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Accueil du site > 04 - Livre Quatre : HISTOIRE CONTEMPORAINE > 0- Le point de vue du révolutionnaire Barta sur la guerre et l’après-guerre > Camarade, La guerre se prolonge, elle devient totale ;

Camarade, La guerre se prolonge, elle devient totale ;

mardi 18 août 2009, par Robert Paris

« CAMARADE, LA GUERRE SE PROLONGE ….. »(1) Début avril 1944

Camarade,

La guerre se prolonge, elle devient totale ; elle épargne de moins en moins les masses. Les cheminots en savent quelque chose (ne citons que l’exemple de Creil).

As-tu réfléchi sérieusement à cette question : Pourquoi la Guerre ? La guerre n’est pas un mauvais moment à passer : c’est un produit de la société capitaliste. MARX et LÉNINE l’ont depuis longtemps expliqué. Malheureusement les propagandes actuelles semblent oublier leur enseignement. Nous allons te rafraîchir la mémoire. LE CAPITALISME ENGENDRE DES CRISES DE SURPRODUCTON

Le patron ne donne pas aux ouvriers la valeur du produit de leur travail. Il leur donne seulement un salaire qui leur permet de subsister. La "plus-value" qu’il leur extorque ainsi constitue le profit capitaliste. Les ouvriers produisent donc plus qu’ils ne peuvent acheter faute d’argent, tandis que le patron investit sans cesse la plus grosse part de son profit dans le développement des moyens de production (nouvelles machines, nouvelles usines, etc.). Ainsi donc, de plus en plus s’accumulent des produits qui ne peuvent trouver d’acheteurs solvables, puisque les classes laborieuses constituent la plus grande partie de ces acheteurs. Ceci provoque des crises qui poussent les capitalistes à rechercher sans cesse de nouveaux marchés pour écouler leurs produits. LES CRISES CONDUISENT A LA GUERRE

Leur marché national ne suffisant plus, les capitalistes du monde entier se sont partagés les marchés coloniaux. Mais en 1914, les marchés coloniaux à leur tour ne suffisant plus, les grands impérialismes, à défaut de pouvoir conquérir la lune, se sont précipités comme les brigands, les uns contre les autres, chacun essayant de conquérir le marché du voisin. Ce fût la première guerre mondiale.

Le traité de Versailles repartagea le monde mais n’apporta aucune solution puisque le système capitaliste continuait et que l’écart entre production et consommation augmentait toujours.

Lénine avait raison d’écrire en 1917 dans son livre "L’impérialisme" que l’Humanité était entrée dans "l’époque des guerres et des révolutions".

Depuis 1930 la crise du régime met à l’ordre du jour la 2Šme guerre mondiale. Le Capitalisme était, en effet, d’autant plus conduit à cette solution qu’il pouvait de moins en moins écouler les produits de consommation, ce qui l’orientait sur la fabrication massive d’armements achetés à haut prix par l’État. Par cette "économie de guerre" les trusts s’assurent des profits en continuant à faire marcher leurs usines. Mais on ne peut fabriquer indéfiniment des armes, il faut s’en servir, et c’est la guerre.

La guerre est donc la solution désespérée du capitalisme, impuissant à résoudre ses contradictions. Par la guerre, le capitalisme écoule ses stocks, résorbe son chômage et assure des profits à ses trusts.

La guerre est une affaire. Pendant que des millions de pauvres bougres s’entre-tuent pour "la Patrie", la "Civilisation" et autres fumées les capitalistes font de fructueux bénéfices en se ravitaillant l’un l’autre en matières premières. Deux exemples entre tant d’autres : De l’aveu même de l’armée gaulliste, le bassin de Briey, comme en 1914, n’a jamais été bombardé par l’aviation alliée, tandis que des informations absolument sûres nous signalaient l’arrivée ininterrompue, par l’Espagne, de trains citernes complets d’essence à destination de l’Allemagne. Voilà qui nous montre sous son vrai jour la guerre de "la démocratie contre le fascisme". De même, Hitler, tandis qu’il tonnait contre la "ploutocratie anglo-saxonne" ravitaillait les Anglais en pièces détachées pour la construction de leurs garde-côtes.

