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La question religieuse aujourd’hui

lundi 28 janvier 2008, par Robert Paris

Site : Matière et révolution

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Il est évident dans le monde actuel que la question religieuse n’est pas une simple question de convictions personnelles. Les religions ont un rôle politique et social considérable. Des guerres, des guerres civiles, des dictatures, de prétendues insurrections populaires religieuses s’emparent du drapeau de la religion pour cacher des visées bien plus terrestres. Elles ne se contentent pas de donner des instructions religieuses aux croyants. Elles leur proposent des combats sociaux, économiques et politiques. Dans des bien des pays, la religion intervient en politique, y compris au sommet de l’Etat. Et, bien entendu, les religions interviennent dans la vie sociale, dans la vie quotidienne.

Les révolutionnaires ne sont pas neutres sur toutes ces questions et ne peuvent nullement se contenter de parler de liberté de croyance, de liberté de culte, de liberté d’athéisme. Ils ne peuvent se contenter de discuter culturellement du phénomène religieux. Car ce n’est pas seulement un phénomène culturel.

La religion n’a rien à voir avec l’ignorance, l’inculture. La culture ne peut suffire à combattre des croyances. Les hommes les plus cultivés ont parfois affirmé des croyances religieuses. La culture et même la science ne peuvent suffire à répondre aux religions. Il ne faut pas compter sur le seul progrès des connaissances, qu’elles soient scientifiques ou artistiques, pour faire face aux croyances religieuses.

Et d’abord, il nous faut une analyse du phénomène religieux. Comme tout phénomène social, celui-ci peut plus aisément être disséqué si on l’étudie au moment où une société est en train de le disséquer réellement : lors de transformation radicales.

On comprend mieux un fonctionnement social au moment où celui-ci est en train de se déchirer que lorsqu’il fonctionne tranquillement sans nullement être contesté.

A bien des moments, les peuples ont contesté leurs propres croyances religieuses. Ces événements sont cruciaux dans la compréhension du rôle et de la signification sociale des croyances religieuses.

Ainsi, le peuple français durant la révolution de 1790 oue peuple espagnol durant le révolution de 1936 ont connu une vague anti-chrétienne virulente qui a éradiqué des siècles de croyance. Ce n’est pas le travail culturel qui a permis ce changement impressionnant. C’est la lutte sociale qui, arrivée à son point culminant, a entraîné cette prise de conscience. La hiérarchie catholique,qui était du côté de l’ordre établi que le peuple voulait renverser, a elle-même entraîné une telle prise conscience radicale et provoqué cette vague violemment hostile à la religion dans des pays qui étaient profondément croyants.

Ces événements nous donnent un éclairage différent du rôle social des religions, un rôle de conservation de l’ordre social, et du combat contre ces instruments des classes dirigeantes.

Comme le montre également l’histoire ancienne, bien des fois les peuples ont eu à combattre à la fois les classes dirigeantes (ou leurs représentants dans l’Etat) et les hiérarchies religieuses. Quand les peuples ont brûlé les palais, ils n’ont généralement âs épargné les temples. Et ce n’est pas un hasard. L’alliance du sabre et du goupillon ne date pas d’une époque récente.

Si les croyances de type mystique sont très anciennes, la croyance en un dieu date, elle, de la royauté. Pour croire en un roi du ciel, les hommes ont dû d’abord connaître un roi sur terre. Il n’est donc pas étonnant que les rois et les dieux aient eu partie liée depuis toujours.

Pas étonnant non plus qu’ils aient tendance à chuter en même temps.

Cependant, aujourd’hui, les rois sont tombés mais les religions sont toujours présentes. En effet, la royauté n’est qu’une forme de pouvoir au dessus de la société. Si la forme a changé, la domination s’est poursuivie. Les hommes ne sont toujours pas les maîtres de leur propre avenir. Rien d’étonnant alors qu’ils dépendent encore de croyances qui les font passer pour esclaves du destin.

Ce ne sont pas les seuls parallélismes entre idéologie religieuse et idéologie sociale. Si l’anthropologue Alain Testart démontre dans "Des dieux à l’image des hommes" que "la figure des dieux a été modelée sur celle des rois", il en va de même des autres manifestations de la croyance religieuse. L’apparition des royautés a été un changement radical dans le mode de direction de la société qui était auparavant un mode collectif et famillial. L’apparition d’un personnage unique, le dieu, est tout aussi brutale et un changement tout aussi radical.

