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Obama président et les noirs désirs ... de la classe dirigeante

mercredi 5 novembre 2008, par Robert Paris

Le succès d’Obama est d’abord un produit de la crise, mais un produit très contradictoire. L’élection d’Obama est un miracle à deux niveaux :

Ce sont les Américains frappés par la crise ou qui vont l’être, eux qui conspuent les banquiers et les financiers, eux qui sont scandalisés du plan Paulson qui utilise leurs impôts pour donner des centaines de milliards aux responsables e la crise, qui ont élu le président américain le plus soutenu par les banquiers (comme Goldman Sachs) et les financiers (comme Georges Soros).

A l’heure où le capital américain va plonger le monde dans les horreurs de la crise, le président élu aux USA, profondément au service de ce grand capital, est le plus populaire mondialement.

Le premier discours du président Obama à Chicago n’a pas été pour dire : « Je supprimerai le plan Paulson d’aide aux banquiers et aux financiers qui ont jeté le monde dans l’abîme » ni « je m’engage à sortir de prison les centaines de milliers de jeunes noirs qui y sont du fait de chasses au faciès. » ni encore « je m’engage à me servir de l’argent qui devait servir au plan Paulson (700 milliards de dollars) pour défendre l’emploi, la santé et logement des plus démunis » mais pour dire « je vais vous demander de faire des sacrifices. »

Il a ainsi déclaré :

"C’est votre victoire (...) Vous l’avez fait car vous comprenez l’immensité de la tâche qui nous attend. Parce qu’à l’heure où nous célébrons la victoire ce soir, nous savons que les défis de demain sont les plus importants de notre existence — deux guerres, une planète en péril, la plus grave crise financière depuis un siècle". "La route sera longue. Le chemin sera escarpé. Nous n’atteindrons peut-être pas notre but en un an ou même en un mandat, mais il n’y a jamais eu autant d’espoir que ce soir, mais le peuple américain y arrivera. » "Il y aura des revers et des faux départs. Nombreux sont ceux qui ne seront pas d’accord avec chaque décision que je prendrai en tant que président et nous savons que le gouvernement ne peut résoudre tous les problèmes. Mais je serai toujours honnête avec vous quant aux défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous écouterai, particulièrement lorsque nous serons en désaccord. Et par-dessus tout, je vous demande de faire des sacrifices ensemble afin de rebâtir cette nation comme cela a été le cas pendant 221 ans : bloc par bloc, brique par brique, par vos mains calleuses. Cette victoire électorale n’est pas le changement que nous cherchons - il est seulement l’occasion pour nous de faire ce changement. La situation de l’Amérique ne peut pas revenir à ce qu’elle était sans un nouvel esprit de service, sans un nouvel esprit de sacrifice." « Alors, laissez-moi invoquer un nouvel esprit de patriotisme, de service et de responsabilité où chacun d’entre nous décide de hauteur et travailler plus fort et s’occuper non seulement de lui-même, mais les uns les autres. Souvenons-nous que si cette crise financière nous a enseigné quelque chose, c’est que nous ne pouvons pas avoir une prospérité tandis que Wall Street souffre. Dans ce pays, nous avons une hausse ou une baisse pour tous, pour toute la nation, pour tout le peuple. » "Résistons à la tentation de retomber sur le même parti-pris de la mesquinerie et de manque de maturité qui a empoisonné notre politique depuis si longtemps. » « C’est notre chance de répondre à cet appel. C’est notre moment. Il est temps de mettre notre peuple au travail et donner une chance à nos enfants, rétablir la prospérité et promouvoir la cause de la paix, récupérer le rêve américain et réaffirmer que la vérité fondamentale que, sur beaucoup d’autres, nous sommes un, que, bien que nous respirons, nous l’espérons, et où nous sommes rencontré le cynisme et le doute, et ceux qui nous disent que nous Cant, nous répondrons avec la croyance que temps que résume l’esprit d’un peuple : Je vous remercie, Dieu vous bénisse, et mai Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique."

Le "pacifiste" Obama, qui déclare vouloir retirer des troupes d’Irak (pas tout de suite) pour pouvoir aggraver la guerre d’Afghanistan, a affirmé : "A ceux qui voudraient détruire le monde, nous vous battrons.. »

Il a notamment déclaré :

"John McCain a bataillé dur et longtemps au cours de la campagne, et il s’est battu plus durement et plus longtemps encore pour le pays qu’il aime. Il a enduré des sacrifices pour l’Amérique que la plupart d’entre nous ne peuvent même pas imaginer, et nous avons profité des services rendus par ce dirigeant courageux et altruiste". "Je le félicite, ainsi que la gouverneure Palin", et "je suis impatient de travailler avec eux."

