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Editorial 04-05-2009 - Faut-il suivre les directions syndicales ?

dimanche 3 mai 2009, par Robert Paris

Comment les chefs des bureaucraties syndicales vont-ils encore parvenir à promener les salariés qui sont en colère contre les bas salaires et les licenciements ?

C’est la question que posent tous les média. C’est aussi ce que se demandent les dirigeants politiques, de gauche comme de droite, qui s’inquiètent que l’élection européenne ne suffise pas à canaliser le mécontentement populaire. Les syndicats patronaux s’inquiètent que cette colère déborde et que l’unité des syndicats de salariés ne suffise plus comme prétexte pour se contenter des journées d’action.

Alors que les suppressions d’emplois continuent et que le niveau de vie de la population baisse, que les attaques contre les services publics se multiplient, que la crise continue, les dirigeants syndicaux savent qu’ils risquent de ne plus pouvoir se contenter de leur stratégie classique qui ne peut rien donner pour faire reculer patronat et gouvernement. Bien entendu, ce ne sont pas des journées syndicales en janvier, mars, mai et puis à la saint glinglin qui mènent tous ces gens-là et d’abord les patrons à craindre des réactions de la classe ouvrière en France. Cependant, au lendemain du premier mai, ils ont repris la même complainte : la gouvernement ne nous a pas écouté, il va falloir de nouvelles journées d’action et de nouvelles négociations....

Même Bernard Thibaut se garde bien de se solidariser entièrement des travailleurs dont la colère a explosé et il participe du discours des partis et des syndicats qui affirment que l’extrême gauche essaie de pousser à des débordements. Comme s’il y avait besoin de cette extrême gauche pour que les travailleurs soient révoltés quand des syndicalistes signent des licenciements sous prétexte qu’ils sont seulement un peu inférieurs. N’y a-t-il pas de quoi être scandalisés quand Bernard Thibaut affirme que la lutte des Antilles n’est pas la même que celle en France, alors que cette lutte ne peut se mener à la victoire qu’ensemble. A preuve, la lutte est en train de repartir aux Antilles parce que les problèmes ne sont pas réglés. N’y a-t-il pas de quoi se fâcher quand on constate que, dans le mouvement des enseignants-chercheurs et des personnels et étudiants de l’université, les syndicats n’ont suivi que du bout des lèvres, ont refusé l’extension "de la maternelle à l’université" que voulait le mouvement et tenté d’empêcher la jonction avec l’hôpital public qui a finalement eu lieu malgré eux.

Dans les grèves locales, la stratégie des centrales a été de lâcher du lest quand les travailleurs étaient trop en colère, puis ensuite de recommencer à promener les salariés, d’une journée à l’autre, d’une manifestation à l’autre. Il s’agissait de les laisser espérer l’intervention du gouvernement ou des élus locaux en vue de négociations locales ou nationales. Jamais, ils n’ont voulu organiser les travailleurs en lutte en un seul mouvement.

Cependant, malgré ces atermoiements et ces "directions" qui les orchestrent, la colère monte dans la classe ouvrière. Jamais on a autant vu tous les jours des grèves, des occupations d’usines, des patrons séquestrés par des salariés dont les entreprises ferment leurs portes ou licencient massivement. Avant-hier Sony ou Arcelor-Mittal, hier Continental, Caterpilar ou Toyota. Syndicats patronaux et gouvernement s’indignent. Média, politiciens de droite et de gauche réprouvent « des violences », ainsi que certains dirigeants syndicaux. Bien sûr, nous tous, travailleurs, savons d’où vient la véritable violence, celle qui ne détruit pas seulement un bureau mais ferme des usines, détruit des régions, et surtout des emplois, des vies, des familles. La classe capitaliste est responsable de ces destructions et il lui faut beaucoup d’hypocrisie pour demander aux travailleurs patience et modération.

