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Grèves en Russie

vendredi 25 janvier 2008, par Robert Paris

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La multiplication des grèves dans les entreprises et la montée en puissance de syndicats indépendants ont contribué à brouiller l’image de stabilité du pays pendant la campagne pour les législatives.

La grande vague de grèves qui a déferlé en ne se calme pas. D’une entreprise à l’autre, novembre sur la Russie les arrêts de travail succèdent aux blocages, tandis que certaines sociétés qui travaillent encore sont menacées de grève par les syndicats. L’automne de cette année 2007, que le pouvoir, en pleine campagne des législatives, tente de présenter comme l’aboutissement du processus de stabilisation et d’une ère de prospérité [construite durant les années Poutine], a été marqué par la montée en puissance de la “conscience prolétaire”. Cela ne fait évidemment pas plaisir au parti du pouvoir, car nous ne sommes tout de même plus au milieu des années 1990, quand les ouvriers frappaient de leurs casques la chaussée du pont Gorbaty [dans le centre de Moscou] et barraient les principales routes du pays. Pour l’instant, ils n’en sont pas arrivés à de pareilles extrémités, mais la mobilisation des syndicats ne permet toutefois pas à Russie unie et au gouvernement de se reposer sur leurs lauriers, comme en témoignent les grévistes de l’usine Ford de Vsevolojsk (région de Saint-Pétersbourg), qui réclament 35 % d’augmentation de salaire. Le 22 novembre, ils ont entamé une nouvelle grève juste après avoir voté la reprise du travail.

Ce sont les ouvriers des usines Ford qui mènent la lutte

La particularité de ces actions est que des mouvements alternatifs de travailleurs, qui n’appartiennent pas à la Fédération des syndicats indépendants de Russie (FNPR), la structure officielle, viennent perturber le tableau. “Dans de nombreuses entreprises, on observe un grand nombre de créations de nouveaux syndicats par la base et une montée en puissance de diverses coordinations professionnelles extérieures à la Fédération des syndicats indépendants”, note Karine Clément, une chercheuse française experte de la question ouvrière et directrice de l’institut Action collective, à Moscou. Pour elle, la situation chez Ford à ­Vsevolojsk est emblématique de la façon dont se crée un syndicat : fondé par la base il y a deux ans seulement, le comité syndical, grâce au travail de ses militants, est aujourd’hui considéré par les ouvriers comme l’organisme qui les représente. “Cela ne ­ressemble plus au rapport traditionnel qu’avaient les Russes avec leurs syndicats, qui étaient perçus comme lointains et s’occupant de choses sans rapport avec les vrais problèmes des travailleurs”, souligne Mme Clément. Pour les responsables syndicaux comme pour les spécialistes de la question, il est logique que ce soit une usine appartenant à une multinationale qui soit à la pointe du mouvement. Les ouvriers russes voient bien qu’il existe un problème au niveau des salaires : si en Occident leur part représente de 50 % à 65 % des dépenses de l’entreprise, pour la Russie elle est de 3 % à 10 % seulement. Selon Karine Clément, le fait que les grèves en Russie aient lieu en même temps qu’en France, par exemple, signifie que la mondialisation touche aussi le mouvement syndical. L’union des prolétaires de tous les pays, à laquelle ont si longtemps appelé les bolcheviks, s’est finalement réalisée. “A travers les organisations syndicales russes et internationales, nous établissons des contacts avec les ouvriers qui travaillent dans des entreprises appartenant à des multinationales, aussi bien en France qu’en Allemagne ou en Finlande”, confirme Boris Kravtchenko, président de la Confédération russe du travail (CRT), une union de syndicats alternative. “La CRT s’est adressée à l’Union internationale des métallurgistes, et nous recevons des lettres de soutien d’ouvriers de l’industrie automobile des Etats-Unis et du Canada, des comités de Ford en Allemagne et en Espagne.” La solidarité des “prolétaires de tous les pays” commence à porter ses fruits. La direction européenne de Ford a déclaré que ses clients russes seraient livrés quoi qu’il arrive et qu’elle aurait recours, si nécessaire, à ses usines d’Allemagne ou d’Espagne. Mais, selon M. Kravtchenko, les organisations syndicales de ces entreprises ont assuré à leurs homologues russes qu’elles s’opposeraient à toute pratique de ce genre.

