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Contribution au débat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la matière, de la vie, de l’homme et de la société

Introduction : Pourquoi ce site ?

9 janvier 2009, par Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed

SITE : MATIÈRE ET RÉVOLUTION

www.matierevolution.fr et www.matierevolution.org

PLAN DU SITE

Éditoriaux

VOICI UN SAUVETEUR ENVOYÉ EN HAÏTI PAR LES GRANDES PUISSANCES, PORTEUR DE NOURRITURE, DE SOINS, DE LOGEMENTS OU PORTEUR DE RÉPRESSION ET DE MORT ?

LE SÉISME SERT DE PRÉTEXTE A UNE OCCUPATION MILITAIRE

C’EST CONTRE LA RÉVOLTE DU PEUPLE HAÏTIEN QUE CES TROUPES INTERVIENNENT

HORS D’HAÏTI LES TROUPES ÉTRANGÈRES

LE PEUPLE HAÏTIEN A BESOIN DE TOUT SAUF D’ARMÉES ET DE NOUVEAUX MAITRES !!!

LES OBJECTIFS DES GRANDES PUISSANCES EN HAÏTI

CES MARINES ET BÉRETS NOIRS DES FORCES SPÉCIALES NE VIENNENT PAS POUR NOUS SAUVER !!!

ON NE S’EST PAS BATTUS CONTRE LA DICTATURE POUR SUPPORTER CELLE-CI !!!

LA GRANDE ARNAQUE DE L’OPERATION "SAUVER HAITI"


AYITI : ABA LOKIPASYON PALE GRAND PWISANS !!!

DECHOUKE LOKIPASYON !!!!!

DECHOUKE LESPLWATASYON !!!!!

POU KILES LE POUVWA ?

PWOLETARYA DAYITI !!!!!

La force Minustah de stabilisation de la dictature est désormais épaulée par les Marines et les bérets noirs US !!!

La nouvelle "guerre juste" d’Obama : pour écraser le peuple travailleur d’Haïti !!!!

Vous aurez reconnu l’"intervention humanitaire"....

HAÏTI : LE PEUPLE CRÈVE DE FAIM !!

IL NE REÇOIT PAS L’AIDE INTERNATIONALE !!!

LE DÉBARQUEMENT MILITAIRE N’EST PAS UNE OPÉRATION DE SAUVETAGE

LES CLASSES DIRIGEANTES NE VONT PAS SAUVER LE PEUPLE HAÏTIEN

LUI SEUL PEUT SE SAUVER EN PRENANT SON SORT EN MAINS !

SEUL LE PROLÉTARIAT A UNE SOLUTION POUR HAÏTI

Le prolétariat haïtien

AYITI : KI SOLISYION POU PEYI A ?

PWOLETARYA !!!!!

A QUI VA PROFITER LA RECONSTRUCTION ?

REKONSTRUKSIYON : BENEFIS POU KILES ?

A BAS L’EXPLOITATION ! A BAS L’OCCUPATION !!

VIVE LA LUTTE DE LA CLASSE OUVRIÈRE ! VIVE LA LUTTE DE TOUT LE PEUPLE TRAVAILLEUR !

IL FAUT DE LA NOURRITURE, DES SOINS, DES LOGEMENTS, PAS DES MILITAIRES !

ABA LESPLWATASYON ! ABA OKIPASYON !

VIV LIT KLAS OUVRIYÈ A ! VIV LIT TOUT TRAVAYÈ ! VIV LIT MAS POPILÈ YO AN JENERAL !

VIV KONSTRIKSYON KAN PÈP LA AK TRAVAYÈ YO KÒM POTO MITAN ANBA DIREKSYON KLAS OUVRIYÈ A !

TOUT MOUN GEN DWA VIV

DWA METE BYEN, PWOPRIETE AK KAY MOUN

RÉQUISITION DES PROPRIÉTÉS POUR SATISFAIRE LES BESOINS DE TOUS

Pou yo gen dwa pren pwopriyete yon moun, nan espwopriyasyon

ABA OKIPASYON

A bas l’occupation militaire !

CE QUE VOUS NE VERREZ PAS A LA TÉLÉ :

Comment les forces internationales pour sauver Haïti répriment les manifestations populaires, le film

AYITI : NOU PA VLE RETE ANBA DJOL OKENN PEYI ETRANJE

Nous ne voulons pas nous placer sous la tutelle des pays étrangers

GRO PEYI-YO KITE AYITI VIV

Que les grands pays laissent vivre Haïti

REVOLISYON SEL SOLISYON

La révolution est la seule solution

VIVE LES TRAVAILLEURS, SEULE FORCE CAPABLE DE CONSTRUIRE L’AVENIR D’HAITI ! VIVE LA LUTTE DE CLASSE !

Viv Lit travayè ak travayèz peyi d Ayiti ! Viv lit de klas !

VIV LIT TRAVAYÈ YO, VIV LIT KAN PÈP LA !

PAS D’ARMÉES ÉTRANGÈRES, PAS D’ESCADRONS DE LA MORT HAÏTIENS

Aba Lokipasyon ! Ayiti pou nou, pa pou peyi etranje !

NON AU RETOUR DES GALONNES DE L’ARMÉE HAÏTIENNE

Aba Fòs Ame d Ayiti.