Même si la lutte de ces travailleurs apparaît isolée et, du coup, désespérée, ces entreprises qui ferment ne sont pas des cas isolés. C’est toute l’économie mondiale qui est en train de fermer… Bien sûr, pour le moment gouvernants et patrons font mine de tout faire pour éviter une catastrophe générale et des licenciements massifs. Ils ont aidé les banquiers, financiers et patrons des grands trusts à ne pas payer la crise en déboursant sur fonds publics des sommes colossales, des dizaines de milliers de milliards d’euros pour, disent-ils, « sauver le système ».

Comme cela, les responsables de la crise n’ont pas eu à payer sur leurs fonds personnels, pourtant considérables, accumulés toutes les dernières années de profits économiques et spéculatifs records. C’est nous, travailleurs qui finirons par payer ces cadeaux de l’Etat, par la dévalorisation de la monnaie, comme en Angleterre, et par des licenciements dans les services publics comme aux USA.

Si les entreprises qui licencient ne sont encore qu’une minorité, et sont parsemées dans toute la France, c’est que les autres ont reçu des aides d’Etat. La stratégie employée par les patrons avec l’aide du gouvernement est de démontrer, au travers de conflits isolés, que les licenciements seraient une fatalité. La méthode consiste à diviser les travailleurs. En acceptant de signer des accords de « défense des emplois » dans les grandes entreprises, les directions syndicales ont contribué à cette division. Et elles ont hypothéqué l’avenir des salariés de ces grandes entreprises en renonçant à mener la lutte ensemble et en signant des accords séparés.

La stratégie syndicale de négociation est complètement caduque, quand elle ne se retourne pas directement contre l’intérêt des travailleurs. On l’avait déjà vu à Continental où les salariés avaient accepté de travailler 40 heures payés 35 heures mais cet « accord » patronat/syndicat pour « sauver l’entreprise » n’a pas empêché la fermeture. Les responsables syndicaux de Continental n’en ont pas moins continué la même stratégie de négociations avec le gouvernement et le patron. Pas plus que l’accord cautionné également par les syndicats à Arcelor-Mittal. Ce sont aussi les syndicalistes locaux de Caterpilar qui ont accepté les 600 licenciements, sous prétexte que le patron était passé d’un projet de 600 à 730 licenciements puis de nouveau à 600.

Tous les objectifs fallacieux comme « sauver l’économie » et même « sauver l’entreprise » ne visent qu’à nous faire accepter progressivement les sacrifices. Là où on aura accepté plus de flexibilité, on nous imposera des licenciements. Là où on aura accepté des licenciements, on nous imposera des baisses de salaires, etc… Et finalement, les fermetures d’usines, on ne les aura nullement évitées.

Cette politique des accords, du « moindre mal », est encore plus catastrophique à l’échelle nationale. La stratégie, journée d’action suivie de négociations, même avec un premier mai très réussie, montrera certainement le mécontentement des travailleurs, mais ne contraindra pas patrons et gouvernement à reculer.

Il y a une alternative à ces politiques de « proposition », d’ « accord », de négociation, c’est une lutte générale. Pour cela, il faut un vrai plan de lutte élaboré par des comités de travailleurs dans toutes les entreprises, privées et publiques, avec des revendications nationales et d’abord le salaire minimum de 1500€ pour tous, l’interdiction du chômage technique et des suppressions d’emplois dans les entreprises privées comme d’emplois d’enseignants, d’infirmières, d’aides soignantes et de cheminots !

6 Messages de forum

  • Ceux qui ne se bagarrent pas ont perdu d’avance !

    Comme les syndicats nous ont fait entendre qu’il ne fallait pas se battre et que le prolétariat n’a pas vu que les syndicats voulait tuer le poussin dans l’œuf, alors, la bourgeoisie a le champ libre pour continuer à casser tout ce qui lui coûte trop cher, selon elle...

    Politique - Article paru
    le 4 mai 2009

    social - économie

    « On a l’impression d’être une marchandise avariée »

    Santé . Le service de rééducation pour malades atteints de sclérose en plaques de l’hôpital Léopold-Bellan, à Paris, est menacé de fermeture.