Mikhaïl Mochki Vremia Novostieï

SAINT-PETERSBOURG, 4 décembre - RIA Novosti. La direction de l’usine Ford Russie, qui a décidé de relancer partiellement l’activité malgré la poursuite de la grève, n’a pas les effectifs suffisants pour constituer une seconde équipe, a indiqué Ekaterina Koulinenko, directrice du service de presse de Ford Motor Company. Le travail en une seule équipe, au lieu des trois habituelles, a pu reprendre le 28 novembre sur la chaîne de montage, en raison d’une diminution du nombre de grévistes. En trois jours, environ 200 véhicules au lieu des 900 prévus, ont été montés, selon des chiffres non confirmés par la direction de l’usine. La semaine dernière, la direction avait déclaré que l’usine se préparait à relancer le travail en deux équipes. Le nombre de travailleurs disponibles étant insuffisant, cette décision n’a pu être appliquée, et Mme Koulinenko n’a pas annoncé la date à laquelle elle pourrait l’être. Selon le représentant du syndicat de l’usine Alexeï Etmanov, le nombre de grévistes a augmenté, passant de 300 à 650-700 en dix jours. "Aujourd’hui, 10 nouvelles personnes ont rejoint le mouvement. Nous poursuivons notre piquet devant l’entreprise, où sont rassemblés près de 200 travailleurs", a déclaré M. Etmanov. Selon lui, le syndicat et la direction de l’usine poursuivront les négociations mardi. Lors des rencontres précédentes, les parties n’ont pas réussi à parvenir à un accord. Depuis son lancement, la grève a empêché l’assemblage de 2.500 véhicules. Les chaînes de production de l’usine, qui produisent 300 véhicules Ford Focus par jour, ont été arrêtées pendant huit jours, faute d’un accord sur l’augmentation des salaires entre le patronat et les employés. Après l’échec des négociations le 7 novembre dernier, une première grève d’avertissement de 19 heures avait eu lieu, interrompue sur décision judiciaire. Le 20 novembre, les employés ont entamé une grève illimitée.

Série de grèves en Russie Moscou . On observe un regain de combativité de salariés surexploités dans certains secteurs en croissance de l’économie, comme l’énergie ou la métallurgie. Moscou,

Depuis la grève de février à l’usine Ford (région de Saint-Pétersbourg), le mouvement syndical russe semble se réveiller. Des nouveaux syndicats naissent un peu partout, en premier lieu dans les secteurs rentables du pétrole, de la métallurgie, de l’automobile ou de l’aluminium, et dans les entreprises transnationales. Et, face au refus des dirigeants d’entreprise de négocier sur l’élévation du salaire ou l’amélioration des conditions de travail, certains vont même jusqu’à organiser ou soutenir des grèves, alors que celles-ci sont pratiquement devenues impossibles à mener légalement dans le cadre du nouveau Code du travail. La grève du 1er août des ouvriers de la chaîne de montage principale du géant automobile Avtovaz (voitures Lada, dans la région de Samara) a sonné comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Personne ne s’y attendait. Et pourtant… La colère montait depuis longtemps, car les ouvriers étaient fort mécontents, perdant du pouvoir d’achat du fait de l’inflation depuis 1994. Aujourd’hui, un ouvrier de base gagne à peine autour de 7 000 roubles par mois (200 euros). La direction n’ayant pas réagi aux revendications d’augmentation de salaire (signées collectivement par une grande partie des ouvriers), décision a été prise de se mettre en grève le 1er août. Personne n’y croyait vraiment parmi les commentateurs, l’usine comptant plus de cent mille salariés, peu organisés et restant par inertie membres du syndicat traditionnel de la Fédération des syndicats indépendants de Russie (FNPR), connu pour sa compromission à l’égard du patronat. Rajoutons que le nouveau Code du travail exige que la moitié au moins des salariés, réunis en assemblée plénière, décide de se mettre en grève. Dans le cas contraire, le mouvement est déclaré illégal et les ouvriers risquent le licenciement. Malgré tout, la chaîne de montage a bien été arrêtée, le 1er août, comme prévu, de 10 h 45 à 16 heures. Et un meeting a eu lieu devant l’entrée de l’usine, où les grévistes chantaient et dansaient, exultant d’avoir trouvé le courage d’un tel acte. Pour éviter les répressions, il a été décidé collectivement de reprendre le travail au démarrage du second poste. Mais cette grève de quelques heures a fait couler beaucoup d’encre. Et l’opinion publique a manifesté un large soutien aux ouvriers grévistes. Malgré les multiples obstructions de la direction, des négociations ont débuté, avec le président du syndicat Edinstvo. Si elles n’aboutissent pas, les salariés se réservent le droit de reprendre leur mouvement. Une seconde grève vient de se terminer sur une victoire à l’usine Karelski Okatich (République de Carélie), appartenant au puissant groupe sidérurgique Severstal. Pour éviter de passer sous le coup de la loi, les ouvriers du service des transports ferroviaires de l’usine ont fait grève sous forme d’acte de refus de travailler pour conditions de sécurité non garanties, invoquant l’état technique déplorable des locomotives. L’action s’est soldée par l’acceptation des revendications par la direction. Il s’agit en priorité d’un redressement de salaire et d’une amélioration des conditions de travail. Malheureusement, les lendemains de victoire sont plus amers. Quelques jours après la fin de cette grève d’un genre particulier, les ouvriers ont reçu un avertissement pour refus de travailler sans cause légitime, ce qui ouvre la porte à de possibles licenciements. Le syndicat SOTSPROF s’est vu expulsé de son local syndical et le procureur de la ville a ouvert une enquête sur les agissements « illégaux » des leaders syndicaux. Carine Clément