GOUVERNEMENT DU PEUPLE TRAVAILLEUR PAR SES COMITÉS DE QUARTIERS ET D’USINES !!!!

You sel solisyon pou Ayiti, se oganizasyon !

Sel fos nou, se pep-la !

Sel pep-la, se fos nou !

La Revolisyon,se sel solisyon pou se pep-la !

PROLÉTAIRES, SAUVONS NOUS NOUS-MEMES !

An nou konte sou fos nou !

Travayè nou rezoud pwoblèm nou noumenm, san entèvansyon etranje !

LE POUVOIR AUX TRAVAILLEURS EST LA SEULE SOLUTION

Gouvènman an tout travayè

Des pancartes de la révolution de 1986 contre Duvalier en Haïti :

"La révolution est la seule solution" !!

"Que les grands pays laissent vivre Haïti"

"Nous ne voulons pas nous placer sous la tutelle des pays étrangers"

PAS D’ETAT POUR NOUS ECRASER !

Lire sur Haïti

Chronologie d’Haïti révolutionnaire en lutte

Comment le peuple travailleur d’Haïti voit les troupes d’occupation

ABA POLIS NASYONAL KRAZE-ZO A !

ABA MINUSTAH-ZAM-FANN FWA A !

ABA BOUJWA AK PWOPRIYETÈ FONSYE YO !

ABA GOUVÈNMAN PREVAL/DIVIVYE-PYÈLWI A !

ABA TOUT PALMANTÈ REYAKSYONÈ !

ABA TOUT REYAKSYONÈ NAN PEYI A !

ABA REPRESYON SOU TOUT FÒM ANN AYITI !

VIV REVANDIKASYON ETIDYAN YO !

VIV REVANDIKASYON OUVRIYE/TRAVAYÈ YO !

Message d’un Haïtien reçu sur le site :

Depuis que les US marines ont profité du tremblement de terre pour prendre (non)officiellement le contrôle de l’île qui est si chère à mon coeur sous le couvert d’une soi-disante aide humanitaire, ceci pour le pétrole - la plus grande réserve de l’hémisphère ouest - et de nombreux autres raisons de stratégie agressive, depuis qu’ils ont hissé leur drapeau au-dessus de notre pays, depuis que vous êtes d’accord avec moi : nous allons nous battre.

Dépi solda Etazunyen té pwofité twanbléman tè pou pwann kontrol zil-mwen jan yo di sé aid sèlman yo ap vini menemn, tout sa pou petwol -plis gwò résèv émisfè west- ak anpil zòt rézon estrateji agresiv, dépi w dakò avè’m ; nou alé pou konbat.

Since the US marines (un)officially took advantage of the earthquake to take over the island which is so dear to my heart on the cover of a so-called aid, this for petroleum -the biggest reserve of the western hemisphere- and many other agressive-strategic reasons ; since they’ve run up their flag above our country, since you agree with me : we gonna fight.


"La Fran­ce pleu­re sur les 40.​000 ca­dav­res de l’île mi­nu­s­cu­le, et le monde en­t­ier s’em­pres­se de sécher les lar­mes de la Répu­bli­que. Mais com­ment était-​ce quand, il y a quel­ques siècles, la Fran­ce a versé le sang à tor­rents pour prend­re les Pe­ti­tes et les Gran­des An­til­les ? En mer, au large des côtes de l’Afri­que de l’Est exis­te l’île volca­ni­que de Ma­da­g­a­s­car. Il y a 50 ans, nous vîmes com­ment la Répu­bli­que au­jourd’hui in­con­solable et qui pleu­re la perte de ses en­fants, a alors so­u­mis les indigènes ob­s­tinés à son joug par les chaînes et l’épée. Nul volcan n’y a ou­vert son cratère, ce sont les bou­ches des ca­nons français qui ont semé la mort et de la déso­la­ti­on. Les tirs de l’ar­til­le­rie française ont balayé des mil­liers de vies hu­mai­nes de la sur­face de la terre jusqu’à ce que ce peup­le libre se pros­ter­ne face cont­re terre et que la reine des « sau­va­ges » soit traînée, comme trophée, dans la « Cité des Lumières ».

Et nous vous avons vus, vous aussi, oh République, en larmes ! C’était le 23 mai 1871, quand le soleil glorieux du printemps brillait sur Paris, des milliers d’êtres humains pâles dans des vêtements de travail étaient enchaînés ensemble dans les rues, dans les cours de prison, corps contre corps et tête contre tête ; les mitrailleuses faisaient crépiter par les meurtrières leurs museaux sanguinaires. Aucun volcan n’avait éclaté, aucun jet de lave n’avait été versé. Vos canons, République, ont tiré sur la foule compacte, poussant des cris de douleur - plus de 20.000 cadavres ont recouvert les trottoirs de Paris !

Et vous tous - Français et Anglais, Russes et Allemands, Italiens et Américains - nous vous avons vus tous ensemble pour une première fois dans une entente fraternelle, unie dans une grande ligue des nations, aidant et vous entraidant les uns les autres : c’était en Chine. Là, vous aviez oublié toutes les querelles entre vous, là aussi vous aviez fait la paix des peuples - pour le meurtre et l’incendie. Ah ! Combien d’individus sont tombés sous vos balles, comme un champ de blé mûr haché par la grêle ! Ah ! Combien de femmes jetées à l’eau, pleurant leurs morts dans leurs bras froids et fuyant les tortures mêlées à vos embrassades ardentes !