John Mac Cain s’est significativement félicité de la capacité d’Obama de donner de l’espoir .... de l’espoir dans le système politique et de l’espoir dans le système capitaliste à la population des USA qui en avait le moins : celle qui vient d’être frappée par la pire crise de son histoire, ceux qui viennent de perdre (ou sont menacés de perdre) leur maison, leur emploi, leurs revenus, leur droit à la santé .... Il a d’autre part déclaré que lui et Obama défendaient et aimaient la même Amérique !

« J’ai fait un rêve » … pourrait dire Obama : celui de faire croire que Wall Street et le peuple travailleur des USA peuvent être unis, au moment même où les capitalistes cherchent à gagner du temps pour se préparer avant de frapper beaucoup plus durement les travailleurs. Un Obama est prêt à tous les sacrifices y compris celui de sa popularité et même de sa vie pour aider … les classes dirigeantes, que celles-ci l’utilisent pour calmer le mécontentement populaire montant contre les capitalistes ou qu’elles choisissent finalement de le faire assassiner pour lancer une politique agressive qui commencera par frapper les ghettos noirs révoltés… avant de s’attaquer à toute la population américaine mais aussi mondiale. La crise mondiale nécessite pour les classes dirigeantes une politique d’une férocité inimaginable pour les travailleurs américains comme pour ceux du reste du monde. Le « rêve Obama », c’est la piqûre de tranquillisants pour endormir l’adversaire avant de le frapper et de le tuer.

Qui a financé la campagne d’Obama ?

Si Obama a pu renoncer au financement public de sa campagne, c’est parce qu’il a été largement financé par le grand capital américain et même international : Les fonds récoltés par le sénateur de l’Illinois s’élèvent à 641 millions de dollars, pas loin des 650 millions de dollars totalisés par les dépenses cumulées de George Bush et de son adversaire John Kerry en 2004. Obama a donc dépassé toutes les sommes jamais dépensées dans une campagne et ce n’est pas essentiellement grâce aux particuliers des milieux populaires qu’il y est parvenu !. John McCain a lui accepté les 84 millions de dollars de financement public et les limitations de dépenses qui vont avec. Il a également levé des fonds pour le Parti républicain qui a dépensé jusqu’à présent près de 100 millions de dollars en son nom pour compléter l’enveloppe publique. Plus de la moitié des fonds d’Obama viennent de la part des lobbyistes et moins de la moitié de la part de “mouvements idéologiques” ou d’“individus” qui, pour l’essentiel des sommes, sont des gros patrons et des gens très très riches !

Selon l’agence d’analyse économique Prince & Associates, les « grandes fortunes moyennes » américaines, dont le patrimoine se situe entre 1 et 10 millions de dollars, soutiennent en majorité le candidat républicain John McCain. Mais les deux tiers des « super-riches », dont le patrimoine atteint ou dépasse les 30 millions de dollars, soutiennent aussi Obama. Warren Buffet, la plus grosse fortune des Etats-Unis et du monde selon le magazine Forbes (62 milliards de dollars), a fait savoir qu’il votait pour le candidat démocrate, tout comme le financier George Soros (9 milliards de dollars). Les super-riches ne se sont pas ralliés à Obama par opportunisme : ils ont misé sur lui dès le début de la campagne, voire même, pour certains d’entre eux, avant même qu’il ne s’engage. Au début de l’été, ce soutien était déjà si important que le sénateur de l’Illinois a refusé l’aide publique – la bagatelle de 84 millions de dollars – à laquelle il avait droit. S’il l’avait acceptée, il aurait dû en effet accepter un plafonnement des autres sources de financement et publier la liste détaillée des contributeurs. Ce qui revenait à se lier doublement les mains, pour un résultat inférieur à celui qu’il était en droit d’espérer à travers les seules aides privées.