Répression après la grève au géant automobile russe AVTOVAZ. Appel à la solidarité du syndicat libre « Edinstvo »

Rappel des faits La grève du 1er août des ouvriers de la chaîne de montage principale du géant automobile AVTOVAZ (voitures Lada, dans la région de Samara) a sonné comme un coup de tonnerre dans un ciel serin. Personne ne s’y attendait, cette usine étant dominée par le syndicat traditionnel fortement hostile à toute action d’opposition frontale à la direction. Et pourtant...

La colère montait depuis déjà longtemps, les ouvriers étant fort mécontents du niveau de salaire, qui depuis 1994 perd en pouvoir d’achat du fait de l’inflation. Aujourd’hui, un ouvrier de base gagne à peine autour de 7000 roubles par mois (200 euros). En conséquence, les ouvriers quittent massivement l’usine. Parmi ceux qui ont décidé de rester, certains ont trouvé le courage d’entamer une lutte collective pour l’augmentation des salaires. Pour la mener, un comité de grève a été mis en place au mois de juin, qui a transmis la liste des revendications à la direction d’entreprise, au premier rang desquelles se trouve l’augmentation du salaire. La direction n’ayant pas réagi, ni aux revendications (signées collectivement par une grande partie des ouvriers), ni à la grève du zèle qui les accompagnait, décision a été prise de se mettre en grève. La date avait été déclarée une semaine auparavant : le 1er août.

Personne n’y croyait vraiment parmi les commentateurs, l’usine comptant plus de cent mille salariés, peu organisés et restant par inertie membres du syndicat traditionnel de la Fédération des syndicats indépendants de Russie (FNPR), connue pour sa loyauté à l’égard du patronat. Rajoutons que le nouveau Code du travail exige que la moitié au moins des salariés, réunis en assemblée plénière, décide à la majorité de se mettre en grève. Dans le cas contraire, la grève est déclarée illégale et les ouvriers risquent le licenciement. De plus, dans les journées qui ont précédé la grève, la direction a tout fait pour dissuader les ouvriers dissidents : menaces divulguées par les chefs d’ateliers et les contremaîtres, convocations des meneurs à des entretiens musclés, appel à la police sous prétexte de menace « extrémiste » dans l’usine. Ainsi, un des ouvriers militants, Anton Vetchkunin, a été arrêté sur son lieu de travail par les forces de l’ordre, à quelques jours de la grève annoncée. Motif invoqué : distribution de tracts à caractère extrémiste.

Malgré tout, la chaîne de montage a bien été arrêté, le 1er août, comme prévu, de 10.45 à 16.00. Et un meeting a eu lieu devant l’entrée de l’usine, où les grévistes chantaient et dansaient, exultant d’avoir trouvé le courage d’un tel acte. Autour de 2000 ouvriers ont participé à la grève. Pour éviter les répressions, il a été décidé collectivement d’en faire une grève d’avertissement et de reprendre le travail au démarrage du second poste. Mais cette grève de quelques heures a fait beaucoup parler d’elle. Tous les médias en parlaient et des discussions publiques se sont déroulées sur le bien-fondé de la grève, qui ont fait apparaître un large soutien de l’opinion publique aux ouvriers grévistes.

Parmi les éléments ayant joué un rôle facilitateur, il faut évoquer l’aide active dispensée par le syndicat alternatif « Edinstvo », très minoritaire dans l’usine, mais très actif. Il faut également parler des actions de soutien organisées par les réseaux de militants politiques et syndicaux, y compris des piquets de protestation devant les représentations du groupe dans différentes villes de Russie (y compris à Moscou, où des militants ont été arrêtés et condamnés à plusieurs jours de prison pour « action non autorisée »). Enfin, il faut préciser que la grève a été l’initiative propre d’ouvriers travaillant essentiellement dans trois ateliers, tous afférant au montage et ayant une position clé dans le processus de production.