Et maintenant, ils se tournent tous vers la Martinique d’un même mouvement et le cœur sur la main, ces meurtriers bienveillants aident, sauvent, sèchent les larmes et maudissent les ravages du volcan. Mont Pelé, géant au grand cœur, tu peux en rire ; tu peux les mépriser, ces carnivores pleurants, ces bêtes en habits de Samaritains. Mais un jour viendra où un autre volcan fera entendre sa voix de tonnerre, un volcan qui grondera et bouillonnera et, que vous le vouliez ou non, balayera toute ce monde dégoulinant de sang de la surface de la terre. Et c’est seulement sur ses ruines que les nations se réuniront en une véritable humanité qui n’aura plus qu’un seul ennemi mortel : la nature aveugle."

Rosa Luxemburg dans "Martinique" (1902)

Haïti occupée militairement : pour lutter contre les risques d’un séisme ? Oui ! Le séisme social !

Que veut dire Haïti occupée par des troupes étrangères ?

La première ile où les esclaves se sont libérés en prenant le pouvoir et en battant les puissances esclavagistes, l’Angleterre et la France, n’a pas besoin de troupes étrangères d’occupation, même si si ces brigands se disent animés des meilleures intentions du monde !!!! Les grandes puissances veulent seulement démanteler les villes, enfermer la population travailleuse dans des camps militairement surveillés, seulement faire travailler la population à du déblaiement et faire partir les autres en exode. Ils veulent seulement écraser l’ile révolutionnaire. Ne soyons pas dupes du matraquage médiatique et politique. Ces puissances-là n’ont jamais eu la moindre intention humanitaire et pacifique !!!

Haïti : l’intervention "humanitaire" cache une guerre contre le peuple haïtien révolté

Le rôle de la Minustah, le film

A bas l’occupation militaire étrangère d’Haïti sous prétexte de séisme, de sécurité des habitants ou de cyclones !

Haïti révolutionnaire qui fait peur aux grandes puissances

Les interventions armées ont apporté à Haïti... misère et massacres...

Haïti : du séisme à la révolte

Comment les forces internationales répriment la population pauvre, le film

Haïti : l’intervention "humanitaire" cache une guerre contre le peuple révolté

C’est sans délai que des forces armées considérables (des dizaines de milliers de soldats) venues des USA, de France et du reste du monde ont débarqué en Haïti, suite au tremblement de terre qui a frappé durement la capitale, Port-au-Prince. Et, malgré un discours médiatique voulant faire croire à une aide humanitaire, la tâche essentielle qui leur est assignée est le rétablissement de l’ordre. Elles sont équipées pour la répression et non pour le sauvetage. Des unités US spécialistes anti-émeutes ont été dépêchées. Les équipes de sauveteurs sont bloquées par la priorité donnée à l’envoi des militaires. Un avion-hôpital et des secouristes avec chiens ont été refusés pour faire passer en priorité les troupes de Marines, spécialistes de la répression des révoltes populaires. Certaines équipes de sauveteurs liées à des ONG n’ont toujours pas pu se rendre sur place tandis que les forces armées sur place sont des centaines de fois supérieures en nombre aux équipes de sauveteurs. Des navires de guerre US sont à proximité d’Haïti pour intervenir en cas d’insurrection générale.

Du coup les secours et les secouristes n’arrivent pas. La plupart des gens n’ont reçu ni aide alimentaire, ni sanitaire et certaines villes n’ont encore vu personne. Aucune force gouvernementale, aucune armée n’a participé aux sauvetages de première urgence réalisés à mains nues par la population elle-même. L’inquiétude des grandes puissances, ce sont les réactions populaires et pas les victimes à sauver et les populations survivantes à aider, contrairement ce que l’on cherche à nous faire croire ici. Si les forces armées du monde se sont empressées d’intervenir, c’est pour éviter que le vide du pouvoir, causé par le tremblement de terre qui a mis à bas les édifices publics, les bâtiments de l’Etat et des forces armées d’occupation étrangères, ne se transforme en tremblement de terre... social. Et ces forces cachent leur crainte du peuple d’Haïti derrière de prétendus pillages, mais, quand on crève de faim, se servir dans les magasins, c’est simplement vital, ce n’est pas un crime !

Pour comprendre le rôle des armées étrangères en Haïti, il faut se rappeler que l’intervention militaire américaine, onusienne ou française ne date pas du tremblement de terre. Elle a pour prétexte la défense de la sécurité de la population civile mais, en fait, elle est le produit de la révolte sociale qu’a connu Haïti lorsque, en 1986, le peuple haïtien s’est débarrassé de la dictature des Duvalier que soutenaient les pays occidentaux. Oui, le peuple travailleur d’Haïti a vécu une révolution, en s’attaquant aux barbares « tontons macoutes » et en renversant la dictature de « Bébé Doc » Duvalier, soutenue par les USA. Le pouvoir a été durablement ébranlé.