Même la banque suisse a financé Barack Obama, incontestable champion des hedge funds (fonds spéculatifs) qui lui ont apporté 2,6 millions de dollars, un million de plus qu’à son adversaire McCain. La multitude des tout petits contributeurs à la campagne Obama a maintes fois été soulignée. Cependant, dès le mois de juillet, le New York Time avait souligné que les dons inférieurs à 200 dollars ne représentaient que 45% du tout. Il semble que cette proportion ait sensiblement diminué à l’approche du scrutin. Aux Etats-Unis, les campagnes électorales sont en partie financées par les « bundlers », des ramasseurs, qui drainent chacun les dons d’un groupe donné. Il est par exemple question du « comité d’action politique » de Goldman Sachs, deuxième plus gros conributeur de Barack Obama. Mais comme l’a fait remarquer Sheila Krumholz, directrice du CRP, interrogée par Swissinfo : « Il ne s’agit pas des employés moyens, mais de l’élite, de cadres hauts placés, y compris le PDG, qui peut verser en tant qu’individu et en tant que membre du comité d’action politique ». La question du financement éclaire un point : Obama est un pur produit du capitalisme. Il est là pour défendre les classes dirigeantes et certainement pas les travailleurs, même s’il sait parler de « changement » et d’ « espoir » aux victimes américaines de la crise.

mercredi 5 novembre 2008 :