Et ce n’est pas la seule fois que l’idéologie religieuse reflète le changement social. La plus grande révolution sociale est certainement le passage de l’homme prédateur de la nature à l’homme créateur de sa production. Il en découle le passage de croyances fondées sur l’appartenance à la nature (animismes, chamanismes, totémismes, ...) à des croyances fondées sur une création de la nature par un esprit. Uns société fondée sur l’ethnie produit une religion ethnique. Quiconque a lu l’Ancien testament ne risque pas d’ignorer qu’il a été écrit par et pour un peuple d’éleveurs ! Une société où la femme est dominée produit une idéologie du même type. L’homme producteur et créateur a un dieu producteur et créateur. Par contre, l’homme prédateur de la nature n’a même pas un mot pour concevoir la notion de "création". L’homme potier a un dieu qui a modelé l’homme comme une poterie. Bien entendu, il s’agit d’une création et non d’un simple reflet. L’homme produit dieu dans son cerveau et il n’est que partiellement un reflet de la société. il est aussi un reflet de ses besoins individuels et également un reflet de son fonctionnement cérébral, conscient et inconscient.

Cependant, la religion ne s’élève jamais au dessus de la société. Une société qui considère l’esclavage comme normal aura une religion qui en fera de même, comme le judaïsme. Une société qui est désespérée après une tentative échouée de transformation sociale, se terminant dans un bain de sang, produira une religion de la peine et de la consolation mystique dans l’isolement et la renonciation. Une société dans laquelle une classe, autrefois opprimée, se voit devenir dirigeante produira une croyance qui justifie ce nouveau mode de fonctionnement social, comme c’est le cas pour le protestantisme face au catholicisme.

Dans les combats politiques et sociaux, l’idéologie religieuse sera un drapeau couvrant les véritables intérêts sociaux et politiques. Bush n’a pas plus de volonté de défendre le catholicisme contre l’islam que Ben Laden n’a de volonté de défendre l’islam face au catholicisme. Ce sont d’autres problèmes qui sont en réalité à l’oeuvre et qui amènent ces confrontations. Comme c’est le cas dans les guerres d’Afghanistan et d’Irak, l’apparence du combat entre Occident et Orient est une tenue camouflage autant que celle d’un conflit de religions. Les luttes de classes ont été camouflées aussi bien dans les guerres de religion lors de la Saint Barthélémy qu’elles le sont aujourd’hui.

Toutes les idéologies qui présentent la religion comme un constante de l’homme omettent de dire que cette soi disant constante n’a cessé de suivre les changements sociaux. Ainsi, l’idéologie de bien et du mal du moyen-âge a été reflétée par les notion de dieu et de diable, de paradis et d’enfer. Le même christianisme réadapté aux besoins de la bourgeoisie montante et dominante a oublié le diable et l’enfer. La croyance ne préexiste pas à la société, même sil elle joue un grand rôle - surtout conservateur.

La bourgeoisie conquérante d’Europe de l’ouest a eu besoin de combattre la religion chrétienne, pilier de l’ordre féodal. Lors de la révolution française de 1790, cet affrontement a pris un tour radical. par la suite, la bourgeoisie, arrivée à ses fins, a maintenu la religion pour que le peuple reste à sa place. Dans le reste du monde, où la bourgeoisie a dominé sans mener des révolutions, elle s’est bien gardé de démolir les bases idéologiques des anciens féodalismes ou paternalismes, les idéologies religieuses. Aujourd’hui, elle préfère bien entendu qu’on cultive les mysticismes que les idées révolutionnaires. Même dans le pays le plus scientifique du monde, le plus capitaliste du monde, ce sont des idéologies réactionnaires qui prospèrent.

Certains prétendent que nous ne devons pas parler d’idéologies réactionnaires à propos des croyances religieuses car ce serait, paraît-il, une insulte à ces personnes et une attitude fausse vis-à-vis des idéologies du passé. Mais prétendre que l’on peut croire au judaïsme de 4000 ans avant JC dans le monde d’aujourd’hui, n’est-ce pas là que réside le véritable mépris des hommes du passé, de leurs croyances et de leur mode de vie ?