Ce n’est que récemment que les grandes puissances occupant Haïti ont pu permettre à l’armée haïtienne de retourner dans ses quartiers généraux. L’échec de cette révolution haïtienne provenait du fait que les partis et organisations sociales, syndicales, religieuses et politiques qui en avaient pris la tête, loin de souhaiter la prise de pouvoir par les opprimés, ne visaient qu’à faire rentrer le peuple dans le rang. Jamais ils n’ont averti le peuple contre l’armée de Duvalier à peine reconvertie. Jamais ils n’ont appelé le peuple à se lier aux petits soldats et ces derniers à ne plus obéir à leur hiérarchie. Au contraire, tous les efforts des dirigeants syndicalistes, religieux, sociaux-démocrates et staliniens ont été de réconcilier le peuple avec l’armée et les classes dirigeantes, avec l’aide d’Aristide, devenu en 1994 la marionnette des USA.

Et les dizaines de milliers de soldats des armées étrangères occupant le pays depuis 2004 ne visent nullement à remettre en cause la dictature et la misère. Ils ont occupé le pays parce que le peuple menaçait le pouvoir et les classes dirigeantes haïtiennes. Cette prétendue « force de paix » n’a fait qu’attaquer violemment la population des quartiers pauvres et des bidonvilles aux côtés des forces armées et des milices locales. Lors des dernières émeutes de la faim en 2008, le petit peuple d’Haïti, entre autres revendications, réclamait le départ des troupes de l’ONU et des troupes étrangères.

Toutes ces forces armées n’ont rien fait contre la classe dirigeante, contre la misère et l’exploitation. Rien face aux cyclones. Celui qui a détruit Gonaïves, la ville la plus révolutionnaire du pays, a laissé le peuple détruit, englué dans la boue sans que cette fameuse « communauté internationale » ne bouge le petit doigt. Le tremblement de terre a achevé de détruire la crédibilité du pouvoir, et les grandes puissances craignent que le peuple haïtien se saisisse de l’occasion pour se débarrasser de ses oppresseurs.

Quant aux travailleurs d’ici, loin de marcher dans la propagande humanitaire hypocrite des grandes puissances, ils devraient souhaiter au peuple haïtien ce que ses oppresseurs craignent le plus : que le peuple se libère et que l’île révolutionnaire renaisse de ses cendres.... !

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Lorsque les Etats occidentaux justifient leur intervention militaire, ils prétendent être bloqués par les émeutes de gens se disputant pour recevoir des vivres et par les pillards. C’est faux ! Les vivres bloqués sur l’aéroport, ce n’est pas à cause de bandits ou d’émeutes... Les Haîtiens dénoncent les troupes étrangères parce qu’ils les connaissent. Depuis 1994 pour les USA, depuis 2004 pour toutes les troupes étrangères, elles occupent le pays et ce n’est pas pour les sauver d’une catastrophe naturelle !!! Elles interviennent contre la population. Elles prétendent que, si les secours n’arrivent pas, c’est dû à l’état des routes. C’est faux ! Elles affirment vouloir sauver le peuple haïtien, c’est faux !

Les forces armées internationales ne surveillent que les quartiers pauvres alors que les riches entretiennent des bandes armées qui pillent, terrorisent et assassinent.

Les horreurs de l’exploitation en Haïti

Les émeutes de la faim

Les bandes armées du pouvoir haïtien intervenant contre la population en 2004


"Pour les prolétaires qui se laissent amuser par des promenades ridicules dans les rues, par des plantations d’arbres de la liberté, par des phrases sonores d’avocat, il y aura de l’eau bénite d’abord, des injures ensuite, enfin de la mitraille, de la misère toujours."

Auguste Blanqui

SITE FONDE EN JUIN 2007

Vous êtes dans la première partie du site.

Pour accéder à la deuxième partie actuellement en construction :

Deuxième partie de "Matière et révolution"

L’enfant palestinien, l’enfant irakien, l’enfant afghan ou l’enfant pakistanais, victime de la guerre des pays impérialistes peut être demain symbole du sort des enfants du monde victimes de la guerre mondiale. Souvenez-vous que c’est ainsi, à la faveur de la crise du système, que les grandes puissances sont passées de guerres locales à la guerre mondiale....

Editoriaux

« Participer au processus historique les yeux pleinement ouverts, avec une volonté tendue, telle est la satisfaction par excellence qui puisse être donnée à un être pensant... »

Trotsky, dans Leur morale et la nôtre


LIVRE UN : PHILOSOPHIE

LIVRE DEUX : SCIENCES

LIVRE TROIS : HISTOIRE ANCIENNE

LIVRE QUATRE : HISTOIRE CONTEMPORAINE

LIVRE CINQ : ÉCONOMIE

LIVRE SIX : POLITIQUE


LIVRE SEPT : SOCIOLOGIE

LIVRE HUIT : ACTUALITÉ


LIVRE NEUF : RELIGION


LIVRE DIX : SYNDICALISME


LIVRE ONZE : OPPRESSION DES FEMMES


LIVRE DOUZE : ORGANISATION

LIVRE TREIZE : ART


EDITORIAUX


Nous ne sommes rien ! Soyons tout !!!

Exploités licenciés, précarisés aujourd’hui, comme ici les ouvriers du textile égyptiens

nous sommes la force d’avenir si nous savons ne pas lier notre sort ...