Lettre Ouverte A Barak Obama De Ralph Nader - Entre Espoir et Réalité

Cher Sénateur Obama Au cours de votre campagne présidentielle de presque deux ans , les mots" espoir et changement" ont été la marque de fabrique de vos déclarations. Pourtant, il y n’y a pas de concordance entre ces objectifs et votre personnalité politique qui succombe à des centres de pouvoirs en contradiction qui ne veulent ni "espoir ni changement" mais plutôt la poursuite du statut quo d’un pouvoir retranché fermement sur ses positions. Vous avez reçu de la part des entreprises et de Wall Street des contributions intéressées bien plus importantes que celles faites à McCain, un fait sans précédent, ainsi que des contributions de sociétés d’avocats. Jamais auparavant un candidate Démocrate à la présidence n’avait obtenu cette suprématie sur son adversaire Républicain. Pourquoi, mis à part votre vote inconditionnel pour la subvention de 700 milliards à Wall Street, ces grandes compagnies ont -elle intérêt à investir autant dans le sénateur Obama ? Ce pourrait-il que dans vos antécédants comme sénateur d’un état fédéral, comme sénateur au niveau national, et compte tenue de votre campagne pour la présidentielle - favorisant le nucléaire, les industries du charbon, le forage pétrolier en mer, les subventions aux entreprises suivant le Mining Act de 1872, et évitant tout programme raisonnable de mesures sévères à prendre à l’encontre de la vague de malversations commises par les entreprises et un budget militaire surgonflé de gaspillage — vous ayez prouvé être leur homme ? Pour faire avancer le changement et l’espoir, le présidentiable doit faire preuve de caractère, de courage, d’intégrité - - et non pas d’expédient, d’accomodation et d’opportunisme à court terme. Prenez, par exemple, votre mutation d’un defenseur clair des droits des Palestiniens à Chicago avant que vous ne vous présentiez au Sénat US, en un acolyte, un imitateur du lobby extrêmiste AIPAC, qui prône l’oppression militariste, l’occupation, le blocus, la colonisation et l’accaparement des terres et de l’eau depuis des années contre le peuple Palestinien et leur territoires rabougris de Cisjordanie et de Gaza. Eric Alterman a fait une synthèse de nombreux sondages lors d’un article de décembre dans le Nation Magazine montrant que la majorité des juifs américains s’opposaient à la politique d’AIPAC. Vous savez bien que c’est seulement quand le gouvernement US soutiendra les mouvements de paix israéliens et palestiniens, qui ont mis sur pied il y a plusieurs années une solution détaillée à deux états (soutenue par une majorité d’Israéliens et de Palestiniens), qu’il y aura une chance de résoudre pacifiquement ce conflit de 60 ans. Pourtant vous adoptez la position des extrémistes, à tel point que dans votre discours infâme lors de la conférence d’AIPAC (juin 2008 note ndlt), juste après avoir été élu candidat Démocrate à la présidentielle, vous avez soutenu une " Jerusalem indivisible" et vous vous êtes opposé à des négociations avec le Hamas - - le gouvernement élu à Gaza. Une nouvelle fois vous avez ignoré la volonté des israéliens qui le 1er mars 2008, lors d’un sondage réalisé pour le quotidien respecté Haaretz, ont favorisé à 64% des "négociations directes avec le Hamas". Se ranger du côté des extrêmistes d’AIPAC c’est ce que l’un des nombreux Palestiniens qui soutient le dialogue et la paix avec les Israéliens, décrivait quand il écrivait " aujourd’hui, l’antisémitisme c’est la persécution de la société palestinienne par l’Etat d’israël." Au cours de votre visite en Israël cet été, vous n’avez programmé que 45 minutes de votre temps pour les Palestiniens, sans conférence de presse, et sans visite aux camps de réfugiés palestiniens, ce qui aurait permis que les médias attirent l’attention sur la brutalisation des Palestiniens. Votre voyage prouve votre soutien au blocus cruel illégal de Gaza en violation du Droit International et de la Charte des Nations Unies. Vous vous êtes concentré sur les victimes israéliennes au Sud dont le nombre total l’année dernière équivaut à 1 civil israélien tué pour 400 palestiniens tués dans la Bande de Gaza. Au lieu d’une attitude d’homme d’état critiquant toute violence et soutenant à la place la proposition de la Ligue Arabe de 2002, permettant la création d’un état palestinien viable dans le respect des frontières de 1967 en échange de relations économiques et diplomatiques complètes entre Israël et les états arabes, vous avez joué le rôle de politicien de pacotille, quittant la région et laissant les Palestiniens remplis d’un sentiment de choc et de peu de respect. David Levy, un ancien négociateur de paix israélien a ansi décrit succintement votre voyage " il y a eu une manifestation presque voulue d’indifférence sur le fait qu’il y a ici deux narrations. Cela peut lui être utile comme candidat mais pas comme président". Ali Abunimah, un commentateur américain palestinien, a noté qu’Obama n’a pas fait une seule critique à l’égard d’Israël, " de sa colonisation incessante et de la construction du mur, et des bouclages qui rend la vie intenable à des millions de Palestiniens"... Même l’Administration Bush a récemment critiqué l’utilisation de bombes à fragmentation contre les civils libanais ( http://www.atfl.org/). Mais Obama a défendu l’attaque d’Israël contre le Liban, la justifiant par le fait qu’Israël exercait son "droit légitime à l’auto défense". Dans de nombreux articles publiés dans Haaretz, le journaliste Gideon Levy a durement critiqué les attaques par le gouvernement israélien contre des civils à Gaza, dont des attaques " en plein coeur des camps de réfugiés surpeuplés... ayant provoqué d’horribles bains de sang" début 2003. L’écrivain et pacifiste israélien, Ury Avnery, a décrit la présence d’Obama lors de la conférence d’AIPAC comme "ayant battu tous les records d’obséquiosité et de servilité," ajoutant qu’Obama " est prêt à sacrifier les interêts américains les plus basiques. Après tout, les US ont un intérêt vital à réaliser un accord de paix israélo palestinien ce qui leur permettront de trouve le chemin des coeurs au sein des masses arabes de l’Irak au Maroc. Obama a fait du tort à son image dans le Monde Musulman, et hypothéqué son futur - - quand et s’il est élu président" a-t-il dit ajoutant " je suis certain d’une chose : les déclarations faires par Obama à la conférence d’ AIPAC sont trés trés mauvaises pour la paix. Et ce qui est mauvais pour la paix est mauvais pour Israël, mauvais pour le monde et mauvais pour le Peuple Palestinien". Autre défaillance de votre personnalité c’est la façon dont vous avez tournez le dos aux musulmans américains dans ce pays. Vous avez refusé d’envoyer des représentants pour parler aux electeurs musulmans lors d’événements organisés par eux. Vous avez rendu visite à de nombreuses églises et synagogues, vous n’avez fait aucune visite de mosquée en Amérique. Même Georges W. Bush a rendu visité à la Grande Mosquée de Washington DC après le 11 Septembre pour exprimer des sentiments naturels de tolérance devant un groupe religieux important d’innocents effrayés. Bien que le New York Times ait publié un important article le 24 juin 2008 intitulé " les electeurs musulmans ont détecté un certain dédain de la part d’Obama" ( par Adnrea Elliott) citant des exemples de votre aversion pour ces Américains venant de différents horizons, qui servent dans les forces armées et qui travaillent pour réaliser le rêve américain. Trois jours plus tôt, l’International Herald Tribune avait publié un article de Roger Cohen intitulé " Pourquoi Obama devrait visiter une Mosquée". Aucun de ces commentaire et articles n’a changé votre bigoterie politique contre les musulmans américains - - bien que votre père ait été un musulman du Kenya. (Obama n’est pas "noir" comme on nous le serine à longueur d’infos intox mais metisse sa mère était blanche et sa grand mère maternelle dirigeait une banque, donc ce n’est pas non plus un "enfant d’Harlem" comme la propagande veut nous le faire croire, l’"image étant plus facile à "vendre" politiquement parlant semble-t-il ndlt). Peut être que c’est le fait que vous vous êtes plié aux exigences des extrémistes pour interdire à l’ancien président Jimmy Carter de parler lors de la Convention Nationale Démocrate qui traduit le mieux votre absence complète de courage politique. C’est une tradition pour les anciens présidents, qui a été accordée à Bill Clinton cette année à une heure de grande écoute. Voilà un président qui a négocié l’accord de paix entre Israël et l’Egypte, mais son livre récent faisait pression sur la superpuissance israélienne dominante pour éviter l’Aparthied des Palestiniens et faire la paix, raison pour laquelle il a été mis de côté. Au lieu d’une déclaration importante à la nation de Jimmy Carter sur ce problème international essentiel, il a été relégué dans un coin de la scène aprés de " formidables applaudissements" qui ont suivi la projection d’un film sur l’oeuvre du Centre Jimmy Carter post Katrina. Honte à vous, Barack Obama. Puis votre attitude honteuse s’est propagée à d’autres zones de la vie politique américaine. ( Voir l’analyse factuelle de ma co listière, Matt Gonzalez http://www.voternader.org). Vous avez tourné le dos à 100 millions de pauvres américains comprenant de pauvres blancs, afro américains et latinos. Vous avez toujours mentionné vouloir aider la "classe moyenne" mais vous avez omis, de façon répétée, de mentionner les "pauvres " en Amérique. Si vous êtes élu président, cela est plus une démonstration de votre obéissance au pouvoir concentré entre les mains des "entreprises suprémacistes" que celle d’une ascension sociale à la suite d’une campagne brillante sans précédent qui parlait de "changement". Ce devrait être de ramener le pouvoir concentré dans les mains d’un petit nombre à la multitude. Ce devrait être une Maison Blanche présidée par un homme noir qui ne tourne pas le dos aux malheureux ici et à l’étranger, mais defie les forces de l’avidité, du contrôle dictatorial sur les travailleurs, les consommateurs, et les contribuables, et la politique étrangère de militarisation. Ce devrait être une Maison Blanche qui transforme la politique américaine - - s’ouvrant au financement public des élections ( par des approches volontaristes) - - et permettant aux petits candidats d’avoir la possibilité d’être entendus lors de débats et dans la plénitude de leurs libertés civiques actuellement restreintes. Appelons cela la démocratie compétitive. Lors de votre campagne présidentielle vous avez fait preuve, encore, et encore, d’attitudes lâches. L"’Espoir " disent certains jaillit "éternellement". Mais pas quand la "Réalité" le consume quotidiennement. Salutations Ralph Nader 03/11/08 Source : http://www.uruknet.info/?p=48493 Introduction Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org http://www.planetenonviolence.org/L...