A suivre .....

Léon Trotsky 1925

"L’abolition complète de la religion ne sera atteinte que dans une structure socialiste complètement développée, c’est à dire, lorsqu’il y aura une technique qui libérera l’homme de toute dépendance dégradante envers la nature. Cela n’est possible que dans le cadre de rapports sociaux déniés de tout mystère, parfaitement lucides et n’oppressant pas l’humanité. La religion traduit le chaos de la nature et le chaos des rapports sociaux dans le langage d’images fantastiques. Seule l’abolition du chaos terrestre peut supprimer à jamais son reflet religieux."

Œuvres - 1925 Léon Trotsky

Sens et méthodes de la propagande anti-religieuse

Il est de nos jours parfaitement évident et incontestable que nous ne pouvons pas mener notre propagande anti-religieuse par la voie d’un combat direct contre Dieu. Cela ne saurait nous satisfaire. Nous remplaçons le mysticisme par le matérialisme, en donnant la plus grande importance à l’expérience collective des masses, en renforçant leur influence active sur la société, en élargissant l’horizon de leurs connaissances positives, et c’est sur ce terrain aussi, chaque fois que c’est nécessaire, que nous portons des coups directs aux préjugés religieux.

Le problème religieux est d’une importance énorme et est étroitement lié au travail culturel et aux structures socialistes. Marx disait dans sa jeunesse : « La critique de la religion est la base de toute autre critique ». Dans quel sens ? Dans celui qui veut que la religion soit une sorte de connaissance fictive de l’univers. Cette fiction a deux sources : la faiblesse de l’homme face à la nature, et l’incohérence des rapports sociaux. Craignant la nature ou n’en voulant pas tenir compte, incapable d’analyser les rapports sociaux ou les méconnaissant, l’homme social s’est efforcé de satisfaire ses besoins en créant des images fantastiques, en les recouvrant d’une réalité imaginaire, et en se prosternant devant ses propres créations. La source de cette créativité réside dans le besoin pratique de l’homme de s’orienter, besoin découlant des conditions de la lutte pour l’existence. Il y a dans cette adaptation des règles pratiques tout à fait appropriées. Mais elles sont toutes liées à des mythes, à des fantasmes, à des superstitions, à un savoir imaginaire. Précisément parce que tout développement de la culture est accumulation de savoir et d’habileté, la critique de la religion est la base nécessaire à toute autre critique. Pour paver la route pour un savoir juste et réel, il est indispensable de se débarrasser de tout savoir fictif. Dans ce cas précis cependant, cela n’est vrai que si l’on considère la question dans son ensemble. Historiquement parlant – et cela n’est pas seulement vrai pour des cas individuels, mais aussi en ce qui concerne le développement de classes entières – le savoir véritable est lié, sous différentes formes et dans diverses proportions, aux préjugés religieux. La lutte contre une religion donnée, ou contre la religion en général et contre toutes les formes de mythologies et de superstitions, n’est ordinairement couronnée de succès que si l’idéologie religieuse entre en conflit avec les besoins d’une classe donnée dans un nouvel environnement social. En d’autres termes, lorsque l’accumulation de savoir et le besoin de savoir ne peuvent plus se contenter du cadre des vérités imaginaires de la religion, alors un seul coup d’un couteau critique peut parfois suffire, et tombe la coquille de la religion.