... au système d’exploitation en pleine déconfiture

............Effondrement de la production et des échanges...........

..................Dollar en chute libre..................

La classe dirigeante n’est plus capable de faire fonctionner le système

N’acceptons plus aucun système d’exploitation et d’oppression... Vive la révolution communiste !!!!

Fondons partout nos comités ouvriers et nos conseils d’habitants pour nous défendre (comme ici à Toyota)....

puis ... pour nous gouverner nous-mêmes, nous les travailleurs !

Qu’est-ce que signifie nous gouverner nous-mêmes ? Faire comme les communards de 1871 !

Vous voulez vérifier que la Commune de Paris n’était pas un pouvoir politique comme les autres. Alors, lisez cette affiche :

Texte de l’affiche apposée avant l’élection de la Commune de Paris :

« Citoyens,

Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables. Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l’action ; ils sacrifieront tout à un beau discours, à un effet oratoire ou à mot spirituel. Evitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère. Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs à choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. Citoyens, Nous sommes convaincus que si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considèrent jamais comme vos maîtres.

Le Comité Central de la Garde Nationale »

Vive la Commune de Paris !!

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La bourgeoisie prétend que les travailleurs ne peuvent pas diriger la société, mais elle n’a pas laissé la Commune Paris suivre son expérience. Elle l’a écrasée dans un bain de sang.

N’oublions jamais que le pouvoir capitaliste a toujours fait cela aux peuples qui se révoltent, non seulement les peuples coloniaux mais y compris leur propres nationaux...

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Ce que nous voulons
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Les travailleurs face à la crise : quelle perspective ?

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N’acceptons plus la logique destructrice du capitalisme en crise

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Où va l’Iran ?

Le premier mai en France et... après ?

IL FAUT ÊTRE CLAIRS : IL N’Y AURA PAS DE VÉRITABLE CONVERGENCE DES LUTTES EN FAISANT SEULEMENT PRESSION SUR LES BUREAUCRATIES SYNDICALES

LES TRAVAILLEURS DOIVENT S’ORGANISER EUX-MÊMES ET DÉCIDER DES OBJECTIFS ET DU COURS DES LUTTES

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Débat ouvert sur le caractère de la crise mondiale

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Sommaire du site
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A propos de la grippe porcine : qu’est-ce qui grippe dans ce monde ?

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Anniversaire de la répression de Tiananmen

Souvenons-nous qu’à Tiananmen, la classe ouvrière se battait aussi contre la dictature soi-disant communiste de Chine

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Afghanistan : à bas la sale guerre de la France !

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Que va faire la classe ouvrière en France après le 19 mars ?

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Face à la crise et à ses conséquences, qu’est-ce qu’il va falloir changer dans nos habitudes ?

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Nous sommes tous des travailleurs antillais !

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La grève générale en Guadeloupe, vue par la télé

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La grève en Guadeloupe, film

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Le procès des "Khmers rouges" du Cambodge

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Editoriaux, tracts et affiches de LA VOIX DES TRAVAILLEURS

Pourquoi un site marxiste au 21ème siècle ?

Pourquoi ce site mêle révolution, sciences, philosophie et politique ?

Pourquoi parler de révolution en sciences ?

La nature en révolution

MOTS CLEFS :

dialectiquediscontinuitéphysique quantiquerelativitéchaos déterministeatomesystème dynamiquestructures dissipativespercolationirréversibiliténon-linéaritéquantaémergenceinhibitionboucle de rétroactionrupture de symétrie - turbulencemouvement brownienle temps - contradictionscrisetransition de phasecriticalité - attracteur étrangerésonancepsychanalyse - auto-organisationvide - révolution permanente - Zénon d’Elée - Antiquité - Blanqui - Lénine - TrotskyRosa LuxemburgPrigogine - Barta - Gould - marxisme - Marx - la révolution - l’anarchisme - le stalinisme - Socrate - socialisme - religion


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Contribution au débat sur la philosophie dialectique