Sur le discours d’investiture d’Obama

Le discours d’investiture prononcé mardi par le président Barack Obama a été l’objet de l’éloge quasi délirant des grands médias et des éditoriaux des plus importants quotidiens. Même ceux contraints d’admettre que le discours de 18 minutes fut prononcé platement, était banal par son contenu et ne contenait aucune éloquence mémorable insistent que ce qu’Obama a dit importe peu. Sa présence sur les marches du Capitole, et l’immense foule réunie au Washington Mall, était ce qui était important et symbolisait le « changement ».

Evitant une analyse véritable et consacrant plutôt leur couverture de l’événement à leur propre aveuglement et à celui des autres, presque aucun média n’a réussi à saisir l’ampleur des immenses contradictions entre les sentiments qui ont attiré près de deux millions de personnes à Washington pour l’événement et les politiques qui sous-tendent ce qu’Obama a véritablement déclaré.

Ceux bravant le froid sont venus célébrer le départ de la vie politique d’un président détesté, George W. Bush, et, pour beaucoup, le commencement d’un changement fondamental. Le discours lui-même avait cependant était rédigé largement pour calmer la droite républicaine et signaler la continuité avec ses politiques essentielles.

Les premières lignes significatives à cet égard furent celles décrivant la crise dans laquelle sont plongés les Etats-Unis au moment de l’investiture d’Obama. Avant même de faire référence à la profonde crise économique qui a supprimé environ 3 millions d’emplois et qui en élimine des centaines de milliers d’autres à chaque mois, Obama, inspiré par Bush, a présenté le terrorisme comme le défi prééminent de la nation.

« Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine », a-t-il déclaré.

Par ces quelques mots, Obama a ainsi assuré que la « guerre internationale contre le terrorisme » allait demeurer en tant qu’héritage de Bush, Cheney et Cie, fournissant le prétexte pour la guerre d’agression à l’étranger et la violation des droits démocratiques au pays.

Contenue dans cette formulation se trouve la continuation de tous les mensonges et intimidations politiques employés par la dernière administration afin d’imposer les guerres en Afghanistan et en Irak au peuple américain. Parmi ces mensonges trône l’assertion complètement trompeuse que l’armée américaine a été envoyée pour occuper ces pays et tuer un grand nombre de leurs citoyens afin de lutter contre le terrorisme. Le véritable motif pour ces guerres est la poussée hégémonique de l’impérialisme américain pour le contrôle des vastes réserves d’énergie de l’Asie centrale et du golfe Persique.

La continuité, plutôt que le changement, est la marque de commerce de l’attitude de la prochaine administration face à ces deux guerres. Dans la mesure où un retrait partiel est effectué en Irak, cela sera fait selon l’échéancier établi par l’administration Bush et dans le but d’intensifier la guerre de contre-insurrection en Afghanistan. Le secrétaire à la Défense de Bush, Robert Gates, ainsi que de hauts commandants désignés par le président républicain vont de plus superviser ce processus.

En invoquant vaguement un « vaste réseau » mondial de terrorisme, Obama a laissé intact le prétexte idéologique pour les guerres potentielles à venir, contre l’Iran, le Pakistan ou d’autres pays.

Cet élément du discours s’est mérité un solide appui de la section éditoriale très à droite du Wall Street Journal. Dans son éditorial principal, le Wall Street Journal a applaudi Obama pour sa « déclaration claire selon laquelle nous menons en effet une “guerre” » contre le terrorisme. « Nombre de ses partisans de la gauche, et autour du monde, espèrent voir M. Obama ramener les politiques de sécurité nationale des Etats-Unis à l’état qu’elles étaient avant le 11-Septembre. Le démocrate a prévenu ses ennemis, et certains de nos alliés, que sa politique étrangère allait faire preuve d’autant de continuité que de changement, et qu’il n’est pas prêt de se débarrasser des politiques qui protègent les Américains. »

Autrement dit, le discours servait à rassurer les sections prédominantes de l’élite financière américaine, dont les intérêts sont constamment défendus par le Journal, que les politiques de militarisme et d’agression qu’elles considèrent vitales à la défense et au développement de ses objectifs mondiaux allaient être maintenues sans relâche.

Pour ce qui est des « partisans de la gauche » d’Obama, soit la majorité du peuple américain qui souhaite voir la guerre se terminer et qui a essentiellement voté pour lui dans ce but, ils ont été privés une fois de plus de représentation politique par le système bipartite.

Le discours a été généralement applaudi par les experts droitiers des médias. Peggy Noonan, qui rédigeait des discours pour Nixon, a noté qu’Obama utilisait « un langage avec lequel les républicains traditionnels seraient complètement à l’aise ».

Les sections du discours les plus populaires parmi cette couche sociopolitique furent celles suggérant que l’effondrement économique précipité par Wall Street est la faute du peuple américain en entier, qui doit maintenant accepter les sacrifices dans l’intérêt de la nation. Ils ont particulièrement apprécié les lignes parlant de « nouvelle ère de responsabilité » et du krach financier comme étant le résultat « de l’avarice et de l’irresponsabilité de quelques-uns, mais aussi de notre échec collectif à prendre des décisions difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère ».

L’éditorialiste George Will, qui a animé un souper pré-investiture en compagnie d’autres commentateurs, a louangé en particulier l’emploi de la phrase biblique « Le temps est venu de mettre de côté les choses puériles », l’interprétant comme l’admonestation de la vaste majorité du peuple américain pour vouloir « davantage de biens et de services qu’ils ne sont pas prêts à payer ». Poussé par son mépris des travailleurs, Will approuve avec joie la demande que ces derniers renoncent aux « choses puériles » comme la croyance qu’ils ont droit à un emploi, une maison, des soins de santé et un revenu décent.