Le succès des pressions anti-religieuses que nous avons exercées ces dernières années s’explique par le fait que des couches avancées de la classe ouvrière, qui sont passées à travers l’école de la révolution, c’est à dire des rapports actifs avec le pays et les institutions sociales, se sont facilement débarrassées de la coquille des préjugés religieux, qui avait été complètement minée par les évènements antérieurs. Mais la situation change considérablement lorsque la propagande anti-religieuse exerce son influence en direction des couches les moins actives de la population, non seulement des campagnes, mais aussi des villes. Le savoir réel qu’elles ont acquis est si limité et si fragmentaire qu’il peut exister côte à côte avec des préjugés religieux. La critique brute de ces préjugés, ne trouvant pas de soutien dans l’expérience personnelle et collective, ne mène à aucun résultat. C’est pourquoi il est nécessaire d’effectuer cette approche sous un autre angle, et d’élargie les sphères de l’expérience sociale et du savoir réaliste. Les moyens diffèrent pour ces fins. Des salles à manger publiques et des crèches peuvent affecter la conscience de la ménagère d’un stimulus révolutionnaire, ainsi qu’énormément accélérer son évolution vers le rejet de la religion. Les méthodes chimiques utilisées par l’aviation pour détruire les sauterelles peuvent jouer le même rôle vis à vis des paysans. Le simple fait pour le travailleur et la travailleuse de participer à la vie d’un club, en les extirpant de la petite cage familiale avec son icône et son cierge, ouvre l’une des voies vers la libération des préjugés religieux. Et ainsi de suite. Les clubs peuvent et doivent mesurer la résistance des préjugés religieux, et trouver des voies indirectes pour élargir l’expérience et le savoir. Ainsi au lieu d’attaques directes par la propagande anti-religieuse, nous utilisons des blocus, des barricades, et des manœuvres indirectes. De manière générale, nous ne faisons qu’entrer dans une telle période, mais cela ne veut pas dire que, dans le futur, nous ne ferons pas d’attaques directes. Il est seulement nécessaire de s’y préparer.

Notre attaque contre la religion est-elle légitime ou illégitime ? Elle est légitime. A-t-elle mené à quelques résultats ? Elle l’a fait. Qui a-t-elle attiré à nous ? Ceux qui par des expériences antérieures avaient été préparés à se délivrer complètement des préjugés religieux. Et les autres ? Il reste toujours ceux que même la grande expérience révolutionnaire d’Octobre n’a pas libérés de la religion. Et là, les méthodes formalistes de critique anti-religieuse, la satire, la caricature, etc… ne peuvent pas faire grande chose. Et si l’on y va trop fort, on risque d’obtenir un résultat inverse. Il faut perforer le rocher – c’est vrai qu’il n’est pas bien ferme –, le bourrer de bâtons de dynamite, utiliser des attaques indirectes. Avant longtemps, il y aura une nouvelle explosion et un nouvel éboulement, c’est à dire qu’une nouvelle couche de la population sera arrachée des grandes masses… La résolution du VIII° congrès du parti nous dit que dans ce domaine nous devons actuellement passer de l’explosion et de l’attaque à un travail plus prolongé de minage, et ce, avant tout, au moyen de la propagande pour les sciences naturelles.

Pour montrer comment une attaque non-frontale peut parfois donner un résultat totalement inespéré, je vais donner le très intéressant exemple tiré de l’expérience du Parti communiste norvégien. Comme chacun sait, en 1923 ce parti se scinda en une majorité opportuniste sous la direction de Tranmael, et une minorité révolutionnaire fidèle à l’Internationale communiste. J’ai demandé à un camarade qui vivait en Norvège comment Tranmael avait réussi à gagner la majorité – de manière, bien sûr, temporaire. Il me dit que l’une des raisons en était le caractère religieux des travailleurs et des pêcheurs norvégiens. Les pêcheries, comme vous le savez, n’ont qu’un standard de technicité très bas, et dépendent entièrement de la nature. Ceci est la base des préjugés et des superstitions ; et la religion pour le pêcheur norvégien, comme l’a spirituellement fait remarquer un camarade, c’est quelque chose comme un vêtement de protection. Il y avait en Scandinavie des membres de l’intelligentsia, des Académiciens, qui flirtaient avec la religion. Ils ont été, comme de juste, battus par l’impitoyable fouet du marxisme. Les opportunistes norvégiens en avaient adroitement tenu compte dans l’intention de conduire les pêcheurs à s’opposer à l’Internationale communiste. Le pêcheur, un révolutionnaire, éprouvant une profonde sympathie pour la République des soviets, favorisant de toute son âme l’Internationale communiste, se dit : « Ceci se réduit à cela. Ou je dois être pour l’Internationale communiste, mais alors sans Dieu et poisson, ou alors, bon gré, mal gré, il me faut rompre ». Et il l’a fait… Ceci montre comment la religion s’infère dans la politique prolétarienne.

