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En Tunisie, la révolution n’est pas finie... Ce 25 février, la plus grande manifestation depuis la chute de Ben Ali ; Ghannouchi démission !!! Etat de Ben Ali dehors !!! Généraux, chefs de la police et de la justice de Ben Ali, dehors !!!

samedi 26 février 2011, par Robert Paris

Ghannouchi dehors ! Les dirigeants de l’appareil d’Etat de Ben Ali, ministres, policiers, militaires, gouverneurs, patrons, tous dehors !!! Tout le pouvoir aux comités populaires !!!

Le 25 février, une marée humaine a déferlé pour réclamer la démission du gouvernement !!!

Plus de 100.000 Tunisiens, selon la police, ont réclamé hier le départ du gouvernement de transition dirigé par Mohammed Ghannouchi, avant que des manifestants ne convergent vers le ministère de l’Intérieur. La police a dû tirer en l’air à plusieurs reprises pour tenter de les disperser alors que des manifestants grimpaient aux fenêtres de l’immeuble. Il s’agissait de la plus grande manifestation depuis la chute de Ben Ali.

Oui, la révolution n’est pas finie en Tunisie !!!!

VIVE LA COMMUNE DE TUNISIE !!!!

Et le témoignage des révolutions du passé doit nous servir :

Texte de l’affiche apposée avant l’élection de la Commune de Paris en 1871 où les comités de travailleurs, de jeunes et de femmes avaient pris le pouvoir :

« Citoyens,

Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables. Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l’action ; ils sacrifieront tout à un beau discours, à un effet oratoire ou à mot spirituel. Evitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère. Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs à choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. Citoyens, Nous sommes convaincus que si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considèrent jamais comme vos maîtres.

Le Comité Central de la Garde Nationale »

Le Comité central de la Garde nationale, installé à l’Hôtel de Ville depuis la soirée du 18 mars, précise, dans son appel du 22 mars aux électeurs, sa conception de la démocratie : ” Les membres de l’assemblée municipale, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l’opinion, sont révocables, comptables et responsables. ”

C’est ce que confirme la Commune élue dans son Journal officiel du 21 mars 1871 :

” Les prolétaires de la capitale, au milieu des défaillances et des trahisons des classes gouvernantes, ont compris que l’heure était arrivée pour eux de sauver la situation en prenant en main la direction des affaires publiques. ”

Friedrich Engels écrivait :

« Le philistin social-démocrate a une fois de plus été envahi par une terrible frayeur à la prononciation des mots ¨dictature du prolétariat¨. Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir à quoi ressemble cette dictature ? Regardez la Commune de Paris, c’était cela la dictature du prolétariat. »

Des incidents ont marqué vendredi soir à Tunis la plus importante manifestation depuis la chute du président Ben Ali, où plus de 100.000 personnes ont réclamé le départ du gouvernement de transition, qui a annoncé en fin d’après-midi la tenue d’"élections au plus tard mi-juillet".

Des rafales d’armes automatiques ont été entendues en début de soirée dans le centre de Tunis, près de l’avenue Bourguiba, alors que plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées devant le ministère de l’Intérieur et refusaient de se disperser, a constaté l’AFP.

Dans un climet chaotique, des soldats et des policiers pourchassaient des manifestants qui leur jetaient des projectiles, au milieu de fortes détonations. Des policiers ont procédé à de nombreuses arrestations, parfois musclées, alors que le centre ville était toujours survolé par des hélicoptères

Auparavant, la police avait procédé à des tirs de sommation et de grenades lacrymogène. Selon un témoin, un jeune homme ans a été blessé à la main.

Ces incidents ont conclu "la plus grande manifestation depuis la chute de Ben Ali" le 14 janvier, selon des membres du Croissant-Rouge. En début d’après-midi, devant la place de la Kasbah noire de monde, des policiers avaient avancé le chiffre de "plus de 100.000 manifestants".

Alors que la manifestation battait son plein, le gouvernement transitoire en Tunisie a annoncé vendredi après-midi la tenue d’"élections au plus tard mi-juillet", selon un communiqué du conseil des ministres publié par l’agence officielle TAP.

Cette annonce n’a toutefois pas mis fin aux revendications des manifestants, rassemblés suite à des appels relayés sur Facebook, venus affirmer que leur "révolution" qui a fait chuter le régime de Ben Ali "ne sera pas usurpée".