Telle est la guerre impérialiste. En 1914 comme en 1939, la guerre est une nécessité constante du régime capitaliste qui est dans l’obligation de recourir à elle pour résoudre ses contradictions insolubles. Celle que tu subis actuellement doit amener le triomphe d’un impérialisme sur les autres impérialismes. Tu as déjà assisté à l’effondrement des impérialismes français et italien. Tu vas assister à l’effondrement de l’impérialisme allemand. Assisteras-tu au triomphe de l’impérialisme américain, même sur son "allié" anglais et sur l’URSS ?

Il est en effet impossible que l’impérialisme américain envisage de se priver d’un marché qui représente 1/5 du globe. L’URSS est de plus le pays de la collectivisation des moyens de production et d’échange ; c’est la bête noire des Capitalistes qui craignent toujours que l’exemple de la révolution russe ne soit suivi par leurs exploités. Les anglo-américains font actuellement risette à l’URSS parce qu’ils ont besoin d’elle, mais guettent l’heure de son affaiblissement pour lui chercher de mauvaises querelles. Mr. Wallace a déjà parlé de la 3ème guerre mondiale !

Nous te dirons dans notre prochain numéro comment en finir avec la guerre et comment sauver l’URSS.

Comité Lutte de Classes – N° 1

Bravo ! les Cheminots de l’Atelier Central pour votre manifestation du 31 Mars ! Vous avez trouvé votre voie. Persévérez jusqu’à l’aboutissement de vos revendications. Donnez l’exemple. Conscients de la force de votre classe, Vous et Ceux qui vous suivront vous amènerez le triomphe de la RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE.

Tract ronéoté sans date et sans titre, 2 pages. Ce sont les références à l’effondrement de l’impérialisme italien (c-à-d. la chute de Mussolini en juillet 1943) et à la manifestation des cheminots de l’Atelier Central du 31 mars (1944) qui nous permettent de dater ce tract du début avril 1944. Trouvé dans les archives de Jacques Ramboz, ce document défend des positions politiques qui sont celles du Groupe Communiste (Quatrième Internationale). Mais le "Comité Lutte de Classes" dont il est signé n’évoque aucun souvenir chez les anciens du groupe. De plus, le texte n’est pas de la plume de Barta. Peut-être s’agit-il d’une initiative locale

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  • « CAMARADE, LA GUERRE SE PROLONGE ….. »(1) Début avril 1944

    Camarade,

    La guerre se prolonge, elle devient totale ; elle épargne de moins en moins les masses. Les cheminots en savent quelque chose (ne citons que l’exemple de Creil).

    As-tu réfléchi sérieusement à cette question : Pourquoi la Guerre ? La guerre n’est pas un mauvais moment à passer : c’est un produit de la société capitaliste. MARX et LÉNINE l’ont depuis longtemps expliqué. Malheureusement les propagandes actuelles semblent oublier leur enseignement. Nous allons te rafraîchir la mémoire. LE CAPITALISME ENGENDRE DES CRISES DE SURPRODUCTON

    Le patron ne donne pas aux ouvriers la valeur du produit de leur travail. Il leur donne seulement un salaire qui leur permet de subsister. La "plus-value" qu’il leur extorque ainsi constitue le profit capitaliste. Les ouvriers produisent donc plus qu’ils ne peuvent acheter faute d’argent, tandis que le patron investit sans cesse la plus grosse part de son profit dans le développement des moyens de production (nouvelles machines, nouvelles usines, etc.). Ainsi donc, de plus en plus s’accumulent des produits qui ne peuvent trouver d’acheteurs solvables, puisque les classes laborieuses constituent la plus grande partie de ces acheteurs. Ceci provoque des crises qui poussent les capitalistes à rechercher sans cesse de nouveaux marchés pour écouler leurs produits. LES CRISES CONDUISENT A LA GUERRE

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