    L’annonce est tombée le 9 avril. Brutalement. Sans avertissement. Le service de soins de suite et de réadaptation, destiné exclusivement à la rééducation de patients atteints de sclérose en plaques de l’hôpital Léopold-Bellan, à Paris, fermera ses portes le 31 juillet prochain. La qualité et l’efficacité du service ne sont nullement remises en cause. Non, la raison est tout bonnement économique : l’établissement (privé à but non lucratif) ne dispose pas de la trésorerie nécessaire au fonctionnement de l’unité. « On sait depuis un an et demi que les services de chirurgie vont être transférés à l’hôpital voisin, Saint-Joseph, mais pour nous, il n’a jamais été question de fermeture. D’ailleurs, notre activité est tellement spécifique qu’on pensait être protégés », raconte le Dr Claire Nicolas, chef de service. En France, les unités de ce type, exclusivement consacrée à la prise en charge de la sclérose en plaques, se comptent sur les doigts d’une main. Autant dire que la fermeture de ce service de 14 lits, qui accueille environ 200 patients par an, est une catastrophe par les malades. « À la fermeture de mon service, je n’aurai pas d’autre alternative que de diriger l’ensemble des malades vers la Fondation Sainte-Marie (Paris 14e), qui est le seul service de la région Île-de-France à posséder le même degré d’expertise. Sauf qu’ils devront en moyenne attendre neuf à douze mois, ce qui est tout à fait inacceptable compte tenu de l’évolution de leur maladie neurologique », explique Claire Nicolas dans un courrier adressé à toutes les instances dirigeantes concernées.

    « Qu’allons-nous devenir », s’interrogent les patients. Aussitôt informés de la funeste nouvelle, ceux qui étaient alors hospitalisés réagissent en envoyant des courriers, et ceux qui sont sortis font signer des pétitions à tour de bras. « Aujourd’hui, je me porte plutôt bien. Mais c’est grâce à ce service. Avant de venir, j’étais en fauteuil. Maintenant je marche », témoigne Fabienne Denier. « Tous les matins, je me demande si je vais marcher aujourd’hui. Et c’est comme ça depuis dix-huit ans. Depuis que je viens en séjour ici une fois par an, je revis. » Comme de nombreux malades, elle a fréquenté « avant » des services accueillant des polytraumatisés. « J’étais autant avec des personnes qui buvaient ou étaient en cure de désintoxication que des accidentés de la route. Il fallait à chaque fois réexpliquer sa maladie. Alors qu’ici, les équipes savent ce que l’on ressent », confie Fabienne Denier. « Nous prenons la pathologique dans son ensemble. Chaque patient peut avoir un mélange de différents symptômes, c’est pour ça qu’il n’est pas facile d’appréhender et de hiérarchiser la prise en charge », précise François Piton, coordonnateur du pôle médecine.

    Si les patients plébiscitent le suivi « personnalisé » autant que le « professionnalisme » et la « convivialité » des équipes, ils insistent aussi sur ce que ça apporte « pour le moral ». « Quand on est ici, on se soutient, on se donne des conseils. Si on n’a plus ce centre, on perd une béquille », murmure un autre malade, François Debord. « La rééducation permet d’améliorer notre qualité de vie, parfois plus que les médicaments », surenchérit Rachid Naidja.

    À l’heure où le gouvernement prétend faire du handicap son cheval de bataille, la fermeture du service passe mal. D’autant, souligne François - Piton, que, « depuis que le service fonctionne à 100 %, le 1er mars, il est rentable puisqu’il équilibre ses comptes ». « Il est inadmissible de constater que la réforme du système hospitalier se fait au détriment de personnes en situation de handicap et de dépendance, en fermant des services spécialisés dans leur prise en charge alors qu’ils sont déjà en nombre insuffisant », s’insurge le Dr Nicolas. « Nous les malades, on a l’impression d’être une marchandise avariée », conclu Fabienne Denier, qui espère revenir dans les murs l’an prochain.