Cependant, si la réaction de l’opinion publique a été positive, celles du syndicat traditionnel et de la direction l’ont été beaucoup moins. La direction du syndicat traditionnel s’est complètement désolidarisée de l’action, présentée publiquement par le dirigeant du syndicat comme une provocation d’extrémistes. Quant à la direction de l’usine, elle a décidé de nier les faits et transmis des communiqués officiels selon lesquels rien ne se serait passé. Malgré la promesse faite d’ouvrir les négociations avec, pour représentant des ouvriers, Petr Zolotarev, président du syndicat « Edinstvo », deux semaines après la grève, les négociations n’ont même pas débuté. Pire encore, ont commencé les répressions...

Répressions Une semaine après la grève, les ouvriers qui ont participé à la grève de cinq heures ont commencé à recevoir des avertissements pour refus de travailler sans cause légitime, des amendes et autres peines disciplinaires. Au total, au 16 août, plus de 170 ouvriers sont concernés par ces mesures répressives. Deux ouvriers, dont l’un est membre du syndicat alternatif « Edinstvo », ont reçu un avis de licenciement. Et les répressions continuent.

Le comité syndical « Edinstvo » s’apprête à mener une bataille juridique pour défendre les participants à la grève. Il s’est opposé au licenciement de Anton Vetchkunin, responsable syndical « Edinstvo » et à ce titre plus protégé. Cependant, le syndicat traditionnel FNPR a donné son aval quant au licenciement du second ouvrier, Alexeï Vinogradov, victime de la trahison de son propre syndicat.

Le syndicat libre « Edinstvo » s’engage à défendre tous les ouvriers réprimés, sans égard à leur appartenance syndicale, mais la tâche est gigantesque et dépasse de loin les moyens organisationnels et matériels de ce syndicat minoritaire (il regroupe au maximum 700 ouvriers sur les 100 000 au total). Aussi a-t-il besoin d’aide, y compris pour compenser les pertes matérielles encourues par les grévistes.

L’affaire est de taille. Il s’agit de démontrer aux ouvriers de l’usine et, plus largement à l’opinion publique :

que les syndicats doivent et peuvent être des syndicats de lutte indépendants du patronat ; que la grève est possible, que c’est un droit inviolable ; que la solidarité, à l’intérieur du pays, comme au niveau international, est une valeur-clé qui permet de gagner les luttes. La campagne de solidarité a déjà commencé en Russie même. Je me joins aux camarades du syndicat « Edinstvo » pour demander aux réseaux militants internationaux de participer à cette campagne d’une manière ou d’une autre.

Carine Clément, directeur de l’Institut de l’Action Collective (Moscou)


Appel du comité syndical « Edinstvo » AVTOVAZ aux mouvements sociaux et syndicaux Chers collègues !

Le salaire des travailleurs de l’usine AvtoVAZ perd progressivement en pouvoir d’achat. Lors des dernières élections régionales, l’un des slogans du parti du pouvoir « Russie Unie » était « le salaire à hauteur de 25000 roubles – c’est possible ! ». La liste de ce parti était menée par les principaux dirigeants de l’usine AVTOVAZ.

Une fois élus, les députés de « Russie Unie » ont oublié leur promesse.

Les travailleurs du géant automobile AVTOVAZ, au désespoir de jamais obtenir une augmentation de salaire, se sont décidés à faire grève. Pour défendre leur dignité humaine, dès le mois de juillet, les salariés de deux ateliers en particulier (le montage mécanique et la carosserie) ont adressé aux dirigeants de l’usine leurs revendications concernant le respect des engagements électoraux concernant le salaire à 25000 roubles. Ils n’ont jamais reçu de réponses.

Le 1er août les salariés des ateliers 46-1, 45-2, MOTOR-3 et quelques autres se sont mis en grève pour défendre leurs revendications. La principale chaîne de montage a travaillé à vide pendant quatre heures. Le représentant de la direction, I.Ivanov, arrivé sur les lieux, a promis la venue prochaine à Toliatti du président du groupe AVTOVAZ, Artiakov V.V. et le démarrage des négociations avec les représentants des grévistes. Promesse a été également faite qu’aucune mesure répressive ne serait prise à l’égard des grévistes.