du mode de formation et de transformation

de la matière, de la vie, de l’homme et de la société

Le travail que nous diffusons ici est incomplet et inachevé, dans sa conception comme dans sa rédaction. Cependant, l’ampleur du sujet, la longueur du travail nécessaire, justifie de mettre ce texte en circulation sans tarder. Il sera progressivement complété et corrigé. Le sujet, la révolution, n’est pas un thème si courant, y compris dans le pays souvent présenté comme celui de la Révolution française. Depuis le stalinisme, le maoïsme et les diverses « versions » prétendues du socialisme et du communisme, la signification de la révolution sociale s’est perdue ou a été faussée. Si, pour bien des travailleurs, leur classe se bat pour l’emploi ou le salaire, ils ne se voient pas comme la classe opprimée la plus puissante de l’Histoire, capable, à l’échelle internationale, de libérer l’humanité de l’oppression et de l’exploitation. Il ne faut pas concevoir ce mouvement de la conscience de classe comme un recul linéaire. De même qu’il ne faut pas interpréter le mouvement qui s’est manifesté de Marx à Lénine et Trotsky, ou de la Commune de Paris de 1871 à la révolution en Russie en 1917 et en Europe en 1918-1920, comme une montée continue. Le mouvement de l’Histoire, celui des luttes, celui de la conscience de classe, celui de l’organisation de classe, ces trois mouvements qui ne sont d’ailleurs pas similaires, ne suivent pas un cours graduel, mais connaissent des sauts brutaux. Et, parfois aussi, des chutes brutales. Aujourd’hui, suite au recul des illusions dans la social-démocratie (au service du grand capital depuis la première guerre mondiale), dans le stalinisme (principale force anti-communiste depuis 1925), et dans les nationalismes du tiers-monde (venus au pouvoir depuis la deuxième guerre mondiale), un nouveau cycle semble se profiler. Les illusions sur le capitalisme sont également retombées (même dans les Pays de l’Est), et un nouvel anticapitalisme semble en train de renaître dans une nouvelle génération de la classe ouvrière mondiale. Cela ne veut pas dire qu’une nouvelle compréhension du monde naîtra directement et spontanément, car de nouvelles tromperies peuvent très bien remplacer les anciennes. L’anticapitalisme, à la mode aujourd’hui, est un mouvement composite qui ne développe pas une conscience claire de la nécessité de renverser définitivement le capitalisme et de le remplacer par le pouvoir des travailleurs. Ce courant ne permet pas non plus une avancée dans la compréhension du rôle de l’Etat bourgeois, étant donné qu’il professe une défense de la démocratie citoyenne qui reste dans le cadre bourgeois. Pas question par exemple pour les anticapitalistes, et encore moins pour les altermondialistes, de destruction de l’Etat bourgeois, et surtout pas d’idée de mise en place d’un pouvoir aux travailleurs. La question de la propriété privée des grands moyens de production n’est nullement envisagée. On constate ainsi que, sous de nouvelles couleurs et de nouvelles formes, il est très possible de donner à la critique du capitalisme un caractère fondamentalement réformiste, c’est-à-dire visant au sauvetage du capitalisme en le rendant acceptable aux masses opprimées. Les idées de « développement durable », d’altermondialisme, de « décroissance », de « défense de la planète » sont de nouveaux moyens de détourner de la lutte des classes en prétendant que tous les hommes sont responsables des destructions, causées par le grand capital. Le capitalisme « éthique », « durable », « écologique », « solidaire », « régulé », l’alter-capitalisme en somme, n’est qu’une nouvelle forme de l’illusion réformiste qui refuse de prendre en compte le fondement de classe du capitalisme et sa conséquence : la nécessité pour les exploités de renverser ce système. De nouveaux types de réformismes, de nationalismes, de stalinismes, d’intégrismes religieux ou d’autres idéologies réactionnaires peuvent apparaître, détournant à nouveau les mouvements sociaux. Il n’y aura pas de naissance purement spontanée d’une nouvelle analyse critique du système. Et cela se déroule à un moment où une nouvelle crise du capitalisme se profile à l’horizon, grosse de nouveaux sacrifices pour les opprimés mais grosse aussi de nouvelles révolutions, c’est-à-dire de nouvelles potentialités d’en finir définitivement avec l’exploitation de l’homme par l’homme.

Il est d’autant plus important de repenser (c’est-à-dire de reconstruire) ce que signifient véritablement le socialisme et la révolution, dans le monde d’aujourd’hui. Pendant de trop longues années, les révolutionnaires eux-mêmes, en panne de révolutions, se sont tournés vers des luttes armées (guérillas n’ayant rien à voir avec l’action du prolétariat), vers des formes non classistes de contestation (altermondialisme, écologisme), ou vers des formes d’accommodation critique au système (syndicalisme, électoralisme). Dans tout cela, la révolution (et d’abord la destruction de l’Etat bourgeois et de l’ordre économique du capital) est bien oubliée. La question n’est même plus étudiée, ni discutée publiquement, que ce soit au nom d’un espèce de réalisme (la révolution n’est pas à l’ordre du jour), ou d’un renoncement plus ouvert à cette perspective.

Dans cette étude, on appellera révolution la situation de crise dans laquelle les opprimés cessent de suivre les idées et les organisations de la classe dirigeante, commencent eux-mêmes à s’organiser, d’une manière totalement nouvelle et émergente, en vue de leurs propres intérêts de classe et, surtout, appliquent leurs propres décisions, créant une situation de double pouvoir porteuse de la possibilité de changement radical du cours de l’Histoire, vers un pouvoir aux travailleurs. Cette définition ne considère pas la violence (la fameuse lutte armée) comme le critère fondamental, mais souligne plutôt le caractère radical du contenu social et politique donné par les opprimés eux-mêmes, et la destruction rapide des bases réelles de l’ancien ordre. Au sens large, scientifique, nous appellerons « révolution » tout état transitoire dans lequel l’ordre établi peut basculer qualitativement et brutalement. Mais, surtout, nous appellerons révolution une situation qui mène à l’émergence brutale d’une structure, qualitativement nouvelle, issue de l’agitation et des contradictions à l’échelon hiérarchique inférieur, encore appelée auto-organisation. Du coup, ce processus concerne aussi bien les différents domaines des sciences. La politique est particulièrement concernée par la question de l’auto-organisation des prolétaires. Rappelons l’expression qu’en donnait Karl Marx  : « Le socialisme sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. » Pour se préparer à devenir un nouveau pouvoir, les exploités ont besoin de retrouver le sens de l’organisation collective et la confiance dans leurs propres forces.