Le Wall Street Journal a lui aussi noté avec approbation dans son principal article portant sur l’inauguration : « Le message implicite est qu’il ne suffit pas de blâmer l’administration Bush, ou Wall Street ou l’homme de la rue pour les problèmes économiques actuels, mais qu’il faut accepter que la nation dans son ensemble s’en est fait le complice. »

C’est en effet ce qu’implique Obama dans son discours. Comment les travailleurs, qui ont de plus en plus de difficultés à joindre les deux bouts avec leurs salaires diminuant constamment si l’on tient compte de l’inflation, peuvent-ils être « complices » de la fraude financière et de la criminalité qui ont dominé Wall Street et généré des fortunes obscènes pour ceux qui sont au sommet de la pyramide et qui ont conduit l’économie à la ruine ? C’est ce qu’Obama, pas plus que ses admirateurs de la droite, ne peuvent expliquer.

Le grand absent du discours d’Obama a été la caractéristique déterminante de la vie américaine actuelle : la croissance ininterrompue des inégalités sociales. Ce n’est qu’en oubliant de façon délibérée la réalité d’une société où le 1 pour cent le plus riche possède 40 pour cent de toute la richesse et où un PDG gagne 344 fois plus que le travailleur moyen que le président démocrate a pu introduire dans son discours les notions fausses et profondément réactionnaires de « l’échec collectif » et de « l’égalité » de responsabilité.

Ce que ces arguments signifient ne fait aucun doute. L’arrivée d’Obama au pouvoir sera le signal non pas d’un retour aux politiques du New Deal ou de la Grande Société de Lyndon B. Johnson. Il n’y aura pas de retour à un réformisme social, mais plutôt un virage vers l’austérité fiscale et les contre-réformes qui viseront ce qui reste du filet de protection sociale aux Etats-Unis, par exemple la Sécurité sociale et Medicare.

Le but politique essentiel de la nouvelle administration, comme celui de l’administration précédente, sera de protéger les intérêts et la richesse de la mince couche que constitue l’élite financière aux dépens de millions de travailleurs américains et de leurs familles.

A mesure que cette politique sera mise en œuvre, et que la crise économique s’approfondira, les tentatives des médias de présenter Barack Obama comme l’incarnation vivante du changement apparaîtront pour ce qu’elles sont, des mensonges. La réalité que le nouveau président américain est un politicien entièrement comme les autres, le produit d’une machine politique corrompue et le serviteur fidèle des intérêts financiers et industriels qui ont financé sa campagne électorale commencera à s’imposer.

A ce moment, l’immense contradiction entre les aspirations et les intérêts objectifs des nombreux travailleurs composant la foule se trouvant sur Washington Mall mardi et la nature de classe de l’administration Obama trouvera son expression dans une éruption de luttes sociales dirigées contre ce gouvernement lui-même.

WSWS, 23 janvier 2009

article à venir....