Dans le centre de Tunis, certains ont scandé "Ghannouchi dégage !", "Ghannouchi prend tes chiens et démissionne !", "Non à la confiscation de la révolution !".

D’autres, enroulés dans des drapeaux tunisiens, ont brandi des banderoles où l’on pouvait lire : "Ghannouchi, ton insistance montre que tu caches ta mauvaise foi". "Nous sommes là aujourd’hui pour faire tomber le gouvernement", a lancé Tibini Mohamed, un étudiant de 25 ans.

Fin janvier, après une semaine de "siège", lorsque des milliers de Tunisiens avaient campé sous ses fenêtres, le Premier ministre avait transféré son cabinet au palais présidentiel de Carthage, dans la banlieue sud de Tunis.

Mohammed Ghannouchi, qui fut le Premier ministre de Ben Ali de 1999 jusqu’à la chute de ce dernier, avait épuré le gouvernement de transition des principaux caciques de l’ancien régime le 27 janvier, sous la pression de la rue. Puis des élections libres ont été annoncées dans les six mois.

Mais devant l’insécurité, ajoutée au mécontentement social face à l’absence d’amélioration dans le quotidien des Tunisiens depuis la chute de Ben Ali, la mobilisation de la rue n’a pas faibli.

Vendredi, des manifestants ont déployé une pancarte d’une vingtaine de mètres où l’on pouvait lire : "Sit-in jusqu’à la dissolution du gouvernement".

Quatre mille Tunisiens avaient déjà manifesté dimanche devant la Kasbah pour réclamer, outre la démission du gouvernement transitoire, l’élection d’une assemblée constituante et la mise en place d’un système parlementaire.

Plusieurs dizaines de milliers de Tunisiens manifestaient à Tunis, devant la Kasbah, épicentre de la contestation, pour réclamer le départ du gouvernement de transition dirigé par Mohammed Ghannouchi.

Un policier sur place a même avancé le chiffre de "plus de 100.000 manifestants" et son estimation a été partagée par d’autres policiers tandis que des hélicoptères de l’armée survolaient cette zone.

Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies vendredi à Tunis pour manifester contre le gouvernement de transition dirigé par Mohammed Ghannouchi, rapportent les médias arabes.

La révolution de jasmin s’est produite en Tunisie le 14 janvier après un mois de débordements qui avaient fini par gagner l’ensemble du pays. Le président Zine El-Abidine Ben Ali s’est réfugié en Arabie Saoudite. La présidence par intérim a été confiée au premier ministre Mohammed Ghannouchi. Depuis sa création, le gouvernement de transition a été plusieurs fois remanié en raison du mécontentement populaire.

Plus de 100.000 Tunisiens, selon la police, ont réclamé vendredi le départ du gouvernement de transition dirigé par Mohammed Ghannouchi, devant la Kasbah, épicentre de la contestation, où de nouveaux cortèges de manifestants affluaient encore en début d’après-midi.

Devant la place de la Kasbah, noire de monde, des policiers ont avancé le chiffre de "plus de 100.000 manifestants" tandis que des hélicoptères de l’armée survolaient cette zone située au coeur de Tunis.

Selon des membres du Croissant-Rouge et des manifestants, il "s’agit de la plus grande manifestation depuis la chute de Ben Ali" le 14 janvier.

Répondant à des appels à la mobilisation relayés sur Facebook et profitant du fait que la journée de vendredi soit un jour férié, des Tunisiens sont venus affirmer que leur "révolution" qui a chassé du pouvoir le régime de Ben Ali "ne sera pas usurpée".

Des manifestants scandent "Ghannouchi dégage", "Ca suffit avec les mises en scène", "Honte à ce gouvernement". D’autres brandissent des banderoles où l’on peut lire "Ghannouchi, ton insistance montre que tu caches ta mauvaise foi".

"Révolution jusqu’à la victoire", "En avant les braves de la liberté", "Nous arracherons la répression de notre terre", "Ghannouchi prend tes chiens et démissionne", "Non à la confiscation de la révolution", scandaient d’autres manifestants qui traversaient l’avenue centrale Habib Bourguiba en direction de la Kasbah. "Nous sommes là aujourd’hui pour faire tomber le gouvernement", lance Tibini Mohamed, un étudiant de 25 ans.