Ce texte tente de tirer des leçons générales, philosophiques, des travaux récents des sciences, naturelles, historiques, économiques, et sociales. Les avancées scientifiques, qui font progresser nos connaissances et nos compétences techniques, influencent notre philosophie du monde. Du moins, elles devraient le faire. La vulgarisation scientifique touche un large public, mais la philosophie tirée des sciences est peu diffusée. La pensée scientifique a profondément changé, même si le grand public, inondé d’informations techniques, l’ignore souvent. La science actuelle n’est plus fondée sur des objets fixes, ni sur un ordre figé, mais sur l’organisation spontanée du désordre d’un grand nombre d’éléments interagissant. La matière n’est plus conçue comme une masse inerte, mais comme le produit d’une dynamique collective extraordinairement agitée. Renversement brutal des structures, la révolution est un processus de construction, par l’organisation spontanée des agitations sous-jacentes, de structures nouvelles, dites émergentes. La compréhension de ce mécanisme révolutionnaire, qui caractérise les phénomènes historiques, n’est pas évidente, ne découle pas directement de l’observation, et nécessite un effort de conceptualisation philosophique. Les anciennes oppositions diamétrales entre matière inerte et vivante, entre vie et mort, entre ordre et désordre, entre destruction et construction, entre hasard et nécessité, sont désormais caduques. Dépassant ces anciennes dichotomies, la nouvelle philosophie scientifique reconnaît l’interpénétration entre déterminisme et contingence, entre lois et désordre, entre singularités et universalité, entre atomisme et vitalisme, et entre matérialisme et création. Concevoir la dynamique, la tâche est rude, mais les éléments sont fournis par les sciences elles-mêmes.

La réflexion sur le processus actif de la nature, sur les rythmes de son mouvement historique, est porteuse d’un mode de pensée qui est indispensable, autant en sciences que pour l’étude de la société humaine. La capacité des opprimés de construire leur pouvoir dépend avant tout de leur expérience politique, de leur participation, active, organisée et consciente à leurs propres luttes. Une classe n’est pas seulement constituée d’hommes ayant des intérêts matériels. C’est d’abord une conscience, faite d’échecs, d’espoirs, de tentatives, de virtualités, d’idées et de potentialités. Le mécanisme d’émergence de la conscience de classe et le fonctionnement dynamique de la matière, sans cesse transformée par l’interaction entre virtuel et réel, entre destruction et construction, en permanence en révolution, sont du même type.

La compréhension de la révolution est d’une importance capitale pour la pensée scientifique comme pour l’action politique et sociale. Elle est particulièrement nécessaire au mouvement ouvrier, victime des idéologies de l’ordre et de la réforme, défenseurs de la continuité de l’Etat. L’a priori du continu, préjugé opposant progrès et changement brutal, est largement propagé, par les scientifiques comme par les courants politiques et sociaux, sociaux-démocrates, associatifs, écologistes, alter-mondialistes, syndicalistes ou staliniens. L’idée du rôle central de la classe travailleuse pour changer radicalement le cours de la société humaine est fortement combattue. La conscience de la classe opprimée dépend en premier de sa compréhension de ses capacités à transformer le monde. La signification de la société à construire est aujourd’hui altérée. La révolution, incomprise, est souvent rejetée. La rencontre des idées communistes vivantes et du prolétariat révolutionnaire reste le principal danger mortel pour les exploiteurs et la seule perspective d’avenir pour les exploités.

Ce texte est soumis à la réflexion, à la critique de tous. Il peut être librement cité, édité et traduit. Aucun copyright pour aucun pays. Envoyez toute observation et critique aux auteurs Robert Paris et Tiekoura Levi Hamed.


"La Commune de Paris (1871) est la première tentative de la révolution prolétarienne pour briser la machine d’Etat bourgeoise. Elle est la forme politique enfin trouvée par quoi l’on peut et l’on doit remplacer ce qui a été brisé."

Lénine dans "L’Etat et la révolution".

"Quand la Commune de Paris prit la direction de la révolution entre ses propres mains ; quand de simples ouvriers, pour la première fois, osèrent toucher au privilège gouvernemental de leurs « supérieurs naturels », les possédants, et, dans des circonstances d’une difficulté sans exemple, accomplirent leur oeuvre modestement, consciencieusement et efficacement (et l’accomplirent pour des salaires dont le plus élevé atteignait à peine le cinquième de ce qui, à en croire une haute autorité scientifique, le professeur Huxley, est le minimum requis pour un secrétaire du conseil de l’instruction publique de Londres), le vieux monde se tordit dans des convulsions de rage à la vue du drapeau rouge, symbole de la République du travail, flottant sur l’Hôtel de Ville. Et pourtant, c’était la première révolution dans laquelle la classe ouvrière était ouvertement reconnue comme la seule qui fût encore capable d’initiative sociale, même par la grande masse de la classe moyenne de Paris." Karl Marx dans "La guerre civile en France"

La Commune de Paris, Karl Marx

La Commune de Paris (1971), le film

Karl Marx : "Les principes de la Commune sont éternels et ne peuvent être détruits. Ils resurgiront toujours de nouveau jusqu’à ce que la classe ouvrière soit émancipée."