Les salariés ont à nouveau cru aux promesses et ont arrêté la grève, dans l’attente du début des négociations sur la hausse des salaires.

Les promesses se sont une fois de plus avérées mensongères.

L’employeur n’a pas accepté les négociations. Pire, en violation du Code du travail (art.414) qui interdit les mesures disciplinaires contre les grévistes, l’employeur a adressé des avis disciplinaires à 170 salariés (pour l’instant) et a licencié deux d’entre eux.

Nous, comité syndical « Edinstvo », nous nous adressons à tous les mouvements sociaux et syndicats pour vous demander de soutenir les ouvriers victimes de l’arbitraire du patronat. La nouvelle direction d’AVTOVAZ se présentait comme professionnelle et partisane du respect de la loi et de l’ordre dans les entreprises russes. Or au lieu de la loi et de l’ordre, les dirigeants ont fait la preuve de leur incompétence et de leur appât du gain facile. Ils se sont achetés en masse des véhicules tout terrain luxueux et ont fondé une société de gestion à Moscou où les salaires du personnel dépassent de plusieurs dizaines de fois le salaire des ouvriers de l’usine. L’incompétence dans la gestion de l’usine a conduit au départ massif des ouvriers de l’usine, à la baisse de la production, à l’arrêt des programmes sociaux pour les ouvriers et donc, en conséquence, à leur appauvrissement.

Une campagne de solidarité et de protestation de l’opinion publique russe et internationale obligera à mettre un terme aux répressions illégales à l’encontre de gens gagnant leur pain et nourissant leur famille au prix d’un dur labeur.

Nous vous demandons d’envoyer à l’adresse de la direction d’AVTOVAZ des lettres de protestation.

Nous vous demandons, dans la mesure du possible, d’envoyer vos dons sur le compte en banque du syndicat « Edinstvo ». Nous garantissons que l’argent ainsi reçu sera entièrement transmis aux ouvriers grévistes illégalement et injustement frappés par les répressions.

D’avance merci !

Août 2007

Le Comité syndical « Edinstvo »

Contacts : Président du comité syndical Petr Zolotarev, fax : (+7-8482) 53-41-48, e-mail profedinstvo@yandex.ru Ou Carine Clément : info@ikd.ru

Pour aider financièrement : Le syndicat « Edinstvo » n’a pas de compte bancaire en devises et, étant donné la nouvelle législation en Russie, il vaut mieux ne pas recevoir d’argent de l’étranger. Avec l’accord de Petr Zolotarev, je mets mon compte en banque français à disposition pour ceux qui voudraient faire des dons. Contactez-moi à l’adresse info@ikd.ru (Carine Clément, don AVTOVAZ)

Pour envoyer des lettres de protestation : Adresses : 445633 Région de Samara, ville de Toliatti, Chausse Iuzhnoi, 36, OAO « AVTOVAZ » Président du groupe AVTOVAZ V.V. Artiakov Tél à Toliatti : (+7 8482) 73-82-21, fax (+7 8482) 757274 Fax à Moscou (+7 495) 970-11-02, tél. (+7 495) 970-11-00

Liens externes (ndlr) Article AvtoVAZ dans Wikipedia (en anglais) : http://en.wikipedia.org/wiki/AvtoVAZ Vue aérienne dans Google Maps : http://maps.google.com/

3 Messages de forum

  • Grèves en Russie 24 juillet 2010 22:00, par Robert Paris

    A lire sur le mouvement ouvrier et syndicale en Russie

    Lire ici

    Répondre à ce message

  • Grèves en Russie 8 février 2015 13:10

    RUSSIE – Une femme de 81 ans, arrêtée pour le vol de plaquettes de beurre dans un supermarché de Saint-Pétersbourg, est morte au commissariat, probablement d’une crise cardiaque.

    Répondre à ce message

  • Grèves en Russie 8 décembre 2017 09:45

    En Géorgie, des travailleurs de la chimie font face à l’oppression. Autrefois modèle de l’entreprise à vocation sociale, le producteur d’engrais "Rustavi Azot", depuis l’arrivée d’un nouveau propriétaire début 2017, s’est retourné contre le syndicat local, le Syndicat des travailleurs de la métallurgie, des mines et de l’industrie chimique de Géorgie (TUMMCIWG ). Les employés de l’entreprise sont désormais persécutés et réprimés en raison de leur affiliation syndicale. Sous la pression de la haute direction de l’entreprise, les superviseurs d’atelier les obligent à démissionner de leur syndicat. Dans le but de saper le syndicat local, la direction a licencié illégalement 350 personnes en janvier-février 2017.

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