    Alexandra Chaignon

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  • Editorial 04-05-2009 - Faut-il suivre les directions syndicales ? 8 septembre 2009 13:20, par Robert Paris

    François Chérèque lui, s’y oppose fermement, pour l’instant : « Non. Une manifestation, vraisemblablement. Mais une grève générale de 24 heures [ndlr,]... contre quoi ? On ne va pas faire grève contre la crise."

    Bernard Thibaut s’est dit plutôt d’accord avec celui-ci !!

    Il serait temps que les travailleurs et les militants ouvriers cessent de se plaindre de tels dirigeants.

    On n’obtiendra rien de mieux de pareils "leaders"....

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  • La division est à combattre
    Depuis plusieurs jours, une grève a lieu pour la défense du service public, pour les emplois et les salaires et contre la dégradation des conditions de travail... à la SNCF. Est-ce que les personnels de l’APHP ne se reconnaîtraient pas dans ces revendications ? Si, ce sont les nôtres ! Alors qu’est-ce qui empêchait les fédérations CGT et SUD qui mènent ce mouvement à la SNCF de le proposer à l’ensemble du service public qui subit exactement les mêmes attaques ? Au lieu de se battre seuls, les cheminots seraient renforcés et auraient les moyens de faire reculer le gouvernement alors qu’isolés ils vont à la défaite !
    Et ce d’autant que l’APHP a commencé à entrer en lutte. N’échappant pas à la règle des suppressions de postes, trois hôpitaux de l’AP-HP situés en Seine-Saint-Denis se sont mobilisés avec grève et manifestations : René-Muret - Bigottini (Sevran), un hôpital de gériatrie, Avicennes (Bobigny) et Jean-Verdier (Bondy), ces hôpitaux comportant des services d’urgences ont considéré que la coupe avait débordé du fait du manque de personnel et de la dégradation des conditions de travail. Alors, pourquoi ne pas étendre le mouvement à l’ensemble de l’APHP. Les centrales syndicales ne nous le proposent même pas !

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  • L’Automobile licencie … progressivement
    Les vagues de licenciements et de fermetures de sites et d’usines continuent dans l’Automobile. Les réactions restent isolées. Les salariés concernés se retrouvent à se battre seuls et dos au mur. Comment lutter dans une entreprise qui ferme, quand les autres salariés de l’Automobile dont les entreprises fonctionnent ne sont pas concernées par la lutte ? Du coup, ces salariés sont contraints par cette stratégie de saucissonnage des luttes à mener des actions visibles en séquestrant leurs dirigeants, en menaçant de faire sauter l’usine, ou de brûler les stocks de pièces, comme à Sullaire (Montbrison), Sodimatex (Crépy-en-valois), et autres Proma (Gien). Cette stratégie est criminelle à leur égard, mais elle l’est aussi au nôtre. Qui peut croire que ces boites resteront longtemps les seules visées ? Nous aussi, nous nous retrouverons isolés lorsqu’il s’agira de nous défendre et rien de pire que d’avoir attendu d’être menacés par la fermeture d’une usine…

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  • « Les syndicats agissent utilement en tant que centres de résistance aux empiètements du capital ; ils se montrent en partie inefficaces par suite de l’emploi peu judicieux qu’ils font de leur puissance. Ils manquent généralement leur but parce qu’ils se bornent à une guerre d’escarmouche contre les effets du régime existant, au lieu de travailler en même temps à son changement et de se servir de leurs forces organisées comme d ‘un levier pour l’émancipation définitive de la classe travailleurs, c’est-à-dire pour abolir enfin le salariat. »

    Karl Marx dans Salaire, prix et profit

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  • La manifestation du 9 juin contre les licenciements et suppressions d’emploi : un premier pas pour préparer la suite .

    L’absence des confédérations syndicales

    Article de la fraction Etincelle de Lutte ouvrière dans la revue C.R. n°16 juillet/aout 2001.