SITE : MATIERE ET REVOLUTION

EDITORIAUX LA VOIX DES TRAVAILLEURS

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Ce que nous voulons

Sommaire du site

La nouvelle crise systémique de 2008

Quelle issue face à la crise ?


Nous sommes tous des travailleurs antillais, nous sommes tous des travailleurs chinois, maliens, grecs, islandais et lettons !


Pourquoi craignent-ils tant la classe ouvrière ?


De la Guadeloupe, de la Martinique ... au continent : un même combat pour les salaires, les emplois et les services publics


2009, une année qui dépendra avant tout des travailleurs


N’acceptons pas la logique destructrice du capitalisme en crise


Solidarité internationale des travailleurs avec le peuple palestinien


Le 29 janvier et ... après

Quelles perspectives pour les travailleurs face à la crise

Réactions sociales face à la crise en Europe

Vive la révolte sociale des travailleurs et des milieux populaires de la Guadeloupe !

TABLE DES MATIERES

SOMMAIRE PAR PAYS

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Quelles perspectives pour la lutte des travailleurs après le 19 mars

L’exploitation des Antilles

Les causes de la révolte aux Antilles

La classe ouvrière : une classe porteuse d’avenir ....

La révolution, le film

« Seule l’explication marxiste de tout ce qui s’est passé peut rendre à l’avant-garde prolétarienne sa confiance en elle-même. »

Léon Trotsky dans « Le marxisme et notre époque »

Testament de Léon Trotsky (extraits) :

"Je n’ai pas besoin de réfuter une fois de plus ici les stupides et viles calomnies de Staline et de ses agents : il n’y a pas une seule tache sur mon honneur révolutionnaire. Je ne suis jamais entré, que ce soit directement ou indirectement, dans aucun accord en coulisse, ou même négociation, avec les ennemis de la classe ouvrière. (...) Pendant quarante-trois années de ma vie consciente je suis resté un révolutionnaire ; pendant quarante-deux de ces années j’ai lutté sous la bannière du marxisme. Si j’avais à tout recommencer, j’essaierais certes d’éviter telle ou telle erreur, mais le cours général de ma vie resterait inchangé. Je mourrai révolutionnaire prolétarien, marxiste, matérialiste dialectique, et par conséquent intraitable athéiste. Ma foi dans l’avenir communiste de l’humanité n’est pas moins ardente, bien au contraire elle est plus ferme aujourd’hui qu’elle n’était au temps de ma jeunesse. (...) La vie est belle. Que les générations futures la nettoient de tout mal, de toute oppression et de toute violence, et en jouissent pleinement."

Léon Trotsky, le film1

Léon Trotsky et la révolution russe

LA REVOLUTION RUSSE DE 1917

"Aux citoyens de Russie !

Le Gouvernement provisoire est destitué. Le pouvoir de l’Etat est passé aux mains de l’organe du Soviet des députés ouvriers et soldats de Pétrograd, le Comité révolutionnaire militaire qui est à la tête du prolétariat et de la garnison de Pétrograd. La cause pour laquelle le peuple a lutté : proposition immédiate de paix démocratique, abolition du droit de propriété sur la terre des propriétaires fonciers, contrôle ouvrier de la production, création d’un gouvernement des Soviets, cette cause est assurée. Vive la révolution des ouvriers, des soldats et des paysans ! "

Proclamation du Comité révolutionnaire militaire

auprès du Soviet des députés ouvriers et soldats de Pétrograd

25 octobre 1917, 10 heures du matin

"Que signifie cette révolution ouvrière et paysanne ? Avant tout, le sens de cette révolution, c’est que nous aurons un gouvernement des Soviets, notre pouvoir à nous, sans la moindre participation de la bourgeoisie. Les masses opprimées créeront elles-mêmes le pouvoir. Le vieil appareil d’Etat sera radicalement détruit et il sera créé un nouvel appareil de direction dans la personne des organisations des Soviets.

Une nouvelle étape s’ouvre dans l’histoire de la Russie, et cette troisième révolution russe doit en fin de compte mener à la victoire du socialisme."

Lénine au Soviet de Pétrograd le 25 octobre 1917

Ce qui suit est la révolution russe présentée par la télévison : bien entendu ce n’est pas du tout un point de vue favorable à la révolution !!! Et même parfois très hostile dans les épisodes deux et trois !

La révolution en images

La révolution russe, le film 1er épisode

La révolution russe, film

"Nous nous assignons comme but final la suppression de l’État, c’est-à-dire de toute violence organisée et systématique, de toute violence exercée sur les hommes, en général. Nous n’attendons pas l’avènement d’un ordre social où le principe de la soumission de la minorité à la majorité ne serait pas observé. Mais, aspirant au socialisme, nous sommes convaincus que dans son évolution il aboutira au communisme et que, par suite, disparaîtra toute nécessité de recourir en général à la violence contre les hommes, toute nécessité de la soumission d’un homme à un autre, d’une partie de la population à une autre ; car les hommes s’habitueront à observer les conditions élémentaires de la vie en société, sans violence et sans soumission."

L’État et la Révolution (1917), Lénine

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