Le Premier ministre a déplacé ses bureaux fin janvier de la Kasbah après une première manifestation, au cours de laquelle des Tunisiens avaient campé près d’une semaine devant ses locaux. Il avait alors transféré son cabinet au palais présidentiel de Carthage, dans la banlieue sud de Tunis.

Mohammed Ghannouchi a été le Premier ministre de Ben Ali de 1999 jusqu’à sa chute le 14 janvier dernier sous la pression populaire. Après la formation, le 17 janvier, d’un gouvernement d’union nationale dans lequel l’équipe sortante avait conservé la majorité des postes, des milliers de personnes avaient manifesté quotidiennement pour obtenir leur démission.

Sous la pression de la rue, M. Ghannouchi avait remanié le gouvernement de transition épuré des principaux caciques de l’ancien régime le 27 janvier.

Depuis, des élections libres ont été annoncées pour dans six mois mais le pouvoir de transition n’a pas fixé de date ni donné de précisions sur le type de scrutin qu’il comptait convoquer.

Mais devant l’insécurité, ajoutée au mécontentement social face à l’absence d’amélioration dans le quotidien des Tunisiens depuis la chute de Ben Ali, la mobilisation de la rue ne faiblit pas.

Etudiant en droit, Ramzi, déclare à l’AFP que les Tunisiens "vivent dans un vide politique".

D’autres manifestants ont déployé une pancarte d’une vingtaine de mètres où l’on peut lire : "Sit-in jusqu’à la dissolution du gouvernement".

De nombreux jeunes sont enroulés dans le drapeau tunisien, certains brandissent des balais avec des pancartes proclamant "Ghannouchi dégage". D’autres manifestants scandent "dégage le RCD", le Rassemblement constitutionnel démocratique, le puissant parti de Ben Ali, suspendu le 6 février en prévision de sa dissolution.

Quatre mille Tunisiens avaient déjà manifesté dimanche devant la Kasbah pour réclamer, outre la démission du gouvernement transitoire, l’élection d’une assemblée constituante et la mise en place d’un système parlementaire.

Cette manifestation et les précédentes se sont transformées en sit-in devant la Kasbah, des jeunes y campant le jour, et depuis peu la nuit.

Des dizaines de milliers de manifestants sont descendus vendredi dans les rues de la capitale tunisienne, Tunis, pour réclamer la démission du Premier ministre de transition Mohamed Ghannouchi, qui était déjà en fonctions sous le président déchu Zine ben Ali.

Cette manifestation, organisée dans le cadre d’une "journée de colère", est selon toute vraisemblance la plus importante depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier dernier, ont rapporté des témoins.

Des hélicoptères de l’armée ont survolé le cortège des manifestants tandis que les forces de sécurité observaient la foule, qui a défilé malgré l’interdiction de manifester en vigueur depuis la chute de Ben Ali.

Les forces de sécurité ont tiré en l’air à plusieurs reprises, mais les manifestants ne se sont pas dispersés. Il ne semble pas qu’il y ait eu de blessés.

Les protestataires, dont certains brandissaient des portraits de Ghannouchi superposés au visage de Ben Ali, ont scandé : "Honte au gouvernement !" et "Ghannouchi démission !". La clameur de la foule était perceptible à des kilomètres.

"Notre seule revendication, c’est la chute de ce gouvernement", déclarait Alia Soussi, une étudiante de 22 ans, parmi le cortège des manifestants. "Nous espérons que Ghannouchi nous entendra."

Le gouvernement de transition chargé d’organiser des élections pour trouver un successeur à Ben Ali, lequel a fui à Djeddah en Arabie saoudite, a d’ores et déjà été remanié à plusieurs reprises à la suite de manifestations, mais Ghannouchi est resté en fonctions.

Certains voient là un atout étant donné sa connaissance des affaires tunisiennes, puisqu’il est Premier ministre depuis novembre 1999, soit pendant les 11 dernières années de la présidence Ben Ali.

Un peu plus tôt, vendredi, les manifestants avaient protesté contre la répression sanglante en cours en Libye, où les insurgés se sont soulevés en s’inspirant des révolutions qui ont été couronnées de succès dans deux pays voisins, Tunisie et Egypte, depuis le début de l’année.

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