    Les 18 et 19 juin, Jospin a reçu les chefs syndicalistes à Matignon. Chacun avait « figure libre » pour causer au premier ministre du sujet de son choix. Jospin qui avait dédaigné d’associer les confédérations syndicales à la discussion de la loi Guigou tenait à leur faire quelques politesses.

    Cela n’effacera pas que, face à la vague des licenciements annoncés ce printemps, aucune des trois grandes confédérations n’ait voulu mener la moindre action qui puisse faire pression sur le patronat et gêner le gouvernement.

    Pour la CFDT toute à ses ébats avec Seillière, Nicole Notat a condamné les syndicalistes de LU ou d’ailleurs qui portent atteinte à notre industrie en appelant à boycotter Danone. Elle a même critiqué Jospin. Il ne serait qu’un « réformiste honteux » qui « ignore superbement les partenaires sociaux » et « ne cesse de consentir des concessions à l’orthodoxie de gauche ». Il faudrait, aux dires de la dirigeante cédétiste, sortir du ghetto d’une opposition pure et simple où « les vraies questions sont escamotées, comme celle de la place et du rôle respectif de l’actionnaire et du salarié » (l’Express du 17 mai). Escamotées ? Pas par elle en tout cas. Du moins pour ce qui concerne l’actionnaire…

    FO ne propose que « la mise en place d’une taxe sur les profits non réinvestis afin d’alimenter un fonds de redéploiement et de réindustrialisation » et « un réel suivi du plan social, garantie d’un véritable reclassement ». Pour Blondel pas question d’aller à la traîne du Parti communiste à Calais, mais aussi bande à part des autres syndicats pour le 1er mai. Cela juge la sincérité de ses déclarations ce jour-là à Lyon : « nous sommes tout à fait disposés, pour réagir contre les plans sociaux, les licenciements, à essayer d’établir un rapport de force qui nous mette en position plus forte par rapport aux patrons, et à le faire dans l’unité, pourvu que la revendication soit syndicale et non récupérée par les politiques ». C’est sans doute pour cela qu’il ne fut pas question non plus de répondre à l’invitation de la CGT pour la manifestation du 22 mai ?

    La CGT a bien mis formellement les licenciements en tête de ses préoccupations du moment. Mais elle n’en a pas fait beaucoup plus. Son indépendance affichée désormais par rapport au Parti Communiste, au nom de laquelle elle a refusé de s’associer à la manifestation de Calais, ne cache que son rapprochement avec le gouvernement. Ce qui l’a amené à ne mettre son poids dans la balance ni pour la manifestation du 9 juin, ni même pour sa propre journée d’action du 22 mai.

    Sa pétition pour l’amélioration de la loi avait d’abord pour but de se plaindre de ne pas avoir été consultée. Ensuite de demander un renforcement du « droit d’alerte » par un « droit de veto suspensif » (c’est à dire en fait un droit de retarder et non de veto), le devoir d’informer les syndicats « avant toute décision de l’employeur », et la saisine obligatoire « pour avis » du Codef. Autant de vent que les amendements du PCF.

    De son rapprochement spectaculaire avec la CFDT, à son opposition ouverte à la grève des cheminots il y a deux ans, la CGT a donné bien des gages au gouvernement : ainsi dans la gestion et le savant émiettement des conflits qu’a suscité un peu partout la mise en place des 35 heures ou face au PARE, en faisant mine de s’opposer au MEDEF mais en évitant de s’en prendre au gouvernement.

    Elle vient de le faire à nouveau, en refusant en fait son appui à la manifestation du 9 juin, bien qu’un certain nombre de ses syndicats y ait appelé.

    Du côté du gouvernement, on a au moins la reconnaissance du ventre. Henri Emmanuelli prépare un projet de loi sur le financement des syndicats par l’Etat au prorata de leurs scores aux élections professionnelles, semblable à celle sur le financement des partis.

    Heureusement, les arrangements du gouvernement avec les confédérations sont parfois remis en question par les travailleurs et les militants syndicaux eux-mêmes. Et ce serait bien qu’il en soit vite ainsi. Sur les licenciements par exemple.

    Olivier BELIN

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