3 Messages de forum

  • salut fraternel à tous les prolos
    c’est toujours S de Bamako j’aimérais faire une petite comparaîson entre le discours de Barak Obama le jour de son investiture et sa déclaration d’aujourd’hui.C’est votre victoire. (...) Vous l’avez fait car vous comprenez l’immensité de la tâche qui nous attend. Parce qu’à l’heure où nous célébrons la victoire ce soir, nous savons que les défis de demain sont les plus importants de notre existence — deux guerres, une planète en péril, la plus grave crise financière depuis un siècle". "La route sera longue. Le chemin sera escarpé. Nous n’atteindrons peut-être pas notre but en un an ou même en un mandat, mais il n’y a jamais eu autant d’espoir que ce soir, mais le peuple américain y arrivera. » "Il y aura des revers et des faux départs. Nombreux sont ceux qui ne seront pas d’accord avec chaque décision que je prendrai en tant que président et nous savons que le gouvernement ne peut résoudre tous les problèmes. Mais je serai toujours honnête avec vous quant aux défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous écouterai, particulièrement lorsque nous serons en désaccord. Et par-dessus tout, je vous demande de faire des sacrifices ensemble afin de rebâtir cette nation comme cela a été le cas pendant 221 ans : bloc par bloc, brique par brique, par vos mains calleuses. Cette victoire électorale n’est pas le changement que nous cherchons - il est seulement l’occasion pour nous de faire ce changement. La situation de l’Amérique ne peut pas revenir à ce qu’elle était sans un nouvel esprit de service, sans un nouvel esprit de sacrifice." « Alors, laissez-moi invoquer un nouvel esprit de patriotisme, de service et de responsabilité où chacun d’entre nous décide de hauteur et travailler plus fort et s’occuper non seulement de lui-même, mais les uns les autres. Souvenons-nous que si cette crise financière nous a enseigné quelque chose, c’est que nous ne pouvons pas avoir une prospérité tandis que Wall Street souffre. Dans ce pays, nous avons une hausse ou une baisse pour tous, pour toute la nation, pour tout le peuple. » "Résistons à la tentation de retomber sur le même parti-pris de la mesquinerie et de manque de maturité qui a empoisonné notre politique depuis si longtemps. » « C’est notre chance de répondre à cet appel. C’est notre moment. Il est temps de mettre notre peuple au travail et donner une chance à nos enfants, rétablir la prospérité et promouvoir la cause de la paix, récupérer le rêve américain et réaffirmer que la vérité fondamentale que, sur beaucoup d’autres, nous sommes un, que, bien que nous respirons, nous l’espérons, et où nous sommes rencontré le cynisme et le doute, et ceux qui nous disent que nous Cant, nous répondrons avec la croyance que temps que résume l’esprit d’un peuple : Je vous remercie, Dieu vous bénisse, et mais que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique."
    - ces propos sont-ils pour la classe prolotariènne ?
    - obama est il au service de tous les américains ?
    - son arrivée au pouvoir peut améliorer le sort de la classe prolotarienne ?
    - les plans de sauvetages sont-ils fait pour les prolos ?
    - pourquoi obama a t-il rénoncé à la fermeture des tribinaux de jugement des préjugés des attenta du 11 septembre ?
    - ya t-il une différence entre Obama et Buch ?
    - pourquoi Obama a été le désir de la classe dirigéante du monde entier ?
    SDE BKO

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    • Je te félicite beaucoup pour ton message Seydou. La constutition d’un Etat est comme une itinéraire, chaque chef de l’Etat vient pour briguer son mandat. Il doit suivre un plan, un plan dressé par ses prédecesseurs. C’est comme ce qu’a dit Platon "Ici les hommes ne font que vivre" alors que tout était bien tracé dans le monde intelligible. Je crois que l’arrivée d’Obama ne va rien changer de la fonction de l’Etat car voyons bien ; Son vice président Jeo Biden ( un vieux intellectuel blanc)ne va quand même pas se comporter en "Bête de portage" ou "marionnette", il doit aussi agir en tant que vice président ? Moi je ne suis pas de l’avis que les africains sont en pensant qu’Obama est président des USA, les noirs sont enfin in " THE GARDEN OF EDEN". Obama est actuellement président mais 1 noir sur 10 est detenu dans le Guatanamo. Il ne faut pas du tout que l’Afrique pense qu’Obama est une machine procureur de fortune aux africains. Cela me fait pensé à Massa Makan Diabaté, un romancier malien, qui affirme qu’ " Un chef n’est pas contraint de dire tout ce qu’il va faire mais il est tenu de faire tout ce qu’il a promis".
      Obama est venu au pouvoir. Oui c’est une très bonne chose ! Mais il ne faut pas attendre d’Obama un changement que n’a fait ni Bush ni n’importe quel autre chef de l’Etat américain. Obama ne peut pas venir changer la fonction de l’Etat !
      Bill, Bamako

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      • Salut Bill c’est Max de Paris,
        Avec tout ce qui a été dit auparavant sur Obama, y compris toi qui dit ne pas avoir d’illusion sur les changements et les transformations de l’Etat Américain par un OBama ou un autre ; je voudrais quelques développements quand tu dis que " c’est une très bonne chose" qu’Obama soit élu.
        En tout cas, pas une très bonne chose pour les centaines de milliers de prolo, qui continuent à perdre leur emploi, leur maison, leur santé, leur vie dans les prisons américaines et sur les champs de bataille. Ni une bonne chose pour le peuple Afghan, Irakien, et tous ceux qui subissent la répression aux frontières comme les mexicains,et à l’intérieur du pays comme les travailleurs en colère.
        En réalité, je ne vois qu’une classe sociale à qui profite l’élection d’Obama : les riches, les gros propriétaires, les banquiers, les curés,immams,pasteurs et tous les généraux qui préparent de nouvelles boucheries ! En fait c’est une très bonne chose pour tout ce que la terre compte de personne intéressée à ne rien changer à ce système d’exploitation, car il en tire eux mêmes les ficelles et les marrons (du feux) en temps normal.

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