactives dans les objets et matériaux de mon environnement quotidien. Ces substances cancérigènes doivent rester dans des sites contrôlés, sans possibilité de dispersion dans le domaine public. »

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  • Alors que toutes les centrales nucléaires du Japon sont à l’arrêt depuis près de deux ans, un réacteur doit redémarrer ce mardi à la centrale de Sendai, dans la préfecture de Kagoshima (à l’extrême sud-ouest). D’autres réacteurs pourraient être remis en route dans les mois à venir. Une victoire pour le gouvernement conservateur de Shinzo Abe, qui met l’atome au cœur de sa politique énergétique. Le Ministère de l’économie prévoit même que de 20 à 22% de l’électricité proviendra du nucléaire en 2030.

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  • Les manifestations antinucléaires n’ont pas cessé depuis l’accident, même si elles n’ont jamais retrouvé leur pic de juillet 2012, quand 170 000 personnes se sont retrouvées dans les rues de Tokyo. Ce lundi, des manifestants ont battu le pavé autour de la centrale de Sendai. Parmi eux, l’ancien premier ministre Naoto Kan, qui était au pouvoir en mars 2011, au moment de la catastrophe de Fukushima.

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  • La mise à l’arrêt en urgence jeudi du réacteur 3 de la centrale nucléaire belge de Tihange à la suite d’un incident intervient après la rédaction récente d’un procès-verbal par l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) portant sur différentes infractions relevées sur le site nucléaire hutois. Du côté de l’AFCN, on fait remarquer que l’incident qui s’est produit jeudi est d’ordre technique alors que les autres évènements survenus ces dernières semaines épinglés par ses services résultent de manquements de la part du personnel.

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