Evidemment, cela s’applique encore plus à notre propre paysannerie, dont la nature religieuse traditionnelle correspond étroitement aux conditions de notre agriculture arriérée. Nous ne vaincrons les préjugés religieux profondément enracinés de la paysannerie qu’avec l’électrification et l’industrialisation de l’agriculture paysanne. Cela, bien sûr, ne veut pas dire que nous ne devons pas profiter de tout progrès technique isolé ou de tout moment social favorable en général pour faire de la propagande anti-religieuse, pour provoquer des ruptures partielles avec la conscience religieuse. Non, cela est tout autant obligatoire qu’auparavant, mais nous devons avoir une perspective générale correcte. En fermant simplement les églises, comme il a été fait en quelques endroits, ou par d’autres excès administratifs, non seulement vous serez incapables d’atteindre un succès décisif, mais au contraire, vous préparerez la voie pour un retour en force de la religion. S’il est vrai que la critique de la religion est la base de toute autre critique, il n’en est pas moins également vrai qu’à notre époque, l’électrification des campagnes est la base nécessaire à la liquidation des superstitions des paysans. Je vais citer les remarquables paroles d’Engels, il y a peu de temps inconnues encore, et qui concernent directement la question de l’électrification et de l’abolition du gouffre séparant la ville de la campagne. La lettre a été écrite par Engels à Bernstein l’année 1883. Vous vous rappelez qu’en 1882 l’ingénieur français Deprez a trouvé une méthode permettant de transmettre l’énergie électrique par fil. Et, si je ne me trompe pas, lors d’une exposition à Munich, il fit une démonstration de transmission de l’énergie électrique d’un ou deux chevaux-vapeur sur environ 50 kilomètres. Cela fit une impression fantastique sur Engels, qui était extrêment sensible à toute invention dans les domaines des sciences naturelles, de la technique, etc… Il écrivit à Bernstein : « La toute dernière invention de Deprez… libère l’industrie de toute contrainte géographique, rend possible l’utilisation de l’énergie hydraulique la plus éloignée. Et même si au début elle ne sera utilisée que dans les villes, en dernière analyse elle doit devenir le levier le plus puissant pour l’abolition de l’antagonisme entre la ville et la campagne ».

Vladimir Ilitch (Lénine) ne connaissait pas ces lignes. Cette correspondance n’est parue que récemment, et pourtant il partageait ce point de vue, que l’électricité accomplirait de grandes transformations dans la psychologie paysanne.

Il y a des périodes de rythmes différents dans la conduite de l’entreprise d’abolition de la religion, et qui sont déterminées par les conditions générales de la culture. Tous nos clubs doivent être des points d’observation. Ils doivent toujours aider le parti à s’orienter lui-même sur ce problème, trouver le moment, prendre le rythme correct.

L’abolition complète de la religion ne sera atteinte que dans une structure socialiste complètement développée, c’est à dire, lorsqu’il y aura une technique qui libérera l’homme de toute dépendance dégradante envers la nature. Cela n’est possible que dans le cadre de rapports sociaux déniés de tout mystère, parfaitement lucides et n’oppressant pas l’humanité. La religion traduit le chaos de la nature et le chaos des rapports sociaux dans le langage d’images fantastiques. Seule l’abolition du chaos terrestre peut supprimer à jamais son reflet religieux. Une direction consciente, raisonnable et planifiée, de la vie sociale, dans tous ses aspects, abolira définitivement tout mysticisme et diablerie. Archives Trotsky Archives Internet des marxistes

1 Message

  • La question religieuse aujourd’hui 21 septembre 2008 11:05, par Robert Paris

    Réponse à l’article La question religieuse aujourd’hui
    Bonjour, ma lecture à pointé le doigt au texte la question religieuse aujourd’hui. Après cette lecture j’ai compris réellement que les gens utilisent la religion comme une couverture dans différents comportements au sein de la société, ce qui produit un nouvel obstacle pour beaucoup de personnes afin de comprendre et de transformer la société. La religion cache de nombreuses relations réelles entre les hommes, dans la vie sociale et politique. Et nous assistons à des conflits de diverses natures qui se cachent derrière la religion. Par exemple les combats qui opposent le président américain à Ben-Laden,et les Israéliens aux Palestiniens, qui se camouflent derrière la religion n’ont-ils pas bien d’autres causes ? Pour conclure je souhaiterais soulever la question de la liberté et de la croyance ........

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